‹ L'ouvrier de huit ans Jules Simon (volume 2)Chapitre 25 sur 43 · POURSUITES DEVANT LA JUSTICE · texte numérisé non relu

POURSUITES DEVANT LA JUSTICE

La plainte doit être portée dans les deux mois qui suivent chaque contravention, et dans les trois mois s’il s’agit soit d’une contravention punissable à la discrétion du juge par amende et emprisonnement, soit d’un travail exécuté le jour de Noël, ' . le vendredi saint ou un jour de fête sacramentelle,

3G0 l’ouvriek de huit ans

soit de la non-observation des huit chômages de demi-journée prescritspendantladurée de l’année.

Toute plainte doit être jugée par deux juges au moins, ayant juridiction sur le lieu où la contravention a été commise, et dans tous les cas siégeant à une distance qui ne peut être de plus de cinq milles du lieu où la contravention a été commise. Le condamné est responsable de l’amende et des frais sur tous ses biens mobiliers ou immobiliers.

Le patron est responsable de l’amende encourue, mais, quand la contravention a été établie, s’il prouve qu’il a fait toutes diligences pour exécuter la loi, et que la contravention a été commise par son agent, serviteur ou ouvrier à ce commis, et sans aucun consentement ou connivence de sa part, c’est l’employé qui paye l’amende à la place du patron. Quand l’inspecteur ou le sous-inspecteur j-uge que le patron a rempli toutes ses obligations, et que la faute a été commise à son insu et contre ses ordres, au lieu de procéder contre lui, il dirige leÿ poursuites contre la personne à laquelle incombe la responsabilité.

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