‹ L'Outaouais supérieur (volume 2)Chapitre 2 sur 51 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

LA VALLÉE DE L'OUTAOUAIS

Lecteurs, nous allons vous introduire dans cette immense et luxariante vallée de l'Outaouais qui em brasse le nord ouest de notre province, épanchant vers l'horison Vointain ses larges coteaux. qui ondu. Jent comme les vagues de la marée montante, s63 épaisses et sombres forte où le biücheron seul a jusqu'aujourd'hui pénétré, ses vastes plateaux ai le colon courageux vient petit à pot fonder de nou veux pénates, uablir de nouvelles familles, agrandir et emiellir les espémnees de notre rues et porter jusqu'au plus profond des solituucs agnorées les germes féconda d'an avenir nouveau.

Nous allons parcourt ces régions encore sauv

mais où peroent ça et 1, sur des points isolés, les premiers effrs de l'homme. pour conquérir le sol et

'ssujétir la mature indomptée.

60 L'ouraovus suréareun

En face de l'espace et dans a plénitude de sa liberté,

homme sent décupler son énergie, son audace, ses moyens d'action et les ressoutoss infinies de son esprit inventif.… Cest I qu'il se sent bien le roi ct le maltre de Ja terre ; à tout est à lui, et l'empire qu'il a sur les choses il lexerec au gné d'uns volonté sans

Affranchi des servitudes. sociales, u'aÿant à com. battre que des difcultés et des obstacles naturels, il déploie villamment toutes sus forces sans avoir à redouter de périls cachés, ni d'embâches, ni de machinations hostiles. IL va droît devant lai, mattre du lieu et de l'heure où il devra entrer en lutte avec la nataro insoumise, maîs bientôt rendue docile et com plaisante à tous ses dessein; il n'a aucun. secours à attendre, il faut qu'il puise tout en lui-même ; aussi il se sent graadi et fortifié après chaque obste cle vaincu, après chaque effort nouveau dont il reçoit immédiatement la récompense.

A1 quel spectacle peut inspirer un plus vif et plus touchant intérêt que celui de os embryons d'établisements, avant-gurdes de sociétés futures, de civilisations peut-être un jour florisantes, et qui semblent à l'rigine comme des grains dé sénevé sernéa au hasard d'une providence mystérieuse, Spectacle rempli d'atrait et d'éclatantes visions d'avenir

que nous vous convions à venir goûter avec nous en

L'oUraOvAS surfeun E

parcourant ce ivre qui n'est qu'un faible reflet de ce que nous avons tant de fois éprouvé nous-même.

Nous vous convions À venir partager avec nous nos tamdrsses ponr les défrichours perdus au sein des profondes soltades et notre amour pour la grande mature libre où l'homme accomplit des choses sou vent. étonnantes, sans fanfare, sans bruit, san réclame de journaux chargées d'énormes épithètes, et sans toute cëtte vaine. ostentation qui semble être Taccompagnement obligé des moindres actes eur la scène active du monde,

Mais avant de nous mettre en. route pour co long et souvent dificle voyage, il convient de mous rendre compte, par quelques notons sommaires et néan moins sulisamment déteillécs, de la géographie et de la topographie du pays que uousallons visiter, des parties encore vierges de la vallée de l'Outaouais, de cles qui sont en plein rapport et de celles que la main de l'homme a à peine entamées, de se richesses forestières et minérales enfin de tout ce qui peut intéresser Le lecteur sérieux eussi bien que le chercheur ambitieux qui veut y tenter la fortune, sous T'ans des formes diverses que la vallée de l'Outaouais peut Jai ofrir,

L'OTAOUAS SUPÉRIEUR

La rivière des Outaouis prend ea source aux lacs Eshwaham et Capemschiguma, situés entroles para. Lèles formées respectivement par les 47°, 88 et 47°, 52 de latitude septentrionale ct déboucho à l'extréait inférieure de l'ile de Montréal où elle reçoit Les eaux del rivière Assomption, avant de se perdre dans le vaste sein dut Saint-Laurent, vers le 45°, 40°.

Lo lue Capemechigama, d'où sort la “branche orientale” de l'Outaouais, est à vingt-deux miles au sud du 48e degré, ct À trente-deux milles au sud

de la * auteur des terres” ligno de faite très ir gulire qui sépare les eaux qu tombent dans notre grand fleuve d'avec celles qui ae déverent dans la Baie d'Hudson.

A partir du lac Capemechigema jusqu'à sou em bouchure, au dessous de Montréal, la rivière Out ous mesure environ 780 milles de longueur. Mais à partir du la Eéhvaham, d'o sort le branche nord ” de la rivière, qui est la principale, an jugemént des trappeurs, l'Outaouais peut être considéré comme ayant plus de 800 milles de longueur, en tenant compte de toutes les sinuosités de sa course.

L'oorobus evrémeur 3

Depuis le le Capemechigama jusqu'a T'embouchure de La rivière dus Quinze, aux le lac Témiseamimgue, le distance en ligne droite ne dépasse pas 190 milles, mais elle en atteint en réalité près do 870, par auite des nombreux détours qu'il faut suire; tandis qu'à partir de ce dernier point jusqu'à son embouchre, l'Outaouris suit un cours beaucoup plus régalier ct plus droit dont on peut estimer approximativement la Tongueur à 450 milles.

L'Outaouais est presque légale du Rhin en longueur et par l'étendue du territoire qu'elle arrose; mais le volume d'enn qu'elle apporte au Saint-Laurent est en moyenne trois fois plus considérable que cslui que le Rhin porte à la mer du Nord. On attribu cute différence, en favenr de l'Outaouais, à des causes géographiques et météorologiques, jointes à lu prédominance générale des forêts et à la longueur ininterrompue des hivers,

L'étendue des terres armosées par l'Outaouais et ses tributaires, ainsi qu'on le constate par les derniëres cartes oMciales, est d'environ 60,180 milles géographiques, dont 19,957 dans la provinee d'Ontario et 40,324 dans la province de Québee, chiffres qui, réunis, représentent ane superficie de 38,451,200

(Getie adiirable rivière, de beaucoup Le plus impor ant ét lo plus cobsidémble des tributaires du St.

J L'ovrous surénreu

Laurent, présque partout navigable, à l'exception des rapides qui, l'intercrptent, arrose done, dans Ia seule province de Québec, une région qui a presque le dGuble de l'étendue tout entière de la Nouvelle. Foosse, 13000 milles carrés de plus que celle du Nouvean-Branswrick, ct près d'un cinquième de celle de notre propre province qui, elle, ocoupe une super Sie do 188, 688 milles carrés

Cette région renferme neuf comtés entiers, qui sont coux de Pontiac, d'Ottawa, d'Argenteuil, des Deux Montagnes, de Terrebonne, de Laval, de Mont eat, de l'Assomption et de Jolctte, ontro les parties saptentrionales des trois comtés de Berthier, de Mas- Kinongé ct du Saint-Maurice

Tout le monde connaît l'énorme disproportion qui existe dans les superficies respentives des deux rives nord et aud du St. Laurent; la première renferme cont millions 214 mille acres cards, et la deuxième d'en renforme que vingt milions cinq cant cinquante, en sorte que Ie vallée de l'Outaouais, à elle seule, a cinq millions d'aeres carrés de plus que toute a rive sud du St, Laurent, On dirait que pendant l'élabo tion de ce monde géant, pendant que le continent cherchait. son assiette et son équilibre, la balance a penché ; tout ce que la masse informe avait de plus Lourd a eulbuté de l'an des plateaux. ef, en tombant, s'est facturé en vastes élats qui ont formé les

chutnes irrégulières de montagnes et les gigantesques reliefs ani bordent toute Ia oûte nord de notre grand fleuve, le plus large et le plus profond peut-être de tous les fleuves du globe

Laissant de eôté la partis depuis longtemps plus on mains peuplée de Ia vallée de l'Outaouais, celle qui comprend Jes comtés des Deux-Montagnes, de Terrebonne, de Laval, de Montcalm, de l'Assomption ét de Joie, mous ne nous ocenperons dans lu. présente rude que des comtés où la colonisation est tonte récente on encore à maître, tols que les comtés de Pontine, d'Ottawa et d'Argantenil ; 0e trois comtés s'étendent au nord jusqu'à La ligue de partage des nux ; à l'ouest ét an and, il baïgnent la rivière des (Outaouais aur toute su Longueur, depuis Le lue Témiscumingue jusqu'à son embonchure dans le St. Lau rant, occupant ainsi dans leur immense développe ment plus de deux degrés de latide et environ ing degrés de longitude, entre le 79°; 10, et le T4*, 10, ouest

Quoiaue ls vallée de l'Outaousia soit de beancoup la plus considérable de toutes les vallées arrosées par ex tributaire da SE, Lanrent, quoiqu'elle abondo en minéraux divers ét que son sol soit relativement

fre, cependant elle n'es encore que fort pen peu: plée. En effet, le recensement de. 1871 ne donnait aux trois comtés dont nous mous occupons particu-

D'ovrkovus emrfnieur

Hièremeut qu'une population de 58,000 âmes : lui de 1881 lui en accordait 85, 433 ; mais il est plus que probable que se dernier chiffre sera au moins doublé avant 1-fn de la présente décade, grâce an vigonreux élan qui a été imprimé à la colonisation dans cette région encore peu connue où peuvent établi et vivre à l'aire plus de six cant mille âmes, Hu” 1871, l'étendue des terres occupées, dans toute à vallée des Outaouais, ne dépastait pas 2,109,184 acres carrés ; en 1881 elle atteñgnait 1,369,062 acres, dans les trois comtés nouveaux seulement ; de même, en 1881, la quantité de ten sous culture, dans toute la vallée, ne comprenait que 1, 041, 234 actes carrés; en 1881, elle sétait élevée, dans Pontiac, Ottawa et Argenteuil soalement, à 323,20 acres

(On peut répartir de la manière qui suit la super ficie et la population de ces trois derniers comtés, d'après le recensement de 1881 : 1° Pontiac, —21,018 milles où 19491,520 aeres earnis; populatou, 19, 939 : augmentation sur 1871, 4,129 âmes. 2 Ottawa, 6,683 milles ou 4,277,120 acres carrés; population, 49432; augmentation sur 1871, 20,356 âmes. 8° Argenteuil, 987 milles on 599,700 acres carrés; population, 16,062; augmentation sur 1871,3,256 Ames.

Maintenant, ai mous faisons Ja distribution par cémtés des terres simplement coupées et des terrés

LoUPAoEAIS SUPÉRIEUR sr

sous ulture, ous trouvons dans Pontiac 362,72 facres de terre oooupés, et 106,559 acres en eulture 5 dans Otiava 677,003 agres des premiers, et 136,750 des seconds; dans Argentenil 286,495 et 79,900 crus respectivement ; ces trois comtés renfermaient eu ontre 146,920 acres de terre en pâturage.

A ne faut pas s'étonner qu'il y ait eu jusqu'à ces derniers temnps tant de notions fantaisistes el qu'on At entretena sur ebtte région tant d'erreurs étrange: grossibres et souvent ridicules, comme celles qui ont feu cours du. reste si longtemps eur. le “ mystérieux Gtinbabitable nord,” assimilé hardiment aux impénétrables solitudes de Ja Beie d'Hudson.

Sans doute la partis supérieure de la vallée de Outaouais n'est pas l'éale des autres an point de vue de la qualité du sol et des espaces colonisables ; elle est du reste absolument inhabitée, même très imparfaitement connue. Son climat est froid et humide et les bois de commerce n'y fournissent qu'un Rppoint bien médiocre à l'industrie forestière. Mais au-des. sous de cette zône sen étend une autre incomparnblement supérieure à le première, quoique renfermant de grandes étendues marécagouses, dont le dessèchement toutefois serait chose fncle. C'est là surtout que s'alimente cet immense commerce de bois qui se chiffre par millions de dollars chaque année et qui offre une variété considérable de produits, tels

58 L'avraoUS suPÉREER que madriers, planches, bandeaux, dormauts de chemins de fer, courhos de navires, lattes, palisndes,

Dire ce que cuite négion favorisé contient de richese es minérales et agricoles n'est pas chosu facile: on 9

les connait pus toutes encore; mais ce que l'on peut

constater et suivre pas à pas, c'est son rapide déve-

Joppement. Il y a que la population fixe qui eme ble échapper au. progrès général; elle était en effet de 48,230 âmes lors du rveensement de 1871, et cslui de 1881 nacewse qu'ane augmentation de doue cents âmes, sans compter la population éparse des territoires non organisés oo non constitués en cantons. Mais ou ne saurait juger de l'avenir d'après le résultat des dix dernières années, si co n'est pont. être en doublant les ehifres pour la prochaine décade, comme nous veuons de le dire plus haut (Cette zône peut à bon droit sa “la zône des lues”. Elle se développe depuis la tôte du lac Tériscamingue jusqu'au lac Sapin, dans le comté de Per. ter, sur une largene de soixante et une Jougasur de 250 milles environ, embrassant ainsi une superficie de 18,000 milles carrés.“ Ella est parsemée d'une infnité de les, dont plusieurs ont une étendus con Sidérable, notamment les lacs Kécpowa, le Grand Lac, le lo Victoria et le lac Kekabonga. | Le groupe lues qui dcoulent leurs eaux par là rivière

L'OURAQUAS SUPÉEIEOR

Kecpava forme un heptagone dont la superficie fexcble quatorze ont milles carrés; ils sont tous attachés les uns aux autres et leur développement teint une largeur d'une cinquantaine de mille :* à ni seul le lac Keëpuwa proprement dit oœupe une étendue de plus de doux cent cinquante milles carés ; À à plus de cinquante milles do longueur ét sa 1er eur au centre mosure cinq À six milles.

Le “ Grand Lac” s'étend du nord au sud sur un espace d'une trentaine de milles ; il écoule 208 eeux ans la rivière du Moine, dont il forme à proprement dire le cours supérieur.

“Le le Victoris se compose de trois. grandes nappes d'eau parallèles ct reliées les unes aux autres jar d'éroitas passes. La mappe de l'est a une quarantaine douilles de Longueur et d'un à deux milles de largeur ; celle du milieu est longue d'une cinquanwine de milles et large de ing à dix; celle de d'ouest a une longueur d'une trentaine de milles et

une largeur variant entre un et huit ou dix milles,

« Le lue Kekabongs enfin est un des plus grands jon. Avec les lacs Washeka et aux Roorces, notas sous lesquels on distingue ses extréamités nord et sud, il a plus de trente milles de longueur sur trois où quatre de lamgeur, ce qui lui donne une superficie d'environ cent milles carrés,

60 L'ouraou«IS SUPÉRIEUR

“ Viennent ensuite, par ordre de grandeur, les lues suivants : Kanckoquakent ct Barrière, qui ne sont que des expansions du cours de l'Outaouais; Ealwaham ét Capemechigama, souross da cote même rivière; Des Rapides, aux Loups et des Iles, Wind. fall, source de la rivière Tomassins; Poñgaan, source de La rivière Gens.h-Terr ; Mgomengoos ét Menja. bagoas, sur ls couts de la vibre du Lièvre” (1)

Cest là que se trouvent les lussins de la Gat neau et de la Lièvre. Cest à Ia section La plus riche de la grande vallée de l'Outaounis, Elle comprend Îe comté d'Ottawa tout entier e là partie septentr male des comtés de Monteahn, de Joliette et de Ber. thicr

(Cest dans la zûne des lacs que prennent naissance

Les gndes rivières qui porteut le tribut de leurs

eaux à l'Outaouais, telles que lu rivière du Moine qui a un parcours dé 130 milles, là rivière Noire 135 milles, l rivière Coulonge, 160 milles, la rivière Gatineau, 260 milles, et la rivière du Lièvre, 220 milles, Viennent ensnite d'autres ufluens moins con. Sidérables, i est vrai, mais qui néanmoins méritent d'être signalés dans 1 géographie deeutte vaste con tée : ce sont a rivière Rouge, longue de 120 milles, la

Bhoryhique a Upogahiqe ds es eds Mines an empratésà og a Non” de M, 6, Lang

L'ovraouus suPÉtEE a

rivitre da Nord, longue de 70 milles, et l'Assomption qui em mesure 90, Comme on le voit, nous ne tenons eorapte, dans cette exposition, que des rivières qui débouchent surla rive arientale de l'Outaouais et nous laissons de côté les grands tribulaires de l'ont, éalles que la Petewawa qui mesure 140 milles et arrose une aire de 2,200 milles carrés, la Madawraske qui, sur ua pariours de 240 milles, égoutte une aire de 4,100 milles, ct enfin la Mauevan qui n'a pas plus de 45 milles de longueur, mais qui est le plus profond des affluents de l'Outaouais

Des tributaires de l'Outaouais ci-dessus mention née, sans compter la Kippewa qui sert de débouché au vaste lac de ce nom, la uns, tols que 1a rivière lu Moine, la Blanche, ls Conlonge et la Gatineau coulent au sein des plus belles forêts de pin de la province, tant pour l'étendue qu'elles embrassent que par a dimension et la valeur de leurs arbres, On a uouvé, il n'y a pus plus de vingt ans encore, des pins qui mésumient plus de dix-huit pieds de circontrence, à cinq pieds du sol. M. Lindsay Russell, qui a été pendant de longues années géomètre du Canas, mentionne avoir mesuré lui-même, au pied da céteau sur lequel s'élève l'édifoo des Chambres

fédérales, des pins d'une cireonférence de seize pieds et d'une hauteur de 180. IL rapporte que sur un lot de 197 aores en supercie on avait coupé en

CU] L'ouraovas svrénmen

anatye ans 17,388 billets de pin, soit environ 88 Hillot de l'acre. Des espaces aussi fortement boisés que œux-là étaient nombreux, astez récemment encore, dans une gmnde partie de l'Outaouais supérieur; mais vers la limite septentrionale de Ja région de sa croissance, là où il est entremélé de bouleaux et de cyprès,le pin diminne éten dimension et en valeur.

Un fait curieux à signaler dans l'hydrographie de cette parte de la province, c'en que la rivière Outaouis, ainsi. que ses deux grands tributaire, la Gatineau et la Lièvre, la rivière St. Maurice et la rivibre Saguenay, celle-ci sous le nom de Chamouchouan, prennent leurs sources toutes dans le voi mage les unes des autre. Ainsi, des sources de l'Oue tuouais aux sources extrêmes de la Gatineau l'on ne compte que 35 milles à peu près ; des souroes de Ja Gatineau à celles du St. Maurice, on n'en compte que seize, tandis que des sources de l'Outaouais à celles de la Chamouchouan, on mesure tout au plus cinquante miles ; en sorte qu'il est facile de comuni gquer de l'une à l'autre des grandes vallées du nord, cale de l'Outaouais, celle du St, Maurice et celle du. Saguenay, presque sans mettre pied à terre, si ce est pour faire les partages entre Je Jucs ou entre Les diférents cours d'eau qui se lient Les uns aux autres par d'éroites bandes do terre, comme une longue chaîne d'anneaux liquides.

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