MÉTHODE ET THÉORIE DE DELAGE
l'étude avec un esprit de méthode remarquable, il y a l'interprétation théorique, qui laisse encore prise au doute. On peut lui reprocher, notamment, de n’envisager qu'un des aspects de la question, attendu que l'œuf, au moment de la fécondation comme après elle, subit des modifications dont les relations avec des processus d'oxydation sont, pour le moins, fort invraisemblables. Nous aurons l'occasion de revenir plus tard sur ces modifications et de les confronter, dans le chapitre V, avec la parthénogénèse de Los. Nous nous en tiendrons ici à ces remarques générales ; le lecteur qu’intéresserait la critique dont les expériences et les conclusions de Loœsz sont susceptibles, consultera avec fruit le livre de Derace et Gorpsurrn. Toute différente est l'idée qui a guidé Derace dans la recherche d’une méthode parfaite de parthénogénèse arti-
ficielle. Elle a sa base dans la conception, qui s’aflirme
de jour en jour avec plus de vigueur, que le protoplasme vivant est sans structure, mais est un mélange plus ou
- moins complexe de substances pour la plupart à l’état
colloïdal . Toutes les manifestations essentielles grâce auxquelles se fait le développement d’un œuf, peuvent être ramenées, pour DeLace, à des coagulations et à des liquéfactions de colloïdes, se succédant rythmiquement en des endroits déterminés : la disparition de la mem-
brane nucléaire, le clivage des chromosomes, l’efface-
ment du fuseau et des asters, seraient des liquéfactions ;
apparition du centrosome, la formation du fuseau et des
asters, la production sur l'œuf de la membrane de fé-
eo
1 Nous aurons à revenir à diverses reprises sur l’état colloïdal des composants du protoplasme. Disons seulement, que cette conception est aussi celle d’histologistes comme Prewanr (1910).
E | b -> ÿ ET
condation rentreraient dans la catégorie des coagulations.
La régularité même du rythme des processus de la di-
vision celluiaire, autorisait à supposer que le déclanche-
Le