‹ L'union de la France et de l'Amérique [microform]Chapitre 3 sur 4 · DISCOURS · texte numérisé non relu

DISCOURS

Prononcé par M. André LAFARGUE. Président de la Commission envoyée par la Lousiane et par la Nouvelle-Orléans pour célébrer, avec Paris; le 200'' anniversaire de la Signature du Décret de Fondation de la Nouvelle-Orléans.

Monsieur le Ministre,

M0NSI8UR i^ Pebsidsnx du Consbii, Municipal, Mesdames, Messixubs,

La Nouvelle-Orléans, fille de la France, sœur dévouée de Paris, dès le début des hostilités, a crié à travers les mers qu'elle était des vôtres par la pensée et par le cœur.

Aujourd'hui, de vive voix, elle vient vous donner l'assurance que ses fils, comme les vôtres, verseront jusqu'à la dernière oQutte de leur sang pour la défense du droit des peuples et la sauvegarde de la liberté. {Applaudissements et

bravos.) j * Te n'aurais jamais eu la hardiesse et la temente de prendre la parole dans cet illustre et solennel sanctuaire de la pensée française, si je ne m'étais rendu compte que le caractère officiel dont je suis revêtu, en ma qualité de Chef de Mission, ét Ifi devoir qui m'incombe, comme porte-parole de la Délégatttm que la Nouvelle-Orléans a envoyée à Paris pour y célébrer le 200» Anniversaire d'un des actes les plus importants de 1 histoire coloniale française, exigeaient que je dise en séance publique toute la grande affection et toute l'admiration sans borne que nous avons toujours précieusement conservées en Louisiane pour la France et pour son peuple héroïque. ^

En effet, je n'ai ni le talent ni la compétence, m 1 expérience que comporte le grand honueur qui m'échoit et que je dois attribuer, je le sais, non pas à mes mérites personnels, mais bien aux titres historiques de la Grande Métropole Lo.uisianaise, qui a bien voulu me désigner, ainsi que mes. compagnons, pour la représenter à «la commémoration chez vous d'un de ses anniversaires les plus importants.

En temps normal, un événement de l'envergure historique de celui que nous célébrons, aurait acquis une importance considérable. Aujourd'hui, cet événement et sa commémora-

biceîitenaire de la nou\^lle-orléans

tion, eii laison du cadre et de l'époque, revêtent un caractère dont la signification et l'intérêt palpitant ne sauraient

échapper à personne.

Où pouvait-on mieux célébrer le 200» Anniversaire de la signature du décret de fondation de la Nouvelle-Orléans qu'à Paris, à l'endroit même où cet acte qui devait, plus tard, avojr de si grandes conséquences pour votre pays et pour le nôtre, fut consommé. C'est de Paris que furent envoyés à Bienville aeur Lemoyne de Langueil, les instructions et l'autorisation qui devaient le mettre à même de réaliser le plus beau rêve de son existence, - celui de fonder une grande capitale sut les rives du plus majestueux des fleuves de l'Amérique du Nord, le Mississipi. C'est de Paris, que par la suite, les destinées de notre ville, devenue le siège du Gouvernement de la colonie Louisianaise, furent contrôlées et dirigées. Et c'est à Paris, que Bienville, l'illustre fondateur de notre ville, celui ■ dont nous ne prononçons le nom qu'avec amour et vénération, ^îécut ses derniers jours et mourut en proie au plus grand chagrin, après avoir vainement tenté une dernière fois de faire annuler le traité par lequel un Roi de France, d'un trait de plume autocratique et indifférent, réduisait à néant tous les fruits de sa laborieuse et historique carrière. • Paris a été, pour ainsi dire, le berceau de la Nouvelle-Orléans. Il est donc juste que ce soit à Paris que l'on célèbre le premier acte de sa fondation, le 200« Anniversaire de l'autorisation, longtemps demandée par Bienville, de jeter les fondements d'une ville qui devait servir de débouché à tous les établissements français de la vallée du Mississipi et de ^ environs et dont l'importance, de nos jours, n'a pu que justifier les prévisions et les espoirs de son fondateur.

Nous avons tous été profondément touchés de la délicate pensée que Paris et le peuple français ont eut en invitant la Nouvelle-Orléans à participer à une célébration, au cours de laquelle on évoquerait forcément des souvenirs communs et des figures illustres, que nous vénérons chez nous autant que vous les vénérez chez vous. Aussi, lorsque la Municipalité Néo-Orléanaise reçut la très gracieuse invitation de la Ville Lumière, elle s'empressa d'y répondre en nous envoyant pour la représenter à nos deux jours de célébration, mes coUègu^ et moi, avec mission de vous apporter fidèlement le témoignage le plus complet de l'affection filiale de l'ancienne colonie pour l'ancienne Mère-Patrie et de- vous transmettre tous les vœux que nous faisons du fond du oceur pour le triomphe de la cause qui est aussi devenue la nôtre. ^

Je me souviens fort bien des paroles de notre Maire de la Nouvelle-Orléans, lorsque notre Délégation le saluait à la

aé— - BICENTENAIRE DE LA NOUVEI.I.E-ORLÉAiNS

veille de partir et je vous les répète : « Vous direz aux Tarisiens et au peuple irançais que la Nouvelle-Orléans u'a jamais menti à ses origines historiques, qu'elle est bien restée française, qu'elle n'a cessé de combattre avec la France par le cœur et par la pensée, dès k commencement de la guerre, ^ qu'aujourd'hui plus qu'aucune autre ville américaine, ^lle se range fièrement et de par ses droits de filiation, aux côtés de sa Mère pour lutter vaillamment avec elle jusqu'à l'écrasement complet du militarisme prussien et l'établissement définitif d'une paix qui assurera aux générations d'aujourd'hui et à celles de demain, le bonheur et la sécurité. »

Je l'entends -encore ajoutant ces dernières recommandations : « Dites-leur surtout que les Néo-Orléanais d'aujourd'hui ont hérité des grandes qualités de vaillance, d'endurance et d'esprit de sacrifice de leurs ancêtres français, qualités -dont la France donne actuellement au monde entier les preuves les plus éclatantes et les plus sublimes, et que comme eu^, notre devise est celle de Galliéni : t Jusqu'au bout ».

Je ne pouvais mieux faire, pour vous traduire les sentiments dont mes compatriotes sont animés à votre égard, qu'en voiiB citant textuellement les paroles du Maire de notre ville.

Mais la Nouvelle-Orléans n'est pas la seule qui ait voulu participer aux cérémonies d'aujourd'hui. Tout l'Etat de la Louisiane a voulu s'associer au grand événement que nous commémorons et son Gouverneur, l'honorable Ruffin G. Pleasant, m'a fait parvenir par courrier spécial, à la veille de notre départ, une lettre et une commission, me revêtant des pouvoirs nécessaires pour que notre Etat en entier soit représenté officiellement à cette manifestation. Dans sa lettre, Son Excellence me chargeait tout particulièrement de saluer en son nom la grandè nation amie et alliée, et de lui dir« que d'un bout à l'autre de la Louisiane, dans toutes ses paroisses et dans toute son étendue, les cœurs de ses habitants vibraient à l'unisson des vôtres et que nous faisions le serment d'être avec vous pour la vie et pour la mort.

Voilà ce que m'écrivait le Gouverneur de la Louisiane, lorsr qu'il apprit que je me rendais avec mes compagnons à Pans, pour y célébrer le 2oo« anniversaire de la fondation (sur papier), de notre grande et belle ville. Il n!a pas voulu laisser •échapper, cette occasion de vous affirmer hautement et avec la voix autorisée du Chef de notre Etat, que les Louisianais restaient attachés à' l'ancienne Mère-Patrie par des lieifs séculaires et indissolubles, et qu'ils se ri.j ouïssaient de pouvoir, aujourd'hui, lui apporter leur appui matériel et moral, appui que comme je le disais tout à l'heure, ils avaient tant désiré offrir dèè la première heure, dès le 4ébnt des hostilités.

mCKNTESAIRE DE LA NOUVELLE-ORLÉANS

Et comme il était juste que notre mission aille recevoir sa consécration définitive dans la capitale de la grande nation, américaine, nous nous sommes rendus à Washington avant de venir ici. L'illustre homme d'Etat qui a recueilli la succession des Washington et des Lincoln et qui s'en montre digne, nous reçut avec la plus grande bienveillance dès qu il fut avisé du but de notre petite ambassade. Je me rappeUe exactement les paroles de M. Wilson alors que je l'invitais a assister à nos fêtes commémoratives du mois de février prochain • « Le moment est tout à fait opportun pour remplir la mission dont vous êtes chargés nous disait-il, « l'événement que vous devez commémorer est celui en vertu duquel les. Etats-Unis, plus tard, purent inclure dans leur domaine ■ une des plus belles régions du Continent américain. C est un évëfaement dont l'importance et la portée sont considérablts et à l'heure actuelle, votre mission ne peut qu'accentuer davantage les liens séculaires qui unissent la France aux Etats-Unis. Vous emporterez par conséquent mes meiUeursvœux pour le succès de votre entreprise. God speed you Gentlewuen in your historic jowmey ». , ,

Nous ne voulions pas nous rendre ici sans aller saluer celui qui depuis tant d'années, travaille chez nous incessamment et efficacement à maintenir les rapports les plus coraux entre les deux Républiques sœurs, et qui représente si digne^ ment à Washington votre grande nation. M. Jusserand n'a cessé de s'intéresser à toutes les manifestations qui ont pour but de rapprocher le Louisiane de l'ancienne Mère-Patrie. L'événement que nous célébrons aujourd'hui ne pcuvait le laisser indifférent. Nous avons rencontré à l'Ambassade de France un accueil dont la bienveillance et la courtoisie toute française, nous donnaient vraiment l'illusion que nous avions accompli notre voyage et que nous étions déjà en terre de France C'est votre Amibassadeur et sa gracieuse compagne qui nous ont mis en main le bâton de pèlerin et qui nous^ant permis de poursuivre notre route, alors qu'elle nous semblait barrée par des diffic^iltés sans nombre et des obstacles qui surgissaient de tous côtés. Aussi, sans retard, nous lui adressons d'ici, ainsi qu'à Mme Jusserand, un sàlut respectueux

et reconnaissant.

Il était juste, aussi, avant que nous participions à notre • célébration et avant que nous fussions admis à mettre le pied sur le sôl glorieux de Fiance, encore tout imprégné du sang de ses enfants héroïques, et portant l'empreinte ineffaçable de leur esprit de sacrifice et de leur grandeur d'âme, que nous traversions quelques épreuves, oh bien infimes, il est vrai, pour nous préparer en quelque sorte et nous rendre plus

BICmiBNAIBE DE lA NOirmUS-OBI^AMS

dignes de prendre contact avec votre nation immortelle. Ces quelques dangers que nous avons courus en franchissant îa zone soi-disant bloquée par les sous-markis ennemis et la séparation de ceux qui nous sont cliers et que nous avons laissés là-bas dans la plus vive inquiétude, nous ont peut-être acquis quelques droits à nous présenter devant vous aujourd'hui, et à vous dire dé vive voix toute l'amitié séculaire et historique que nous avons toujours conservée pour vous et pour votre pays.

Aussi suis-je heureux de pouvoir vous affirmer, au nom de toute la population Néo-Orléanaise, au nom des 3 millions d'habitants de la Louisiane, que le souvenir de la France est resté vivace parmi nous, et que la semence qui a été jetée dans notre sol au commencement du i8« siècle par vos ancêtres, a germé à travers les âges, n'a cessé de fructifier, et qu'aujourd'hui, pour nous servir des paroles vibrantes que votre grand homme d'état, M. Viviani, prononçait il y a quelques mois à la Chamibre : . Vous n'avez qu'à en récolter la belle et durable moisson. » •

Et comme expression toujours vivante de ces pensées et de ces sentiments, la langue française est conservée et mise en usage parmi ' nous ainsi que les souvenirs et les traditions admirables laissés par les illustres fondateurs d'une ville et d'un Etat dont les habitante, je tiens à le redire encore, ne sont pas moins empressés que jadis, au temps de La Fayette, de Rochambeau, de Grasse, et de tant d'autres de vos héroïques et invincibles compatriotes, à offrir leurs services et leurs épées pour la défense du droit commun et pour la sauvegarde de

la liberté des peuples.

Je vous le répète, la Louisiane est restée fidèle aux principes qui lui ont été inculqués, et elle s'apprête à vous envoyer sans compter ses aneilleurs enfants, et à vous donner son sang le plus pur et le plus illustre, pour le verser s'il est nécessaire, jusqu'à la dernière goutte, à la source où elle l'avait puisé en 1718. La voix des ancêtres s|est fait entendre chez nous de façon impérieuse dès le premier choc, et nous brûlions du désir intense de venir vous donner la preuve convaincante que deux siècles n'ont pu nous faire oublier que nous étions les descendants de ceux qui savaient mourir avec vaillance loin des leurs en terre étrangère, pour le Roi et pour la Justice. Aujourd'hui, nous répondons à cet appel des aïeux avec d'autant plus d'enthousiasme et de ferveur que la cause que nous allons défendre est devenue celle des peuples civilisés du monde entier, la cause sainte de la démocratie pour laquelle la France, gardienne vigilante du droit des gens et de la Justice mondiale, a tiré son glaive

BICENTENAIRE DE LA NOUVBLLE-ORLÉANS

invincible, qu'elle n'abaissera que le jour où la liberté des pèuples et leur sécurité ne seront plus menacés par les agressions sacrilèges d'un Hohenzollern impie ou d'un Hasbourg renégat.

Nous nous rangerons à vos côtés avec d'autant plus de détermination et de vibrant patriotisme, que la voix qui nous appelle est celle de nos frères opprimés de par le monde, et qu'elle est, par conséquent, la voix de Dieu. « Vox populi, vox Dei. * Nous estimons, en combattant avec vous, que nous participons à la plus grande croisade des temps anciens et modernes, à celle qui doit libérer, non pas seulement un lieu saint ou un territoire quelconque, mais sauver la race humaine du joug le plus infâme que les barbares aient jamais songé à lui imposer. Nous voulons que l'on puisse dire que nous sommes les dignes fils de dignes pères. Nous voulons, nous aussi, nous ceindre de l'armuie de la Vérité et de la Justice, afin de pouvoir entonner avec vous, le jour de la libération, cet hymne qui deviendra demain celui des nations alliées aussi bien que le vôtre : « Allons enfants du monde civilisé, le jour de gloire est arrivé, puisque c'est le jour de paix universelle ».

O France, patrie des Du Guesclin, des Godefroj de Bouillon, des Bayard et des Turenne, tes fils en Louisiane veulent aussi avoir leur page immortelle dans la légende des siècles, et ils te remercient de les appeler à tes côtés.

O France, patrie des grands libérateurs de 1789, patrie des Napoléon, des Joffre, des Castelnau, des Nivelle et des Pétain, nous percevons plus distinctement " que jamais ton appel claironnant auquel nous nous empressons de répondre avec allégresse. Nous voici. Permets-nous de nous ranger avec nos étçndards, qui comme les tiens sont ceux de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité, au plus fort de la bataille, afin que nous puissions "verser notre sang avec le tien pour la plus grande gloire des peuples et pour leur sécurité à venir.

Mère tendrement aimée et toujours vénérée, tes fils n'auront pas travaillé en vain " pour implanter ta civilisation et ton g^ie en terre d)»Amériqne, car du fond des forêts impénétrables de l'ancienne Louisiane' et des marécages incultes du bas Mississîpi, je vois accourir leurs descendants en rangs serrés, qui viennent te saluer, rendre hommage à ta vaillance, et se placer à côté de ceux qui, depuis trois ans, t'ont tressé une couronne de gloire immortelle. Les Iberville, les Bien ville et les La Salle t'auront conquis le plus beau de tous les empires, celui des cœurs et des esprits, que ni le cours des âges, ni les convulsions politiques ne peuvent entamer ou détruire.

AUX DÉLÉGUÉS de la NOUVELLE-ORLÉANS

Maurice BOUCHOR

Il est juste que votre admirable Cité

Célèbre avec orgueil, joie et solennité

Betn siècles révolus d'existence féconde, ^

De-libre et fier txavail! ♦f^^"

Hommes du Nouveau Monde - Qui, malgré le pirate épiant sous les flots, . Avez franchi la mer pleine de noirs sanglots, - Et qui venez à nous sous la noble bannière Où le ciel étoilé mit ses fleurs de lumière. Salut! Etroitement nos âmes vont s'unir. Du passé rude et grand au splendide avenir Tout nous sera commun, et par le sacrifice, Par le sang des héros versé pour la justice, Pour la liberté sainte et pour la grande paix, Kotre amitié sera consacrée à jamais !

Citoyens de la jeune et puissante Amérique, Vous qui, ne caressant nul rêve chimérique, , Levez pourtant les yeux vers un haut idéal, Merci d'avoir gardé, dans votre ca;ur loyal. Une part de tendresse à la France bénie. Dont rayonne toujours en vous le dair géiiie ; Merci d'être venus chez nous, en ce moment. Fêter votre origine, et fraternellement Nous dire : « Votre sang palpite dans nos veines ! » J'aime votre pays. O visions sereines ! Louisiane! Ce nom, qui sait me rajeunir. Eveille en moi le plus radieux soUVénir. Voici près de trente ^ns, j'allai, loin de la France, Embrasser le plus cher de mes amis d'enfance : Ce fut à la Nouvelle-Orléans, et je vis. Tandis qu'en devisant nous cheminions ravis, Le gxand fleurie, la ville et l'ardent paysage ; Le sourire et les yeux de maint chaînant visage Me parlaient de la France, et comme il me fut deux De retrouver là-bas la grâce de chez nous! Si loin du sol natal, que j'eus l'âme attendrie, D'entendre le langage aimé de la patrie!

BICENTENAIRE DK T,A NOUVELLE-ORLÉANS

La France me devint plus chère que jamais Quand je sus, Louisiane, à quel point je t'aimais ! Hélas! ce . n'est point l'heure où, les paupières clpses. Je voudrais évoquer mimosas, lauriers-roses, Lataniers, les lacs bleus et les chênes puissants. Les fiers magnolias que j'ai vus fleurissants, Les beaux oiseaux de pourpre et les vivantes flammes Qui voltigeaient dans l'air du soir comme des âmes... L'heure est au dur effort, au tragique devoir. Le monstrueux conflit, seul, peut nous émouvoir. Sans faiblesses de coeur, san^ espoirs téméraires, Tous, de près ou de loin, jeunes ou vieux, ô frêreSr Travaillons au terrible enfantement du Droit ; Et que chacun de nous fasse tout ce qu'il doit ! Qttané viendra la victoire après tant de souffrances. Les hommes béniront l'Amér^ue et la France Dont se mêlent en vous les souffles généreux. Frères qui librement aurez souffert pour eux!

\ BICKNTENAIKE PB LA NOUVELLE-ORLEANS

CONSUL FRANCE. (NObVELLE-ORLÉANS)

25 Octobre.

Pour maire Nouvelle Orléans Français réunis en Sorbonne par soins du Comité Effort de France et 6es Aillés et du Souvenir Franco-Américain à occasion du bi-centenaxre de la fondation NouveUe-Orléans et sous la présldenc^- de M. le Ministre Instruction publique envoient à Nouvelle-Orléans, à I^uisiane, ainsi qu'à grande République sœur. s^Unt ^ec-, tueux et bons vœux. Nos pays sont indissolublement unis par de triples liens : d'abord, par le passé aux gloneux souvenirs faits de travail opiniâtre et de ^^'^ par le présent où nous luttons ensemble pour la liberté des Lmmes et pour la civilisation outragée; enfin, par 1 avenir auquel tendent nos efiorts communs qui assureront aux gené^ rations futures, avec la revanche du droit la joie de vivre la paix bienfaisante et le respect de toutes les libertés avenir que promettent au 'monde n«tr^ amitié réciproque et^Mèle et le sang très pur versé par nos enfants.

Signé: Daniel VINCENT, Ministre Instruction Publique ; HANOTAUX. de Académie Française, Président France Amérique ; •Ambroisé RJ»0)U, Vice-Président Conseil Municipal Paris ; HovELAQUK, Présidât Souvenir Franco- Américain ; Stephen Pi- CHON, ancien Ministre Afiaires Etran .ères et Président Comité Efiort de France et ses Alliés.

IMP. H. DIÉVAL. P*-AC« D« VICTOIHK»- Pa"I»

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