CHAPITRE I
LES FORÊTS ET L'INDUSTRIE FORESTIÈRE
A l'extrémité orientale de la provinos de Québeo, ris de la frontière qui la sépare du. Labrador, com mens une étendue immense de fonûtt qui, à cause des esenoes et ds a particulières do ses bois, a requ le nom de “zône des fordta Iaurentiennes." Elle couvre comme une large bande les hautes terres en bordure du golfe et da fleuve St, Laurent, sur une longueur de 650 milles. Parvenue au-dessus du op Tourmente, à environ vingt milles de Québe elle s'écarte du littoml ef, plongeant en arrière des anciens établissements scigneuriaux, elle déroule les ondes profondes de son fouillage toujours vert jusqu'à 02 qu'elle atteigne la rivière Outaouais, dans le voisinage de Grenvile, Elle oôtoio cette rivière plus on moins étroitement, ct, parvenue à œœut milles plus lu, le la travers et se déve
loppe ensuite sur touts la partie d'Ontario située au
C L'ovraovus suréaueon
nord at à l'est des les Huron et Supérieur; puis, franchissant Le frontière occidentale de estte pro vin, lle s'étend à perte de vue an.delh, embrassant dans son expansion infinie tout l'espace entre le lue Winnipeg et les grandes plaines silurieunes de la Baie d'Hudson, jusqu'à l'Océan Arctique.
La première section de cette vaute région fonestière, que l'on peut appeler ln section du Golfe, embrasse tont l'espace entre la frontière. nond-est de la province at le 680 degré de longitude ouest, oo qui représente une longueur de 320 milles en ligne directe et une aupericie d'environ 32,000 milles carrés
La deuxième section partant d'une ligne tirée entre Le 68 et le 69e dogré de longitude once, s'étend jusqu'en lac Tériseamingue, à l'extrémité occide tale de la province, ct couvre une tendue qui dépasse cent mille milles carrés. Elle embrasse trois grande territoire, celui du Saguenay, celui du St. Maurice et ealui de l'Outaouais, co dernier se eubdivisant lui-même en deux districts qui difèrent remarauablement entre eux par Ia nature de leurs produetions, le district de l'Outaousis inférieur, ct celui de VOutaouais supérieur. Nous les 1énnissons en un soul pour Le fix du présent chapitre qui comprend un aperçu eur les forêts et La production forutière
L'ovraovas auéeron
un
L'industrie forestière est la plus importante la plus considérable de toutes les industries canadien nes; elle constitue, à la suite du commerce d'enimaux ét de leurs produits, le principal article d'éxportation, tant du Dominion que de le province de Québec en pasticulier. En 1885, en efct, sur une exportation toïale de 834,264,000 de produits brats et fabriqués, de toute aspheo, ceux de la forte comp taient pour la somme de 822,974,000, c'est-à-dire, pour plus da quart; la province de Québec seule entrait dans ce montant pour neuf millions cent mille dollars, ou pour plus des deux cinquièmes. (1)
Lrexploïtation du bois des forêts canadiennes, d'une manière réellement productive, ne remonte guère qu'au commencement de ce siècle. Avant cette époque, il était impossible qu'une population
La cop «tn préarton du ie de omere osent ans Le Damien envie 100,000 hamac, qu stionnent a fl format an pra sa de 60,000 des, où eeviem a meurs de Le oputin,
Dans to aies adsl du Canada, 816,000, 000 patent el lof dans Les scies, Pl de 425,000 000 D nées dos Les mb,
66 L'ovrovus surénos
d'une centaine de mille Ames, pauvre et clairsemée au une vaste étendus, pt seulement songer à une industrie qui exige l'emploi de tant de bras et des capitaux considérables pour devenir l'objet d'une spéculation avantageuse, Cost à la suite des guerres du premier empire et du blocus continental que Napoléon avait imposé à tous Les ports de l'Europe, pour en chasser le commerce de la Grande Bretagne, que l'on commença À s'occuper sérieusement do l'expleitation de nos forêts.
Les commerçants de bois de la métropole tournb. rent leur attention vars les oolonies de l'Amérique Britannique et conçurent le projet de venir chercher chez nous Le bois que les ottos françaises es empt éhaient d'importer des pays de l'Europe. septentriomale.
L'exportation du bois de nos forêts ao Himita d'abord, ou à peu près, à des envois dans le Royan. me-Uni et dans les Indes Oveidentale. Ce fait était dû à l'iumense quantité de bois exportéo des diffé. rents Etats de l'Union Américaine. Depuis cette époque, un grand changement s'est produit. Les ter ritaires du nord-ouest des Etats-Unis, qui couvraient de grandes forêts de pin, vinrent à se défricher ei à se déboiser ; et comme la consommation, dans l'intérieur de os teritoires devenus depuis des Etats, avait augmenté dans une proportion égale, on fut obligé
de recou firent gants dé En 10628 Eten
Avjo Unis es Anglete expédié a dé | aux In que su tiré dt marché portion d'eux r été mo
Anget Tauron Indes,
L'ouraovaIs SUPÉRIEUR 67 de recourir À nos commerçants de bois canadiens qui Firent dhs lors avec succès concurrence aux commer. gants de l'Ouest.
En 1850, on exportait déjà pour l'Angleterre, 1,02,8L7 tonnes de bois.
Ft en 1859, 1,249,000 tonnes.
‘Aujourd'hui notre exportation de bois aux Etats {Unis est presque égale à celle que nous fuisons en Angleterre. Le rapport de l'année fiscale se terminant au 90 juin 1685 établit que la valeur du bois expédié au Royaume-Uni s'est élevée à 50,577,578, fandis que celle du bois exporté aux Etats-Unis à été de 89856730. L'exportation de nos bois aux Indes Ocidentales et dans l'Amérique du Sud à auivi de même une progression ascendante, quoi. que sur me échelle plus petite. Lo tublern suivant, né du mpport de 1878, fera voir quels sont les marchés de notre bois à l'extérieur, dans quelles projortions mous en fuisions alors l'expédition à chacun feux respectivement, et combien ces proportions on ét moslifies 0
Angleterre L 813,586410 Terreneuve 4 120,407
Indes, POSSSions anglaisenie 320,600
à espngnoltnn 14,661 M 4 françaises Le 17408
L'ovraovus svrémeon
possessions danoises
Guyane .
St, Pieme Miquelon Amérique du Sud France Allemagne … Espagne.
Etats-Unis, Portugal.
Tale
Belgique
Hollande.
Chine.
Madère
Gibraltar.
Iles Canaries.
Afrique.
Australie.
les Sandwich.
Iles Falkland!
3,002 4,039 10,992 s4EA LA 218.40
L'ouraouus SUPÉRIEUR
Un fit digue de remarque, cest la diminution omatante de la quantité de bois brut. exporté en ‘Angleterre, et l'angmentation tout anssi suivie de Pexportation du bois sé où manufacturé. On ne voit plus aujourd'hui ces grands et pittoresques trains de bois, fowmés de troncs d'arbres équarris, comm mément appelés plangons, qui autrefois sillonnaient nos rivières, Le bois œavré est d'une exploitation dispendiense, paros qu'on Le transporte difficilement, et qu'il faut sacrifier, pour chaque pièce obtenue l'aubelle et la ôte de l'arbre, On estime cette perte à um quart de la valeur de l'arbre; on en a fuit le ealent dans Ontario et l'on a reconnn qu'elle s'était élevée, de 1867 00. Le bois carré doit en outre être choisi avec le plus grand
être presque parfaitement droit et exempt de nan, de fissures et de ront autre défant. I doit être
tailé paeftement droit et avoir la mb épaisseur
dun bout à lame, ane Légère dilérence entre les deux bouts seulement nt paruise; voilà ponrquoi de magaifiques piéces de bois out dé souvent laissées sur Le terra parce qu'elles n'étaient pas d'u
groweur absolument uniforme. Ou ne peut pour
ci L'oraouAIs SUPÉRIEUR
faire des plançons, abattre des arbres de moins oixant piods de long, à partir de trante pouces de la souche; et comme Ie plupart des gros arbres de noa Sorbta sont anjouxd'hoï abttus, on ne saurait donc être surpris de Ia disparition rapide des trains de bois, ni de ce que les concessionnaires de coupes utilisent jusqu'à la dernière limite la matitra pue amibre et irent profit de toutes les parties irrégulières
de l'arbre, des eroûtes, ete, ete, qu'ils vendent pour
des mages grosiers où même pour la conbustion. Cependant 1 descend enoone quelques rares trains de bois de Ja rivière des Quinze, dans l'Outaouais supérieur; mais de la région du le Nipissingae, au contraire, le long de le ligne du Pacifique, dans la province d'Ontario, il en est descendu. catte année vingteinq À trente; d'est que, dans. oatte négion, le pin est encore vierge et Ia forêt touflüe; aussi les marchands de bois d'Ontario paientils des prix exorbitants pour y obtenir dea eoneaasions
A la date du 30 juin 1886, les statistiques of elles évaluaient l'étendue des concessions de coupe de bois fuites par le gouvernement à 47,176 milles où 30,178,650 acres œurrés, pour toute la province. La part de la rive mord seule comprenait 41,242 milles où 26,896,693 acnea carrés, Ces onnossions s'étendent depuis le ae Témiscumingue jusqu'à la rivière Marguerite, dans le comté de Sagueusy.
& el de pes ” sa Je los
L'ouriouas suPémEUR n
Dans l'Outaonnis supérieurseulement, l'étendue des oonessons de bois était de 18,52 milles caro sur lesquels 18,285 où 99} pour cent sont boisés en pin ; 93 miles earrés seulement, ou une fraction insfgnifente, sont boisés en épi. Dans l'Outrouais inférieur, l'étendue des concessions était de 6,348 milles curés, sur lesquels 5,350, ou 85 pour cent boisés en pin, et 889 milles boisés en épinette,
On ealeule que, pendant les treize années qui sè sont écoulées de 1867 à 1890, les primes, les rentes foncires et les droits de coupe payés au gouvernement, pour l'exploitation des forêts dans le territoire de l'Outaouais, nt rapporté au trésor public Le somme rehtivement énorme de $3,336,087, c'est-i-dine trois fois plus que n'ont rapporté tous Les autres tèr-
ritoires réunis de la rive nord du St. Laurent. (1)
Dans le cours de l'année 1885-86, le département des terres publiques percovait un rovenu de $523,573 provemant de l'exploitation des fondta; sur ce montant, il retiit dela région de l'Outaounis acule 8387,492,
En 1884-85, 1 était fuit dans tonte Ia province 2,187,098 billots de pia blanc et 1,038,987 bilots AU) La prime an Dour es ane tan de vaut dun dla pu ill cé payée an gravement à chaque Emasre d'une tésios de so de ol La rent fonte costs en deux dore par le nr pare au gonremement, at edit de ta
m L'ovraovas supéaur
d'épinett ;1h-dessus l'Outaouais supérieur et nfér avait fourni 1,608,281 billots des premiers et 91 ilots des scconds
En 1885-86, l'Outaouais produisait 1,783,522 billots de pin blaue, ce qui fait au-delà de 400 millions de pieds et 100,583 billots d'épinette, ce qui donne audelà de 20 millions de pieds.
L'année deraïère enên, on a estimé à plus de 600 millions de pieds la quantité de bois abattu sur Y'Outaouais et ace tributaire, outre 360,000 pieds de Loi nrré. (1)
TG Ha ds constat qu Je marchande de bol d'Otava en nt durant VteàLoerc ds Chandières, pes de 4,000 durant Pr, dus Ds clantin, cuir BU home.
Aa deeur tte des chemin dé fr des Hat. ti de 2,6 le en 18892413, ls ot tr amer on
La gate bis née pan Les dormant, Ji pont, es
D'or, Longs de vole entries st de baatonp ls nsdéabe que se marée pour chaque go
On éralu à 187,600 milles Langues des vols truite 248 aa een em de Es 86,00,000 pod
lt die de eee quantité emylagée pour ls pont,
L'oUrAOUAIS SUPÉRIEUR
Depuis des siècles déjà, l'homme a reconnu la ral sion intime qni existe entre Les fonte ct les pluies depuis des siècles, on « constaté que la destruction des forêts menait la sécheresse et finalement la stérilité du sol ; les Grecs Le savaient bien, eux qui regardaient comme un erime d'altre les oliviers en pays eumémi. Ce ne sont pas les foréts qui pro-
duisent les pluie cest bien au contraire la pluie
ni produit les forêt ; mais clles-ei jouent dans la
nature ua tel rôle comme régalatices et distribntrices
n Dans me moyen de 20 po et pr ou Ft none 66 milieu de pe.
m L'ovraovas suéRInon
des eaux do pluie qu'elles deviennent aux yeux de lé
cnomiste, bien lus importantes comme agent physi-
que, bien autrement précieuses pour la richesse publi que qu'à ne es considérer qu'en leur qualité de simple matière exploituble qar l'industrie et le commerce Que la le pro : ont on pente rendre aisément conyte par le position relative des forêts ut des plaies Amérique du Nord. Ce qu'on apple le région de l'Atlantique, é'est-à-dire la
paatie orientale du continent anérieain, reçoit tous les
A ane parle common a à ps de dote qu,
L'ouraotaIs SUPÉRIEUR
ave une abondante quantité de pluie ; aussi étit-alle souvent, à l'origine de l'émigration européenne, d'une paises et var forêt de pins et d'épinettes qui «'éteuda, à parcir du Labrador, sur le Canada tout entier, ur les Etats de la Nouveïle-Auglotere et aur la por son acptentrimale de celui de New-York; elle entanrait les grands lacs et se développa largement vers l'ouest jusqu'à le rencontre de l'aride plateau
arrosé par Le Sasetchewrun at lu rivière Rouge d
Nord, Une antre forêt de pins, formant une ceinture d'au plus deux cents milles de largeur, couvrait
76 L'OUTAOUAI SUPÉRIEUR
Le littoral da sud, depuis Ia côto de la Virginie jusqu'à le rivière Brazns, dans le Texas. À. l'ouest du
1e forêt, prodigionsement élargie, euvahissait ton l'Arkansag” et le Missouri oriental. Outre la grande forêt de pins et d'épinettus du nord ta fait de pas qui ceinturait Le Bitioral du sud le golfe du Mexique, il y avait une autre font, amas d'atbresà arges fouilles, d'ane dimension énorme d'une valeur incalenlable, qui oveupait tout l'es. pass ent la Nouvalle-Angleterre et la Virginie, inondait Le versent des Apalaehes et ne s'arréait que dans le bassin du Miseissipi Ces trois grandes forêts réunies formaient de qu'on appelait la“ région forestière de l'Atlantique.” À l'ouest de cette région, les pluies ne tombant qu'en Fible quantité n'alimentaient plus les forêts, et l'on ne voyait que le désert les longues plaines mues du Nord-Ouest déployées
comme un linesul, jusqu'aux premiers contreforts des montagnes Rocheuses,
Que reste-il aujourd'hui de a prolifique ct mer. veilleuse région forestière de l'Atlantique? On la frappée, on l'a dévastée aven achamement, non pas æulement pour étendre le domaine agricole de l'homme, mais pour la livrer à une exploitation firénée, sans rhglo ot sans Jimite, comme ai Le feu, le plus grand enneui des forées, n'en faisait pa encore
de La cn
on seu ts Te.
ns ne gen ji.
ve or
assez pour leur destruction. (1) On a fait disparaitre les bois en grande partie, d'une main impitoyable,
aveuglément sottenent, sans rien calculer, saus rien présoin, et lon a porté par ce vandaliane na coup fancste à l'une des plus grandes richesses naturelles Le piu de Ja Nouvelle-Angleterre et New-York: n'existe plus; la Pennsylvn mis qui ersyai lesien inépuiselle, en a été déponillée Les grandes pinières des Etts du Nord-Ouest, du Michigan, du Wisconsin et du Minnesota, offrent xls que des réstes éjara des nobles forêt qui ont fit leur prospésité première, et que l'intérêt bi entendu, ide le plus éléme fa pu sauve d'une destruction à jauais imémédiable. | Ce qui est vrai des pinibres des Etat du Nord-Ouest l'et égalelement des forête de pin di Canada moins précienses et moins productives, Mais ee n'est pas à le shnple destruction du la forit que s'omête le mal; ce qui résulte de oëtte lestruction est peut-être vingt fois
3 La pete emma pars inondin ère à as de 86000000 pour te vole de l'iris element, et qu
L'ouraovas soPÉRIEUR
cité illimitée des indatriess et des communicatons, ni emporte tout sur son passage On rest stupéait à la vue de l'énorme dévastatiun qu'il faut porter an Sunestes dans les conditions atmosphériques et timatériques. Mais gest en vain que attention den Hégiateurs a dé appalée de teupa À autre par le ealation, «ur cette question, peut-être la plus impor tante de toutes. On pent détraine impunément une constitution, renverser les os et les conditions poli.
ligues, œuvres changeunte, mais quand on 46
un des éléments vitaux de la fortune publique
ent fat
de les che
L'ouraovus surémuren
pour tonjours, et l'on ne pent le remplacer qu'en
enéant des ressources nouvelles, beauconp plus eoûe teuses et mains à la portée générale
d'un huus autant. Tous les. à cvacian de
'ovraOvaIS suPÉLIEUR
Saiton bien de quelle valeur énorme sont les forêts, wniquement au point de vue de la distribution. des eaux de pluie, sans lesquelles toute végétation
est impossible? “Ce n'es pas, éerivait dernièrement le professeur Surgent, dans la North American Retieu, ce n'est pas suulement come une collection
d'arbres à abatire et à étre en madriers qu'il faut
Vie laure de dame de grands En pubs ox one ml,
L'ouraotAs scréRreuR
considérer les fonts ; sans doute, au seul point de
vuo des profits qu'on en retire, elles valent bien tous Les soins ét tonte la protection qu'il est passible de leur accorder, ear alles fournis. ut annuellement pour près de 8450,000,000 de matière brute, et de l'emploi rec tement où indirectement, à prês de 500,000 hommes.
ta, entr Le défier et 1 marchand de os, at Là eve Anh et part que Le ont, qui coande ax dé com ae que dans oë pay Le vont de rte Men n'a D ni, a lus déntemdh. Les dc da déchu gt, À sep or en opouion diva ares ia dus nds à ele fort, de co deirasoun acharnée de ls da de plus prod gens de proine, male eue sut pu en exe pas à condition de ue tout an pas pr ant
Linda fete, que Fo a tjr gli one indé pndans de Le sons, quon GE md sou di être Roule, à ne element des mppors nine ave al, ol li mène sbocdenme. Cut par last de Le clan uen are à ge lexpaluio Gratièe à Ja rndre rue Fous et prb pur vu fan, quan variable Wigndage, om
Plus dun soumérant de el él au
Vu a ht ps La rule pur etes, qu ant méme dans tout à en grade explttiong sites pour meta our pas er années de baba, He
8 L'oUTAOUAIS sPÉRER
Mais a véritalle valur des forêts, ce qui leur donne un juste dut à notre considénation, ce n'est pas autant ler éueité productive, quelque grande
qu'elle puisse être, que le pouvoir qu'elles ont de
pretégur In surfues du sl, de régler le coute des riviins, de modifier la température et de empéchnt leu de s'écouler trop rà
auaface de la term; elles nourrissent les sourcss, elles rétendent la fonte des neige, elles restreignent l'éva. portion ét maintiennent l'égalité de. tempénature êlles tonpürunt la violence des vente destructenrs
afin elles retiensent Le sol sur le penchant des mon-
st
espion tatin as le d
ps and t de des Elles ur la clles
‘ns
DUTAOGAIS SUPERIEUR 8
tagnes escurpées ut l'émmpécheut de se précipiter au fond des vallées, entratuant avec ni toute la matière organique qui en fit la richesse."
(Cest pour avoir oublié ces lois de l'économie phy-
sique du globe, que l'Oio se voit exposé, depuis un
quart de sible, à d'épouventables ealumités qu rave
gent périodiquement son sol, comblé d'ailleurs de* tous les dns de I mature. I possédait naguère d'immenses richesses rien qu'en noyer, qui couvraient presque toute la surface de son territoire, ILa come anis a foin de les concidérer comme un embarras et à les a abattus violemment, sans règle, sans méthode, Pressé de jouir il a voulu meucillir vite le fruit dé Ja vente de ss arbres, cel & expédié Le vont de l'autre côté de l'Atlantique, IL et maintenant dénadé ; dificilement trouverae-on sur con sol un arbre de remarquable dimension, De 1853 à 1870, il à coupé quatre millions gag cent mille acres de bois de char pente, la moitié du territoire de l'Etat.
Il ne faudrait pas moins de deux cents aus pour ktablir les choses daus Ie sitmation où elles étaient avaut ces sauvages destructions. 11 et été si facile, si sage, au paint de vue de lintérét ben entendu du pays, de s'en fire une source de revenus à le fois
csrtcins, réguliers, aboudants
Ce n'est pas 1 la seule ealamité qui aflige l'Ohio;
se L'ouraouus sorbRuR il y «des rivibres qui ontdiminué de volume, d'autres qui sont entièrement terics. Les forêts n'arrétant plus l'écoulement des eaux, aux époques de grandes pluies, elles se pnécipitent avec une rapidité efrayante vers l'artère principale, qui gonfle outre mesure et covasionne souvent de dé ions
On se rappelle es catastrophes éponvautables dont le nord-ouvst des Etats-Unis à éu Is vietime, 1 y a
quelques années À peine, par le débordement rivières qui se déversent dans La vallée du Misaisip, L'Ohio et sex afents dtient sortis de leurs lits et attsigauient des hauteurs inconnues de. mémoire d'homme. Non seulement des centaines de milles étaient submergés, les campagnes dévastées, des vil. luges détruits, des bestianx noyés ct des populations cernées sur des points isolés où il était extrêmement ile et dangereux de leur perte secours, mais encore des villes considérables étaient désolées par un fléau tal qu'elles n'en avaient jamais vu, À Cin. Gin, 1 rivière avait monté de soixante pieds au dessus de son niveuu normal; vingt mille personnes étaient sans asile, dix mille à Lonisville, où trois aille maisons étaient abandonné, et de même, dans des proportions pareilles sur tous les points aoves-
sibles, Les eaux du Misisipi, incessamment acerues
par des pluies Lorrentielles qui acetléraient la fonte
d'immenses entassements de neige suspendus aux
SUTAOUAIS SUPÉRIROR 85
Alancs des montagnes, somblaïent attendre le moment ds décharger leurs torrents, pur ea vomitoires élargi,
sur les campagnes à peine asséchées des dernières inondations. (2) A la vue de ce mavrant et terrible spectacle el sous l'empire des émotions douloureuses qu'il en ressentait, un dennomisté américain. m'a pu s'empächer de s'évricr
tal dû décan e eux ane de OH. Le els et Fasge ave nue pis cyante ct auront bin dispar, Ai es Aus ù ang Un ao des solitude pô abs du eut converse ras foraliue que ou aurie Tu inépalstis
Son le monde dvi à fi ete fente exérienon et le ds proper que ca ami rate all pat ls, Pie at Le amis qu avg be eouable Hoprévrpue, Enut cu pren des Loan œes per Mompion des Eure arte neue: Le grande bo at
(3 Lane druière encre, 1e Mail dabara are tant d
Seule maine d'au drain tu. Un compta pr il os de ol le drag sans dé le début del nage
86 L'ouraovas surémeun
ébments Indiens jl'aermement mylde de Ja pate
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en jour On, cet tie tr modes de super que le méme bols
La Maine fournissai autrefois la plus grande partie du bois de charente aux Euats-Unis; de ses ports, jusqu'eu 1843, étaient partie les ylus fortes carga.
L'ovraoUAIS surénreue 87
sons de bois pour l'Eurape. Depuis 1872, le produedon n'a oeé de dévoltre, En cinquante aus, le “Maine s'est dépouillé de aus forêts, De même Port Deposit, à l'embouchure de la Susquehanne, tit un exvellent centre de distribution des produits de la Sort dans les Etats de l'Est; aujourd'hui Port-Deposit ntexiste plus comme marché de bois et tout l'approvisionnement de cette région se fait seulement dan cinq comtés voisins, La région de l'AÏléghany, autrefois riche en bois, fui aujourd'hui veuir du nord et de ouest. L'Eut de New-Vork a cessé d'être un facteur de la production, et n'e plus de perspective d'avenir que du eûté du Michigun et du Canada. Les Prairies de Ouest vont avoir besoin de plus de bois que toute le région de l'Est n'en a jumais demandé. Aujomrd'hui le Michigan approvisionne l'Est aussi bien que l'Ouest, mais le jour est proche où Le bois ordinaire se vendra aussi cher À Chieago qu'à AÏbany, Le Michigan a nne étendue de 96,000 milles carrés, contenant 10,000,000 d'aerca boisés plus où moins eu pins. Le Minnesota à 83,500 milles carrés ct peut. être poutou compter l-dossus 54,760,000 açres en forêts; tout le ruse de ce vaste Flat n'est qu'une
prairie mue. Le Montana, avec ses 92,016,000 acres à arbres, ct les autres vastes territoires de l'Ouest t, où s'approvisionneront.ils ! On #
bien mésestinié sans doute la quantité de pin qui
88 L'oraovs evrénreen
reste encore en Amérique, et elle durers probable ment plus longtemps qu'on ne le croit, mais avec la multiplicité des chemins de fer qui précipite la consommation de ce bois et les facilités qui existent pour le transporter dans toutes es directions, combien sert-on de temps encore sans l'épuiser ? On a dit que le Canada approvisionnerait les Etats-Unis, mais A1 y a anssi une limite à la production canadienne
C'est au mois de mers 1799, que le premier arbre fut abattu le long de la rivière Outnouais, Depuis lors, on a 1etré de la région arrosée par elle plus de neuf milisrds de pieds de bois. Aujourd'hui l'abat. age a atteint le partie supérieure de cette région, dont on connaît exactement les possibiliés pour un temps déterminé, On peut dire qu'elle produire jus qu'à ceut cinquante millions de pieds de bois per année pendant cinquante ans encore ; mais en aieurs endroits, on & atteint déjà le terme de la pro. duetion. Une chose certaine, c'est que Les produits de La fort, à l'est du lac Huron, vont se diriger de lus eu plus, sur les chemins de fer canadiens, vers Les régions de l'Ouest, dont lea besoins excbderont un jour tout co que le Canada pout fournir.
L'oursovats scrémrr 89
tenant, quelle conclusion Hrerons-nous de Les futs que none venons de présenter ea leo teur? Cette eonetusion s'impose d'elle-mêm, € quil fant absolument régulariser l'exploitarion du bois de nos forêts, si nous ne voulons pas que, d'une souree de richesee qu'elle est aujourd'hui, elle devieune avant longtemps une source de ruine.
Prenons exemple sur l'Europe, aù l'on se rend ompte de la valeur des produits de la terre ; Jon abat que pour planter; 1 on se fait des bois un revena régulier, comme en Amérique, les fermiers et les planteurs de la culture des grains et du coton. Les terres boisées sy exploitent exactement comme des champs de blé on d'avoine; elles sont aménagées point de vue de Ia cou annnelle, ut eutte coupe a des Lois inflexibles dont on ne s'écorte jameis, afin de tirer profit des fonêts an lieu de les détruire. On choisit chaque année les arbres que l'on peut abattre, ién do permettre aux autres de parvenir à pleine maturité; et ei les pays d'Europe trouvent, dans ln coupe réglementée, une foule d'avantages Iucratifs, que n'en serait-il pas de notre propre pays, où les mémes essences de bois poussent avec une rapidité puodigiense? Tel arbre qui mot en Franco cinquante, cent ans à ervltre, à attendre la grosseur voulue, ce le lamgago forestier on appelle le plein arrive chez nous à maturité en moitié moins de
90 L'ouraouais sopéeuR
temps. La qualité ic en est supérieure et le grain d'une extrime finesse,
De quels revenus ne nous privonsenous pas en négligeant d'exploiter nos forêts d'une façon vonveable, en ne travaillant pas À es aménager comme on le ait en Europe! La Pruse, l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche, à force d'adresse. sont parvenues à maintenir chez een de belles forêt, qui leur fourmissent de précieuses ressources et leur permettent de ne payer qu'un Gemi-tribut à l'étranger. Leurs terres, si aduirablement boïssées, le sont par Ja main de l'homue. Ii n'y à jar, dans le vieux monde, une seule forêt vierge, mais tont y a été si admirablement réglé, quaprès des siècles d'exploitation, ces pays peuvent encore, en granie partie du moins, se aufre à eux-mêmes, Quand on réfléchi qu'il y a en Europe des essences dont le pris varie de 814 à 825 I corde, an se demau:le comment nous ne protons pas de la situation privilégiée qui nous ent faite
11 faut done absolument régler la coupe du bois
Avec des coupes bien condnites, on obtient tout autant et même plus de nésultats Iucratifs que par une destruction sans discernement. Le tort inoal culable que nons avons eu a été de livrer le forêt au commerçant, sans conditions d'aménagement
et de réboisement ; mais, d'au atre côté, et ei encore
grin
four tent
loi ie du che
bois o par nca rh
L'ovraovars suPÉRIEOR oi
où verra combien la éolonisation est indispensable à Ja. conservation da nos forêts, d'est qu'il lt été im possible d'imposer et de fire exécuter de. pareilles conditions dans des parties dn pays encore inhabi
et presque inacesibles.
Quel beau jour ce seru que eslai où, grâce à la
législtion sage, générenau ut ferme à la fois, inau-
rée par Le nonvean commissaire des Terres, l'honoable M, Guorge Duhamel, nous verrons s'ouvrir sous lu charue du déficheur nos larges et fertiles terres vierges, aujourd'hui dévastées pur deux fléunx: les incendies et les vastes æbattuges des bâcherons au service des soidisaut marchands de bois: Quel bu jour que cali où 1 nous ser enfin permis d'attendre sans mous fire illusion, le retour préparé sur La tee de la patrie, de os mille de fa ee de frères qui émégreut tous Lex aus aux Etats-Unis, dont la are voudrafent bien reveuir, ais qui 26 Le peu-
le dumaine publie leur exe fermé,
qu'il n'y à jus un pied de teme portant un
atbre qui ne soit acenparé d'avance par les expliteurs de bus, parce que nous n'aurions rien de mieux à leur ulir que l'etat de choses même qui es a forces L'avenir du pays est probablement eoutenu dans la nouvelle lui sur le colonisation ét l'exploitation du
sie que M. Duhaual à présentée à le deruiène ses
2 L'ouraouns surémieur
Sion de la législature de Québec. Avec quelle impatience ne l'attendaient pas ceux qui, depuis des années, regandaient s'achever la destruction de nos forêts, parallèlement à l'abandon des vieux foyers pa terme et à la désotion on masse des plus vigoureux nos fils! Hélas nous ne savions plus quelle digue opposer ent du notre propre sang s'écoulaut à l'étrange Sans doute, la JoË nouvelle n'est ni un remède rique ni une Lanacée ; mais ef co n'est pas folie d'espérer que la province peut être sauvée de l'exode quil dépeuple, nous déclarons que est uniquement ar une bonne oi de colonietion. Dans a prise de
possession du sol par les enfints du so! est le slt