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SIGNIFICATION DE L'ÉNERGIDE SPERMATIQUE

peine à comprendre que de véritables fibres puissent se former, puis s'évanouir pour apparaître à nouveau, et ainsi de suite.

Si nous abordons maintenant la question des centrosomes, nous nous heurtons d'emblée à de nouvelles controverses. D'où vient ce petit corpuscule vers lequel convergent les rayons? Il apparaît toujours à la base de la tête du spermatozoïde, à l'insertion du col, c'est-à-dire au point où élait venu se placer l'un des grains dérivés du centrosome de la spermatide.

Depuis les recherches classiques d'En. Vax BENEDEN (1883-1887) et de Boverr (1887-1902), la plupart des auteurs ont admis que c'était effectivement ce grain qui devenait le centrosome de l’énergide spermatique et qui donnait, par conséquent, les centrosomes des mitoses de segmentation.

Ces faits ont fourni les bases de la théorie du centrosome considéré comme organe permanent de la cellule et ont autorisé Boverti à dire que, dans la fécondation, l'acte essentiel est l'apport, par le spermatozoïde, d'un centrosome mâle à l'œuf qui en est dépourvu.

Nous ne songeons nullement à contester l'importance de ces observations. Nous avons nous-même admis ‘ que dans l'œuf de Rana fusca, les centrosomes des énergides

spermaliques dérivaient de ceux des spermatozoïdes et nous avons maintenu depuis cette manière de voir. Nous pensons pourtant qu'ou aurait tort de passer sous silence

une série de faits que la méthode expérimentale, appliquée à la cytologie, a mis en vedette.

! En raisonnant par analogie, plutôt qu’à la suite d'observations directes.

On sait depuis longtemps (En.-B. Waicson (1901), T.- |

H. Morcax (1896) et bien d’autres) que certains agents, tels que les solutions hypertoniques, l'éther, etc., provoquent ls formation, dans l'œuf vierge, d’asters plus ou moins étendus et puissants, ayant comme centre une fine granulation possédant toutes les propriétés des centrosomes. Nous reviendrons sur ce pouvoir du cytoplasme qui trouve son utilisation dans les méthodes de parthénogénèse expérimentale ; mais dès maintenant il nous fournit une indication précieuse : c’est que le pouvoir qu'acquiert le cytoplasme de s'irradier sous des influences diverses (action du spermatozoïde, agents chimiques) est plus important en soi que l'apport par la fécondation d'un corpuscule sur lequel l'irradiation se centrerait.

Les observations si intéressantes de F.-R. Lrczre (1912) qui demanderaient toutefois à être reprises, viennent confirmer cette idée ; selon cet auteur, chez Nereis, l'œuf, dès le premier contact du spermatozoïde, expulse une masse muqueuse assez épaisse, Si au moment où la tête spermatique est partiellement engagée dans le cytoplasme on centrifuge violemment les œufs, la tête se détache du col ou même se brise en un point quelconque de son étendue ; la partie basale et le col restent au dehors dans la gangue muqueuse, mais la partie apicale continue de pé-

nétrer dans l’œuf. Or Lizuxe a observé que dans pareille

fécondation, effectuée par la tête seule ou par un fragment suffisamment grand de sa portion apicale, il se forme une énergide spermatique centrée sur la base du noyau spermatique ou sur sa surface de brisure, énergide qui ne diffère en rien de celle de la fécondation norinale. Le centrosome d'où partent les rayons, n'est donc pas dans ces cas celui du spermatozoïde, ce dernier étant

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