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comtés d'Argenteuil, d'Ottawa et de Pontiac, jusqu’au lac Témiscamingue. Cette ligne rencontrera celle que lon va prochainement établir le long de la Lièvre, entre Buckingham, sur l'Outaouais, et Kiamika ; elle rencontrera aussi celle que lon construit actuellement le long de la Gatineau, depuis Hull jusqu’à Maniwaki, et plus tard, jusqu’à la rivière JEAN ou des GENS de terre, affluent de la Gatineau. Elle traversera enfin une ligne qui sera dirigée le long de la rivière Coulonge, dans le comté de Pontiac, à partir de la florissante petite ville de Portage-du-Fort, sur l'Outaouais, jusqu’à une soixantaine de milles dans l’intérieur.
Comme on le voit, dès l’aboid, ce plan est admirable. On sent qu’il est le résultat d’une conception raisonnée, qui porte la méthode et une vue d’ensemble trés pratique et très large dans la construction de lignes qui, sans cela, seraient peut-être abandonnées au hasard et au conflit des intérêts. De là une foule de déceptions futures, de là le chaos à la place de l’ordre lumineux qui résulte d’un plan réfléchi, basé sur la nature des choses, sur le cours que devra suivre inévitablement la colonisation de tout le nord de la province,
En effet,ce cours semble tout indiqué d’avance. Si l'on jette un regard sur la carte, on voit de nombreux affluents, les uns considérables, les autres moyens,
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Plusieurs de ces affluents, est-il nécessaire de le dire, sout de larges et puissantes rivières arrosant des vallées assez grandes pour former de véritables provinces”, telles sont les rivières Gatineau, du Lièvre, Saint-Maurice, Saguenay et Betsiamis, qui sont les tributaires de premier ordre. Viennent ensuite, dans un ordre d’infériorité graduelle, la Rouge, la Batiscan, la Coulonge, la rivière du Moine, celle du Nord, l’Assomption, la Sainte-Anne et une foule d’autres, plus ou moins cousidérables, qui forment dans leur ensemble l’admirable système auquel ce pays doit d’être l'un des mieux arrosés de la terre.
Or, il s’agit de construire, au nord du Saint-Laurent, aussi loin que possible dans l’intérieur, sans s’écarter de la région des bonnes terres, depuis le lac Saint-Jean jusqu’au Témiscamingue, une seule et même ligne, appelée le Grand-Nord, qui sera tenue en communication constante avec le littoral du Saint- Laurent au moyen de lignes secondaires. Celles-ci devront suivre les cours d’eau grands et moyens, le long desquels la colonisation se porte toujours de préférence.
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