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l'agent actif de cette orientation, trouverait sa voie toute tracée, le méridien en question étant déja vaguement préformé dans l'œuf mür. Cette interprétation, très plausible, et dont nous n’avons aucune raison de douter, démontrerait qu'il existe dans les manifestations dynamiques de la fécondation chez les diverses espèces des différences quantitatives. Les recherches d'Enm.- B. Wazsow sur le Dentale laissaient déja soupçonner ce fait.
Ceci est très suggestif : Cynthia et le Dentale seraient des intermédiaires entre Rana fusca, l'Oursin et les Astéries, Cerebralulus, Lanice, etc... et d'autres œufs dans lesquels les manifestations dynamiques se réduiraient à si peu de chose, qu'ils deviendraient capables de parthénogénèse naturelle. Ce n’est là bien entendu qu'une vue purement hypothétique. Mais elle nous paraît assez intéressante.
Ce qui est essentiel, c’est que partout où on les à re-
cherchées, les manifestalions dynamiques de la fécondation
existent et les descriptions des auteurs v font souvent allusion. En 1883 déjà, En. Vax BEexEeDEx avait insisté sur les remaniements du cytoplasme ovulaire qui chez l'Ascaris succèdent à la fécondation. Bien d'autres après lui ont signalé ailleurs des changements analogues; nous citerons parmi eux, Vanper Srricur et Lams qui, dans des travaux récents sur les Mammifères, ont noté un véritable renversement de la polarité de l'œuf. Bien que ces notions ne soient pas sorties, jusqu'à présent, du domaine de la description et que ceux qui les ont reconnues se
soient bornés à en figurer les aspects, elles nous sont pré- …
cieuses et nous nous plaisons à y voir une source de futures recherches expérimentales.
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L'Ascaris megalocephala que nous venons de citer, mérite une mention particulière. [Il est, jusqu'à présent, le seul objet où les bouleversements produits dans l'œuf par le spermatozoïde aient été étudiés au point de vue physique et chimique: c'est à Fauré-Fréuier (1913) que nous devons ces recherches fort intéressantes et qui nous font, entrevoir pour la première fois le mécanisme intime des manifestations dynamiques.
Nous savons ce que cet auteur entend par équilibre de maturation de l'oocyte; il marque l’achèvement, par suite d'une cause quelconque, des réactions qui se sont produites pendant la période d'accroissement et ont donné
. naissance à des produits divers. Antérieurement déjà, en étudiant ce que Baraïzcox appelle la réaction propre de l'œuf, nous avons expliqué que chez l’Ascaris elle se caraclérise par une répartition nouvelle des éléments figurés du cytoplasme; des inclusions intra-ovulaires sont expulsées de la masse de l'œuf, dont le volume se réduit ainsi de moitié; en même temps, le glycogène est hydrolysé et la plus grande partie entre dans la composition
de la chitine formant l'épaisse enveloppe extérieure de l'œuf ; un produit spécial, un éther de l'acide ascarylique, est saponilié et l’acide libéré constitue une mince membrane qui double la première; enfin une graisse neutre apparaît dans l'œuf.
Il est évident que ce remaniement et ces transforma tions, aboutissant à un nouvel état d'équilibre (équilibre de copulation), ne sont autre chose que l’ensemble des manifestations dynamiques de la fécondation. Quand elles sont terminées, l'œuf fécondé a la composition matérielle et les localisations dynamiques adéquates à son ontogénèse.
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Fauné-Fréurer admet — avec preuves expérimentales à l'appui, — que la cause initiale de tous ces changements est un abaissement de la tension superficielle du contenu ovulaire; c'est ce facteur qui provoquerait, selon toute probabilité, la perturbation dans la répartition des éléments figurés du cytoplasme. Cet abaissement de la tension supetficielle serait dû à la dissolution dans l'œuf d'une subs- « tance (l’ascaridine) que contient le spermatozoïde (corps « réfringent).
Si les observations de Fauré-FrémiETr sont exactes, elles prouvent, sans réplique, que les manifestations dynamiqués reconnaissent comme cause le spermatozoïde, et sont, par conséquent, un acte de la fécondation. Elles « démontrent en outre — et ce n’est pas moins essentiel — que l'établissement de ces manifestations dépend simplement d’un changement relativement minime dans l’état … physique de l'œuf, et du coup elles échappent au mys-« tère dont on à trop longtemps enveloppé les propriétés spécifiqués de la’ matière vivante. Il y a plus encore dans ces recherches : elles nous permettent de comprendre que dans un œuf volumineux comme celui de la grenouille, le spermatozoïde préside à l'orientation des localisations serminales. L’abaissement de tension naissant en effet dus spétratotoide, sa propagation dans l'œuf partira de lui ; = la traînée spermatique qui marque en somme la succession des points occupés par le spermatozoïde, apparaît ainsi comme la ligne de propagation du changement d'état physique et il devient dès lors compréhensible qu'elle soit déterminante du méridien de symétrie bilatérale de l'œuf fécondé €
Dans ces déductions nous avons dépassé de béaucoup la pensée de Fauré-Fréuier lui-même; peut-être