‹ L'Oyapoc et l'AmazoneChapitre 23 sur 81 · Le d juillet i 632, — tandis que les Français · texte numérisé non relu

Le d juillet i 632, — tandis que les Français

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établis dans la Guy ane depuis 1626, s'éloignaient déplus en plus de l'Amazone, — les Portugais du Paré, après avoir délogé successivement les Hollandais et les An-^ glais de différents points de l'Amazone, s'emparent du fort anglais de Gumaù à la pointe de Macapé*, sur le bord guyanais du bras occidental du grand fleuve^, et depuis ce jour le Brésil reste maître de l'Amazone.

269. Le 14 juin 46S7, — voulant mettre l'Amazone à l'abri des Français, qui commençaient à se hasarder dans la Guyane, à l'est de leurs premiers établissements, Philippe IV, à la fois roi d'Espagne et roi de Portugal, et souverain légitime de toute TAmérique méridionale, crée dans la Guyane, par concession per^ pétùelle à un Portugais du Par A, une capitainerie brésilienne, à laquelle jl assigne pour frontière la limite septentrionale du bassin de T Amazone, le bord droit de la grande rivière du Gap d'On^ge, de la rivière la plus connue de toute. la Guyane après l'Amazone et l'Orénoque. La concession du roi d'Espagne et de Portugal à l'un de ses sujets n'étant pas un acte international, il ne lui était pas nécessaire de désigner la rivière limite par un autre nom que celui dont se servaient les Espagnols et les Portugais ; il la nomme simplement nV/é/v de Fincent Pinçon.

270. Vers la fin de l'année 1638, — tandis que les Français respiraient à peine dans l'Ile de Gayenne, sans penser à l'Amazone, — les Portugais du Para construisent sur le bord guyanais de l'Amazone le fort de Desterro.

271. Le 10 août 1630, — les Français continuant toujours à se tenir cois dans File de Gayenne, ne s'oc-

( «fl ]f â* tÉbtbRB . g§ 2^â-.2tl

ëiipàtlt que diBd &i6yefiâ d'gchftpt^ëf ft la fêî'ocité deâ sauvages, les Pdttugàls du Para ^etobôtètit rAitta«bne pltls haut que Tàbfetiuga, Ibhgeàtit pendant une im^ Ifieilsë étëtldùë 16 bbM méridiuhal de lé Guyane, et ils pi*entiènt sdlëufaellènient |)ôsséësi5tl de là riVë gftucbë du Nâpô poilt la ëoUrottnë de PtJrttigàl, pat* bttlrë ëxpi^ du roi Philippe IV. .

2/^1 Vers ratUlëë 1660, -^ târtdi^ qUè leé t^ran- $ais avaient di^pahi de la Guyane depuis siit aus^ les PUrtUgâis du Pàf & bâttsâëUt ëui* le bbrd guyâhàis d@ rAïUazdtie m sëëbnd fort, le fort d^Araguàri, dntt^ la pbinie de Maëapà et le Càp Nord.

• 27â. ËH 1066, ^ les F^ahÇàlfe ayant WëbtiqUiS

rtlë de tayènhë, et s' étant mèuië avaneéà jusqu'à là

flVë gauche de TOyapbe^ — ^ le gouvertieUi* de la Qilyané f'rariÇaise, dans un livre impHtiié à Paris, déclare que là lunitë orientale de la^uyàhë Française est le fleuVë du dap d'Orange, ignoratit Inexistence dU Ibft fl'Al*ft^ guaH, rie tenant compte que de Tactë éclatant dé A^^ initiation que les Portugais avaient exercé sUr la pointe de Macapft, et se réglant probablement SUT Utië carte * de N. Sansori , de Tannée 1657, ^ il fait finir à là pointe dé Macapà îëS pb^gessidnâ portugaise^ dé là Guyane, et il appelle Guyane indienhëj Guyàhë indépendante, h'appartehâtit tti au Portugal Ul i la France, lestëitës ebniprisëè ëritfë la pdititë de Mâcapft et lé Cap d*t)râUgë.

274. Lès îfrâHçâis de (îâyehnë ayant frâuehi rOyapoc en 1678, et faisant depuis lors deâ èXeUïsîoiiâ CbUtiMëlleâ jusqu'au bord âmàÈoUiëh de là Guyàhë, — léâ Portugais du Para îëUf bppbâeat^ ëri aVrtl 1688^

s s 296-2^8 â' tfectlJRB ( et )

âeux tiouveftili fbrts s cè qui f&itf âtli* la rïté guyatiàisé de FAttiâBofle, quatre îtàm brésilienss

S7Bi Le 30 juin 1688, ^teBFrâUÇaii de Gftyëûiie

t)t*éteiidaiit revendiquer fermellemeni le b§i*d guyàiiàin de r Amasone, le eotafiiandatit pmtigàls du fott d' Ara^ guari Bigdifie à FeilDlleë qUëlle 6tait, au* yeux dU gouvet-nement pdrtugaid) la frdhti6re septëutriouate du Bfédili S'adreseant ft tiU Fi^atiçMa, il m de bërue pââ au wê&k purement portugais ei espagnol de twièrë tlè f^incehî PiftpisH ; il a le Boiti d'ajouter à ce noui oëlui qu'employaient les FràriçaiS^ Ofapôc; et pour etupêchèr toute espèc^e d'ëqUiyoqué, il a encore la précaution de dâ^arer que C'ëët (u riç^ièt-é du Càp tfOitingéi

276. En 1697, Louis XIV^ pousse par les iUbtigâ^ tiOiië du goutertiëur de Cayenne^ réclame pbUr la Fri^ce la prbpriëté exclusive de la uarigatiôu de V Ama^. KOUe ; et, comme tl aturait été impossible de TobteUiT, si du laissait aU' Portugal là propriété d'uuë portioA quelconque des terres *situées entre FembOUChuré de ce fleuve et Tlle de Cayenne, Louls XIV réclame également toute* les terres s' étendant de Cayènnè à r Amazone.

277i Recoûhalàsant biétitôt F impossibilité d*Obte-

uir là projjnété exclusive dé la navigation tfun fléuvfe dont les deux bords étaient occupés par led Portug&iis, Louis XIV &e bomo à demander lé libre ûSâge dé cette navigation on commun avec le Portugal • maintenant toujours, comme a était lndlst)ensablë^ &a prétcntlou sur tes ttrre* de la Guyane confinant à r Amazone.

878. Après plus dé deux années d*une Insistance infructueuse , Louiè XIV, au fkîte de sa puissante ,

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signe le A mars 1700, avec la plus vive satisfaction, un traité provisionnel, qui lui interdisait , non-seulement la navigation mais jusqu'à l'entrée de l'Amazone, et qui ne lui laissait, comme pierre d'attente, que l'usage provisoire, et en commun avec les Portugais, de la Guyane indépendante de là Barre, c'est-à-dire, des terres comprises entre la pointe de Macapé et la rivière du Cap d'Orange, — en donnant cumulativement à cette rivière, ainsi que l'avait fait en 1688 le commandant portugais d'Araguari, le double nom de nvière d^Ôyapoc ou yinvent Pinson, en toutes lettres.

279. Le 18 juin 1701, Louis XIV signe un nouveau traité, rendant définitives et perpétuelles les dispositions de celui de 1700.

280. Le 16 mai 1703, l'Angleterre, la Hollande et l'Autriche garantissent au Portugal, par un triple ti'aité, la propriété perpétuelle et exclusive des terres dont la possession était demeurée indécise par le traité de 1700.

281. Le 27 mai 1709, Louis XIV accepte -cette clause du triple traité de 1703, qui l'excluait des terres du traité de 1700.

282. £n 1710, Louis XIV offre lui-même cette même clause ; il offre de se désister, en faveur du Portugal, de sa prétention sur les terres dont la possession était demeurée indécise par le traité de 1700.

283. Lellavrill713enfin,dansletraitéd'Utrecht. Louis XIV reconnaît, on ne peut plus explicitement , que la totalité des deu^L bords de l'Amazone et la navigation et l'usage de ce fleuve, appartiennent en toute propriété au Portugal; et il se désiste à jamais, en

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faveur du Portugal, de ses prétentions sur la sauvegarde de l'Amazone, — sur les terres du traité de 1700.

284. Toujours est mis en avant le traité primordial de 1700 : ce traité dans lequel la limite septentrionale du terrain en litige était la rivière d' Oyapoc ou rincent Pinson, ainsi désignée en toutes lettres par son double nom, précisément comme dans la déclaration portugaise de 1688, et d'accord avec le document portugais primordial de 1637.

285. Il y a plus. C'est que toute cette série d'actes se rapportant uniformémen ta la rivière du Gap d' Orange, était parfaitement connue du cabinet de Versailles et des plénipotentiaires français à Utrecht.

286. Le marquis de Torcy, ministre des affaires étrangères lors du traité d' Utrecht, occupait déjà son portefeuille depuis l'année 1686. C'était lui qui avait mené, depuis ses premiers commencements, toute la négociation de l'Amazone : c'était lui qui avait dirigé les traités de 1700 et 1701 : c'était lui en personne qui avait accepté à la Haye la clause du triple traité de 1708.

287. Jérôme Phelypeaux, comte de Pontchartrain,. ministre de la marine et des colonies lors du traité d' Utrecht, était celui qui, en cette même qualité, avait transmis à l'ambassadeur Rouillé les ordres du cabinet de Versailles pour le traité del700 et pour celui de 1701.

288. Le maréchal d'Huxelles, le principal signataire français du traité d' Utrecht , était le même qui en 1710 avait offert aux alliés, au nom de son soùve-

( 70 ) ♦• î4î(miH« S S 289-294

Twx, quQ Ift France se désisterait, en fave^r du Portugal, de ses prétentions sup tes terres du traita da 1 7O0,

SSO. Il y a plus eneore, C'est que, entre 1^ traité primordial de 1700 §t le traité fmsJ de 1718, les noms de rivière de Vincent Pinçon et d'Qyapoq, consacrés tous les deuic par le pren^ier de ces traités, avaient été

appliqués Vun et l'antre à la rivière du Cap d'Orange danp des publications importantes.

290. En 1707, le nom portugais de cette rivière, déjà employé en 1637 par le gouvernement de Lisbonne dms les lettres patentes de création de la capitainerie brésilienne de la Guyane, et reproduit en iÔW par la commandant portugais dn fort d'Araguari dans sa rér

ponse à Ferrollos, avait paru dans la carte du père Friu, gravée h Quito, dans les États d§ Philippe V, le petit-fils et rallié inséparable de Lquis XIV, et dédiée au monarque espagnol par }a Compagnie de Jésus dQ la province de Quito, Ia rivière du. Cap d'Orange se trouvait marquéo dans cette carte sous le nom dç^fii^

dp Fieente Pû^çpn^

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