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GAUSES DE LA COPULATION DES PRONUCLEI IOI
resté au dehors; il a dù se former de novo, au contact et probablement sous l'influence de la chromatine nucléaire.
On voit, et nous insistons volontiers sur ce point, que ce qui domine cet ensemble de faits, c'est l'irradiation du cytoplasme, la coagulation de ses colloïdes, rayonnant à partir du point où il a pris contact avec une substance étrangère. Nous saisissons bien là sur le vif une des réactions les plus caractéristiques de l'œuf mür et qu'il est impossible d'obtenir avant que l'équilibre de maturation n’ait été atteint.
Une dernière question serait à solutionner : pourquoi les pronuclei mâle et femelle copulent-ils entre eux? On a émis déjà bien des hypothèses : on a dit qu'ils s’unissaient parce qu'ils sont de sexe différent, ou parce que n'étant que des demi-noyaux, 1ls ont une tendance à se compléter mutuellement. C'est là évidemment se payer de mots et il nous paraît plus simple et plus rationnel d’aborder le problème à la lumière des propriétés que nous avons reconnues aux énergides. La répulsion réciproque qu'elles manifestent l’une envers l’autre nous autorise à admettre que la condition première, pour. que deux pronuclei s unissent, est que l’un des deux au moins soit dépourvu d'une énergide propre et, par suite, d’un centrosome actif (RücrerT, BrAcHETr). |
La polyspermie physiologique des Sélaciens, tout comme la polyspermie expérimentale de la grenouille concourent toutes deux à démontrer cet éloignement maximum des noyaux des énergides. Or, NAT atteste que la formation du on globule polaire, quand elle s'accompagne d’un puissant aster maternel, n’en est
pas moins suivie de sa disparition totale dès le moment où le pronucleus femelle s’est constitué.
Lors de la copulation des pronuclei il n’y a donc plus
d'énergide femelle ; elle a toujours cédé la place à l'irra-
diation plus puissante partie du centrosome spermatique (fig. 14 et 171.
Mais en disant pourquoi les pronuclei ne se repoussent pas, nous n'expliquons pas encore pourquoi 1ls conjaguent. On pourrait invoquer une attraction du pronucleus femelle par le centrosome spermatique quiest juxtaposé au pronucleus mâle.
Sans être invraisemblable, cette réponse méconnait le
cas assez fréquent où les noyaux s’accouplent alors que l'énergide mâle est effacée ou sur le point de l'être. Il est plus exact et plus conforme à la réalité de considérer le phénomène qui nous occupe comme étant la manifestation d'une loi très générale, qu'on peut formuler comme suit : des noyaux ayant la valeur de pronuclei de sexe quelconque, plongés dans un cytoplasme commun, s'at-
tirent mutuellement et s'unissent pour autant que leur :
attraction réciproque ne soit pas neutralisée par l'entrée en activité des centrosomes auxquels ils sont accolés (Bra- CHET, 1910).
Les faits qui ont permis de dégager cette loi apparaissent avec une évidence ANA ai la polyspermie expérimentale de l’œuf de grenouille.
Il arrive parfois que de cent spermatozoïdes pé- | nètrent en même temps dans le même œuf. On trouve . alors en maints endroits des groupes de deux ou plusieurs
éléments qui, entrés très près l’un de l'autre, ne sont sé-
parés que par un étroit intervalle. Leurs têtes gonflent et k prennent rapidement l'aspect de pronuclei, bien avant |
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