LABBÉ, OUDIN
Et la température s'élève, par la prolongation de la durée d'inhalation (:3AUR).
CORRALE a soumis l’animal à des inhalations d'ozone mélangé à l'air. La proportion d'ozone était inférieure à 5/10° milligramme par litre d’air, et la durée de l’inhalation était de 10 minutes par Jour. Au bout de cinq jours, il a pu relever les faits suivants :
L'animal mange davantage, avec plus d’appétit; sa peau devient luisante, ses mouvements sont plus vifs et plus énergiques; son sang ne présente pas au spectroscope les raies de la méthémoglobine, mais au contraire les deux bandes d'absorption de l’oxyhémoglobine.
L'animal augmente de poids et, à l'examen de l’appareil respiratoire, on ne constate pas le moindre signe d’irritation ou d'inflammation.
En résumé : les effets physiologiques de petites doses
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à 4 ° Q d'ozone sont une conséquence naturelle de l'augmentation
de l’oxyhémoglobine du sang.
Les fonctions organiques se trouvent activées, le sang réclame une plus grande quantité de matières alimentaires. Ce qui explique l’augmentation de l'appétit, une plus grande absorption d’aliments et l’augmentation du poids.
ACTION BACTÉRICIDE
La puissante action bactéricide exercée par l'ozone est
due à son grand pouvoir d’oxydation.
” En thérapeutique, ce gaz n’est jamais employé à l’état pur; mais en mélange oxygène-ozone dans la proportion de O,1 à 5 %. Les propriétés de ce mélange sont dues à l’atome d'oxygène naissant.
De nombreuses expériences ont démontré l’action bactéricide de ce gaz; mais cette action varie suivant différentes conditions.
Ainsi, plus la quantité d'ozone est grande et plus puissante est son action. :
D'autre part, OUDIN a démontré que dans les milieux de culture solides tels que gélatine, gélose, agar-agar, l'ozone détruit les bactéries développées à la surface mais non les colonies développées dans la profondeur ; par contre, dans les milieux de culture liquides l’apport de l'ozone se montre beaucoup plus efficace.
De nombreux auteurs ont étudié cette action bactéricide :
— CHAPUIS l'indique sur les bactéridies charbonneuses, les bacilles d'ÉBERTH, les staphylocoques et le bacille de .LŒFFLER.
— Payr montre que cette action est variable suivant les microbes; l'effet bactéricide le plus actif se manifeste
Ce pes
en particulier sur le pneumocoque, le streptocoque et le bacille pyocyanique; moins rapidement sur le staphylocoque et le colibacille. Pour le staphylocoque, en culture pure sur gélose, il faut faire passer le gaz pendant 5 minutes pour obtenir une stérilisation complète.
RIALLAND faisant barbotter de l’ozone dans des tubes ensemencés du même microbe, pendant des'temps variant entre une et quinze minutes, arrive à stériliser tous les tubes. PICARD, dans le Service MARION, BAUER, AUBOURG ont obtenu la stérilisation des cultures de colibacilles en six minutes, par un mélange de O gr. 25 d'ozone par litre d'air.
FISH, expérimentant l'ozone sur des cultures de divers microbes, en ajoutant de la salive humaine, constate une augmentation du pouvoir bactéricide de l’ozone.
LABBÉ, OUDIN, ARLOING et TROUDE notent le pouvoir antiseptique de l'ozone sur le bacille diphtérique et sa toxine. [l semble même que cette action s’exerce plus rapidement sur la toxine que sur le germe qui la produit.
Pour les anaérobies, le temps nécessaire à la stérilisation est plus long. Il faut un passage d'ozone de 15 minutes et plus.
L'’ozone détruit, en outre, les matières organiques se trouvant dans les milieux de culture.
Nous avons déjà mentionné, dans l'historique sur l'ozone, son effet stérilisant sur les eaux. BRUERS, LOIR, OHMULLER, PROSKAUER, SCHUDER, UHLMANN vérifient expérimentalement cette propriété sur des eaux contenant de grandes quantités de microbes du choléra, du typhus, de la dysenterie. L'action de l'ozone serait double: d’une part il y aurait une action directe sur le microbe qu'il tue; d'autre part, il y aurait formation d’un coagulum protecteur, isolant, autour de certains microbes qu'il respecte, les rendant ainsi absolument inoffensifs et les faisant succomber rapidement (MORTON). AUBOURG a pu constater cette action double, en particulier sur le colibacille.