‹ L'ouvrièreChapitre 22 sur 65 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

L'iVROGNERtE, LE LIBERTINAGE ET LEURS SUITES.

C'est rhomme qui fait sa destinée bien plus que les circonstances. Quand l'industrie d'un pays l'emporte sur celle d'un autre, et qu'on cherche la cause de cette supériorité, on dit: c'est la houille, ou la naatière première, ou l'outillage, ou la loi. On serait plus près de la vérité en disant: c'est l'homme. L'homme peut vaincre même la mort, et la preuve, c'est qu'on a fait une loi en Angleterre qui, en un an, a réduit la mortalité dans les logements d'ouvriers à 7 sur 1000, tandis qu'elle était de 22 sur 1000 pour la capitale entière, de 40 sur 1000 pour la paroisse de Kensington ^ M. Yillermé raconte que , toutes les villes de fabrique souffrant du chômage du lundi, la place de Sedan seule réussit à l'abolir ; cependant les ouvriers étaient les mêmes à Mulhouse, à Saint-Quentin, à Sedan; mais à Sedan les maîtres avaient su vouloir dans une cause juste.

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