JACQUES, HÉLÈNE
HÉLÈNE, A part.
Seule avec lui !
JACQUES, la prenant dans ses bras comme on ferait d’un enfant.
Hélène, ma'pauvre Hélène! C’est donc fini, bien fini, encore une fois? Est-ce que... tu ne me reconnais plus, Hélène? Non? Ju ne peux plus me comprendre? (Hélène échappe a son regard
en courbant la tête de plus en plus. Il continue avec «ne passion douloureuse.) J 6
t’aime, cher ange! Je t’aime! Tu ne m’entends plus, dis? (avp C
saisissement, A part , en regardant sa main.) Une larme, C CSt Une larmg
qui vient de tomber sur ma main! une larme... Mais autrefois, elle ne pleurait pas, elle ne pleurait jamais! {Malgré les
efforts d'Hélène, il la soulève par les mains, et, les lui tenant daqs les siennes, il fixe quelque temps ses yeux sur les yeux d’Hélène. Tont à coup il s’écrie d’une
voix terrible.) Hélène ! Hélène! vous n’êtes pas folle!
HÉLÈNE, éperdue, se renversant en arrière.
Oh!
JACQUES
Vous n’êtes pas folle, vous dis -je!
HÉLÈNE, s’éloignant de lui et desespérée.
Ah ! je suis perdue!
JACQUES, qui l’a suivie, parlant d’une voix basse et concentrée.
Pourquoi donc jouez-vous cette épouvantable comédie, madame? Pourquoi donc un pareil mensonge, et dans un pareil jour, à votre mère, à votre mari?
HÉLÈNE
Pitié !