‹ L'uf et les facteurs de l'ontogénèseChapitre 31 sur 141 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Sommaire. — Importance réelle du milieu pour l'œuf. — L'œuf mür, cellule agonisante. — Interprétation et causes de son état d'inertie. — Théorie de BarTarzzox. — Potentialités ontogénétiques de l'œuf mûr comparées à celles du spermatozoïde. — Démonstration de la non-équivalence des gamètes. — Parthénogénèse expérimentale : sa signification, ses méthodes : Los, Yves DELAGE, BATAILLON. — Exposé et discussion sommaires de leurs théories, — Moment où

l'œuf acquiert ses propriétés ontogénétiques.

Les produits sexuels dont nous avons suivi les changements de forme et de structure aux diverses périodes de leur existence, sont plus que des cellulés vivantes : véritables êtres vivants, ils sont le siège de processus physiologiques auxquels correspondent des modifications successives de leur composition anatomique. Mais que faut-1l entendre par la « physiologie » de l'œuf?

Il importe, avant tout, de bien préciser ce terme. Puisque l'œuf vit, toutes les manifestations caractéristiques de la vie se retrouvent en lui ; elles sont. susceptibles d'y être étudiées par les méthodes courantes de la physiologie et conformément aux idées qui actuellement la dirigent dans ses investigations. L'œuf respire, se nourrit, est le siège d’un métabolisme plus ou moins actif selon les phases qu’il traverse ; il serait du plus haut intérêt d’avoir sur ces diverses « fonctions » des connaissances suflisamment exactes pour pouvoir en pénétrer le mécanisme in-

time et tracer la courbe de leurs variations. Avouons que ee travail est à peine ébauché ; les physiologistes, absorbés par d’autres problèmes et peu familiarisés avec le matériel qu'ils auraient à soumettre à l'expérience, s’en sont ecmplètement désintéressés ; c'est tout récemment que les embryologistes ont compris l'importance de la tâche etqu'ils se sont appliqués à former leur esprit et à adapter leurs méthodes à une discipline scientifique nouvelle pour eux. S’étonnera-t-on que parmi les « fonctions » des-produits sexuels, la plus frappante les ait sollicités tout d'abord, bien qu’elle ne soit en somme que la résultante de toutes les autres : nous voulons parler de la propriété qu'a l'œuf fécondé de donner inévitablement naissance, s'il se développe, à un organisme semblable à celui dont il provient. C’est donc le problème de la forme qui s’est imposé le premier à leur esprit, où plutôt qui leur est apparu sous une face nouvelle : négligeant les détails de l'évolution phylogénétique des organismes, beaucoup d'embryologistes ont cherché à dégager les lois et les causes immédiates de leur développement actuel. Ils se sont mis à faire de la morphologie causale, recourant larsement, à cet effet, à la méthode expérimentale.

Passons rapidement en revue les résultats principaux auxquels ils sont arrivés dans cette voie.

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Nous avons appris, au chapitre précédent, qu'un œuf mür, pondu. meurt si un spermatozoïde — ou quelque chose d’analoque — ne vient pas lui sauver la vie, et la vie, pour l’œuf fécondé, c'est, avant tout, la mise en marche d’un dynamisme qui provoque la formation pro—-

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