‹ L'uniformité des livres [microforme]Chapitre 6 sur 6 · LES FOURNITURES SCOLAI- RES SONT REMISES GRATUITE- MENT AUX ELEVES · texte numérisé non relu

LES FOURNITURES SCOLAI- RES SONT REMISES GRATUITE- MENT AUX ELEVES

D'où il suit qu’il est absolument indifférent aux pères de famille du can-

torique: ‘Les Etats-Unis”. publié en 96, et primé par l’Académie Française; Papineau. Cartier ct Lafontaine qui sont aussi des orvrages que l’on ne peut cacher à la jeunesse.

Dans les éphémérides l'on trouve une note signalant la mort de M.

Mercier que l’on qualifie de FOLITI- CIEN DISTINGUE. A la page suivante, on signale la mort de M. Chapleau que l'on qualifie D'HOMME D'ETAT DISTINGUE, Il y a dans les deux qualificatifs, une malice évidente contre un chef libéral. Voici d’après le Dictionnaire des Dictionnaires, la définition du mot politicien: “Par dénigrement, homme qui s'occupe de politique dans le sens le moins élevé du mot, qui la discute dans les estaminets, qui en vit.” Nous trouvons, d'autre part. dans La rousse, la définition suivante: ‘“Politicien: Personne qui s'occupe de politique, (ne se dit guère qu'en mauvaise part.)

Voilà tout ce qu'on a pu trouver pour Mercier.

Dans la listesdes orateurs, nous avons découvert parmi les gloires nationales, le nom de M. Chs. Thibault et on le fait passer avant Laurier.

Un livre d'école qui place un charlatan politique comme Chs. Thibault Parmi les grands orateurs de notre province et les gloires de notre pays, est un livre qui devrait être banni ct conspué.

On x inscrit dans cette liste des grands orateurs de notre province le nom de M. Henri Bourassa et on a feint d'ignorer l’hon. M. Turgeon et l’hon. M. Lemieux dort l'éloquence ne le cède en rien à l'éloquence de l’ancien député de Labelle.

Je ne comprends pas que pour faire pendant à Chs. Thibault, l’on n'ait pas inscrit le nom de M. C. A. Cornellier, dans ce chapitre de gloire.

Les deux forment une paire inséparable !

Voilà, en vérité, un exemple frappant, un exemple curieux et extraordinaire des beautés de l'émulation sous lo régime de la diversité et de l’industrie des livres.

D'autre part, un grand rombre de

géographies actuellement en dans les écoles de la province de Qué.

bec n’ont pas été rééditées et on tiert encore les enfants d'école au recensement Ce 1891. C’est beau, l'émulation !

Les deux protégés. de 1’ ‘Action Sociale”, M. Delâge et M. Jobin, ont prétendu, d'ailleurs, qu’il n'y avait pas lieu de préconiser l’uniformité des livres puisqu'elle existe virtuellement dans notre code scolaire par le paragraphe 4 de l’article 215, sui se lit comme suit : ‘“D’exiger que, dans les écoles sous leur contrôle, on ne se serve que de livres autorisés qui doivent être les mêmes pour toutes les écoles de la municipalité.”

Le député du comté de Québec et son collègue ne peuvent ignorer pourtant, tout le mal fait par le morcellement des municipalités scolaires dans notre province, car il arrive que dans une même paroisse, comme à St-Vincent de Paui, par exemple, l’on compte six ou sept municipalités scolaires ; d’où il suit que dans une même paroisse aujourd'hui, en ure multitude d’endroits, l'on se trouve à aVoir en dépit de l’article 215, la diversité de livres si onérense pour les pères de famille pauvres ct si contraire au progrès de l’enseignement, dans notre province

Mais il n'y à pas que cela ; sous le régime actuel, lorsqu'une municipalité scolaire change d’institutrice, il se produit souvent ce fait bizarre que l'institutrice nouvelle n'a pas fait ses études dans le même couvent Que l’institutrice qu’elle a Mission de remplacer et alors elle oblige les enfants de son école à avoir de nou- Veaux lv" 5 de classe.

D'où il suit que sans déménager, sars changer d'école, et sans changer de municipalité scolaire, les enfants se trouvent très souvent obligés de changer de livres.

Ceux qui sont satisfaits d’un pareil système, ne sont vraiment vas tdifficiles.

M, Delâge et M. Jobin ont aussi invoqué les droits des pères de famille sur cette question de l’uniformité des livres. Ces deux orthodoxes cham-

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eux dé damnent l’unitor

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Est-ce déprécier la province de Québec que d'avoir Je Courage de dire à Sa Population qu'elle devrait élever ” Salaires de famine Payés jusqu'ici a instituteurs et aux institutrices:

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» en 1899, au nom ’ordre. Quant à moi, je traditi r à feu M. x

M. Thos. Ch

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truction primaire était une fonction d'Etat, que l'Etat devait voir à donner l'instruction à tous les enfants de la nation.

Le député de Québec a peur de l’Etat, mais l'État, c'est vous, monsieur l'Oraieur, ce sont les députés qui siègent dans cette chambre, cæœ sont les braves citoyens qui d’un bou à l'autre du pays fondent des foyers travaillent laborieusement et honnc tement à élever leur famille et puis qu'il en est ainsi, comment peut-o avoir peur de nous-mêmes ?

Mais M. Jobin qui pose au défenseur nature] et officiel de la religion que personce n'attaque, a voulu nier, d’une laçon hésitante, il est vrai, les droits imprescriptibles de l'Etat, or, je lui opposai le verdict d'hommes comme le cardinal Manning, le cardinal Satolli, Mgr Ireland, l'abbé Lemire et autres. Voici leur témoignage respectif:

Si vous ouvrez le livre de Mgr Satolli: ‘‘Loyalty to Church and State’, à la page 29, au chapitre des quatorz: propositions adoptées à la réunion des évêques américains, à New-York, en 1892, vous trouverez que l'article 6 de ces propos...0ns, après avoir énoncé que les vérités re-

. ligieuses relèvent de l'Eglise, dit:

‘‘Hence, absolutely and universallp Speaking, there is no repugnance in their learning the first elements and the higher branches of the arts and the natural sciences in public schools controlled by the State, WHOSE OF- FICE IS TO PROVIDE, MAINTAIN AND PROTECT everything by which its citizens are formed to moral goodness, while they live peaceably together, with a sufficiency of temporal good LNDER LAWS PROMULGA- TED BY CIVIL AUTHORITY."

Maintenant, si vous consultez l’ouvrage de l'abbé Lemire sur le Cardinal Manning, vous v trouverez un témoignage non-équivoque en faveur des droits et des pouvoirs de l'Etat.

A ce moment, M. Jobin, pris de scrupule, interrompt le député de St- Louis, pour lui faire remarquer que l'abbé Lemire est un homme suspect.

M. Langlois riposte auecftôt qu'il

tient compte des scrupules dont est chargée l'âme inquiète du député de Québec-Est, mais il tient à lui dire et à lui assurer que Ça n'est pas le témoignage de l'abbé Lemire qu’il tient surtout à invoquer, mais bien le témoignage du Cardinal Mannng, dont it: paroles sout ciices dans cet ouvrage de l'abbé Lemir:,

Voici donc le feuillet que le député de St-Louis croit devoir détacher de l'excellent livre de l'abbé Lemire:

“L'état peut-il imposer un minimum d'eécolage et un minimum «a'instruction, sous prétexte que les enlants doivent être armes pour les luttes de la vie, capables de remplir leurs devoirs de citoyens dans une société démocratique, et munis d'un petit bagage de Connaissances, —qui est un Capital intellectuel mis à leur service par cette société”

Pour appuyer l’affirmative, on a cité les phrases suivantes du cardinal Manuing:

‘‘Indépendamment de la question re- ‘“‘ligieuse, on ne saurait retuser à 1 1- ‘‘tat. l'autorisation de pourvoir à l'é- ‘‘ducation de ses sujets; il a le droit ‘de se protég®r contre les dangers ‘‘qui naissent de l'ignorance et du vi- ‘‘ce, lesquels engenurent le crime et ‘“l'insubordination. Il a le devoir aus- ‘‘si de protéger les enfants contre la ‘négligence ou la faute des parents, ‘‘et de garantir leurs titres à rece- ‘voir une éducation qui les reude ca- ‘‘pables de participer à la société hu- ‘‘maine, comme à la société civile,’

Voici, d'autre part, la doctrine d'Etat préconisée, affirmée et soutenue, de façon à la fois très nette et très énergique, par Mgr Ireland, archevé- Que de St. Paul, Minnesota:

‘The accusation has gone abroad that Catholics are bent on destroying the state school. Never was accusation more unfounded. 1 will summarize he articles of my school ereed, they follow all the lines upon wbich the state school is built.

“THE RIGHT OF THE STATE SCHOOL TO EXIST is, I consider, a matter beyond the stage of discussion. I fully ooncede it. I go farther: T1 concede the necessity of

the state school. The child must have instruction, and in no mean degree, if the man is to earn for himself an houest competence, and acquit him self of the duties which, for its own life and brosperity, society exacts from all its members. This propusition, which is true in any country 0f Modern times, is beculiarly true in America, The imp: ting of such ‘nstruction is brimarily the function of the parent, “The divine under the care

appointment is that and direction of the parent, the child shall £row in mind as well as in body, But, as things are, Lens Gr t'iousands of children Will not be instructed if parents solely remain in charge of the duty.

THE STATE MUST COME FORk- WARD AS AN AGENT OF INS- TRUCTION ; else ignorance will pre- Vail. Indeed, in the absence of state action there never was that unive sal instruction which we have so nearly attained, and which we deem 50 necessary. In the absence of Suate action universal] instruction Would, 1 belive, never have been possible in any country,

“Universal instruction implies Îree

schools in which knowledge is ta be

had for the asking; in no other manner can instruction be brought within the reach of all children, Free Schools! Hlest indeed is the nation whose vales and hillsides they adorn, and blest the generations upon Whose souls are poured their treasures! No tax is more legitimate than that which is levied in order to dispel mental darkness. and build up Within the nation's bosom intelligent manhood and Womanhood, The question should not be raised : How much sood accrues to the individual tax payer?

It suifices that the seneral weltare is promoted. It js: arcely neces- Sary to add that the money paid in school tax is the money of the State, and is to be disbursed only by the officials of the State, and only for the specific Purposes for which it was collected.

1 AM UNRESERVEDLY IN FA- VOR OF STATE LAWS MAKING INSTRUCTION COMPULSORY.'

Je vous avouerai, Monsieur l’orateur, que dans des questions comme celle-là, la parole éclairée et autorisée des Manning, des Satolli et des treland vaut incontestablement mieux et plus que la pensée timide et asserVie du député de Québec Est.

M. Jobin à évoque certaines résolutions adoptées par le Conseil de l'Instruction Publique, en 1882, à l'effet que le parlement ne devait pas amender ie code scolaire Sans avoir au préalable soumis amendements

ce conseil, Je ferai observer à l'honorable député qu'en 1899, alors que lHon. M. Marchand était chef du gouvernement et chef du parti libéral, la Chambre a adopté une loi à l'effet d'enlever au Conseil de l'Instruction Publique le droit de nommer les inspecteurs d'é le et que cette mesure à été adoptée sans avoir ja- Mais été soumise, au préalable, à l'approbation du Conseil de lInstruction Publique.

M. Tellier Proposa, à cette époque, relativement, à cette mesure, (Voir page 209 des Journaux de la Chambre 1599) Un à mendement à l'effet que Je bill soit de ‘'ouveau renvoyé au comité général d cette Chambre, avec instruction de , amender, de manière à ce que les nominations et les révocations des inspecteurs d'écoles ne soient faites que sur la recommandation de l’un ou de l'autre des deux comités du conseil de l'instruction publique, tel que décrété Par la loi en vigueur.

Les conservateurs Votèrent nour l'a Mmenderuent de M. Tellier, qui fut rejeté, et les libéraux votèrent contre.

Parmi ceux-ci on relève les noms de l’Hon. M. Marchand, Hon. M. Gouin, Hor M. Robidoux. Hôn, M. Turgeon. ion, M. Weir, Hon. M. Robitaille Hon. M. Roy, MM. Champagne, Chaurest, Lacombe et autres.

Ce vote dut Prouver, à l’époque, que Charbonnier était maître chez lui.

M. Jobin a soutenu que l’uniformité des livres se ferait au Prix de la liberté et du progrès dans notre Pays et qu'elle violerait l'autorité des parents. C'était l'argument de M. Thos. Chapais ;

c'est un argument qui ne Vaut rien.

L'unilorunité des Fe viole si peu

l'autorité des Parents

bères de famille eux:

luent ces réformes, Que !

Que leurs enfabts aient

telle ou telle gévgraph

histoire du Canada

demandent, c'es

büisseut apprendr

que, l'instruction qu’

que au, qui lui, la réclama à grands cris!

Par ses tendances sur cette question, M. Jobin représente uniquement les conservateurs de l’école de M. T'hos, Uhapais et les castors de de la ‘Vérité’

l' ‘Action Sociale’’, et de la ‘‘Croix”.

Le député de Québec-Est a prétendu que je n'avais Cuinent que M.

Proposé un jour fi à Montréal.

prouvé par aucun do- Paul G. Martineau eut l'uciformité des 1i-

Or voici le texte

que proposait M.

Martineau le 10 avril, 1906 à la Commission Scolaire de Mortréal :

“4 — D’adopter, à partir du ler septembre 1906, dans toutes les écoles relevant directement de cette com mission, la série de livres en usage dans les écoles Subventionnées des Frères des Hcoles Chrétiennes de cette ville :

3. — De donner avis à toutes les directrices religieuses ou laïques des écoles de filles subventionnées Par gette commission, ainsi qu'à tous les directeurs des écoles de garçons dirigées par des congrégations religieuses autres que celles des dits Frères, qu’à Partir du ler septembre 1906, les dites directrices et les dits directeurs devront se servir dans leurs écoles respectives de la série de livres ‘des Frères des Ecoles Chrétiennes.

Cetie question de l'uniformité des iivres, disait M. ineau, est déjà ancienne et les plaintes continuelles et légitimes des parents surtout dans les quartiers pauvres nous font un devoir de la règler sans plus de délai.

résolution

La loi est d'ailleurs formelle sur ce point. Pour éviter toute supposition mMalveillante, J'ai cru préféraifle de Proposer l'adoption, dans toutes les écoles, des livres des Frères des Ecoles Chrétiennes.

D'autre Part, la résolution H:0po- Par inousieur le Juge Lafontaine est trop réceale, pour qu'il soit beou de la citæ afin de confondre M.

obin.

?! appréciant la propo- Martineau, en 1906, trasentiment public, dès le par le commentaire sui-

le monde com

ier, ce qui se produit fréquemment, il en arrive à réunir une collection de livres variés qui représente une somme Assez notable Pour une famille, surtout lorsqu'elle est pauvre et que plusieurs des siens vont à l’école.” i

Ici, M. Langlois croit devoir prendre Personnellement à partie, M. Jobin, parce que celui-ci, croyant se mettre plus à l'aise Pour Combattre l’uniformité des livres, à senti Je besoin de déclarer qu'il répudiait Sir Antoine Aimé Dorion, comme l’un des chefs du parti libéral et de proclamer que notre parti avait abandonné nne grande partie de ses principes dans les vingt dernières années,

Le parti libéral s’est amélioré, en ces derniers temps, à ajouté onctueusement M. Jobin.

Comment, s'écrie le député de St- Louis, c'est un homme qui se dit libéral,qui ose tenir un pareil langage dans cette Chambre où siègent 67 députés libéraux? Je tiens à protester avec la plus grande éneroie. contre cette répudiation d'autant plus audacieuse qu'elle est faite par un homme dont la foi libérale est chancelante, par un homme comme M. Johin qui a té expulsé du Club Mercier lan Ccrnier Par un homme comme lui qui a pu se faufiler et être admis dans les rangs nationalistes, par un homme Comme lui, çui a pour organe le jour-

nal nationaliste “La Libre Parole’’, Par un homme comme lui, qui a cons- Piré contre le gouverneme:.t Gouin.

au bénéfice de M. Bourassa, de in. Chapais et des démagogues qui essayèrent, l'été dernier, de renverse, le gouvernement libéral de Québec.

Or, monsieur l'orateur, s'il est un nom respecté dans notre parti, s’il est un nom qui symbolise ft probité, le caractère et l'honneur en notre Pays, c’est bien celui de Dorion. :

Je me sens pris de pitié, quand je vois un homme comme le député de Québec-Est entrer dans la galerie des ancêtres de notre parti et — décrocher le portrait de Dorion? Je suis sûr qu'avec Ia mentalité maladive ef étroite qu'on lui connait M. Jobi se croira en conscience de décrocher ainsi d'autres portraits, et si plus tard il arrive à quelqu'un d’entre nous d'aller dans cette galerie des ancêtres politiques, toutes les gloires et tous les grands hommes seront disparus, reniés et mis au rancart ; nous n'y retrouverons Probahlement plus que le portrait de licoroclaste nationaliste qui vient de répudier Sir Antoine Aimé Dorion.

Je suis de ceux, monsieur l'ora teur, qui acceptent les doctrines libérales, les traditions libérales et les chefs libéraux sans avoir à renier qui Où quoi que ce soit. C’est avec des hommes comme Dorion au’on à pu édifier un grand parti comme le nôtre; c'est avec des hommes comine Dorion que nous avons fait et soutenu

les mauvais jours, les luttes brodigieuses dont l’histoire politique et parlementaire gardera toujours le souvenir.

Croyez-vous, monsieur l'orateur, uue c'est avec des hommes comme le député de Québec Est qu'on peut fonder et maintenir un parti libéral ?

Je demande, en terminant, à cette bre d'approuver ma résolution, en faveur de l'uniformité des livres, parce qu’elle est une mesure de justice bour les pères de famille. dans cette province; parce qu’elle est en même temps une mestre libérale et qu’en la votant. nous resterons dans les traditions de notre parti.

Je suis convaincu

que dans cette Chambre,

comme dans tout le pays, le sentiment général est en faveur de cette réforme qui est d'autant plus inoffensive que le jour où le parlement signifiera sa volonté d'avoir l’uniformité des livres, c’est le conseil de l’instruction publique qui fera le choix des livres que nous devrons avoir pour notre province, Les catholiques sont #ssez bien représentés dans le Conseil, pour être convaincus que les livres qui seront choisis sauvegardront leur foi et leur langue. Je puis faire la même réflexion pour la section protestante.

Je termine, monsieur l'orateur, ces remarques déjà trop longues, en vous demandant, à vous et à vos collègues,

les revendications et si vigoureuses d'hommes comme les Verreau, les Meilleur, les Chauveau et les Ouimet et je demande à nos amis, s'ils veulent rester fidèles aux idées libér'’es, de ne pas se mettre à la remorque des Chapais, mais de rester attachés aux Dorion que M. Jobin n'aime pas et aux Marchand dont toute la province vénère et respecte la mémoire,

Quant à moi, je reprends mon Lu à en déclarant que je suis et j'en rester libéral et que je reste fidèle aux anciens chefs aussi bien qu'aux chefs actuels. —Du ‘ Canada.”

de ne pas oublier si désintéressées

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