‹ L. Tieck et le Théatre espagnolChapitre 54 sur 108 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

ries de Solger ; Solger avait emprunté à Tieck ses goûts littéraires et nombre de ses thèses ; mais il les avait élargis et refondus dans les formes de son système. Tieck à son tour reconnut dans le système de Solger le point de vue central, autour duquel convergeaient toutes ses idées, au nom duquel il allait désormais faire l'examen de sa conscience et réorganiser son esthétique personnelle.

Tieck trouva donc auprès de son ami à la fois un encouragement et des avertissements. Désormais, il allait être séduit et contrarié par l'art du poète espagnol ; mais loin de se plaindre de ces incertitudes, il en savait la raison et s'en félicitait ; il n'eut pas de remords à chanter les louanges de Galderon :

... Und Galderon, den Krânze bunt umglûhen,

dit un poème à G. Schlegel L Son étude passionnée du théâtre espagnol lui découvrait enjQn autour de Galderon des poètes distingués, lui apprenait la valeur insoupçonnée de Lope de Vega. En face de cet admirable spectacle d'art, Tieck avait désormais les points de vue définitifs, la doctrine sereine et solide qui lui permettait de fonder ses jugements et allait lui donner l'audace de la critique.

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