SCÈNE V
HÉLÈNE, MADAME LATRADE.
MADAME LATRADE, qui s’est assise à côté d’Uclene sur le canapé.
Eh bien! Hélène...
HÉLÈNE, tressaillant.
Ma mère !
MADAME LATRADE.
Oui, mon enfant, encore moi, toujours moi, car je ne puis me décidera partir... Qu’as-tu doue?...
L’OÜTRAGE
HÉLÈNE
Oh! rien.
Elles se lèvent.
MADAME LATRADE.
Chère Hélène, voici la chambre sur le seuil de laquelle je vais bientôt te dire adieu.
HÉLÈNE y à paît.
Oh ! c’est horrible 1 horrible !...
Eh quoi? tu pleures? Allons! allons! nous ne nous quittons pas pour toujours, j'espère bien que j'aurai encore ma place dans ton cœur ?
HÉLÈNE, après un mouvement, à part.
Que faire ?
MADAME LATRADE, l'entourant de ses bras.
Chère petite, sois tranquille, quand je ne s.erai pas là, je prierai pour toi, et Dieu, qui entendra ma voix, exaucera mes vœux; le bonheur viendra s'asseoir pour toujours à ton foyer.
HÉLÈNE, à part.
Le bonheur !... Oh!
Elle baisse la tète.
MADAME LATRADE.
Je te bénis, ma fille!...
HÉLÉN E, à part, sc relevant et avec honte.
Une bénédiction ! une bénédiction sur moi !
. MADAME LATRADE.
Mon Dieu!... mais tes mains sont glacées, tu frissonnes? Il y a comme de l’effroi dans tes yeux. Tu me fais peur, Hélène.
nÉLÈNE, cherchant i te remettre.
Excuse-moi, ma mère... oui... je suis un peu souffrante !...
, MADAME LATRADE.
Eh bien! rentrons chez toi... viens.
Elle veut la conduire vers la chambre.
HÉLÈNE, rèiistaut .
Non, non, je n'entrerai pas là !