‹ L'Outaouais supérieur (volume 2)Chapitre 47 sur 51 · DA · texte numérisé non relu

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D'autre part, ce qu'on peut appeler la moitié orientale de la ligne du Grand-Nord se poursuit à l'est de Saint-Jérôme. Actuellement construite jusqu'à New-Glasgow, elle ne tardera pas à atteindre Sainte-Julienne, dans le comté de l’Assomption ; de là, en un bond, elle se rattachera à la ligne projetée des Trois-Rivières au Nord-Ouest, qui ne sera, dans la suite, à proprement parler, qu’une ramification du Grand-Nord. Quand cette ligne principale aura atteint les chemins de fer de la vallée du Saint-Maurice, elle se raccordera immédiatement avec ceux du lac Saint-Jean par l'embranchement du lac Edouard àla Tuque, et ainsi, le Grand-Tronc du Nord se trouvera construit d’un bout à l’autre de la province.

“Un jour” nous écrivait dernièrement M. le curé Labelle, à qui nous demandions des données et des aperçus nouveaux pour le sujet qui nous occupe, ‘* un jour notre chemin de Saint-Jérême ira rejoindre celui du lac Saint-Jean, et Montréul aura Je commérce des trois querts des Laurentides par sa position géographique. Je ne pense pas qu'il existe un chemin qui ait plus d'avenir et qui soit plus important pour la race française. Il devient aaturellement le débouché des trois quarts de la population de la province, A vingt lieues de Montréal, il étend à l'est et à l'ouest comme deux immenses bras pour tout entraîner sur sou parcours, Ce chemin devra prospérer énormément, 11 sera le tronc qui fera affluer les produits de l'agriculture et de l'industrie des Lauren- 1.des à tous les grands marchés de l'est et de l'ouest, par la voie

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L'OUTAOUAIS SUPÉRIEUR 233 1: plus courte. 11 développera immensément les pouvoirs hydrau- Jiques qu'offre le versant des Laurentides, sans qu'aucune ligne parallèle puisse Ini faire concurrence, les chaînes de montagnes se dirigeant uniformément du sud au nord. #

4 Ce qu'il y a à craindre, c’est que tout le monde veuille avoir son chemin de fer, moyen certain de n’en avoir nulle part.

“ Avec le temps, les circonstances, la nature des choses, tont cela se fera Mais je devrai en laisser une partie à ceux qui me succisront.… Avant de mourir, je veux donner à ce projet une impulsion si forte qu'il vainera tous les obstacles, malgré la sottise des hommnes, qui est toujours plus à craindre que leur intelligence.”

Telle sont les paroles de l’homme qui a le mieux compris l'avenir et les destinées de notre pays. Elles ouvrent à la politique un champ entouré de larges horizons, qu’elles illuminent d’une clarté toute nouvelle, et aux hommes d'Etat un programme que le temps seul leur permettra d'exécuter en son ‘entier et de développer dans toutes ses conséquences.

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