PRÉFACE ' IX
» d*Ulrecht; piiisi|u'avec les interprétations les plus » favorables, il jie peut y faire atteindre nos fron- » tières. — H y a pour le succès de la négociation n du bien et du mal dans Tignorance où se trouve w le Gouvernement Brésilien des vraies ressources >» et de la topographie du fleuve des Amazones; w mais le bien l'emporte ; car si elle lui fait croire >i qu'en demandant la frontière de TAmazone nous »» voulons te déposséder complètement du profit et de » la navigation de ce fleuve et s'exagérer Timpor- » tance du territoire Guyanais qu'il nous abandon- » nerait, elle nous permet aussi d'en exagérer avec » plus d'assurance l'inutilité, l'insalubrité, lesma- » récages, au point de lui persuader que nous n'y 0» tenons que parce qu'il est enclavé dans des lignes » frontières naturelles qui , une fois admises, ôte- » raient tout prétexte de contestation entre les deux » puissances, et seraient un gage de la stabilité de » leur alliance actuelle. — Je crois donc qu'aux » yeux des Brésiliens l'on peut déplacer la prédo- » minance de l'intérêt des deux motifs qui nous » excitent à rechercher la frontière de l'Amazone ; » de manière à leur faire envisager comme acces- » soire ce qui est réellement capital , c'est-à-dire la » navigation complète du fleuve. Et il me semble » voir dans 'celte question de beaux élémens pour » appliquer au profit de la France ce grand prin- » cipe de Fart de négocier : réussir ù amoindrir » dans l'opinion de Taulre partie contraclante les