LE RE
veilhier, a présenté des signes évidents d'ulcération gastrique. Le tableau clinique n'a été net qu’à la suite du second traumatisme ; c'est pourquoi nous avons considéré ce cas comme ayant évolué rapidement vers
la guérison.
Observation II
Trousseau. Bulletin général de Thérapeutique médicale el chirurgicale, tome 55, année 1858, page 274.
Thérèse F... est entrée, le 18 février 1858, à l'Hôtel-Dieu de Paris, dans le service de M. le Professeur Trousseau.
Le 4 février, elle avait reçu à la région épigastrique un coup de timon de voiture qui l'avait renversée et dont la violence lui avait fait perdre connaissance. ;
Dans la soirée, elle fut prise de vomissements de sang qui se continuèrent pendant la nuit et revinrent ensuite deux ou trois fois par Jour, jusqu’à son entrée à l'hôpital,
À l’Hôtel-Dieu, on observa qu’elle vomissait par petites gOTgées, mais fréquemment, une certaine quantité de sang noirûtre, mêlé parfois à des caillots. La douleur épigastrique était assez intense ; appétit nul.
Le 22 février, les selles avaient de même été mêlées de sang noir, mais cela ne se renouvela pas.
À dater du 25 février, sous l’influence du traitement au perchlorure de fer (un gramme dans une potion gommeuse) les vomissements de sang et la douleur disparurent et le 11 mars, c’est-à-dire cing semaines après l’accident, la malade quitta l'hôpital, parfaitement guérie.
Petit
RS ee
Observation IIL
Causer. Contribution à l’histoire de l’hématémèse considérée au point de vue étiologique. Thèse de Paris, 31 janvier 1870, page 22. (Observation recueillie dans le service de M. le Pro-
fésseur Lasègue).
Il s’agit d’une femme qui, en tombant dans un escalier, se contusionna à la région épigastrique ; immédiatement, elle fut prise de vomissements de sang très abondants qui la firent entrer à l'hôpital. Le vomissement sanguin devint quotidien pendant plus de quatre mois, sans grand dommage pour la santé de la malade, bien qu’elle rendit par jour la valeur d’un crachoir de sang liquide et rutilant. Aujourd’hui, elle est parfaitement
guérie.
Observation IV
Poran. Observation rapportée par Derouet: Etude sur l’ulcère simple de l'estomac de cause traumatique. T'hèse de Paris, 12 mai 1879, page 25.
En l’année 1872, un homme couché dans la salle Saint-Luc, à l'hôpital Necker, pour une. affection très légère, était voisin d’un épileptique dont les accès étaient des plus violents. Voulant un jour le secourir, il reçut à l’épigastre un si fort coup de tête que,
| | sur le moment même, il fut pris d’un vomissement de sang.
Dans les jours qui suivirent, il conserva des douleurs à lépigastre, de l’intolérance pour les aliments, des vomissements répétés et des douleurs à la fois épigastriques et rachidiennes qui paraissent se rattacher à la persistance de l'altération de
l'estomac.