Au mois de novembre de la Jiièmc année, il
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faisait occuper par ses troupes la Toscane, et il chargeait son frère Joseph, son plénipotentiaire à Lunéville, d'imposer à r Autriche, pour condition de paix, la cession de la Toscane à l'infant de Paime.
718. Cela fait, il envoya aussitôt à Madrid , comme son ambassadeur, son frère Lucien.
719. L'ambassadeur du Premier Consul se présenta au roi d'Espagne portant dan^i ses mains la couronne d'Étrurie pour l'infant de Parme, — mais exigeant, pour prix de ce don, beaucoup plus que Berthier.
720. Charles IV enjoindrait à son gendre et son voisin, d'abandonner l'alliance anglaise pour l'alliance française :
721. Si le prince portugais obtempérait tout de suite, — il fermerait tous ses ports à l'Angletene et les ouvrirait tous à la France et à ses alliés, — il paye* rait à la France une forte indemnité, — il accorderait définitivement à l'Espagne une frontière convenable, — et il remettrait à Charles IV, provisoirement, pour servir de gage à la paix générale, une ou plusieurs provinces de son royaume, composant le quart de la population portugaise en Europe :
722. Si Dom Joâo n'obtempérait pas dans le délai de quinze jours, — une double armée, espagnole et française, ferait la conquête du Portugal tout entier, — ce royaume serait réincorporé à l'Espagne, comme simple province,— et on le frapperait, au profit de la France, d'une contribution énorme :