‹ L'ouvrier de huit ans Jules SimonChapitre 8 sur 21 · I.VlCVBIHR DE HUIT ANS · texte numérisé non relu

I.VlCVBIHR DE HUIT ANS

constamment chargée de poils et Je poussière, et où ils périssent successivement do consomption avant d'avoir atteint vingt ans. On aurait honte île calculer la somme qui pourrait mériter le sacrifice île lant de victimes humaines; mais ce crime journalier se commet gratuitement'.-

ISien îles anmVs s'écoulèrent, pendant lesquelles les abus ne firent que s'aggraver sans que le gouvernement songeât à intervenir. L'opinion mémo était muette. On ignorait, à doux pas des fabriques, ce qui s'y passait. C'est seulement en 1827 que deux hommes dont le nom doit être conservé, le docteur Gerspach, de Thann, et M. Jean-Jacques Bourcart, de Mulhouse, appelèrent de nouveau l'attention sur cette question capitale, M. Gerspach par une thèse soutenue devant la Faculté de médecine de Paris, M. Bourcart en provoquant, au soin de la Société industrielle de Mulhouse, une discussion approfondie sur la situation il<;s enfants d:ins les fabriques do coton et surtout d;ms les lihtures. Tout se borna, pendant longtemps, à des efforts isolés; les passions politiques absoi-baient l'activité du pays. L'cnquûte de en Angleterre et la loi qui en fut la conséquence n'eurent pas le pouvoir de nous arracher à cette indifférence cruelle. La

Société industrielle rie Mulhouse demeura seule sur la brèche et continua coq rageusement à étudier !es faits, a en chercher le remède, à provoquer l'intervention de la loi. Elle fit école autour d'elle. Le conseil général du département, la chambre de commerce élevèrent la voix à leur tour, et supplièrent le gouvernement d'inlervenir. La Société industrielle prit l'initiative d'une pétition adressée aux deux chambres et auï ministres de l'intérieur, de l'instruction publique et du commerce. Une commission nommée dans son sein se mit à l'œuvre avec ardeur, et vit bientôt les document!! s'accumuler dans ses dossiers. Le rapport fut lu à l'assemblée générale Au 31 mai 1837 par le docteur Penot, qui vient encore d'attacher son nom a la création des bibliothèques communales. Nous aimons à signaler ces efforts d'une ville industrielle, à nommer ces fabricants qui demandent une réduction de travail pour leurs ouvriers avec autant de zèle que d'autres on mettraient pour solliciter un privilège. Nous y trouvons une preuve de la possibilité de la réforme au point de vue économique, et nous y admirons surtout cette sollicitude fraternelle qui unissait déjà à Mulhouse, en 1837, les patrons et les ouvriers, et qui a contribué ai puissamment il la prospfïi'id* de la ville.

Presque en mémo temps M. Villermé pronon-

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cait devant l'Académie des sciences morales et politiques, dont il était membre, un discours sur la durée trop longue du travail des enfants dans les filatures de coton, et l'Académie le chargeait de faire lui-même une enquête, dont il publia plus tard les résultais dam un fécond et salutaire ouvrage. Ce qui frappa surtout l'attention, ce furent les tables de mortalité qu'il donna en supplément. Ses études portèrent sur la période duodécimale comprise entre 1823 et 1834. 11 établit que la vie moyenne était, il la naissance-, de 2S ans et2 mois pour les manufacturiers, de 1 au et ô mois pour les ouvriers tisseurs. La première année franchie (cetto même terrible année qui , en 1804, donne 9ô,87 morts sur 100 enfants assistés dans le département d'Eure-et-Loir), les résultats comparatifs donnaient encore 43 ans de vie probable pour les maîtres, et seulement 19 ans et 3 mois pour les ouvriers '. Les plus irisies descriptions n'étaient rien, auprès de chiffres pareils; et d'ailleurs M. Villermé, à la fois très-observateur et très-

rirroiispect, allait aa-dci nul des oly actions, mentionnait les espérances, les projets d'amélioration, et ne laissait voir le mal que malgré lui. L'effet produit n'en était que plus grand quand il laissait échapper les mots de dt'périssment des

■ Villermé, RlBlMa J' t'ilal jil,">' 'I IMfol in """irir. Pull, 1810; loiiio II, p. 371 et Î35.

enfants. A' abus homicides '. Du reste, les plaintes partaient Je toutes parts. Elles étaient vives et unanimes dans les d('|wtinneiits de l'Aisne, de l'Isère, de Maine-et-Loire, du. Nord, du Eas- Iihiu, de la Sei ne-Inférieure et des Vosges, où. les enfants :1e si* 1 sept ans travaillaient dans les ateliers. Ou déclarait, dans l'Isère, que l'immoralité était à son comble; dans l'Aisne, que les enfants, à la sortie des ateliers, avaient perdu toute idée de retenue. A Lille, des familles entières couchaient sur le même lit; les incestes ne se comptaient plus. Les industriels le savaient et le cachaient, l'un'*-'-, siiivmil le témoiyiiï^.e de lîlanqui *, de ImmiUer en ttrenghs, pour soutenir la concurrence. Le sort des enfants n'était pas meilleur dans l'intérieur des ateliers. En Normandie , le nerf de lnmif figurait sur le métier au nombre des instruments de travail 3 . - Il est impossible, disait M. Villermé de laisser subsister un état de choses qui écrase les .enfants de travail, qui les prive de toute éducation, et qui les maintient dans une infériorité physique et morale révoltante. Il faut certainement, ajoutait-il, que ce dernier mal soit bien grand et les

raisons de la prévenir bien puissantes, puisque, en Angleterre, où l'intérêt de l'industrie l'emporte sur tous les autres intérêts, l'indignation publique a obtenu une loi pour le faire cesser, et que chez nous des manufacturiers de l'industrie cotonnièro en réclament une semblable. C'est le cri de L'humanité. " Cette année 1837 fut le terme du long oubli on lu pays s'iMuit ;ib;i]nlonné malgré les protestations de Kismoudi, du docteur Gerspacll. de M. llourcart, et les efForts persévérants de la Société industrielle de Mulhouse. Le ministre du commerce, par une circulaire du 31 juillet 1837, s'adressa aux chambres de commerce , aux chambres consultatives et aux conseils de prud'hommes. Il se trouva que tout le monde était prêt; les documents affluèrent et ne laissèrent aucun doute sur la gravité du mal. Le ministre posa aussitôt une série de questions que nous allons reproduire, avec l'analyse des réponses qu'elles reçurent, puisque c'est le commencement d'une enquête qui, nous l'espérons bien, n'est pas terminée.

Première question. — Depuis quel âge les enfants seront-ils reçus dans les fabriques! — Cette question suppose qu'ils y seront reçus, et qu'ils ne seront reçus qu'à un âge déterminé par la loi. Toutes les réponses sont unanimes sur ces deux points fondamentaux. Elles hésitent pour

Seconit question. — La durée du travail serat-elle graduée suivant l'âge! — Los réponses sont tris-divergentes. Ce qu'on y voit surnager, c'est d'abord l'interdiction rigoureuse do tout travail du dimanche, ensuite la distinction entre les enfants et les adolescents, proposée d'abord en Angleterre par Willerforce et introduite dans le bill de 1833. Ou comprend, en effet, qu'il deviendrait difficile de régler le travail des ateliers, si la tâche des apprentis variait sans cesse avec leur âge; mais cette distinction unique entre les enfants et les adolescents est à la fois pratique et nécessaire. Il est évidemment impossible de traiter un enfant do huit ans comme un adolescent de quatorze.

Troisième question. — Les forces physiques des enfants devront-elles être en rapport avec l'âge, et leur constitution reconnue bonne et capable de supporter les fatigues de l'atelier! — Quelques conseils, en petit nombre, demandent que l'enfant ne soit reçu qu'avec un certificat de médecin ; la plupart s'en réfèrent à l'intérêt du patron, qui n'acceptera pas un enfant faible ou maladif.

Quatrième question. — A quel âge l'enfant pourra-t-il s'engager par lui ou par ses parents et tuteur? — A quinze ans.

Cinquième qntsiùm. — Les veillées serontelles interdites aux enfants et aux adolescents '. — Quatre conseils seulement, Lyon. Amiens.

Reims et Boulogne, veulent les interdire sans réserve aux adolescents. Tous les conseils sont unanimes pour les interdire aux enfants dans le triple intérêt de la santé, de la moralité et de l'industrie. On demande seulement que par exception, pour un temps très-limité et dans le cas de nécessité démontrée, les veillées puissent être permises aux adolescents âgés de plus du quinze lus. ( Vt.>" r'i'.-ii'i - Mi il ;in pnncip- i\-t regrettai >le,

française, tandis qu'en Angfeterre l'interdiction du travail de nuit pour les enfants et les adolescents est absolue. C'est ce qui fait qu'elle y est réelle.

Sixième jttUtim. — Les enfants seront-ils astreints à suivre les écolesî Sur cette question comme sur la prci.-nleiito, l'al'iirmation est unanime. Un seul conseil de prud'hommes et deux chambres de cu!in:ietvi; uvnieiit demandé que l'école ne fut pas obligatoire. Les prud'hommes de Lille, au contraire, déclarent que la loi sera comme non avenue, si des mesures coercitives ne sont pas ordonnées pour la fréquentation des écoles. Quelques conseils sont d'avis que l'enfant de neuf ans ne puisse être admis dans la fabrique

pensent que, qumnl ni<''nn: il saurait lire, il doit continuer à suivre les écoles au moins une liouro ou deux heures par jour, jusqu'il to qu'il ait atteint l'âge de treize iuis.

L'ouvrage de M. Villermé, qui parut en 1840, fut comme le résumé de cette solennelle enquête. Jamais il n'y eut d'uliservation plus exacte, d'esprit plus modéré, ni de faits plus accablants, ïi . Vill,.'i']tii"' é'.iiilit r.'i'im >>miù)y;iic (Uns 1rs ;i tôliers des enfants de sept ans et mémo de six ans, que les ouvriers étaient retenus dans certaines filatures jusqu'à dix-sept heures par jour, ce qui, en défalquant une demi-heure pour le déjeuner et une heure pour le dîner, laissait quinze heures et demie de travail clïootif. Ces quinze heures et demie effrayaient à bon droit M. Villermé, qui, a la fois médecin et psychologue , connaissait les e nets d'une fatigue m>p pn 'longée sur le corps et sur l'esprit. Il lui échappe à ce sujet une réflexion poignante. - La journée des forçats n'est que de douze heures, dit-il, et elle est réduite à dix par le temps des repas. - Le sort des enfants l'intéresse plus que celui des adultes, et, pour le dire en passant, il n'a cessé jusqu'à ses derniers jours de dresser des tableau* de mortalité dont on finira bien par tenir compte, et qui finiront aussi par obliger Sa société à limiter isix heures

par jour le travail des enfants. Il montra cette multitude d'enfants maigres, hâves, couverts de haillons, qui sa rendent pieds nus à la fabrique par la pluie et la boue, portant à la main, et, quand il pleut, sous leur vêtement devenu imperméable par l'huile des métiers tombée sur eux, le morceau de pain qui doit les nourrir jusqu'à leur retour. . . Il les peignit énervés, pales, lents dans leurs mouvements, tranquilles dans leurs jeux, et compara, non sans une poignante éloquence, leur extérieur de misère, de souffrance, d'abattement, avec le teint fleuri, l'embonpoint, la pétulance et tous les signes d'une brillante santé qu'on remarque chez les enfants du même âge, chaque fois que l'on quitte un lieu de manufactures pour entrer dans un canton agricole.

ni

L' enfantement de la loi de 1811 fut très-laborieux. Le ministre du coimniirce porta, le 11 janvier 1810, à la riiamtire <k* pairs un projet de loi qui avait pour but de donner au gouvernement le droit de protéger par des ordonnances les enfants

travaillant dau ; ; lu- luaii-.ifiicti.îV;;. I.a ciiurn'.ij'i: crut qu'il fallait mettre la protection et le règlement dans la loi même, et vota le 19 mars une loi très-incomplète, très-insuffisante, mais qui lui fait li: plus ;:raii(l iii>mici;r, parce qu'elle [imc les vrais principes sur la matière, et rend par conséquent possibles toutes les améliorations ultérieures. Cette même loi, amendée par la chambre des députés, fut rapportée le 12 janvier 1841 à la chambre des pairs par M. Cunin-Gri daine, ministre du commerce. - La voila, dit-il, telle au fond que vous l'avez adoptée; la chambra élec-

]a forme. » M. Ciiniii-lu'iihiiiie déclarait d'ailleurs que le gouvernement avait mis le temps ù profit pour continuer son enquête en France et à l'étranger, et que tous les témoignages concluaient eu faveur îles mesures proposées. La chambre des pairs renvoya la loi à la commission qui l'avait examinée, ou plutôt créée, l'année précédente, et qui se composait de MM. Victor Cousin, Charles Dupin, de Gasparin, de Gérando, de Louvois, Rossi et île Tasclier. Les noms des commissaires doivent i.'tie ri tés t:ttit à cause de l'autorité qu'ils donnent a la loi émanée en grande parlie de leur initiative que par un juste sentiment de reconnaissance pour un grand service rendu à l'humanité, et, nous en avons la ferme conviction, à l'industrie elle.-niëme. Le rapport de M, le baron IJupin peut être aujourd'hui encore étudié et médité avec fruit. Sur 100 avis motivés des chambres de commerce et des conseils de prud'hommes que le gouvernement avait fait imprimer, 10 seulement lui étaient contraires. La chambre fut presque unanime : il ne se trouva que 2 boules noires sur un total de 10G votants.

La loi du 22 mars 1841 embrasse plus d'établissements que le bîll de 1833. Elle ne se borne pas, comme la loi anglaise, aux moulins de coton

et de laine; elle s'étend à tons les ateliers composés de vingt ouvriers travaillant en commun. On membre de la commission, M. de Gérando, voulait môme aller plus loin, car il déclara dans le cours de la discussion que les petits ateliers, dits ateliers domestiques, étaient le théâtre des [dus grands abus. La chambre fut arrêtée par la crainte de rendre la loi impuissante dans un grand nombre de cas et par un respect peut-être mal entendu de l'autorité paternelle.

Si la loi française étend le système de la protection à un plus ^l'iind nombre d'établissements que la loi anglaise, en revanche la protection qu'elle accorde est moins efficace. Elle permet l'entrée des enfants dans les manufactures A huit ans; la loi anglaise, celle du moins de 1833, ne la permettait qu'à neuf ans. En France, un enfant passait à douze ans dans la c.hsse des adolescents, et a irei/.c ans suuIchioiiL en Angleterre. La protection légale cessait eliws nous dès que le jeune travailleur avait atteint seize ans ; elle le suivait chez nos voisins jusqu'à dix-huit. Les enfants, dans les deux pays, devaient chaque jour huit heures de travail ; mais les adolescents no devaient que soixaure-neuf heures par semaine en Angleterre, et en France soixante-douze. Enfin le travail de nuit, quoique interdit chez nous, était encore possible dans certains cas très- rares.

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tanrlis qu'eu Angleterre l'interdiction était rigoureuse et absolue.

On le voit, la loi de 1841 n'était pas à beaucoup près aussi radicalo qne le bill de 1833, et ceux qui la regardent comme une entrave imposée à l'industrie doivent convenir au moins que nos voisins portent des chaînes plus pesantes que les nôtres. L'argument qui revint plus d'une fois dans la discussion, surtout à la chambre des députés, et qui confie ù dire qui! nous priver du travail des enfants, c'est, renchérir notre maind'eenvre et rendre la concurrence plus difficile a soutenir contre les manufactures anglaises, tombe évidemment devant cette considération, que depuis 1833 les enfants n'entrent qu'a neuf ans'et ne travaillent que huit heures dans les manufactures anglaises, que depuis 1811 ils y entrent a huit ans, mais en y travaillant seulement six heures et demie par jour, ot que depuis la même époque le travail des adolescents, comme celui des femmes, a été réduit à onze heures. Ce sont donc les Anglais qui pourraient se plaindre d'être entravés par loi de leur pays, et ils s'en sont plaints en effet pendant les premières années. Aujourd'hui ils obéissent à la loi, non-seulement parce qu'elle est la loi, mais parce qu'elle est une loi juste. Il est triste d'avoir à constater que la notre a été presque constamment éludée, et

l'usine

qu'elle est passée dans quelques centres industriels à l'état de lettre morte *. Nous lisons dans un Rapport sur l'Œuvre des Apprentis, adressé l'année dernière à la Société industrielle d'Amiens par M. Ch.-L. Livat : - On sait combien do difficultés rencontre, dans son application, la loi sur le travail des enfants dans les manufactures : on les fait parfois travailler bien au delà die temps permis par les règlements, et d'ailleurs, à supposer raèrae qu'on ne fasse travailler que 8 heures par jour les enfants de 8 à 12 ans, 12 heures les enfants de 12 à 16 ans, les machines auxquelles on les emploie ne pouvant chômer, on consulte les besoins de la machine bien plutôt que les besoins de l'enfant, sans se préoccuper si les moments de liberté qu'on lui laisse concordent avec l'heure des classes. Et s'il on est ainsi dans les fabriques assujetties aux lois spéciales de 1841 et 1851 , que se passe-t-il chez les patrons dont les ateliers ne sont point dans

■ Rapport do M. Bnrreiwill, p. tl : i BaccnrM Mtùtiut il

1i loi in !m|iloj'snt ilotPiifniiU il dooie uns accomplis; d'aulrei Terriers maniiuiiiit j s-l^-h pii-H^iiiirj.iiï^, lorgne Leurs enfants ont

de ireiio «ns. En effal, Baccarat n'a pat Js travail ds nnil, tandis que loi »orrieri dont nom parlent font tranUln lix hum do jour ot sii heures do nuit; or, donio honroi de jour fout donio heures seulsment, tandis que sii heures de jour plut six hstires danuit font 511(0» lima, les honres do nuit comptant a raison do denx pont trois, ■

192 l'odvbibb de huit amb

les conditions île la loi , et restent en dehors de

tout contrôle officiel? -

Rien n'énerve plus un pays que d'avoir des lois i-t île ltïin- i!r''SiiliL ; ii- 1 . I.e ]iriin;:ji:t] Ji'-fruit da la Ici

i A ilen» qu'il eit, le. loin ut le tnwi.il a» enbuti hM encore une lettre mu!-. Non^'iiprmitoii'. mi premier ISnlIntin <!<! lu

citations wivniilei, exlr'iil.) -les in,.i,,,ii t ci r.-di B «s en 1*61, par

. Simili:. E'.li ii.ir..., <ii mat l'enfant va rouai à liuit ini.u

le mini» salaire nu'ils .'ii r-Sircn:, tni; linre cnfiinU t on métier ilis L'âge il? uëuf uns, ai les foront îi tnruiltar plus île il. Mïe iiniruj par jour.

• S'oiiij. !.esenfiinli ™i exploitée, ni: t ni fiilirinlle » liuit un Htuf in"; ilx a'ëlii'Ii-i^ il.uis on nir e..r rompu ; leur eor]is el leur l'une lorjt viciés. — Un grani nombre da falirii|UH emploient cnrore, soiiïtM ii il", if.i'li--. piinii.les i I iiimnil vi f, il.- petits iimlliinrtnix i|ui n". n: ]■-!. .lis ni.-, .l'ai >.i -riiii/ 1 |'lil< JilllV.'ll! i'lii-

trèi-c'lcyji pour les empteber lit descendre el tenir leur attention

abrutissant, p'éliolcnt ilm- :m ni r lniinl .'i -...lit exposés A la eorriijiiii.ii lu plus ilL'prBtiiH.

i OISE. I»s six» sepl auson envoie les enfants uu inities.

■ CaLYAtOî. Ilnns beaucoup île localités, la loi sur le trav.iil

(le 1841 était Je manquer do sanction. Elleédiciait des peines, mais eilo confiait 1 des commissions libres, nommées par les préfets, l'importante mission de surveiller les ateliers et de poursuivre la répression il«s délits. C'était pour ainsi dire renoncer à la partie pénale do la loi, et conséquomment à la loi elle-même. Les commissaires étaient incompétents, si on les choisissait en iloliors de ï'iiiili.;sLrii!, '.'t ho-iilts dans !c ojs contraire; ils reiiiplis-iiiiiiiit hiii.nûssamment des fonctions non salariées, qui entraînaient à leur suite des conflits et quelquefois des inconvénients plus {.-raves. Ils manquaient de moyens de contrôle; on les trompait sur l'âge des enfants, sur la durée du travail; on produisait de faux

■ Aube. Dans DU villes et dam nos çumpJicat'H, on rencontre ilfll oiifaiitsde Ujx il doozo aiit, n'ayant île ]fi vie que le saulile, al Miut «iiilreCiils à la suit* il' un travail trop pinible.

« HiuiK S»OSE. J'iii tu Je mojveui des exemples de dépra-

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