‹ L'ouvrier de huit ans Jules SimonChapitre 7 sur 21 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Qui la durit du travail ih-s eafailU m-deaous de dmtir ans doit tire égale à la moilii d'une journée (Ton-

On dit quelquefois que nous ne verrons pas d'aussi grandes choses que nos pères. Cela est vrai sans doute, à ne considérer que la politique, et sous ce rapport, l'année 1789 n'a pas de rivale à craindre ; mais, quelles que soient les tristesses de l'iieure présente . elli's mut diminuées et compensées peut-être par l'éclat et l'importance du mouvement scientifique. Cette grande et définitive révolution efface toutes les autres 1 . C'est aux philosophes et. aux politiques de se hâter de la suivre, car on ne peut se flatter de gouverner par les mômes règlements une société dont les conditions d'existence sont changées. II n'y a plus rien d'immuable au monde que la morale.

Que demandait-on surtout a l'ouvrier il y a trente ans? De la force. Aujourd'hui, grâce à la vapeur, il n'en a presque plus hesoin; au lieu

1 Cf. U ïramiï, par Jula Simon, 4' vdition, p. 386 n,.

IG2 l'ouvbikb de huit ans

d*ùtre une farce lui-même, il est seulement le

surveillant d'une force. Pour cette nouvelle be-

une femme, un enfant peuvent suffire. Or, partout où ils sui'li.st'iit, ou lirri jji'fttï'i'e , parce qu'ils coûtent moins. Au point de vue économique , on doit reconnaîtra que les usines donnent aui femmes et aux enfanta des salaires qu'aucune autre sorte d'industrie ne pourrait leur procurer. Il y a donc la, pour la famille, un accroissement de revenu, pourvu que l'homme, évincé de la fabrique, trouve ailleurs un emploi suffisant et équivalent do sa force. Cela ne se rencontre pas toujours : on cite, principalement en Angleterre, des centres industriels où les hommes sont nourris dans l'oisiveté par leurs femmes et leurs enfants. Rien ne serait plus funeste qu'une telle

ne travaille pas, cela est contre nature; que la femme, que l'enfant soient rr;i informés en ouvriers, cela est presque contre nature. Il est contre nature aussi que celui qui devrait être le chef de la maison en devienne le parasite. Enfin, dans de telles conditions, le revenu (le la famille est diminué, puisque la femme et l'enfant ne sont préférés à l'homme que par économie. Cependant il y a de la besogne pour tous les ouvriers du monde, et quand sur un point le travail

l'usine 1G3 manque aux ouvriers valides, c'est toujours pour peu de temps ou par suite d'une organisation vicieuse. Il ne faut donc pas regarder l'oisiveté des hommes comme la conséquence ordinaire et nécessaire de l'introduction des femmes et des enfants dans les ateliers. Ce n'est pas là le mal oa du moins ce n'est qu'un mal essentiellement réparable.

Ii n'en est pas de même du mal produit par la même cause au point de vue moral. Celui-là est profond et presque invincilile. L'introduction des femmes et des enfants dans les ateliers tend à modifier gravement la vie de famille, sinon à l'anéantir. Ce malheur, car c'est un malheur, et il n'en est pas de plus grand, tient surtout à la présence des femmes mariées dans les ateliers pendant onze on donze heures par jour. Quant aux enfants, qui ne sont pas nécessaires aux autres, si nous cherchons quelles sont pour euxmêmes les conséquences de leur transformation en ouvriers, nousen trouverons d'heureuses, telles que le salaire et la suppression du vagabondage, et de véritablement funestes, comme, par exemple, l'altération presque certaine et presque irrémédiable de la santé, et la privation de toute instruction et do toute éducation. Il est clair que, s'il fallait choisir, il ne serait pas permis d'hésiter un seul moment, et qu'aucune sollicitude

pour les intérêts de l'industrie, aucune pitié pour la détresse des familles no pourrait absoudre la société du crime de livrer ainsi les jeunes générations, et de laisser tuer à. la fois leur àme et leur corps; mais il n'est pas question do choisir : il s'agit tout uniment d'empêcher le mal et de développer le bien, et ce n'est pas sans un certain étonnement que nous ajoutons qu'il n'y a rien de si facile. On a là sous la main un bien immense ù réaliser, sans dépense et sans résistance, par un simple article de loi : on n'a que le tort de n'y pas penser. L'expérience même est faite, par un pays voisin, depuis 18(1; nous n'aurons ni le mérite rie riniti;iuvt>, ni celui <}>.i courait'. II suffi i de couper la journée en deux : six heures pour le métier, six heures pour l'école et pour le plaisir. Ce changement n'est pas onéreux pour l'indus-

portable, et même agréable, la situation des enfants employés dans les manufactures, et il assure pour l'avenir un recrutement de bons ouvriers. Jamais il n'y eut de réforme plus simple, et il n'y en eut jamais de plus urgente.

L'idée première en vint à un manufacturier anglais au commencement du siècle. Ce n'était rien moins que le promier sir Robert Peel 1 et le père

i Roliori P«l. Sont il s'ngil ici, «ait iun d'mK !

nécessaire qu'aujourd'hui, parce que le séjour des ateliers était véritablement délétère. Nous ne saurions trop répéter que la science et l'industrie ont rivalisé de zèle pour diminuer la fatigue des ateliers et pour assainir les fabriques. On peut so rendre compte aisément do l'importance de ces transformations eu visitant successivement une ancienne et une uomelle usine. Métiers, procédés, salles de travail, escaliers, dégagements de toute sorte, tout est changé et amélioré dans une proportion surprenante. Ce qui était étroit, sordide, horrible, est devenu vaste, aéré, régulier, et d'une propreté, pour ainsi dire, brillante, car les fabricants ne sont pas moins fiers de la beauté de leurs établissements que de celle de leurs produits. La machine, de son côté, comme un serviteur empressé h. complaisant, prend tous les jours une plus grande partie de la tâche commune, et ne laisse que peu de chose à faire à l'homme.

Sir Robert Peel avait donc, il y a soixante ans,

raille bourgeoise <:t >:LXOiiue, ^'.>li..j-,l rLui» Je limite

d'York, puis fou celui ît buoutn, et nJoiraée tour,', tour i

n'étaient peut-être pas plus sérieuses, mais elles étaient plus dramatiques , et conséquemmont plus puissantes. Les fabriques, aujourd'hui, sauvent le premier coup d'œil : tout y paraît ai;é et agréable. La fatigue ne résulte plus du travail, mais de la continuité du travail. Or, dès qu'il s'agit île la prolongation et de la continuité du

Tnivail, l'i fit !■-.'■■ <!.' I ni vi-j!-v et ce\>y. ]'.■;! i fie ;ir,{ sont en désaccord complet. Plus les terrains, les bâtiments et les machines coûtent cher, et plus lo fabricant désire répartir ces frais Ûx BS sur une longue durée de travail; il les diminue de moitié en travaillant vingt-quatre heures au lieu do douze, et réalisa ainsi des bénéfices énormes. Pour l'ouvrier, au contraire, on comprend que le travail, même le plus aisé, lui devienne à la longue une fatigue intolérable, et si cela est vrai pour un adulte on possession de toute sa force, cela est plus évident mille lois pour un pauvre enfant dont l'esprit et le corps ne peuvent, sans un véritable danger, se soumettre h cette longue contrainte. Seulement on ne sent cela qu'à la condition d'y penser. Il faut réfléchir pour comprendre le malheur d'un enfant occupé dans une belle salle à rattacher dus (ils 4m se cassent, mais occupé trop longtemps u ne travail si facile. Si, au

contraire l'atelier est sombre, encombré de matières puantes, infrtcté do ininsmes et de débris graisseux, mêlés à l'air respirable, et si un enfant y est retenu pendant douze ou,treize heures, portant de lourds fardeaux, battant le coton ou la laine de ses bras débiles, il devient un sujet de compassion pour les moins attentifs et les moins pitoyables. C'est ainsi qu'au commencement du siècle l'aspect même des ateliers plaidait la cause des jeunes apprentis et venait merveilleusement en aide à l'éloquence de sir Robert Peel.

Cependant il fallut du temps pour préparer l'esprit public. Les docteurs Athin et Percerai avaient jeté le premier cri d'alarme dès 179C, et ce n'est qu'en lSDi que sir Robert Peel proposa et fit adopter la bill - pour conserver le moral et la santé des jeunes travailleurs emplo3"és dans les moulins do coton et de laine. - Ce bill contenait trois dispositions principales ; premièrement, il Interdisait ans enfants le travail de nuit (de neuf heures du soir à six heures du matin) ; en second lieu, il limitait la journée des enfanta à douze heures; enfin, sur ces douze heures, il prélevait chaque jour un temps suffisant pour l'instruction élémentaire. Les fabricants ne réclamèrent pas, parce qu'ils se réservaient de ne pas obéir. La loi, mal conçue, leur offrait mille échappatoires.

Elle confiait aux juges de paix la poursuite des infractions: ils l'étaient presque tous. Elle no parlait que îles jeunes apprentis : on en fut quitte pour ne plus passer de contrats d'apprentissage. Los apprentis, s'ils en avaient uimsurvé, n'auraient travaillé que douze heures; ils se contentaient d'engager des eniUtits eomimMun riers auxiliaires, et les faisaient travailler tant qu'ils voulaient, sans manquer au texte (le la loi et sans se préoccuper d'en violer l'esprit. Il s'introduisit môme un abus nouveau, qui tourna en aggravation la loi protectrice de 18(12. La présence ou le voisinage des paronls panait les fabricants dans cette exploitation meurtrière de l'enfance. Du moment qu'il ne fut plus question d'apprentissage ni de contrats réguliers, ils allèrent chercher des enfants au loin. Les oterseers des paroisses leur fournirent, par troupeaux , des enfants abandonnés. On ose & peine dire que les patrons, débarrassés de toute surveillance, abusèrent cruellement de cette liberté, et que les oterseers, outre le bénéfice actuel, ne redoutaient pas un accroissement de mortalité qui déchargeait d'autant le trésor paroissial. Sir Robert, voyant son œuvre compromise, demanda en 1815 le remplacement du mot - apprentis - par celui d'enfants, cMtdren. Le bill ne fut pas voté; mais le parlement ordonna une enquête, qui fut le

signal (l'on mouvement d'opinion très-considérable.

L'enquête dura jusqu'en 1810. Dans le cours de la discussion, on entendit l'éveque lie Chester déclarer à la chambre lies lords que l'excès de travail ne comprouHiHait seulement les forces et les facultés des jeunes créatures épuisées ainsi, mais jusqu'à leur vie même. Le parlement supprima, comme le voulait sir Robert Peel, le mot d'apprentis, et le remplaça par un terme plus général : réforme utile, mais comparativement peu importante, puisque la loi manquait de sanction et de précision. La durée du travail restait fixée à douze heures par jour puur tous les enfants au-dessous de seize ans, durée évidemment excessive, et ce qui prouve bien quelle

put atre regardée routine un Mentait par les intéressés, et fut très-mal obéie par les patrons. Wilbcrforce 1 demanda en vain une journée plus courte pour les enfants au-dessous de treize ans. Il y a tant de différence entre un enfant de huit ii neuf ans et un adolescent de quinze à seize ans, que la chambre aurait dù eu être frappée ; mais

1 (.'Vit le celéi,re ]iliiUulliI"[io <[iii dit almlir lu truite des =''-S«s; William Will,erlijrcc, ut i\ llull en 173!), mort tu 11133, mol personnel do PiU depoi! IJB4. L'autmMlje MgfoklÏM lui .j.: 1 1 f . ra le titre do âXayen fauiftw en 1793. pour lo récompenser ■le Wl «Toril persévérants et lieurens conlio l'«e1nTr«e.

110 t/Ot-TBIEB DK UL'IT AKS

sir Robert Peel lui-même s'en tenait a la journée de douze heures, et ne voulait pas entendre parler d'une réduction nouvelle. Sa philanthropie s'arrt-tnit à cette limite. Lorsqa'en 1835 Holihouso revint j la tli«. a c île Wilberforce, ce fut sir Robert, l'autour du bill de 1802, qui. secondé par son fils, alnrs niinisîre, s'opposa de toutes ses forces à une mesure qu'il traitait d'inutile pour les enfants et désastreuse pour rimln-li'ie. H< .'ilioiiso hUtuU cp|u'nilant une ilimiautiou de trois heures sur le travail du samedi, résultat insuffisant, mais qui pouvait passer pour une victoire après do toiles résistances, parce que la fameuse limite do douze heures, opiniàtrément maintenue en 1802 et 1819, était enfin entamée. Depuis cette époque, le travail fut limité en fait à onze heures et demie par jour. Le principe de Wilberforce, la distinction des

ie sa tache fut accomplie. Va député qui ne s réélu, M. Saddler, avait proposéje bill S2. Lord Ashley 1 le reprit après les élec-

i membre .le* coramnoas; milite .le Hmftcstmry. api-;-

tions, provoqua une enquête, soutint la discussion avec énergie, et l'emporta enfin de haute lutte en 1833, aux applaudissements de tous les amis de l'humanité. Les pétitions adressées â la chambre (les commîmes en février et mars 1832 ne poi'laiciii pa* moins de iiD.OdO sL'riatiirns.

Le blll de 1833, comme celui do 1802, proclame les deux grands principes de la limitation des heures de travail et de l'instruction obligatoire. I! est supérieur à la législation da 1802 et à colle do 1819 par une réduction considérable de la durée du travail, par la distinction, établie

d'un l'.nr]!- (]'ii!-)ii?cie!])'- sahrii'-s i|u! tienne nuïm à la loi une sanction efficace. La travail est restreint à huit heures par jour pour les enfants de neuf à treize ans, et à onze heures et demie par jour pour les adolescents de treize à dix-huit ans et pour les femmes. Les femmes n'avaient pas été comprises dans les bills antérieurs, qui en mitre ni' isi'ctéin.viiënt les :nl>lcs!;..;nt-; jUMjiiïi l'âge de seize ans. D'après le uill de 1833, nul enfant ne peut être reçu le lundi à la fabrique, s'il ne rapporte un certificat constatant qu'il a suivi l'école dons heures par jour pendant les six jours de la semaine précédente. Quatre inspecteurs généraux, ayant sous leurs ordres des

sous-inspecteur.--, sont chargés île veiller à l'esécution de la loi, et adressent chaque année au parlement îles rapports détaillés qui reçoivent la publicité la plus étendue. Cette publicité était dès lors considérée comme un puissant moyen d'action ; mais le gouvernement ne s'en tint pas h't. Averti par la longue impuissance des législations antérieures, il tint fermement la main à l'exécution de la loi nouvelle, et ne lit pas moins de 2,000 procès en trois ans. Il pouvait désormais rimipicr sur l'opinion publique, stimulée par les rapports annuel'! des inspecteurs géné-

inent constaté ijuc. depuis la réduction du travail des enfants, des adolescents cl. îles femmes, l'industrie anglaise avait augmenté sa production et diminué le prix de ses produits On en vint à se demander si cotte limitation à huit heures n'était pas encore excessive, si la travail, réduit à la demi-journée au lien du tiers de journée, on

' Lu mvuiei tlîeli -<■ iront partout M toujours. Vni.-i.

lf Jernier ro].;nji1 .1. M. lîanvmïill , ii]»iMli>nr Un tr.i-

re ne tarda pas à se faire, même les plus rebelles : il fut ofiicielle-

iiuution cwWrieJIo deieni! nus 11 discipline gagitu,

su d'autres termes à six heure-; et demie au lieu de huit heures, ne compenserait pas par la qualité ce qu'il perdrait en étendue. Enfin, dans la séance do la chambre des communes du 28 février 1843, le secrétaire d'État, sir James Graham, chargé de présenter la loi sur l'enseignement des classes laborieuses, prûnnni;a ces paroles mémorables, qui sont comme le résumé de toute la question : - Dans ma conviction, dit-il, si des enfants au-de3sous de treize ans, après avoir travaillé huit heures dans un jour, sont envoyés ù l'école, épuisés di'jù p;ir l:i fatiL'tie, sans avoir pu jouir d'aucun repos, d'aucune recréation, il est impossible d'espérer qu'ils puissent retirer beaucoup d'avantages d'aucun système d'éducation, même du meilleur qu'on pourrait leur procurer. C'est en conséquence mon intention de proposer que les enfants depuis l'âge de huit ans jusqu'à l'âge do treize ans, employés dans les manufactures, ne travailleront pas plus de six heures et demie par jour. S'ils travaillent le soir, ils ne travailleront pas le matin, et s'ils travaillent le matin, ils ne travailleront pas le soir. Par ce mo}'en, choque jour, soit avant, soit après midi, les enfants passeront au moins trois heures à l'école. J'ai toute raison de penser, je suis certain que les fabricants, désireux de coopérer cordialement avec le législateur, afin de perfection-

nation, accepteront avec joie toute mesure nécessaire pour atteindre un but ilont l'importance est capitale. - La loi fut votée le 15 mars 1844. Elle réduisit le travail des enfants au-dessous de treize ans ;'i sir heures et demie par jour au lieu de huit heures ; en même temps elle leur imposa trois heures d'école par jour au lieu de deui heures, dont la loi de 18J3 se contentait, et put leur permettre, a la suite de ces réformes, d'entrer à huit ans dans les ateliers, qui jusque-là

Tel est le régime appliqué depuis vingt-trois ans en Angleterre, et qni n'a pas jusqu'ici amené la ruina de nos voisins. Nous pourrions aussi, pour

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l'étendue des forces humaines et que la qualité peut aisément compenser la durée, tirer un argument du bill de 18-17, qui limite à dix heures le travail même des adultes; mais nous no voulons parler que des enfants, sans enti er dans la question, fort différente, à beaucoup d'égards, de la limitation du travail des adultes. On nous permettra seulement île rappeler à celte occasion qu'en 1829 les homme3 d'État les plus éminents d'Angleterre affirmaient que la prospérité industrielle de la nation serait compromise, si on

travail des femmes, comme en 1844, ou celui des adultes, comme en 1847, mais celui des adolescents : tant lus idées simples et justes ont de peine à faire leur chemin!

Maintenant, après avoir rappelé qu'en Prusse, depuis la loi de 1839, les enfants ne sont pas admis dans les manufactures avant l'âge de neuf ans, que le travail des adolescents y est réduit à soixante heures par semaine', et que

^ jUgîtmant urCU en Vrmv: bB min 1B39 parle millier»

l'Autriche et la Confédéral ion germanique sont également entrées dans la voie de la réglementation, nous allons indiquer rapidement ce qui a a été fait en France, et il nous sera trop aisé lie montrer les lacunes et les lices de la législation actuelle.

. Art. i. J] i's: ii,-f,::i:lii tic filin- ,::.:iiinnic, r k- : ni ■. jLL des -.-ni,,-ouvriDTB rivant cinr| heures (In lumrn, ol de le prolon^nr au dtlii ils neuf heures du soir. T.nit travml ùilorlj 1-s ililmiichu ri fHe>. •

Dans les Nouveaux principes d'économie politique, publiés en 1819, Sîsruoudi va bien plus loin que Wilberforce, lord Ashley et air James Graham. — Partant de cet aïiome « que les ouvriers donnent, en retour du salaire qui leur est alloué, tout ce qu'ils peuvent donner de travail sans dépérir, » il établit que le salaire des enfants est pria 3ur celai du père et n'augmente pas d'une obole le revenu total de la famille. * C'est donc sans profit pour la nation, dit-il, que les enfants îles pauvres ont été privés du seul bonheur dn leur vie, la jouissance de lïige où les forces de leur corps et de leur esprit se développaient dans la gaieté et ia liberté. C'est sans profit pour la ricliesso ou l'industrie qu'on les a fait entrer, dès six. ou huit ans, dans ces moulins do coton, où ils travaillent douze ou quatorze heures au milieu d'une atmosphère

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