‹ L'Oyapoc et l'AmazoneChapitre 7 sur 81 · Au mois de mai 1625, Fedro Teixeira enlève · texte numérisé non relu

Au mois de mai 1625, Fedro Teixeira enlève

aux UoUaudais les deux forts du Xiiigu. Ils se réfu> gient encore chez les Anglais, dans le bras guyanaisde r Amazone. Mais le Portugais y ports la mort aux uns et aux autres : trois forts sont pris ; le chef hollandais, le chçf anglais restent paimi les tués ; quelques Anglais, un grand nombre de Hollandais, sont menés au Para; d'autres s'enfuient épouvantés au-delà de rOyapoc.

40. Les Hollandais disparaissent. C'est le tom* ' des Anglais.

50. Le 24 octobre 1629, ce même vaillant Teixeira leur enlève le fort de Taurege, bâti sur le continent de la Guyane, à l'embouchure de la petite rivière qui lui donnait son nom.

51. Le 1*' mai's 1631, Jacome Raimundo de Ao^ ronha leur emporte le fort de Philippe, construit également sur le continent de la Guyane, un peu au nord du premier.

52. Le d juillet 1632, Feliciano Coelho de 6>r/valho arrache à Roger Frey leur dernier retranchement, le fort de Cumaù, également situé sur le continent de la Guyane, à la pointe de MacapA.

53. Désormais les deux rives de l'Amazone de^ meurent aux habitants du Para ; et je suis heureux de proclamer que l'un des' braves les plus méritants, dans cette héroïque légion qui a assuré au Brésil la possession du grand fleuve, ce fut constanunent un Brésilien, Pedro da Costa Fu ifella , né à Femambouc.

54. Mais, trop peu nombreux encore pour se paitager sans s'affaiblir, les vainqueurs se contentèrent de rester les seuls maîtres partout. Us rasèrent les deux

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forts du Xingû et tous ceux du bras occidental de l' Afnazone'; et ils se postèrent à Gurupâ, surveillant de là ces terres de la Guyane où ils venaient d'exercer tant d'actes de domination.

55. Débarrassés des Hollandais et des Anglais, qui s'éloignèrent vers l'Orénoque, les Brésiliens n'eurent plus à se préoccuper que des Français, redevenus^ ainsi leurs voisins les plus proches.

56. Au lieu de rechercher l'Amazone, les Français s'en étaient d'abord éloignés davantage. Une centaine de nouveaux colons , débarqués en 1630 et en 1638, avaient été se fixer six lieues plus loin que le Sinamari, — sur les bords du Conamana.

57. Mais la charge de « grand maître chef et sur- )) intendant général de la navigation et commerce de » France »> venait d'être créée pour le cardinal de Richelieu ; et le grand ministre, voulant tirer parti de la Guyane d'une manière permanente, forma une compagnie qui devait exploiter ce pays dans les limites naturelles du Maroni à l'Oyapoc. Elle fut établie le 27 juin 1633, ayant à sa tête les sieurs Rosée et Robin.

58. Dans ce document la Guyane fut désignée sous le nom de Cap de Nord.

59. Ce n'était pas une méprise. — Tout comme on avait donné quelquefois le nom de Cap f^ert au groupe d'îles situées devant ce cap ; tout comme le nom de Cap Saint-Augustin avait quelquefois indiqué le Brésil tout entiel* : de même, on étendit pendant longtemps 1« nom de Cap de Nord au tout dont il n'est que la psîrtie avancée, — à la totalité de la Guyane.

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Et cet usage n'était pas exclusif aux Espagnols et aux Portugais; il était commun chez les Français euxmêmes. En voici la preuve :

60. On sait que dans les malheureuses tentatives de colonisation de 1648 et 1652, ni Brétigny ni les compagnons de Royville ne touchèrent au sud de Tlle de Cayenne, si éloignée du Cap de Nord. Et cependant les historiens de ces deux expéditions ne donnent au pays alors visité que le nom de Cap de Nord. Ouvrons Boyer, Daigremont, Biet, la lettre anonyme de Cayenne, et nous y trouverons de nombreux témoignages de cette vérité.

61 . Mais il suffit du passage suivant d' une Refation de la Guiane imprimée à Paris en 1674. a La Guiane » est un grand pais dans la terre ferme de l'Ame- » rique, qui s'étend en latitude depuis la ligne Equi- » noctiale, jusqu'au dixième degré du costé du Pôle » Arctique, et en longitude depuis la Rivière des Ama- » zones jusques à celle d'Orenocque... Nos naviga- » teurs François ont accoustumé de donner à la Guiane » le nom de Cap de Nort, à cause qu'il est le plus re- » iliarquable de tonte cette coste. »

62. Malgré le nom de Gap de Nord, il est donc bien certain, Messieurs, que la rivière la plus méri*^ dionale de la concession française de 1688 était l'Oyapoc, la rivière du cap d'Orange.

63. Le bassin de l'Amazone était respecté : le Brésil n'avait qu'à se louer de la France. Aussi ne putil pas s'alarmer de voir les Français passer enfin au sud du Sinamari, et s'établir à Cayenne en 1634.

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