CONCLUSIONS
Il existe une variété d’ulcérations tuberculeuses de la peau nettement distincte par ses caractères cliniques, hislologiques et bactériologiques du type classique de l'ulcère tuberculeux.
Cette affection a été rencontrée le plus souvent chez de jeunes sujets, du sexe féminin, présentant des lésions pulmonaires à marche torpide. Les ulcérations cutanées siègent en des points variables, souvent multiples. Leur localisation et la coexistence d’autres manifestations tuberculeuses disséminées paraissent en relation plutôt avec des embolies bacillaires qu'avec une inoculation externe. |
Au point de vue clinique, l'affection se distingue par un ensemble de caractères, les uns positifs (bords irréguliers, tendance à gagner en surface plus qu’en profondeurs, fond bourgeonnant), les autres négatifs (absence de grains jaunes, de nodules lupiques, indolence spontanée et à la pression). L'évolution en est torpide et d’une lenteur remarquable.
L'examen histologique montre la structure nettement folliculaire des lésions: il révèle en outre des altérations vasculaires plus ou moins prononcées.
La réaction positive locale à la tuberculine et surtout les résultats positifs de l'inoculation au cobaye démontrent la nature tuberculeuse de l'affection et permettent de la distinguer d’avec certaines lésions syphilitiques tertiaires ou hérédo-syphilitiques atypiques, d'aspect très analogue.
Le traitement de choix est, quand la chose est possible, l'extirpation chirurgicale. En présence de foyers multiples el étendus, on aura recours aux traitements médicaux, associés aux scarificalions et à la radiothérapie. La tuberculine exerce sur ces lésions une influence manifestement favorable mais qui n'est pas toujours suffisante pour assurer à elle seule la guérison.
Vu : le Président,