ACTE II
JACQUES, pretqne froidement en retenant à franche.
Le nom de cet homme?
HÉLÈNE
Je vous ai dit que je l’ignorais!
JACQUES
Mais, tu l’avais reconnu ! tu peux toujours le reconnaître?
HÉLÈNE
Ah!... Même dans la plus profonde nuit, je crois que je le reconnaîtrais!
JACQUES
C’est bien! assez! c’est bien! (a pm.) C’est tout ce qu'il me faut.
U la prend daDs ses bras.
HÉ LESE; frissonnant.
Jacques !
JACQUES
Oh! n’aie pas peur. (D'on ton doux et ui«te.) Pauvre enfant!
HÉLÈNE; balbutiant.
Mon Dieu! vous pourriez... pardonner...
JACQUES
A toi? oui. La victime n’est pas complice du bourreau. (A»ec une r»ge «ouriie.) Mais je ne lui pardonnerai pas, à lui, le misérable! 11 faut que je le trouve; je le trouverai, se cachât-il dans les entrailles de la terre! Aujourd’hui je me fais le juge de mon
honneur. (Lui indiquant la porte de la chambre nupiiale.) ElltrC là!... C’CSt
ton appartement, et dors m paix, ma sœur... dors en paix.
(Elle passe, puis »e retourne. Il la baise au front en répétant avec une pitié tendre.) Ma S(BUr! (Hélène regarde Jacquo', lève les yenx et entre dans la chambre. — Après oroir regardé la porte se fermer.) Maintenant, je le jure Ù la fâCe
du ciel, je ne frapperai à cette porte, que lorsqu’il sera mort, lui!