‹ L'uniformité des livres [microforme]Chapitre 5 sur 6 · DA CC AI · texte numérisé non relu

DA CC AI

“truction au ‘Parer pour Comité ent}

l'omnlatn de dé

vif

omité du préla prochaine ressinn du ' peer

nné, puis ituteurs : le plus

Conseil ous les vendre lement "t pour

même

doptés mment nés, il homt être Des qui S in

1S-Coil se à un en eur ants tites d'é- | de disbless dit ser du Dtuc-

se-

‘mise à exécution de rette idée

L'hon. M. Chapais, secondé pur M.

E. Crépeau, propose en : mendement:

“Que tous les mots après ‘‘que’’ ‘soient retranchés et remplacés par “les suivants: ‘‘Ce comité n'étant “‘pas prêt à accepter le principe de “l'uniformité des livres, le rapport “soit référé au sous-comité, avec ‘instruction de étudier de nouveau ‘et de faire rapport quant aux mo- ‘“‘yens à prendre pour n'avoir d “écoles que les meilleurs livres et “restreindre, autant que possible, la “diversité des tivres dans les écoles “d'un même distriet.””

Cet amendement est adopté, mais les Hon FL. R. Masson, L Jetté, H Archambault, F. Langelier, MM. HE. R. Gray, M. le Dr Leprohon ont voté contre.

Il n'y à pas que dans la provinee de Québec où l’on se nréoccupe de cette question de ’’uniformité des li vres.

A l'heure actuelle, il v a un projet par lequel toutes les provinces anglai ses dela Confédération, s'entendraient pour adopter une série de livres uniformes pour les écoles anglaises et protestantes et dont le coût se trouverait réduit à sA plus simple expression.

Et dans le cas, où l’on ne pourrait donner suite à pareil arrangement, déjà les gouvernements de la Saskatchewan et de l'Alberta ont conclu une convention, en vertu de laquelie une seule série de livres de lecture sera autorisée dans les écoles publiques des deux provinces.

Cet arrangeme,i leur permettra de se procurer ces livres à meilleur marché, et il en résultera aussi que Îles citoyens de ces deux provinces pourront passer de l'une à l’autre, sans avoir à acheter une nouvelle série de livres d'école pour leurs enfants.

Le gouvernement de la province d'Ontario, qui apporte à l’administration des affaires de cette province une activité et un esprit d'initiative auxquels il faut rendre hommage, a attaaué de front cette question de livres d'écoles.

Il a conclu des arransements avec

la maison qui, jusqu'ici, a imprimé et édité les livres de classe d'Ontario, pour réduire le coût de ces livres à un aussi bas prix que possible.

A venir jusqu'ici — c'est le ‘‘’News'1 de Toronts qui nous fournit ces «1atistiques — les livres de lecture, par exemple, étaient fort dispendieux, comme l'on pourra le constater par le tableau ci-après qui compare les anciens prix avec les nouveaux :

Ancien Prix prix. nouveau Cts. Cts. -

Premier livre

1ère partie . . . . 10 ñ 2ième partie RE 7 Deuxibme ivre . . . 20 9 Troisième livre. . 30 13 Quatrième livre . . 40 15 $1.15 49

Avec la nouvelle échelle de prix, l'on peut se procurer les 5 livres de lectures en usage dans les écoles d'Ontario, pour le prix total de 49 cents D'autre part, la Canada Publishine Company écrivait au surintendant de l'instruction publique, au Nouveau-Brunswick, une lettre par lagielle “on offrait un escompte de 35 pe, sure prix Le 49 cents. Ce qui vient à dire qu'aujourd'hui. l'on peut acheter les cine livre: 4e lecture d'Ontario pour la sor de 33 cents

Voici maintenant, d'après . catalosue d'une librairie de Montréal, re au'il en cofite pour acquérir Ja série de livres de lecture des Frères des Ecoles Chrétiennes, ou de Montpetit:

Livres de lecture :

1(a\1(b)2 3 4 — Total Frères E. C. : 6 9e Je 21e 3e A0c—$1.08

Monpetit :

120 18e Me 4e 50e—$1.44

Et l'or ne paie que 49 cents dans l'Ontario.

Maintenant. si l’on traverse la lisne 45ième. l’on constate que la ques tion de luniformité des livres se trouve toute réglée dans des Etats comme le Maine, le Connecticut. le Vermont, le Rhode-Island, New-Jersey, Massachusetts, Minnesota, Ne-

braska, Illinois, Maryland, etc., parce Que dans ces Etats, les livres d’école ainsi que les fournitures scolaires sont prétés aux enfants par les Commissions Scolaires. Dans d'autres Etats comme le Michi an, l'Indiana, le Kansas, lowa, l'Ohio et autres, les livres sont achetés directement des éditeurs par le Bureau d’Education, et vendus, dans presque tous les Cas, au orix coûtant à l'élève, Dans la plur ‘1t de ces Etats, le Bureau rachète . : élèves les livres dont ils ne se servent plus.

En France, en Suisse, en Belgique, comme l'instruction est gratuite et obligatoire, il s’en suit que le problème de l’uniformité des livres ne peut se présenter -aux pères de famille sous le même aspect sous lequel il se présente ici.

En Suisse, par exemple, dans ceitains Etats, non seulement l’on fournit gratuitement les livres aux en-

fants, mais dans le Canton de Vaud, Par exemple, les fournitures de classe sont données gratuitement aussi, aux élèves.

Si je me plaçais strictement au

Point de vue politique, pour convaincre les libéraux de cette Chambre, je Pourrais leur rappeler qu’à la grande convention libérale de Vancouver, en octobre dernier, nos chefs, dans crtte province, inscrivirent parmi, les articles de leur Programme celui de la gratuité des livres.

Maintenant, si l’on veut se rendre compte des inconvénients que peuvent préscnter et des dépenses que peuvent encourir les déménagements dans les villes, et dans les Cainpagnes, pour les familles qui ont de nombreux enfants, on n’a qu’à consulter la liste des ouvrages que doit avoir un élève d’école primaire à sa troisème année.

A part le cathéchisme, les enfants sont exposés, à chaque déménagement, à acheter de nouveaux ouvrages.

Après avoir ainsi invoqué le témoignage des plus hautes autorités dans notre pays et l'exemple des pays étrangers, M. Langlois termine son discours en disant que le parlement de Quélec doit à la mémoire de feu

M, Marchand, de racheter ses engagements vis-à-vis de la province de Québec; » la mémoire de l'abbé Verreau, à la mémoire des Meilleur, des Chauveau et des Ouimet de réaliser la réforme qu’ils appelèrent de tous leurs Vœux, il ya déjà de longues années.

L'on doit aussi au peuple laborieux des villes et des Campagnes, aux ouvriers et aux Paysans, qui Bagnent Pénibl:ment leur vie, de ne pas Iour faire dépenser inutilement de l'argent Pour l'instruction de leurs enfants.

Nous devons enfin, s’écrie M. Langlois, et c’est à des députés libéraux de cette Chambre que je m'adresse,

‘nous devons à notre parti et à notre

pays de poursuivre l'œuvre féconde, la tâche Progressive que nos devanciers ont entamée et de marcher courageusement dans les larges sillons qu’ils nous ont tracés,

M. Langlois a été longuement ap- Plaudi lorsqu'il à repris son siège,

(Du “Canada” ).

Voici une analyse du discours prononcé au Parlement de Québec, par M. Godfroy Langlois, député de la Division St-Louis, jeudi le 23 avril, en réponse à M. Delage, député du comté de Québec et à M. Jobin, député de Québec-Est.

Nous avons eu, cet aprés-midi, un Spectacle assez singulier, pour ne pas dire affligeant, de deux députés soidisant libéraux Paraphrasant le dis- Cours réactionnaire prononcé en 1899, Par l’hon. M. Chapais, l’un des chefs du parti conservateur du district de Québec, contre l’uniformité des livres Préconisée par feu lhon. M. Marchand.

Le député du comté de Québec a tenu, dès les préiiminaires de son dis- COUrS, À recourir aux procédés en honnew: à 1"‘‘Action Sociale” et m'a imputé des-intentions et des motifs que je n'ai jamais eus: ainsi, il prétend que, par le texte même de ma résolution, je veux imposer à la province de Québec une série uniforme de livres scolaires pour les écoles anglaises et françaises, catholiques et protestantes, or jamais Pareille intention n’est entrée dans mon esprit

et jamais la résolution que j'ai déposée devant cette Chambre n'a comporté pareil objet; car l’article 56 du code scolaire décrète d’une façon très précise et très catégorique que le choix des livres ct fournitures de classe appartient respectivement à chacun des deux comités du conseil de l'instruction publique.

Voici comment se lit cet article :

“CHACUN DES DEUX COMITES DOIT APPROUVER LES LIVRES DE CLASSE, cartes, globes, modèles, ou objets quiconques utiles à l’enseignement POUR L’U- SAGE DES ECOLES DE SA CROY- ANCE RELIGIEUSE, et, quand il le juge à propos, il peut retirer l’approbation qu'il a donnée.”’

Je dois déclarer, en outre, que j'ai emprunté au discours de feu l’hon. M.

Marchand, la rédaction même de ma résolution. En effet, voici comment s'exprimait le Premier Ministre : .

“Il parait urgent que, SOUS LA DIRECTION DU CONSEIL DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE, UNE SERIE, UNITORME AUTANT QUE DES LIVRES DE

POSSIBLE, CLASSE SOIT ADOPTEE et fournie aux élèves dans toutes les municipalités scolires’’.

Or, en 1899, quand feu l'hon. M. Marchand prononçait ces paroles, il ne se trouva aucun homme pour protester contre son langage et pour dire que le Premier Ministre d'alors voulait affliger la province de Québec d’une série uniforme de livres pour protestants et catholiques, mais il suffit que le député de St-Louis soumette à la Chambre ou au pays une résolution même absolument raisonnable, pour que des réactionnaires comme le député de Québec-Est et des hommes à bons principes, comme le député du comté de Québec jugent l'occasion opportune pour sauver la religion que personne n’attaque.

M. Delâge a prétendu que les opinions que J'avais citées à l’appui de ma résolution en faveur de l’uniformité des livres, n'étaient pas adequates à cette même résolution. Il est vraiment trop difficile. On n’a pourtant qu’à relire ies opinions de M.

Marchand, de l'abbé Verreau, de M.

Chauveau, de M. Meilleur, de M. Ouimet et autres, pour constater que leurs revendications sur cette question étaient très nettes et portaient au but,

Le député du comté de Québec a prétendu que l'uniformité des livres n'existait pas en France, en Belgique, en Suisse et même aux Etats-Unis.

H est évident qu’il ne se rend pes compte de la situation qui est faite à notre province et de celle qui existe dans les autres pays.

S'il était vrai de dire que l'uniformité des livres n'existe nulle part, il est également vrai d'affirmer que, nulle part au monde, existe une orgauisation de l'instruction publique semblable à la nôtre; mais je dois avouer que la question des livres scolaires ne se présente pas ailleurs sous le même aspect sous lequel elle s'offre à notre attention, car, dans la plupart des pays d’Kurope, l’instruction est gratuite et obligatoire, et aux ats-Unis, ainsi que je vous l'expliquais dans mon premier discours, les livres sont fournis gratuitement aux enfants d'école dans une vingtaine d'Etats et, is les autres états de l’Union américaine ils sont vendus au prix coûtant par les 7ureaux d'Education.

Mais, il est évident que le député du comté de Québec n’est pas très bien renseigné sur cette question, car en France, si luniformité n’est pas absolue, du moins elle existe d'une façon assez générale, puisqu'une circulaire officielle promulguée par le Ministère de l’Instruction Publique,en 1887, disait ce qui suit: ‘‘L'organisation nouvelle de nos écoles publiques SUPPOSE UN CHOIX DE LIVKES UNIFORMES pour tous les élèves d'un même cours.”’

M. Delâge prétend que l’uniformité des livres n'existe pas en Suisse; or voici ce que decrète l’article 21 de la loi du 9 mai, 1899 édictée par le grand conseil du canton de Vaud:

Page 1