‹ L'Oyapoc et l'AmazoneChapitre 13 sur 81 · En définitive. Messieurs · texte numérisé non relu

En définitive. Messieurs

105, Les Brésiliens, clés qu'ils eurent pris pos-

( 24 ) l" LECTURE ^J^ 106-108

session de la .partie amazonienne de la Guyane, s'y étaient maintenus constamment, de plus en plus consolidés, lis avaient fait acte dé domination sur la rive gauche du Napo : ils fréquentaient le Rio Negro depuis plus de trente-deux ans : ils avaient depuis trente-neuf ans le fort du Paru, depuis dix-^sept ans le fort de FAraguari : et ils alléguaient des droits à la rive orien-* taledeTOyapoc.

106. Les Français, de leur côté, avaient souvent étendu leurs prétentions jusqu'à la rive gauche de TAmazone, voire jusqu'à la rive droite, — mais seulement sur le papier. Dans le fait,* ils n'avaient jamais mis le pied à Test de l'Oyapoc ; ils n'y avaient pas même songé. Tout au contraire, un gouverneur de la colonie, homme d'importance, — un lieutenant général du roi, — avait démenti par la presse les exagérations de la métropole.

107. Les Français ne s'étaient jamais établis qu'à l'ouest de l'Oyapoc ; et même là, ils avaient souvent cédé toute la place à des envahisseurs. Pendant dix ans, de'165i à 166i, ils n'avaient rien possédé dans la Guyane : une seconde fois, pendant deux mois de l'anpée 1667, rien : une troisième fois encore, pendant plus de deux ans, de 1674 à 1676, rien.

108. Là en était la question , lorsque se dressa dans Cayenne, la grande figure du marquis de FeiTolles.

SS »0i).|J2 ( 25 )

Page 1