Vers 1660, l'illustre brésilien Favella, dont j'ai
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eu le plaisir de proiiqiicer plus d'une lois le nom, avait élevé une fortification sur les bords de T Araguari ; et à l'abri de cette fortification, les religieux portugais établis sur les lies de Tembouchure de l'Amazone, allaient chaque année catéchiser les Indiens de cette partie de la Guyane Brésilienne.
85. Pendant ce temps, que se passait-il dans la Guyane Française ? — De grandes aspirations et de petits résultats.
86. L'a compagnie r/ti Cap de No/xlcvéée en 1633, n'avait pu réussir. Même, les Hollandais s'étaient emparés de C4ayenne, d'où ils ne furent chassés que par les Indiens.
87. Seconde compagnie du Cap de Nonl le 26 mai 16A0, ayant à sa tête Jacob Bontemps, et munie du pri* vîlége de s'étendre sur « toutes les terres qui sont situées » aux Indes Occidentales, entre les rivières des Ama- » zones etd'Orénoque, les dites rivières y comjM^ises. »> — Trois cents Français arrivent à Gayennele 25 novembre 16A3. Au bout d'un an, il n'en survivait que quelques-uns.
88. Nouvelle compagnie eu septembre 1661, toujours avec le privilège d'occuper la Guyane tout entière, y compris l'Amazone et l'Orénoque ; portant le titre significatif de franco Equinoxiale^ et ayant pour principal associé le secrétaire général de la marine. Près de huit cents Français débarquent à (^ayenne le 20 septembre 1652. Dans moins de deux ans, frappés par la famine et parles Indiens, il n'en i*estait que
. de tristes débris, qui étaient allés demander un asile aux Européens de Surinam.
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80. Los Hollaiulais .so hâtent iraller s iustaUcr dans rtlc de Cayenne abandonnée pas leurs hôtes.
90. Pas un Français ne se montrait dans la Guyane ; et encore, au mois de juillet 1656, Louis XIV octroyait au duc d* Ampville la charge de vice-roi de l'Amérique, avec la totalité de la Guyane depuis T Amazone jus- <{u'à rOrénoque. — Cela n'empêcha pas les Hollandais de garder encore neuf ans la Guyane Française.
91. Les Hollandais ne fment délogés que le 15 mars 1664. par le capitaine de vaisseau I^ Febvre de la Barre.
92. Jja Barre venait d'arriver à Gayenne conune lieutenant-général du roi , à la tête d'ime seconde compagnie de la France Kquinoxiale^ créée au mois d'octobre 1663 — et toujoure n'ayant pour bornes que l'Amazone et l'Orénoque.
93. Cependant, sans attendre des nouvelles de cette expédition, Louis XIV, à l'imitation de ce qui avait été fait pour les Pays-Bas et pour la Suède, avait trouvé bon de supprimer les compagnies américaines détachées, et de les fondre toutes dans une seule; et il avait créé, par édit du 28 mai 166i, une compagnie des Indes occidentales, — ne manquant pas de lui attribuer toute la Guyane « depuis la Rivière des Amazones jusqu'à » celle d'Orenoque. »
94. T^ compagnie générale continua au même gouverneur ses pouvoirs dans la Guyane. La Barre fit à Cayenne un séjour de treize mois, étudiant soigneusement le pays. Et, revenu en France en congé, il s'empressa de publier un ouvrage o(i il rendit compte de Tétat de la Gnvane Francftise le dernier août 1665.
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95. Eh bien, Messieurs, écoutons ce que nous dit ce grave personnage, qui, lorsqu'il écrivait, était encore investi de la charge de lieutenant général du roi dans la France Équinoxiale, ^-~ c'est-à-dire dans la France bornée pai* Téquateur, par l'Amazone.
96. En dépit de tant de chartes de ses rois, en dépit du titre pompeux qu'il portait lui-même, il ne balance pas à reconnaître que les limites véritables de là Guyane Française étaient celles cfui lui avaieni été assignées par le cardinal de Richelieu, les limites naturelles du Maroni à l'Oyapoc.