‹ L'Oyapoc et l'AmazoneChapitre 38 sur 81 · En partant de ce point, les quinze lieues · texte numérisé non relu

En partant de ce point, les quinze lieues

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portugaises qui lui étaient prescrites le menaient à la fois à l'embouchure de la rivière de Mayacaré et à l'extrémité nord de la branche occidentale du canal de Maracà.

617. La branche occidentale du canaldeMaracâ était la partie inférieure du Vincent Pinçon de La Gondamine, et elle offrait à la France, d'après ce savant, l'avantage de se continuer avec l' Araguari, affluent de l'Amazone.

618. Le Mayacaré avait été pour les Français, à l'époque du traité d'Utrecht et jusqu'à La GondaminOt le premier cours d'eau de la Guyane en dehors de l'Amazone : il était depuis cinquante ans la prétention officielle des gouverneurs de Gayenne : et il avait été jadis donné comme limite par des Portugais, avant que l'ambassade du président Rouillé eût fait étudier cette question.

619. Datis la justesse de son esprit, M. Malouet considéra que l'opinion de La Gondamine étant postée Heure de plusieurs années au traité d'Utrecht, elle n'avait pu servir de règle au gouvernement du roi; et que l'indication de lieues portugaises montrait assez que le gouvernement du roi avait eu en vue une opinion portugaise.

620. Et dans la droiture de son cœur, il ne balança pas à préférer l'honnête à l'utile.

621. M. de Malouet fit donc étabUr le poste et la mission sur la rive gauche du Mayacaré, par la latitude de 2^*26' nord. .

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