‹ L'Outaouais supérieur (volume 2)Chapitre 5 sur 51 · L'ÉTABLISSEMENT DU TÉMISCAMINGUE · texte numérisé non relu

L'ÉTABLISSEMENT DU TÉMISCAMINGUE

L'aspect de Mattuva n'a rien de pittoresque d'atmyant. Le seul mérite de outte villete es d'être située au conuen rivière qui porte son nom ave culle dus Outaouais. Elle doit À cette situation. d'être um oautre cond ont indiqué d'avance. Le physionomie le caractère ee le relief lui fout complétement défaut Cest nn endroit sauvage banal, more. Peutêtre qu'avec le temps, des constructions et des embellissements, iL inira pur s'améliorer, mais eu attendant, ÏL n'ast pus autre chose qu'un point d'anêt et d'appnovisionauent sur La grande route de l'Outaouvis anpéricur

L'ail ne voit tant autour que des foré

tiques, trouées de noires éclaircies par des feux pério-

diques, que des hauteurs dénudées, À prine réeou:

PAOUAIS SUPÉRIEUR 5

vertes çà et là de quelques lambeaux dé verdure, de quelques plis d'arbres rabongris, descendant. tris

ment sur lents Bancs jusqu'à la bordure de rochers agranitiques qui 'abandonne pas na instant la rivière, Le village, où si lon vent, lu ville elle-même est assise sur un Bt d'énormes cailloux, qu'il a fallu so lever et reculer à grand'peine pour donner passage aux chemins ét aux rues, Ces ouilloux, isolés, en nombre infini, ont été laissés La, sur place, par le retrait des glaciers qui couvraient, lors de l'époque cisire, le Ut de La rivière, beaueou plus Jorge al

qu'aujourd'hui, D faudrait faire un travail prodigieux t dépenser des sommes énormes pour en débarrasser eut endroit, 4 perspectives d'avenir ae per met de récompensér un si eulosal. lubeur,

sur 4 à exfetion le chemin de

ju entre North-Bay, sur le lue Nipi Ti Ce chain de feren ef, rait à la ville de Mtéawa tout 1e commence de la région du Témiscamingne et du Inc Koeppewa

dont elle dépend anjourdhuï pour sa subsistance

Eu face de Mattawa, de l'autre côté de Ja rivière, se dusse une montagne chenne, aux trois quarts pelée, semblable au dus d'un chien galeux, qui lisse poussur entre les intervalles de ses rochers cngneux dl rates sapins et bouleaux qui out plutôt Paie d'être

sénus D que d'y croit es côtés,

us LOULOU SUPÉRIEUR

quelque peu adou de feuillage qui m'arrive ps à donner l'usion.

se découvre un essai grimagant

A défaut d'atbres et de verdure, on avait cru, l'an dernier, que oette montagne l'or ou de l'argent, et l'on avait esayé de form pour exploiter cette mine imaginaire, une compagnie come il s'en forms tant de nos jours, sur le moindre indice, at pour a captation des budauds. Mais cette tentative averta aussitôt conçue, et l'on n'en a plns entendu parer, ce qui ne l'empéchera pas probblement de se renouveler avant peu.

esntenait au moins de

à quittant/Mattawa. pour remonter l'Outaouais osfprend un des'petits batsaux à vapeur dela Com. pagnie du Témiseumingné, longs de quarante-cing pieds environ, qui font le service entre les diférents rapides. Cst tout nm système que œ service des petits{hateaux de l'Outaouais supérieur. Grice à lui et au chemin de fer due Pacifique, Montréal est plus qu'à vingt heures du lue Témiseumingue, quand

L'ovraovAs SUPÉRIEUR ur

il en élit auparavant à quinze jours. 11 y a dix ait mois à prine qu'il est établi et Aéjà il & opéré tonte nne révalntion dans le »

1n circulation de cette contrée.

souvement et dans

De Mattawra an LomgeSunlt, rapide de six milles environ et décharge du lue Témisoumingue, 1 ÿ une navigation dé trente.deux milles, interrompue per truis mpides, espacés à des distances presque égales de cinq milles; il s'appellent le premier La (Cave, le deuxième Les Erables, le troisième La. Mon: tagne, Naguëre, avant l'introduetion des minuscules bateaux à vapeur, il fallait fire portage À chacun de xs rapides et remonter à fee de rames les espaces intermédiaires, Aussi longtemps qu'on était sur l'eau, cle allait assez bien, quoiqu'on ft obligé de voguer contre le courant; mais, nous l'avons vu dans un chapitre précédent, l'Outaonais, heureusement, a une pente ès Huile; sa dénivellation ne s'acoentue guère que dans les cascades et les chutes: à, l'opération devenait are, pénible, parfois mûme impraeuble en certaines conjonctures. C'était quand il fallait “ portager” le long dés rapides, après avoir débarrnssé le canot ou Ie barge du bagage ct des provisions, distribué le tout sur les épaules de chacun des voyageurs, fixé la charge ainsi fractionnée au moyeu d'une bande de cuir passée en anneau autour a front et dont l'extrémité, retombant sur le dos,

ns OUTAOUAIS SUPÉRIEUR

sentent un chjet de pote propotonné ère de be de 1 On ouf, on ait, on plat sons chute rée nie ne d'arbre, où d'autres fois, eme Marat element par les dértun de rt a

On appelait caite aimable opération “remonter les

mmpides à Ia condelle."

L'an portait au bout de en lanière de euir une botte de thé surmontée de divers mens objets, l'autre un sac de farine, celui-ci un baril de lard, celni-là un poêle ou d'antres articles aménags ; Les femmes, eur 1 y en avait aussi quelq

fois, portaient ce qu'elles pouvaient; et enfin, deux où trois hommes, tenant le bout d'un eable solide. ment attaché à l'embarcation, le halaient dans Le re

ide le long des bre, dans l'eau jusqu'aux gonoux,

ur des lits de œlloux, sur les escarpements où les pentes glissantes des rochers, À travers Les ail et les broussailles emméêlées, 65, tont le temps, occupés, paraeseus toute chose, à emplehur Le choe des billots

c8 de ä les ar la nait : soit xdat nt de

ee les de sa vers es d lquedeux ide le ja les is et és, illots

L'OUTAOTAS SUPÉRIEUR us

que le rapide emportait avec lui dans sa course irré.

sistible

C'est de cute fagou et par oetix seule voie qu'ont été transportées, pendant de longues années, les provisions destinées aux forestiers du hant Onteouais ; cest ainsi que des familles entières de hardis ei cou. rageux colons se sont transportées, depuis l'établiss ment du Témiseamingue, dans cette région lointaine et désene. Et qu'avaient-elles en perspective, une fus parvenues À destination ? Des privations de toute naturs, un aime entre elles et es lieux aimés qu'elles ne reverraient peut-être jamais, l'éloignemeute la solitude dont Ia lourde étreinte errai Les eœurs, enfin, Je misère elle-même, sous vingt formes différentes et tonjours menagantes, sans aucun moyen d'y remédier où même de la combattre.

Sur ls route, pas une mafson pour les accueillir, jpas un abri pour se reposer où échapper aux orage. Un fois engagé dans ce chemin implaçable, 1 fallait marcher toujours jusqu'à ce qu'on dt arrivé an me, et quel terme ! Un emplacement au, sonvent mvagé par le fun, et toutes les images de la désoletion s'offrent en foule. pour abattre, dès la première heure, Les plus viriles matures, Que de fois la Mission des Oblats n'i-belle pas recueil, hébergé et nourri des familles entières, sans ressource au-

L'ouraotAIS svrénurER

fois des colons, venus seuls, n'ont courge de retourner chercher leurs femmes # leurs enfants, et sont restés une année, deux années, dans un isolement complet, préparant péni. ‘une demeure primitive et arrosant de sueurs , sans doute, mais qui exigeait tant de Arvaux préliminaires avant de donner le plus maigre subsistance Mais dans notre siècle de prrdigieuses en de marches précipitées, jamais intermompnes mi ra. Jantes, vers un avenir qui je sans ose, et dans des proportions centuplées, à mesure qu'il se découvre ; dans ce siècle où la tee, tant les dise nes ae sont effacées, semble déjà trop petite pour homme qui songe à gravir l'espace lui même, afin d'étendre en quelque sorte la sphère de son donaine au pour conquérir des mondes inconnus dans ce siècle où Lu vaponr, siflant pur des millions de touches, empli l'a ane sorte de fièvre qui met en feu tous es cerveanx et donne des ailes de Mlanume à toutes les volontés, où l'on ue compte à plus des forts à faire, mais seulement les ré-

aullats à obtenir, les victoires à remporter aur l'a

je et sur ln nature, où Les projets de la ville sont

Je fuit aosoupli du lendemain, où l'on ne mesure plus ses pas par la distance À parcourir, mais par la

distance pareourus il était évident qu'une colonise-

L'ovraouus surenreun ion aussi primitive, aussi pénibl et ausei lente que lle dont nous venons de voir les premiers essnif, semit ou irrévocmblement abandonnée, ou tobtlen transformée et po ent, a ele était réellement. prétablo et valait la peine d'être entreprise aux us vaste échelle, avec de puissants moyens. Notre pays est jeune ; il manque de population ét de capitaux. Nous ne sommes que cinq milions

d'ûmes, disséminées aur un teritire presque aussi

grand que l'Europe, mais nos ri naturelles sont incalculables, limitées. limitée aussi nôtre confiance dans nos forces et dans nos destinées Un sang nouveau semble avoir pénétré dans nos veines depuis quinze à vingt ans, au spectacle des énormes enjambées du progrès scientifique ; un ferment d'andes et d'ambition nous agite, nous enflamme ét nous pousse inoessamment vers de nouvelles entreprises que mous n'auriens pas conçues autrefois, même dans nos réves.… Ce m'est pas en vain que nous respirons l'air

uissant de 1 ibre Amérique : avec nos voisins des Etats-Unis, nous sommes emportés dans le même torrent qu précipite hommes et choses vers de ri vages toujours nouveaux, toujours plus reculés. L'action, l'exéeution mplde, telle est la condition actuelle de notre mature, Le développement du pays dans toutes ses parties, son acobs rendu facile

L'oUrAOCAIS surÉRIOR

voilà 6e que nous voulons aujourd'hui et ce que les gouvernements sont tenns de. vouloir avec nous, sous peine d'une déchéance prompte et irrévoeable

Le chemin de fer du Pacifique venait d'eteindre

le village de Mattav, déjà transformé, de simple poste qu'il était naguère, en un grand entrepli, en un centre d'activité commerciale et de va-et-vient continuel. On commençait à puler dans la capitale fédérale d'une grande région incpunue, déserte mais fertile, qu'arrosnient le le Témiscamingue et ses a. fuents : la rivière Montréal, le Kippewa, la Loutre, la Blauche. Jusque-l, aucune colonisation sérieuse méthodique , n'y avait dé tentéo, ct la ford n'avait encore retauti que du brait des grande pins tombant sous 1e hache des bicherons eurégimentés au service des marchands de bois. Alors se présenta un jeune prêtre, un modeste Oblat, dévoré d'une ab ion patriotique que ne pouvait contenir la sphère oi Vemprisonnaient ses humbles fonctions de. mission. maire, et dont lintelli ant les voiles de aveu, lui avait révélé 6e que pouvait devenir,

L'ovraovAIS svPÉRIEER 128 avec les progrès récents et les communications ou velles, la vaste contrée où i avait jusque-là exeref obscurément son ministère

La Père Paradis, tel était ect homme dont le nom devait bientôt se trouver en butte À d'implacables reseentiments, conçut Le projet de visiter en entier I, vallée du Témiseamingné ; après une étude min

tieuse de outte contrée, revint avec la conviction que non seulement elle pouvait contenir une quaran- Anime de paroisses, d'un établisement facile, mais en or qu'il était possible, en abnissant simplement le

nivenu du ne, de fire disparaitre les ray interceptent Ia mavigition de l'Outannais. Il suifinait pour cola d'enlever es battures qui forment la tête du Long-Sault, d'y creuser suffisamment pour ak

ser de vingt-deux pieds les eaux du Témiscamingne, lt en même temps, d'élever les canx de l'Outaouais de trente-deux pieds en coustruisant une digue à Mattava, la pente de la rivière par les différents rapides, entre le Ing et Mattawa, étant évaluée à ci quante-quatre pieds. De la sorte, le Long-Sunle et des autres mpides se trouvenient noyés, ct l'on aurait une navigation non interrompue de cent quinze milles depuis l'embonchure de la Mattawan jusqu'à celle de la rivitne Blanche, vt de vingt milles de plus sur cette dernière, avec cinq autr

Ailes sur la rivière des Quinze, ce qui donnerait

124 L'ouraovs surénreue

ccht quarante milles praticables du côté d'Ontario, et cent vingt du oùté québeoqueis.

L'exéeution de ce plan devait à le fois proeurer une navigation non interrompue, comme nous venons de le voir, ct assécher, à la tête du lac Témiscumingue, des milliers d'ucres de terre d'une fécondité incomparable, de larges et grasses prairies de foin sauvage, actuellement baignées par les eaux, Mais le gouvernement fédéral, après avoir fait faire un examen des lieux et uno étude du. projet par un ingénieur, erut devoir ÿ renoncer à cause des frais énormes auxquels on en évalnait l'exécution, Il n'est pus du tout improbable, néanmoins, qu'on reprenne Un jour ce projet, concurremment avec la eanalise. tion du reste de l'Outaouis.

Les réats chaleureux et l'active propagande du Père Paradis avaient commencé à exciter les imagi autions au sujet de la région du Témiscamingne. Sur ces entrefaites, le 22 mars 1684, l'ardent misionnaire présentait à Mgr Duhamel, évêque d'Ottavre, un rapport succinct de ses explorstions, dans lequel il disait entre autres choses

Le ul du Témisningue et d'en riche ms dde dans tout La vale de Foto. Ter gr, mère 0% jaune; parie cle hr sur des dus de vingt à iront miles can

Danses nds au conidénbe me ant que des pie Hal à gratte ban ann de votes Ur le are

L'oraouIs suPÉRIEOR 1

en d'art ter ar var on de arr d'ou sy es parlement intcs 2 d'un rradeur pas a ue ere gl one a dés sll-sôme

FE gone alé Phare une, nr clanet le À rares de ex

habitant du Temiraningne se mo pas avan.

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Le gnvemenent à

À opens de bone imenaan t mie dar on arcade gorges, nt comp us rs 7 at dans toute Ci

Le canton Dabanel GG ehlremant avant en ele one Dep an eut que Je gonemeneat de Que l'a Fa aan, La a 67 porsat ave entnin.… Le lt st qe Dee de ae a ane à or el 3 mdriment à merr au Les point on y ont de

ae ue qu sprl one ne véitble me. La anton me grands Gun ve ob À eat

rl pu connéqent.

126 L'ograouaïs SUPÉRIEUR

Fée da LomgSau. Tout da donc préger on a D région ie Tieamingue

Pour donner suite au rapport qu'il avait présenté À 'évique d'Otave, sous forme de notes 4

rules et concises, le Père Paradis dk Père Gendreau, proevreur An collége d'Ottawa, fût chargé de faire à son tour une exploration du pays qu'il venaie de paroourir, IL faisait ainsi choix du Père Gendrean, parce que celui-ci était un homme exceptionnellement compétent en ces sortes de me

tibres, ayant déjà Gtabl, lorsqu'il tait simple prêtre

sévulier, une dizaine dé paroisses dans les cantons forment Le diocèse de Sherbrooke, et ayant acquis, ce ministère, une expérience consommés.

Le Père Gendreau fi l'exploration qui lui avai été demandée ; il eonfirma entièrement les dires du Père Paradis, mais ineita, d'un autre côté, sue les dif. ficultés que l'absence de communications apporterait à l'établissement du Témiseamingue,

I y eut réunion chez l'évêque d'Ottawa, et l'on commença à discuter les bases générales de cet dtu-

Dans l'automne de cutto même année 1884, deux Français de distinction s'étant rendus à Ottawa

Lovraouars suvénrun 227

pour traiter de la colonisation de grandes étendues de

re, le Père Paradis profta de leur présence pour organiser une excursion au Témiseumingue. Tous eux qui rent partie de cette excursion, entre autres JM. Laperrière, qui devait joner un rôle considérable

ins Jes événements ultérieurs, en rovinrent ee chantés et firent aussitôt les démarches nécessuires dans le sens d'une action pratique et décisive.

On se réunit de nouveau à l'évêché d'Ottawa vers le milieu de novembre, el, séance tenante, un comité fut chargé d'élaborer la. constitution d'une société de colonisation du Témiscamingue. Peu de temps après, les règlements de la société étaient adoptés et quatre-vingtcinq personnes, en dehors des organisateurs de l'entreprise, se faisient inscrire a nombre do ses membres,

La 12 décembre 1884, la socilté était définitive ment constituée, Le nombre de se3 membres fixé à cinquante-quatre, et son bureau de direction composé de la manière suivante

Président, le Rév. Père P. E, Gendreau, O. M. L

Vice-président, M. PH. Chabot,

Directeurs, M, Aug. Laperrière, FRE. Came peus, Alph, Benoit, Ch. Desjardins, c le Rév. Père U. Poitas, 0. M, L

Secrétairo-tésorier, M, J.-L, Olivier

Une fois Je société organisée, on se mit à l'œuvre sans retard. Le grand'obataele était toujours dans la difioulté des communications, L'exéeution du projet da Père Paradis ayant éuf abandonnée, comme on l'a vu plus haut, Ja société demanda au gouvernement fédéral une subvention pour la construction d'un chemin de fer de six milles, destiné à contourner le rapide Le plus long et le plus dificile, celui dm Long- Sault. M. Laperribre avait eu, le premier, l'idée de fire construire un éramaray le long de ce rapide, comme de tous les autres qui interesptent la navigution entre le Témiscamingue 8t l'embouchure de La Matavan, afin de transporter sur rail, sans les décharger, les barges dent on 8e servait alors pour ‘communiquer entre les différents rapides.“ Deux petits vapeurs, disitil, l'un sur le lac, autre entre le Long-Suulket le rapide de la Montagne, pourraient

touer ces bateaux; de ente face ansports +0 fersient fücilement, à peu de frais ec en moitié

ins de temps qu'il n'en faut aujourd'hui. Une compagnie qui tentarait. cet pourrait

l'exéeuter avee un enplal très restreint et ferait une très bonne affaire, Les colons pourraient faire venir

L'oraOUAS eUPÉRER 129

leurs provisions et transporter leurs écoles pendant I saison de In navigation, au lieu d'attendre les chemins d'hiver. Les nombreux chantiers qui se out dans cette région alimenteraient aussi pour une bonne part l'entreprise."

Mais le ministre des chemins de fer, M. Pope à qui M, Laporrière s'était adressé, lui répondit que le gouvernement coustruisait des chemins de fer 6 non des tramways. Alors intervint le Père Gendreau, ami personnel du ministre, pour décider celui-ci à favoriser Ja construction immédiate d'un véritable chemin de fe le long du Long-Sanlt, ct de tramway le long des autres rapides, beanoonp plus courts que ce dernier, 11 obtint sans dificulté du parlement

fédéral une subvention de 85,200 par mille, ét du gouvernement provincial une somme de 82,500.

M. Paul Dumais, ingénieur civil, fut chargé de faire le traeé du chemin, et ses plans ayant def aoep= 4, la société entreprit avec vigueur les travaux, qui furent terminés au printemps de 1887 ; en même temps, elle faisait constraire un bateau à vapeur destiné à desservir plus tan tous les postes du ae Témiseauingue, et elle en installit un autre sur le lac de Sept-Lieues, entre le rapide de la Montane et eslui du Long-Sault, Ce dernier bateau, qui avait cinquante picds de longueur, insugur ses

130 L'ouraocaIs suréreon

voyages quotidiens, aller ct retour, dès le mois de septembre 1885, et l'année suivante, à le clôture de la mavigation, il ft plaoe à la ligne régulière des Hate à vapeur qui, allemant avec les tramways, fout aujourd'hui e service entier entre Mattavra et le pied du Long-Sault

Le Père Gendrean était devenn l'âme de l'entrevise. I) venait d'obtenir six mille dollars de plus du gouvernement pour le construction des tranays, et comme la société de colonisation. n'avait pas les moyens par elle-même de metre à fin l'exécution de ces divers travaux, elle avait autorisé le Père Gendreau à former une compagnie distincte qui se hargerait d'achever Le chemin de fer, d'acheter les bateaux À vapeur nécessaires à un service négulier, et qui serait substienéo aux droits et pouvoirs de la Société pour tout objet autre que la eclonisuton et

pour que a direction des travaux, rassemblée en quel

ques mains seulement, pât se faire avec plus de promptitude, de vigueur et d'eficxcité

En vertu d'un acte passé au parlement fédéral en 1886, cotte compagnie se constitue sous le nom de “ Compngnie du chemin de fer du Témisea mingue," et, dès Tannés suivante, elle revevait une nouvelle subvention de 812,000 pour compléter les £munvays et pousser le chemin de fer du Long-Saule jusqu'au lac Kippevw, qui es le principal thétre des

L'ouraouus suréuEUR 181

exploitations forestires aur l'Outaouais supérieur, Mais, d'autre part, elle était tenue au remboursement envers I socdté de colonisation de toutes Les sommes dépens élle-c, ét au paiement d'une indemnité de 3,000.

LA se tenninait la série des opérations financières qui allaient assurer l'établissement du Témiscauingne, et que le Père Gendreau avait conduites depuis l'oi-

à avec une extrême habileté, une activité jamais mlentie et use intalligencs vraiment aduirable des conditions si ifhcies et si inoertaines, dans lesquelles A trouve nécessairement toute Négion inexploitée.

IL eët resté à Ia te de la société, qu'il continue à iriger dans l'accomplisement de Ja mission qu'elle s'est donnée à elle-même, et dou le succès n'a de

comparable dans l'histoire de lg odlonisation de 1

province, que celui des établisements fondés par le curé Labelle dans la vallée de la rivière Rouge.

La société, À ses débuts, trouva dans Ia région du Témiscamingne deux cantons partiellement arpentés ;

taient œœux de Guigues et de Duhamel. Elle en obtint Ia concession entière du gouvernement, à la

condition de compléter les arpentages. Elle en chargea aussitôt M, Paul Dumais, qu, dans le compto rundu de ses opérations, ft un brillant tableau du pays pareouru par lui:

Li y en à pan, dit, où Le ccm at plu de At à mette dome es culte. Un jeu de bol à a, quelques anche à arr, à ie bre, ou ares tout de al nl de rmvoir Lara ai va ane ture sut Fe us cale du canton Gcique, même dans es prier ni senomées Rare pou san ds gras 8 prinpalement def.

La région des bonnes orme étend bca an el ds catons Dalaï a Gn ges, jan lc de Quie, de at de l'O rivies Blanche. Je éaleale qu'il y a an el de 300,000 ares de Per able das Les anvros de Là Jar ph da be Ti. amine, du Gt de Le promos de Qubee, 4 je ue œins pus ont y en «autant, non plu, dan parte corron.

ant de Le proie d'Ontatn ce qui out préte l'étble. ut 8 ai di mil Ang x el

De son côté, le Père Gendrean, présentant son preamie rapport à La société, le 17 juillet 1885, s'expriamait ninsi

L'OUrAOTAIS SUPÉRIEUR 1%

ons avons explore caten Dal Ce œmton fume une Ga at, dont 12,0 et apres a À émnn des monéngne de lte ee des br 2 Qu a 8,0 rs de tr de premium rh et an este où cho me pa monter 1804 À 2000 res pont. scene du monte de or preque ete, séparés Les ns ES ces pa de che vale, die Del Jr 222 De que re croient, 8 uen il ur Va mstenant en ble comprrtif de le mon du este Dame pendant Les années 978, 162 et 1886 Are en pr Bisous de Lots avec.

Faire en rs de aude, art dec mage Not que bain de commenter. Copa, nagré Sn bjr atoal quel 4 it encourage Les Sen rendre lmmainonent ox Témbwamiague. J'ai roule Sa a parie Le deux grands dates qi oppott à D conan: Laine de communes ; 2 absence ane ge raie do ane

Mais, de 1885 à 1886, le mouvement de la colo. sation avait pris de l'allure, et le Père Gendrean pouvait dire, avee une patrictique effusion, dans son deuxième rapport annuel, présenté le 4 février

« Depuis lan dernier, 128 ares de plus ont été

éfrichés par la enciété et Les colons ; ee qui porte À

1 L'ouraovs surémeus

1225 acnes l'étendue de terre actuellement en état de ulture dans la canton Duhamel. Dans le centon Guigues, cette étendue n'est encor que de 140 acres,

Si je passe maintenant au ciffe des familes ri.

dents, je tronve qu'il est de 61, soit une augmente. ion de 14 depuis juillet dernier,

Ilan est de même des lots on état de défrichement, qui sont au sombre de 125 dans le canton Guigues

« J'ai obtenu que le gouvernement fase construire an printemps une maison destinée à servir de rèfuge aux colons ut à leurs familles durant lo temps qu'il leur faudrm pour s'établir sur leurs lots roulement prête à recevoir des hôtes dès le mois de juin prochain”

blissement du Témiscamingne entra évidem ment dans une phase nouvelle, à la sphère agrandie, aux horiaons considérablement élrgis. Des éléments nouveaux et importants venaient s'y ajouter, L'image lointaine, mais sensible, d'une France maternelle s'ofrit à Ja jeune colonie comme pour veiller surson beroeau et soutenir ses débuts.

M. Onésime Reclus, vn des plus nobles esprits de France, un home qui a élevé Ia science de la géogra-

L'OVFAOUIS SUPÉRIEUR 185

pie à Je hautour d'une morale, qui l'a dramatisée, qui l'a humanisée, en quelque sort, en lui donnant rune Ame et en lui apportant la sienne toute vibrante de patriotisme, constamment émue du spectacle de 'anivers et passionnée pour le. bien-être et le perfoctionnement dé tous lee peuples, M. Onésime Reelus, qui a suivi pendant des années le dévelop pement de la rave franco-canadienne, qui. connalt mieux qu'aucun d'entre nous les plus potits détails de la géographie de notre pays, et qui en à mesuré l'avenir avea le coup d'œil sûr de ceux qui ont bien &ndié le passé, venait, ds la première heure, sans que personne pt s'attendre à son concours, apporter à mme colonie naissante, perdue dans les forêts, le prestige de son nom et l'appui de sa généreuse ct puissante eollibaration.

Déjà il avait réussi à intéresser À Ia enlonie du Témiscamingue un curtain nombre de. personnes choisies dans le meilleure classe aociale de France, mais IL venait de faire encore beaucoup plus en terminant l'acosssion à cette entreprise de M. Lu- “ion Bonaparte-Wyse, ingénieur français de. grande distinction. M, Onésime Roclus avait éerit au Père (Gendrenu, le 15 décembre 1885, une longue lettre jremant toute une liste d'actionnaires À La colonisaton du Témiscamingue, et qui se terminait

136 L'OUAOUAS SUPÉRIEUR

acin N. Bye, mon fe Armandt 3, Crus a pre en dalle en Ju 188 vs Le parte Wigan ét boss pays en ie done Ra pa isane. Ge mt un bah pour de Cond, ll cat ue aie de on tp et de 20 pete MO Jia lu tard, guandje le pourra. Pour Masant, je le pus amp ou lent eu par que noue drone de est

on nténton pre, eur 6 Qu me canot de par us deux Je pu de ot et deu Lu au Vend de Vogue Jour me as, de sus re Le ment vont, dem vote ea te uploé à vou ler eu, ol ovee de opt, ou voue ati part alle, dun le ati ia Nip, a Ni ce em

P.8—Landi 24 détemhe, on mete à a pute un gone ua je vins de publ, La ere à au où je parle

a Cum. Je ls hommage à œmeié de Témies dat vous te pren

D'un autre ôté, le journal La Minerve, de Mont- Nal, mesvait d'un cormespondant de Paris, entre autres choses sur le Témiseamingue, le parrgraphe suivant au sujet de M. Bonaparte. Wyse

Le Wyue ue em bien pl, on plié, a dj plus un érnger an Cul Napparent à te hâte de el de nou re en Arique et qui valent amer à no la BW uit jh omacré une as Jlle somme À unter des ana savant ami 3, Ouésime Heclu et autres Français de distiuc

L'ouraous euPhaEUR 87

On nous die même que lt prochain. ous ménage de A vor non Jay. pére que ren me vend

Le 8 février 1886, M. Onésime Reclus envoyait au Père Gendrenu une nouvelle liste d'actionnaires de h eolonisition du Témiscamingne, parmi lesquels on voyait figurer des noms comme les suivants

Paul de Canne, directeur du Grand Dictionnaire encyclopédique de Francs.

Louis Roussel, directeur du Dictionnaire de Géo graphie wniverselle.

FranzSelrader, directeur du grand Atlas universel.

Général Turr, président de la Socideé du percement de l'ithme de Corinthe,

Désiré Brisud, professeur agrégé d'histoire, pré sident de La commission d'examen militaire de Saint-

otre liste, avec celle qu'avait précédemment en voyée M. Reclus formait un ttal de soixante-quatre noms.“ Avec trente-six encore, disait l'auteur de Ja lettre, nous arriverons au chiffre cent, qui est notre ambition.”

Comme l'avait annoncé M, Reclus, Wyso venait au Canada en 1866, Len devoirde parcourir toute la région du Térnisen mingue, duos le but, isaït-on alors, de jeter les bases d'un grand chemin de fer qui traverserait tout le nord

de la province,

M, Bonaparte-Wyue est un ancien lieutenant de vaisseau, auteur d'une étade ét d'un projet sur la canalisation de l'isthne de Pantma qui l'ont associé la gloire de M. de Lesseps; c'ost un homme doué d'un esprit d'entreprise infitiguble, toujours pr à consacrer sa fortune et su intlligence à de grandes œuvres utiles, et cherchant pariout sur la carte du monde des champs à son activité

Regu avec un véritable enthousiasme par les directuuxs de la société de colonisation, il à pu se rendre compte de ce qu'avait perdu la France en perdant Le Cannd 3 “ perte irrépurable” disait-il au banquet qui ui avait def offert, Le 19 août, à l'hôtel Russell d'Oueva, “ perte iméparable, politiquement parlant mais que nous pouvons réparer d’une autre façon en

L'ouraouaïs surériruR 139

appuyant tous vos efforts pour l'extension du nom et du génie français,”

Deux jours après, M. Bonapate-Wyse, voulant parcourir d'un bout à l'autre a grande ligne nouvelle du Pacifique, qui compta encore à cette époque beaucoup d'inerédules, se rendait à la Colombie anglaise ; d'est de 1h qu'il écrivait au Père Gendrau, le 3 ssptembre, une lettre dont les quelques passages suivants font voir quelle Lumière un esprit attentif peut porter, par un simple coup d'ail, sur l'état réel d'une Situation et sur es espérances qu'elle peut faire naître :

ma loge et pie conne travers tout De Guns, je acpros de pra dan ouate AL pour vous espéiner de nouvena mon entière grétuie pu de actes de unten sat dont roux noue ave Gb, mn Raille #6 ab, panda ia rs itéruate excadon que no vont A ur La vds piorsqus da émicmingue, L'inprasen que j'etais A région vide comp entr le pile du Lang Sal au Ad, première che de Le vire de Quinn, a ar, x des Pin avons. L'érgiemet a emaquable de La rire Ou 2e rouve a fctrei de a ompagie de a baie d'Hudaun, en fa mon no iqu. Comme Post précbénet dans la Ye:

on ets do cut za Conde que Le ait que vom pi Sie lait pan eds torstip Gigot Date) craque vo arrete prompt À ri à vilain ane gen juni iancoup Lu Hate

140 L'oUrAoUAIS SUPÉRIEUR

an que partir, au Ve ed an rc au Fémina an voi en fl cequ'l le An vale done Le at semé vo éravanx, 2 Ds

io pars ous à amor ee à los ri pr cure

me mis de ane et de. Datine Rcts, à an Retourré en France peu de temps après, M. Bomaparte-Wyse réunissait les souscripleurs français à l'entreprise du Témiseamingue et Leur faisait un rapport de son voyage. IL s'en suivit de nouvelles adhésions et une demande de cent autres lots aux mêmes emnditiuns que velles qui avaient té préc.

demment conce Pas Genie das en rome mppost ane, prete Le 19 Fa que noue voont andre Le rat de 04

L'OUrOUNS suPÉBUR 141

M Bas et re

le dasarant deramage, Pub M. Bu ns À rie, Le das

Suit un exposé du

+ de la société de colon sation, et le Père Gendreau continue en ces termes

k de l'a

entre, il s'était formé à Montréal, dans le cours

1886, une aoeiéré dite Société du colon sation des marchands de M

ltéal}” ave l'objet d'ée table une colonie sur les terres du Réiseuuingue

14 L'OVrAOEAI SUPÉRIEUR

otte soviété demandait qu'on mfe le plus tt por le à a disposition une cinquantaine de lots, sur les. quels elle ferait les défrichements exigés par la luïet s le printempa de 1887, un premier ape de vingt à t ons. Le Père Gendrean ui avait assigné ansatôt, pour commencer, neuf lots sur les bords du lne, dans le eanton Gnigues, et les travaux préliminaires avaient été immédiatement en. et poussés aveo vigueur

dirigent, di

Dans le cours de 1887, le gouvernement provincial a fuit arpenter deux cantons nouveaux, l'un appelé Laverlochère, d'après le plus oélèbre missionnaire du Témiscamingue, l'autre baptisé du. nom de l'a. chevêque actuel de Montréal, monsoigneur Fabre, I à aussi envoyé, pour parcourir tonte cette région, V'inspectonr des forûts, M. Burean, qui a mpporté que les terres du Témisenmingue sont des plus faciles À cultiver et des plus fertiles qu'il y ait dans tonte Ja province de Québec. (1)

F3 Sur mue arte nouvelle da Témbouningue que vint de à ch, Moned, Capens, Hors, at Le FOutonas jeu Mattam, ce à We Pt dy at Antoine, releve went, nus Ontar.

publi mot de os

L'ouraouas surEutsnR us

De son eôté, le gouvernement fédéral à établi un bureau de poste à la bio des Pères, où y a déjà un commencement de village florissant.

Ce village n'existait même pas il y a deux ans, ct on ignorait jusqu'au nom de la baie des Pères. Daus un chapitre subalquent, le lecteur en trouvera Yhistarique et une description complète. Pour le moment, qu'il nous aufise do dire que le beie des Pères renferme déjà vingt familles. La corporation des Pires Oblata ÿ a fa église en briques, de 45 pieds sur 90, un presbytère de 36 pieds sur 43, et un couvent de 45 piods sur 95 pôur les Sœurs Grise, qui se vouent à l'éducation des enfants +

construire l'an dernier, une

En outre, des partiouliers ont tabl un moulin fa rine, des machines soer, emboufctor fuçonnerdes d'autres, enfin, ont entrepris a fabriene

lattes, e sion de la brique, ét 31 en est nésulté que La brique, au lieu de coûter 840.00 le mille, 00 la faisait venir de Mattaw, ne coûte plus mainteant aur Le lieux que 87.00 Le mile.

me lorsqu'on

La compagnie du chain de fer du Témiseamingue

si Ii

à construit à la baie des Pres un quai, a coûté 83,000. Les commerçants de bois en ont age à ce quai toutes Jos pro

profité pour faire déc

visions dont leurs chantiers ‘avaient besoin, et, dans Le cours de l'hiver, ls colons ont pa gagner de l'ar-

144 L'OTrAOUAS SUPÉRIEUR

gent en transportant. oes provisions à leurs destins tions respective

La société de colonisation a perçu, pendant l'année 1887, la somme de 10,000 pour ventes de terres dans es cantons Duhamel et Guigues,

AA la demande du bureau de direction, M. Belle mare, un des colons du lac Témiscamingue, a fait un recensement de la popultion et des produits de l'année.

I a constaté qu'il y avait quatre-vingt-douze fa milles sidentes dans le canton Duhamel et vingt dans le canton Cnignes, quatre-vingt-quinze maisons, cent seize granges et deux mille deux cents acres de terre en culture.

On remarquers que le rapport annuel présenté par le Père Gendreau À La Société, le 10 mars 18 mentionnait que 1,085 acres en culture; il ÿ avait done une augmentation d'environ 1,100 acres en une année, ét le nombre des familles résidentes, de 69 était porté à 112 : augmentation, 43. ILn'y avait eufin, en 1887, que 110 constructions, comprenant maisons ét grange, et l'on trouvait maintenant 95 maisons et 116 granges, ce qui donnait une augmentation de cent dans le nombre général des bâtisse.

AAjoutons que la récolte de l'automne de 1867 a été d'environ 1,000 minots de blé, 5,000 minots

nage

mn

d'avoine, 250 tonnes de foin et 2,000 minots de por. mes de terre. Ces produits se ve employé par les marchands

sdent au personnel bois dans les chan tiers avoisinants: Le foin $35 la tonne, l'avoine 80 centins le minot, les pommes de terre 81.60 le ane, les fèves 83,00 le minot, etc.

Disons enfin, pour terminer, que les cntons Gui gues et Duhamel viennent d'êtne érigés er palités, événement que justifient l'importance qu'i ont & rapidement aoquise ét le nombre toujours croissant de leurs habitants,

Voilà où en était la situation, d'après le dernier mpport du Père Gendrean, en date du 7 février de l'année présente,

Nous avons conduit le lecteur pas À pas dans l'hi rique de l'établissement du Témiseamingue, depuis son crigine, qui remonte à trois aus à peine, jusqu'au printempe de 1888, Nous n'avons pas eine d'entrer dans bon nombre de détails qui ont paru peut-être À la lecture quelque peu minutieux ; mais on aimera à les retrouver plus tard, en jetant un regard rétros tif sur les humble commencements et les p

amiers essais, si laborieux, si longtempe incertain, de

08 qui sera devenu une colonie prospère, contenant

146 L'ouraouAIs surénreoR

es paroisses en pleine eroisance et des campagnes

couveres de riches meissons. On y retrouver sous

sance de notre

das mis tout modernes l'hitire de Pays, of ls tés à main armée contre les Pa Peanx-rouges, toujours prts à porter le ms SES et le ruine dans des ébimements presque Fans défense: on y va une reproduction exacte, Ft sous ne Jeux, do ruiments de note existence anale, des conditions sncessives par Tesuells à A pamer ce pays, qui va bete, prendre rang dans Aa pre fnmile des nations, f, Ia vue de ce spte-

tacle qui évoquera tout un monde de souvenirs chers au peuple eamndien, on éprouvera, au lieu de la né

pugnance pour des détails Roujours grandissant pour les moindres faits, pour Les plus légers incidents, pour les plus. petits pro-

ante que historien. aura

grès de la colonie na

gnalés. Nous w'avons Fit, dans le chapitre qu'on

Vient de lire, que trmeur d'une main rapide l'éubl

Sement proprement dit, la fondation et les premiers éveloppaments de La région du Témiscamingue ;

ous rente maintenant à présenter le tableau de cette

ième et à l'étudier, non se

es aspects actuels, mais encore. sous les formes que stablement

lui réserve l'avenir, un avenir inc magnifique, comme le lecteur pourra s'en convain par l'exposé consciencieux qu'il trouve dans les

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