Les maisons bâties en 1859 et 1860 reviennent à 3000 et
3300 francs. Cette augmentation de prix est largement compensée
par une bonne cave, par l'exhaussement au-dessus du sol natu-
, rel et par divers aménagements intérieurs dont on a reconnu
je ne veux rien perdre, et je ne veux rieu gagner non plus. Vous êtes hors d'état de me payer 3000 fr. j mais moi, Société, je puis vous attendre. Vous verserez une première mise de 300 ou de 400 francs, qui couvriront les frais de contrat et de mutation» après quoi vous me payerez 18 francs par mois pour une maison de 2400 francs, 23 francs par mois pour une maison de 3000 francs. C'est 4 ou 5 francs de plus que ne vous coûterait votre loyers En continuant ce payement pendant quatorze ans, vous aurez remboursé le prix de votre maison, elle sera payée, vous serez propriétaire. Non-seulement vous y demeurerez pour rien, mais vous pourrez la laisser à vos enfants, la donner ou la vendre. Vos 5 francs d'économie par mois, qui vous auraient produit' à la caisse d'épargne moins de 1500 francs en quatorze ans, vous auront acquis une maison qui vaut aujourd'hui 3000 francs, mais qui alors en vaudra très-probablement le double^. Et pendant ce temps-là vous aurez été parfaitement logé, & l'abri
rutilité. La Société a construit aussi dans ces dernières années quelques maisons h rez-de-iîhaussée qui ont un peu plus de superficie que celles à étage, au détriment du jardin. Ces maisons ne coûtent que 2650 francs.
1. L'acheteur a un livret qui est réglé chaque année à l'intérêt réciproque de 5 pour 100. Cet intérêt est bonifié à l'acquéreur sur les petits versements, dès leur date.
2. Une maison, vendue la première année au prix de 2900 francs, a été revendue en 1860 au prix de 4000 francs.
lUÊFOBMË DES LOGAMENTS. 379
des caprices d'un propriétaire ; vous aurez joui d'un jardin qui vous aura rapporté 30 ou 40 francs par an, sans compter les vastes rues, les places plantées d'arbres, la salle d'asile, enfin tous ces établissements d'utilité publique dont vous n'auriez pas profité en restant dans l'ancienne ville, et qu'on ne &it pas entrer en ligne de compte dans le prix de revient de votre maison ^ »
"Ces raisons démonstratives ne firent que lente^ ment leur chemin dans les esprits. Il ne se présentait que peu d'acquéreurs et même peu de locataires. Enfin la lumière s'est faite. La vente a marché si rapidement qu'au 30 juin 1863, sur 560 maisons bâties, il y en avait 550 de vendues*.
1. Nous trouvons rarticle suivant dans les statuts de la caisse de secours pour les trois fabriques de produits chimiques possédées par M. Charles Kestner^ à Thann^ à Mulhouse et à Bellevue : « Si un ouvrier ayant deux ans de séjour dans l'établissement veut acquérir des propriétés immobilières ou construire une maison, M. Kestner lui fera l'avance sur hypothèque, mais sans intérêt; des sommes nécessaires, à condition de reconnaître lui-même l'utilité ou les avantages de l'acquisition ou de la construction projetée, à la condition aussi que les acquéreurs aient eux-mêmes réuni une somme équivalente à la moitié de la valeur de l'immeuble à acheter ou de la maison à bâtir, et qu'ils s'engagent à restituer le capital emprunté en dix annuités égales et consécutives. »
2. Voici comment la vente a marché. Au 30 juin 1854, on avait vendu 49 maisons ; au 20 juin 1855 , 67 maisons ; au 30 juin 1856, 72 maisons ; au 30 juin 1857, 124 maisons ; au 30 juin 1858, 284 maisons ; au 30 juin 1858, 294 maisons; au 30 juin 1860, 364 maisons; au 30 juin 1761 , 431 maisons. Depuis
Voilà donc, au bout de six ans, 550 familles d'ouvriers de Mulhouse qui sont propriétaires de leur maison et de leur jardin ou en train de le devenir % et plus de 550 familles soustraites à ces rues malsaines et infectes, à ces chambres délabrées où tout offense les yeux et menace la santé, à ces voisinages compromettants qui obligent trop souvent l'ouvrier rangé de souffrir la compagnie d'un ivrogne, et Thonnète mère de famille d'avoir des relations avec une fille de mauvaise vie* Le père, après son travail, n'est plus obligé de choisir entre un galetas et un cabaret ; il n'y a pas de cabaret dans la ville qui soit aussi gai que sa maisonnette. S'il a quelques moments à perdre avant son dtner, il donne un coup de bêche à son jardin ; il met un tuteur à un jeune arbre, il sème un carré de légumes, il arrose une plate-bande. C'est du bonheur et du travail pour toute la maison, car la mère de
le 30 juin 1861 jusqu'au 11 septembre suivant (date de l'assemblée annuelle des actionnaires), on a placé 12 maisons. Total: 453 maisons vendues en 1862. En 1863, il y en a 550.
1. Depuis novembre 1853, jour de la vente de la première maison jusqu*au 30 juin 1861, les ouvrieis acquéreurs ont payé 544248 francs. Quarante-huit maisons se trouvent aujourd'hui complètement payées , Les termes sont acquittés très-régulièrement, tant par les acheteurs que par les locataires. La perte sur les loyers pendant le dernier exercice (30 juin 1860 — 30 juin 1861) ne s'est pas élevée à 50 francs.
2. D'après le recensement de 1861, la cité ouvrière de Mulhouse renfermait 4497 habitants.
famille aime à sarcler et à ratisser son jardin, et les garçons se chargent arec empressement d'apporter de Teau dans les grands arrosoirs. L'été, la famille pourra dîner au frais sous un berceau de chèvrefeuille en causant avec ses voisins par-dessus la haie. On peut faire des projets d'embellissements, changer un papier, planter un arbre, essayer une culture nouvelle ; il n'y a pas à craindre que le propriétaire ne vienne faire obstacle à ces améliorations, puisque le propriétaire, c'est le père de famille. Il est doublement chez lui au milieu des siens, dans sa maison, dans la commune maison. Quand la vieillesse sera venue et que ses bras lui refuseront le service, il ne rougira pas de vivre du salaire de son fils, puisqu'il aura amplement payé sa dette à la famille. Il vieillira et mourra chez lui, et ses enfants, même en le nourrissant, seront toujours chez leur père. Peut-être leur laissera-t-il un autre héritage que la maison, car au bout de quatorze ans l'habitude d'épargner sera prise, et il pourra placer chaque année les 276 francs de son loyer. Héritage! Voilà un mot nouveau dans l'histoire d'une famille d'ouvrier. Oui, les enfants succéderont à leur père dans sa propriété; ils deviendront maîtres à leur tour de ce joli jardin témoin de leur enfance, de ce foyer où leur mère leur souriait. Quand ils l'auront perdue, ils la retrouveront partout dans la maison avec le souvenir de ses caresses
et de ses conseils. Ils raconteront à leur tour leur histoire à leurs enfants, car la famille peut avoir une histoire, à présent qu'elle est attachée à ce coin de terre. Nous voilà loin de ces nomades, de ces demi-sauvageSy chassés de taudis en taudis par les exigences du propriétaire, habitués à la malprot>reté, vivant séparés les uns des autres par nécessité, ne pensant à leur maison que pour se rappeler leur misère, obligés de demander au cabaret, quelquefois à l'ivrognerie, un moment de distraction et d'oubli. Cette maison est pauvre, mais c*est la maison paternelle^ et ceux qui l'habitent, et qui la possèdent, ne se sentent plus étrangers au milieu de la société. Ils comprennent, pour la première fois peut-être, l'étroite parenté de la propriété et du travail *.
En visitant la cité ouvrière de Mulhouse, on sent un vif désir de voir une si belle institution se propager par toute la France, et on ne peut s'empêcher d'être surpris que l'exemple donné par Mulhouse il y a déjà huit ans n'ait pas encore porté de fruits ailleurs. L'agrandissement de Lille a permis au bureau de bienfaisance de créer une cité ouvrière, et déjà six grands corps de bâtiments ont été construits. Si ce n'est pas l'air, l'espace, l'isolement, c'est au moins un séjour agréable et commode au sortir
1 . Dix-sept militaires rengagés ont employé leur prime d'engagement à acheter des maisons pour leurs familles.
des courettes. M. Scrive a pris les devants à moins d'unp lieue de Lille; M. Godin-Lemaire a construit à Guise une belle et vaste maison, qu'il appelle un familistèrey et qui n'est que le début de la vaste entreprise qu'il médite. Une société se forme à Saint- Quentin pour procurer aux ouvriers des logements salubres; M. Seydoux prend déjà ses mesures pour doter le Cateau d'une cité ouvrière; enfin quelques hommes jeunes et dévoués , parmi lesquels nous sommes heureux de citer M. le docteur Lenoël, s'efforcent d'introduire à Amiens ce puissant moyen d'amélioration matérielle et morale ; mais pendant qu'on en est ailleurs aux projets et aux tentatives, Mulhouse a taillé dans le grand et réalisé ce que d'autres rêvent. Il faut en faire honneur à la société industrielle. On ose dire qu'il n'y a pas d'académie en Europe qui ait déployé autant d'intelligente activité, ni rendu des services aussi éminents à la cause de l'industrie et à celle de l'humanité. C'est une association entre les premiers fabricants de l'arrondissement pour faire étudier toutes les questions industrielles sans regarder à la dépense, pour récompenser et propager les découvertes utiles et pour provoquer toutes les améliorations possibles dans le sort des travailleurs. Cette constante préoccupation du sort des ouvriers est le caractère propre de cette société; c'est par là qu'elle rend des services incalculables. Elle a compris et elle démontrera à tous
par son exemple qu'un bon ouvrier est le premier facteur de la richesse nationale, et qu'en s'occupant du bien-être et de la moralisation des ouvriers, on fait à la fois une bonne action et un bon calcul. Mulhouse a eu le bonheur d'avoir des dynasties de fabricants; sans cela une telle société et tout le bien qu'elle a fait auraient été impossibles. Les Dolfus, les Kœchlin, les Schlumberger , les Schvïrartz rendent largement h leur pays la richesse qu'il leur a donnée* Ils sont à Mulhouse ce que sont dans les Ardennes les Bacot, les Cunin-Gridaine, les Berlèche ; ce qu'est à Thann M. Kestner, ce que sont à WesserUng MM. Gros et Roman. M. Jean Dolfus en particulier peut être considéré comme le fondateur des cités ouvrières, qu'il dirige encore si habilement avec MM. Louis Huguenin et Zuber. Il ne faut pas croire qu'il n'ait pas rencontré d'objections ; le bien serait trop facile à faire sans les entraves que de trèshonnêtes gens apportent de très-bonne foi aux meilleures entreprises. On a commei. :é avec soixante actions de 5000 francs souscrites pai iouze personnes, qui s'imposèrent l'obligation, acceptée depuis par les nouveaux actionnaires, de ne prélever que 4 pour 100 d'intérêt et de renoncer à tout autre bénéfice *. Le gouvernement donna 300 000 francs à la condi-
1. La Société mulhousienne des cités ouvrières a été constituée en juin 1853.
tion que la compagnie en dépenserait 900000, qu'elle vendrait les maisons à prix de revient et ne les louerait pas au-dessus de 8 pour 100. Depuis on a ajouté onze autres actions, qui ont été souscrites par sept personnes, ce qui porte le nombre des actions à soixante et onze, le nombre des actionnaires à dix-neuf» le capital souscrit à 355 000 francs, auxquels il faut ajouter les 300 000 francs du gouvernement. Tout a été fait, et largement fait, avec des ressources si restreintes, et cependant il n'y a eu aucune perte pour les actionnaires ; ainsi voilà une grande chose faite à bon marché. L'habileté de la Société a consisté à emprunter sur les maisons bâties pour en bâtir de nouvelles. Elle a trouvé à Bàle des capitalistes qui lui ont avancé les trois quarts de la valeur vénale de ses maisons à 5 pour 100 d'intérêt d'abord, et aujourd'hui à 4 et demi pour 100 moyennant la garantie de M. Jean Dolfus. Pendant les cinq premières années, elle paye seulement l'intérêt des sommes prêtées, et pendant les quinze années suivantes, elle en fait le remboursement par quinzièmes, de manière que l'amortissement de sa dette marche parallèlement avec l'amortissement de la dette que les ouvriers acquéreurs contractent envers elle. Le Crédit foncier a aussi fait une avance
remboursable en trente années, aujourd'hui réduites à vingt-trois par les payements déjà faits. C'est ainsi que la Société a trouvé moyen d'étendre ses opé-
3di LE SALUT PAR LA FAMILLE.
ration» jusqu'à 1 600 000 francs , non compris les 300 000 francs alloués par l'État» qui ont été employés pour des usages d'utilité générale, tels que la création de bains et lavoirs, l'éclairage au gaz, rétablissement de la place Napoléon et de vastes rues plantées d'arbres, les trottoirs, les égouts, etc. L'État s'est borné à cette subvention ; les maisons nouveUement bâties sont affranchies de l'impôt foncier pendant trois ans mais ce dégrèvement est ré* glementaire; on n'a pas songé à l'étendre à l'impôt des portes et fenêtres, ce qui semblerait assez juste et aurait été facile, puisque FËtat,. en réalité» ne perd rien les trois premières années et bénéficie sur la quatrième.
Une amélioration bien plus importante consiste* rait à affranchir de tout droit de mutation les ou* vriers qui se rendent acquéreurs d'une maisim. La perte serait absolument insignifiante pour le Trésor, qui ne fera jamais un sacrifice plus opportun ni mieux justifié. Il n'y aurait pas grand mal assurément quand il donnerait une petite prime wx ou* vriers rangés et laborieux ; mais il s'agit ici d'un intérêt très-général, car en améliorant le sort des ouvriers, on rend service à l'industrie et à la société tout entière. Cette mesure rendrait inutile le pre-« mier versement exigé des acquéreurs par la conH pagnie, et qui sert précisément à couvrir ces droits. On se persuade à (orlqucla possession d'un« sommé
de 300 on 400 francs est une garantie de la moralité de l'acquéreur, et que la compagnie, en les exigeant, écarte le danger de contracter avec des acquéreurs non sérieux. L'intérêt de la compagnie est réel; mais la garantie de 400 francs ne vaut pas celle qu'on pourrait trouver dans le témoignage des patrons. C'est une erreur de croire que les ouvriers les plus riches ont plus d'ordre que les autres. Le directeur gérant de la cité de Mulhouse, M. Bernard, a remarqué au contraire que les ouvriers pauvres sont les plus réguliers dans leurs payements men^ suels. Une fois entrés dans la voie de l'épargne^ ils comprennent très-vite la transformation qu'elle doit opérer dans leur condition. Il ne faut pas d'ailleurs regarder comme insignifiante cette petite somme de 400 francs ; elle est bien petite, il est vrai, mais elle parait immense à l'ouvrier qui la prend sur son nécessaire et sur celui de sa famille. On doit prendre garde que le bienfait ne sera pas entier tant qu'on n'aura pas rendu la propriété accessible aux ouvriers les plus pauvres.
Beaucoup d'établissements situés loin des villes ont fait de louables efforts pour loger leurs ouvriers. Gela se comprend : un chef d'industrie réduit, par son isolement, à ses propres forces, ne peut guère songer à fonder un hôpital. L'entretien d'une école est déjà pour lui une lourde charge. C'est même un des arguments dont on se sert pour réclamer^
dans l'intérêt des travailleurs, la concentration sur un même point d'un grand nombre d'établissements industriels. Cet argument n'a plus de valeur, quand la sollicitude du chef d'industrie crée un village tout exprès pour le vendre à ses ouvriers. A quoi bon un hôpital , quand il n'y a pas de malades? L'air des champs, une maison salubre» un jardin, une certaine aisance, des habitudes régulières, entretiennent autour de la fabrique une population saine et vigoureuse. Le patron, de son côté, y trouve un double profit, car il attire les ouvriers, ce qui lui est très-nécessaire dans sa situation, et il les retient, ce qui le dispense d'employer des ouvriers nomades, avantage capital en industrie. De si ex* cellents résultats ne demandent aucun sacrifice ; il ne s'agit que d'une avance. Il n'y a rien de plus confortable et de plus gai que les maisons construites par la compagnie de Baccarat dans un coin de son vaste enclos. Gomme on ne pouvait pas loger treize cents ménages, les maisons ont été données par privilège aux verriers, qui sont les ouvriers d'élite de l'établissement. A la papeterie d'Essonne, les logements ressemblent un peu plus à des chanibres de caserne, mais ils sont très-salubres, très-bien entendus et très-bien tenus. Le trèshabile directeur, M. Graliot, les loue à bas prix dès la première année ; ce prix va en décroissant tous les ans ; au bout de cinq ans, le logement est gratuit.
C'est un excellente idée, non-seulement au point de ?ue de la bienfaisance, mais encore au point de vue d'une bonne administration. Etpourtantcelogement gratuit est encore loin de la maison vendue! Un ouvrier bien logé est certainement un meilleur ouvrier qu'un habitué de garni et de taverne; mais quelle différence encore entre lui et un ouvrier propriétaire !
La généralisation du système des cités ouvrières détruira une des principales objections qui s'opposent à la dispersion des établissements industriels. Nous avons trop de cours d'eau et trop de voies ferrées pour que la question de messagerie conserve l'importance qu'elle avait jadis ; l'abolition du régime prohibitif, en contraignant nos industriels à se servir d'outillages de premier choix, rend la proximité des mécaniciens moins nécessaire; enfin plus l'industrie se développe, et plus la vente et l'achalandage deviennent indépendants de la situa*tion topographique de l'établissement. Il ne s'agit donc plus, pour les maisons isolées , que de trouver le moyen d'avoir toujours un personnel suffisant. Ce moyen est trouvé : il n'y a pas à craindre que les habitants de la cité de Mulhouse quittent leur propriété pour aller vivre en nomades à Rouen ou à Lille.
La transformation des ouvriers de Mulhouse a été rapide* Ces rudes enfants de l'Alsace, devenus pro-
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priétaires par le travail, administrent leur avoir avec une sorte d'ipreté, ne négligent rien pour l'étendre à force d'activité et d'économie, et gouvernent leur famille avec bon sens, honnêteté et fermeté.
Dans tous les centres industriels où les ouvriers n'ont pas été considérés comme de pures machines à pousser la navette ou à battre l'enclume, leur esprit a contracté des habitudes sérieuses, et leur moralité s'en est heureusement ressentie. La même réforme se remarque toujours chez ceux d'entre eux qu'on appelle à exercer quelque autorité dans l'atelier, à siéger dans un conseil de prud'hommes ou même dans un simple conseil d'administration de société de secours mutuels. Ces faits ne seron pas niés par les défenseurs de la propriété et de la famille, qui ont démontré, il y a quelque dix ans, avec tant de zèle, d'éloquence et de succès, l'étroite solidarité qui unit la liberté, le travail, la propriété et les vertus domestiques.