‹ L'outrage drame en cinq actesChapitre 25 sur 96 · JACQUES, HÉLÈNE · texte numérisé non relu

JACQUES, HÉLÈNE

JACQUES, l'attirant & lui. Ils s’a^eyenl sur le canapé de gauche.

J'avais envie de chercher querelle à tous ces gens qui semblaient prendre à tâche de nous séparer... Je puis donc te regarder tout à mon aise! (Après m *ii.-ncc.) Tourne vers moi ton œil doux et calme.

HÉLÈNE. '

Eh bien, regardez-moi, regardez votre ouvrage, mon ami, car je suis votre ouvrage. Dieu m’avait repris ma raison, mais il s’est attendri à vos efforts et il me l’a rendue!... C’est à vous que j’ai dû de pouvoir recueillir les dernières paroles de mon pauvre père, C’est à vous que je dois dp comprendre à cette heure ce qu’il y a de bonheur à entendre ces deux mots : Je t’aime !

Je t’aime!... oh! chère âme! j’étais bien sûr, moi, que je te guérirais!... Oh! si tu savais les heures désolées que j’ai passées à épier, en vain, un éciair de raison dans tes yeux ! Et puis, après, mes déceptions de chaque jour, pendant ces trois mois où cette lueur n’a fait constamment que briller et s’éteindre ; car, parfois, à force de te parler, de te sourire, je contraignais ton regard à se fixer tranquillement sur le mien. Tu me souriais môme. J’espérais alors! Et tout à coup, ta pauvre âme retombait dans son chaos j mais un jour enfin, où " brisé, découragé, j’allais peut-être renoncer à la^ainte tâche que je m’étais imposée, un jour, où j’étais seul, abîme dans mes pensées et pleurant, je sentis une main qui se posait sur la mienne, je levai les yeux, tu étais devant moi, mp regardant avec Une sorte de pitié. (Elle tombe cloucen.ent à genoux (levant lui.) — -« Qui

êtes-vous, monsieur? me demandas-tu doucement, qui êtes-

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