DIAGNOSTIC DE LA SYPHILIS PAR LA RECHERCHE DU SPIROCH^TE PALLIDA
Lorsque le SpirochaUe pallida fut découvert, de nombreuses méthodes de coloration furent imaginées pour sa recherche. Mais à l'inverse de la recherche du Bacille de Koch, dont la coloration est devenue réellement spécifique, il n'existe pas pour le Spirocha3te de coloration vraiment spécifique. De plus, ces colorations longues, délicates à faire ne donnent pas dans tous les cas des résultais positifs alors que le Spirachœte existe.
Grâce à l'ultra-microscope, le Spirochccte est facile à rechercher, facile à découvrir et, avec
quelques précautions techniques, est vu chaque fois qu'il existe.
Il n'est plus possible actuellement de douter de l'existence d'une syphilis lorsque le Spiroçhœte cherché a été reconnu.
Toute lésion génitale ou extra-génitale suspecte, surtout si elle est d'évolution lente non inflammatoire, si elle s'accompag-ne d'adénopathie, doil être examinée au point de vue du Spirochœte.
Toute lésion présumée chancre ou accident syphihtique doit être également examinée.
11 est en effet aussi dangereux pour le malade de méconnaître une syphilis quand elle existe, que de croire à une syphilis qui n'existe pas.
Il faut examiner tous les malades, chez lesquels ou suspecte ou non la syphilis, à l'aide de l'ultramicroscope. Il faut examiner même les lésions en apparence guéries.
11 faut également examiner à l'ultra-microscope le raclage de la face interne des amygdales.
Si le résultat de l'examen est positif, on peut affirmer la syphilis et faire un traitement immédiat, avant môme l'apparition des accidents secondaires, ce qui permet de modifier l'évolution de la syphilis dans un sens des plus favorables.
Si le résultat de l'examen est négatif, il faut le répéter à plusieurs reprises, sans conclure toute-