MORALES
Si ce que nous entendons convient à nos projets , qu’as-tn à dire ?
GIL PEREZ
C’est juste... Je n’ai rien à «lire .. je vois que vous êtes de bons Espagnols... Ah! vous avez des projets!., (a part.) Ces gaillards-là ont des mines à stylets... ne restons pas trop long-temps avec eux... je ne serais pas fâché qn’ils fissent quelque bon coup ; mais je ne veux pas m’eu mêler... mon patriotisme ne va pas jusqu’à m’exposer.
(Tout en parlant il s'est écarté de la table des Espagnols et marche à' reculons.)
AUGUSTE, continuant la conversation, se lève aussi.
Tu en conviens donc, père... c’est gentil le boléro... quand ça fait comme ça... (il fait quelques pas et sc heurte , dos à dos avec Gil Pcrex.) Tiens c’est cet imbécille.
GIL PEREZ
Ah! tiens, pardieu oui, c’èsimoi... vous m’avez défoncé le dos!., il faut avoir bien la manie de la danse...
AUGUSTE
Voulez-vous continuer, mon petit andaloux...
je suis en train , moi.
GIL PERE
Laissez-moi donc tranquille, hussard, je ne plaisante qu’avec mes pareils...
AUGUSTE
Alors, tu ne dois pas plaisanter souvent., je parie qu’il n’y en a pas un pareil à toi dans toute uAndalousie.
GIL PEREZ
Hussard ! je suis hidalgo.
AUGUSTE
Hidalgo !.. qu’est-cc que ça veut dire , en espagnol?., cornichon?., ah! ah! ali!
GIL PEREZ
C’est bien, riez... ça ne durera peut-être pas long-temps.
AUGUSTE
Ne vous fâchez pas, hildago... ça vous ferait du bobo.
(Les soldats se mettent à rire. On entend la lire aux champs dans le lointain.)