‹ L'Oyapoc et l'AmazoneChapitre 45 sur 81 · La paix régnait encore entre les deux colonies · texte numérisé non relu

La paix régnait encore entre les deux colonies

608. Mais, comme de 1701 à 1713, la question de rOyapoc, ou plutôt la question de l'Amazone, allait former, jusqu'en 1815, un épisode des mouvements qui recomposaient le monde.

609. La fidélité du Portugal à ses engagements avec l'Espagne et avec l'Angleterre, lui avait suscité l'hostilité de la France.

610. L'Espagne se détacha de la coalition, le 22 juillet 1796, par le traité de Bâle, et elle se lia avec la France contre l'Angleterre, le 18 août 1796, par le traité de Saint-Ildefonse.

611. Dans le premier de ces traités, la France avait accepté la médiation de l'Espagne, pour le rétablissement de la paix avec le Portugal ; dans le second ,

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Charles IV s'était engagé à décider son gendre, par la persuasion ou par la violence, à fermer ses ports à T Angleterre, et le directoire lui avait prorais toutes les forces nécessaires à cet effet.

61 2. Le Prince Régent de Portugal résista pendant près de deux ans aux obsessions de son beau-père.

613. Mais les revers de la coalition le forcèrent enfin àfaire demander la paix à la République Française, par la médiation de l'Espagne.

61A, Cette mission fut confiée à un chaud partisan de la France, M, d'JraûJo (postérieurement comte de Barca) , envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à la Haye.

616. Un traité de paix et d'amitié <fut conclu à Paris Je 10 août 1797.

616. Le différend américain fut jugé dans ce traité, avec pleine connaissance de cause du côté de la France.

617. Dès que le traité de Bâle lui fit espérer que la médiation de l'Espagne lui procurerait une paix prochaine avec le Portugal, le Gouvernement Français a' était préparé à la question de l'Oyapoc.

61 8. Le 1" septembre 1796, Jeannet-Oudin, gou* vemeur de la Guyane Française depuis la Convention, avait adressé au ministre de la marine et des colonies, en y joignant ses réflexions particulières, deux mémoires qu'il avait commandés au capitaine de génie Chapel, et à Simon Mentelle, l'ingénieur géographe que nous connaissons.

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