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L'ouvrier agricole; observations vécues

Les séries d'études ouvrières, annoncées au début de 1914, étaient sur le point de paraître lorsque la guerre a éclaté. Nous en commençons maintenant la publication dans l'espoir que la leçon d*un passé très proche peut contribuer à notre renaissance dans un très proche avenir. Même si cette collection de recherches ne présentait plus qu'un intérêt rétrospectif, elle n'en comporterait pas moins encore un enseignement qui mériterait d'être retenu . Les documents du premier volume la Vie ouvrière ont été recueillis de 1900 à 1906 ; la matière des volumes suivants, entre 1910 et igi^- Ainsi, l'ensemble de ces travaux portera témoignage sur la situation matérielle et morale des ouvriers au début du xx* siècle. Mais, en outre, et par là même, il vaut pour inspirer la pro-

chaîne et nécessaire réforme sociale. Quelques transformations que doive amener la Grande Guerre, nous n'en retrouverons pas moins les mêmes problèmes posés dans des termes semblables et décomposables en éléments identiques qui présentent entre eux les mêmes rapports.

L'eriquêle sur l'ouvrier agricole, comme toutes mes autres enquêtes, est le fruit d'une première prise de contact avec la matière à explorer. On peut donc considérer qu'elle ne réussit à saisir que les caractères les plus apparents et les plus généraux des groupes envisagés ; le lecteur peut même, s'il lui plaît, n'en retenir les conclusions qu'à titre provisoire, malgré que, pour l'auteur, elles entraînent la certitude.

Divers critiques avaient afifecté d*envisager les précédents volumes comme des études complètes et définitives, bien que leur Introduction les eût présentées comme un premier essai d'exploration du sujet. A défaut d'avis au lecteur, en l'absence même de cette déclaration de la Méthode concrète (i) que les recherches de^cette nature devaient être multipliées le plus possible, la réflexion la plus sommaire inclinait à croire que tel devait être le sentiment de l'auteur et qu'il lui était imposé par la nature même de ses

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