‹ L'uniforme du grenadier tableau militaire en un acteChapitre 15 sur 42 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

GIL PEREZ et PEQ CILLA, sortant de la maison de l’eblo; puis Al’GUSTE*

Au du lltuhiu de la nuit.

Venez, Messieurs, que la prudence Dirige ici tous nos avis;

Je veux , sur nous , que ma présence Éclaire enfin nos ennemis.

Bon Haillot, quel plaisir j’éprouve !

Bientôt je pourrai sans témoins...

Ah! puisqu’icijc le retrouve,

Je vais avoir vingt ans de moins.

LE COLONEL ET l.’ÈTAT- MAJOR.

Allons, Messieurs, que sa prudence Dirige ici tous nos avis.

Le Maréchal, par sa présence.

Veut désarmer nos ennemis.

LE MARECHAL

Allons, Messieurs, que la prudence, etc.

UUlcrtnu.)

CILPRREZ.

Vous inc laisserez donc partir, sans me dire que vous m'aimez ?

PEQÜILLA.

Je vous laisserai même revenir... et je vous dirai toujours... que je n’ai rien à vous dire...

CIL PEREZ

Comment ! quand je dépose à vos pieds ma dignité d'alcade...

PEQÜILLA.

Vous déposeriez à mes pieds toute votre personne, y compris votre manteau noir et votre baguette blanche, que je les y laisserais, jusqu'à ce que vous eussiez la bonté'dc les ramasser.

GIL PEREZ

Ceci , signora , me paraît profondément immoral...

PEQLILLA.

C’est possible , mais c'est profondément vrai. . .

GIL PEREZ

Et vous Ile changerez jamais de manière de voir? (Ici, Auguste parait dans le fond.)

PEQÜILLA , apercevant Auguste.

Je ne dis pas... c’est possible... les femmes ont souvent des caprices... vous savez...

(Auguste sc rapproche et se trouve derrière Cil Perez.)

GIL PEREZ, amoureusement.

Et si un de ces caprices vous prenait aujourd'hui P., si voua me trouviez un peu plus aimable ?

(Auguste fait signe à Pequilla de répondre à la pan loinimc qu’il lui adresse.)

PEQÜILLA, s’adressant à Auguste.)

Mais, au fait, en y regardant bien... je ne vous trouve pas mal du tout.

GIL FEREZ

Quoi , vraiment!., quel heureux changement dans votre esprit!..

PEQIIILLA.

Mon esprit n’a pas changé... mes idées sont toujours les mêmes... mais les choses ont pris un autre aspect... ce que je voyais, tout à l’heure, laid et ridicule, me semble à présent gracieux et tout à fait agréable.

GIL PEREZ

C’est que vous aviez mal vu d’abord... J’étais sûr que je finirais par vous plaire.

PEQÜILLA.

Ce que je vois me plaît beaucoup, c’est vrai,

GIL PEHEZ.

De sorte que si l'on vous proposait les liens de l’Iiymen...

PEQIIILLA.

Ces lieus-là ne me feraient pas peur... c'est même à celte seule condition que je veux permettre qu'on me parle d'amour.

GIL PEREZ

Avez-vous pu penser qu’un fonctionnaire public eût d’autres intentions?.*

PEQLILLA.

C’est que, quelquefois, les jeunes gens...

GIL PEREZ

Comment ! vous me trouvez encore jeune ?.. Je

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