LS
C'est donc, en trois ans, une importation de $469,351,907, dont seulement $#18,449,812 d'articles imposables, et #50,- 902,095 de marchandises admises en franchise.
Si l'on retranche de ce dernier montant #8,045,284, pour l'argent importé (monnayé et non monnayé), qu'on n’imposerait sous aucune circonstance, il resterait encore, pour une valeur de $42,856.811, ou, en moyenne, par année, de $14,285,637 de marchandises qui pourraient être imposées et qui aujourd'hui entrent en franchise.
Cependant, outre que, comme nous venons de le dire, nous sentirions la nécessité d'admettre en franchise une certaine portion de ces articles, représentés par le chiffre #14,285.637, il est certain que l'imposition de droits sur ces articles aurait pour effet d'en diminuer, dans une certaine mesure, l’importationet, conséquemment, il nous est impossible, à l'avance, de calculer, au juste, ce que produiraient, sous l’action d’un tarif, l'importation américaine et d'établir l'abaissement que l'on pourrait, en conséquence, faire subir au tarif général pour arriver au niveau de la moyenne des tarifs des provinces maritimes, sans diminuer l'équilibre qui existe actuellement entre la recctte et la dépense totales de la confédération.
Ce que nous savons, et ce qu'il nous suffit de savoir, pour la moment, c'est qu'il y aura accroissement de revenu par l'abrogation du traité de réciprocité, à un degré considérable, cônséquemment, possibilité de faire descendre notre tarif au niveau de la moyenne des tarifs des provinces atlantiques, et de combler les vides, peu considérables, faits par l'abolition des tarifs intercoloniaux dans la confédération.
Jnis,
3 Mares non bles.
pour impoir une e, de posées
, Nous rtaine 0.637, aurait imporvance, n d'un nt que sénéral vinces lement a.
, pour nu par érable, arif au ues, et olition
Après cela, si l'on devait exécuter des travaux considérables, dans les provinces inférieures, et que, pour les payer, il fût nécessaire de faire un peu monter la moyenne de leurs tarifs, elles n'auraient pas raison de s’en plaindre; car, même avec cette augmentation, ces travaux eussent été impossibles par elles, sans la confédération, et, en les leur donnant, nous leur donnons la vie commerciale et la prospérité qui leur permettra de se mouvoir, plus à l'aise, dans un tarif un peu appesanli, qu'auparavant dans un tarif plus léger.
Mais supposons même que le traité de réciprocité soit maintenu, soit dans son état actuel ou avec des modifications, la marge laissée, dans le budget, par le revenu général, après toutes les dépenses locales et fédérales payées, ainsi que l’a établie M. Galt par des chiffres irrécusables, est suffisante, avec ou sans ces promesses d'accroissement, pour permettre au parlement général de faire descendre considérablement la moyenne du tarif collectif.
« La confédération devra faire complèter, sans délai, le chemin de fer intercolonial de la Rivière du Loup à Truro, dans la Nouvelle-Ecosse, en le faisant passer par le Nouveau-Brunswick, »
—(68° paragraphe du Projel de Constitution.)
Si, dans l'examen que nous avons fait du projet de la convention et dans la considération des motifs qui ont déterminé le programme du gouvernement actuel, dans la session de 186%, nous avons trouvé la conviction que l'union de toutes les provinces de l'Amérique du Nord était devenue une nécessité, nous n'avons pas besoin de prouver l'utilité du chemin de fer intercolonial ; car les provinces atlantiques ont posé, pour condition indispensable, inflexible de l'union, au seuil même de la convention, la construction, et la construction immédiate de cette grande voie de communication.
Elles ont eu raison, car, sans ce chemin de fer, l'union
ne serait que dans les mots, elle ne serait pas dans les choses. Elle n’y serait dans les choses ni politiquement, ni commercialement, ni militairement ; et à quoi servirait une alliance entre des peuples qui n'auraient pas d'istérêts communs entre eux ? Cette voie ferrée, c’est donc non-seulement le lien le plus fort de l’union future, c'est mais encore le seul assez fort pour tenir ensemble les parties du grand tout national que nous travaillons à édifier.
Mais il est d’autres considérations plus immédiates qui militent en faveur de cette grande entreprise appelée par la voix de lord Durham, qui disait, en 1839 : «L'établissement d'une bonne voie de communication, entre Halifax et Québec, produirait entre les diverses provinces des rapports dont l'effet serait de rendre une union générale absolument nécessaire. Plusieurs explorations ont établi la praticabilité d’une voie ferrée sur tout le parcours. »
Lord Durham voulait un chemin de fer pour rendre l'Union nécessaire, et la convention l’a voulu pour la rendre possible, parce que les événements, qui ont marché si vite et qui se sont développés dans des conditions, si imprévues, à l’époque où cet homme d'Etat présidait aux destinées de l'Amérique Britannique du Nord, ont déterminé la nécessité de l'Union sans le stimulant du chemin de fer; au point qu'aujourd'hui c'est l'Union elle-même qui détermine la nécessité de ce même chemin.
Avant l’époque de la nouvelle alliance, c'est à dire avant que tous les partis, en Canada, eussent acquis la conviction que l’Union politique de toutes les provinces était devenue indispensable, à tous les points de vue, on ne trouvait de véritablement dévoués au projet du chemin de fer de Québec et d'Halifax que le district de Québec et les provinces de la Nouvelle- Ecosse et du Nouveau-Brunswick.
Cela se comprend facilement, car, alors, nous étions dans des rapports d'union commerciale intime avec les Etats-Unis. Leurs chemins de fer étaient nos chemins de fer, leurs ports de mer étaient nos ports de mer ; les produits naturels des
choses.
)mmeralliance mmuns t le lien nl assez nal que
ui milila voix nt d’une eC, prolt l'effet essaire.
ne voie
l'Union ossible, qui se ’époque érique l'Union burd'hui e même
e avant nviction
evenue e vériébec et la Nou-
ns dans ts-Unis.
rs ports els des
deux peuples se croisaient, dans leur mouvement de va-etvient, sans se heurter aux douaniers, et l'entente commercia'e et l'harmonie entre les esprits, des deux côtés de la frontière, étaient si parfaites que les marchandises étrangères traversaient leur vaste territoire, pour nous arriver sans plus d'cbstacle que s’il se fût agi de leurs propres exportations.
Mais les combats sanglants et meurtriers que se livrent, depuis bientôt quatre ans, le Nord et le Sud, ont développé, chez nos voisins, d’autres idées et d’autres sentiments, et, au lieu d'ouvrir plus largement les voies aux relations commerciales entre eux et nous, ils en retrécissent, chaque jour, l’espace et se préparent même à y placer des barrières infranchissables. Ainsi donc, dans peu, le traité de réciprocité n’existera probablement plus, leurs chemins de fer et leurs ports de mer ne seront plus nos chemins de feret nos ports de mer, el, peut-être, ! Mais non, espérons-le du moins, la Providence nous réserve un autre et meilleur sort !
Il est donc important, indispensable même, pour nous, si nous voulons vendre nos produits el recevoir, en échange, ceux de l'étranger, dont nous avons besoin, que nous puissions communiquer avec l'océan et que nous ayons des ports de mer ouverts, tous les jours de l’année ! Nous avons bien le fleuve Saint-Laurent et nos grands lacs, nous avons bien nos canaux, qui complètent le plus magnifique système de navigation intérieure quisoit au monde; mais la nature les enchaîne inexorablement, durant cinq mois de l’année, et si, pour une cause quelconque, on nous ferme les issues américaines par où s’échappent nos produits et nous arrivent ceux des autres peuples, quel est donc celui qui peut dire, sensément, aujourd'hui, qu'il habite les rivages de la Baie-Georgienne, les bords de l'Outaouais, les rives du Richelieu ou les forêts du district de Québec ; qui peut dire qu'il n’a pas besoin du chemin de fer d'Halifax, que cette voie ferrée n’est pas la sienne et qu'il ne doit pas y contribuer pour quelque chose ?
Il est vrai qu'elle profitera plus immédiatement au district de Québec et aux provinces maritimes; c’est la conséquence
inévitable de leur position géographique. Mais, si c'était là un motif pour la faire repousser par les autres parties du Canada, nulle autre entreprise publique ne serait possible ; car les lucalités, où sont situées les débarcadères et les points d'arrêt des chemins de fer, tirent de plus grands avantages de ceuxci que toutes celles qui en sont à distance, et cela pourtant n’empèche pas ces dernières de concourir à leur construction, parce que, sans oux, elles ne seraient rien, et que leurs produits ne pourraient arriver au marché,
Ce sont là des notions économiques élémentaires, qui ont acquis même le caractère d'axiome, et qu'il serait absurde d'établir par des chiffres. Il n’a pas été nécessaire, par exemple, de dire au manufacturier de bois qu'il ne lui servirait de rien d'abattre toutes les forêts du Canada s’il ne pouvait faire arriver ses magnifiques produits jusqu'à l'Océan. Voilà pourquoi la convention a décrété, si unanimement et si spontapément, la construction du chemin de fer de Québec et d'Halifax.
Nous terminons, par cet article, notre examen du projet de la convention de Québec. Heureux si ce travail, qui nous a coûté bien des veilles, peut être utile à quelque chose dans le débat important déjà ouvert, dans les deux chambres du parlement. Dans tous les cas, le lecten pourra se convaincre que nous avons tenu à l'engagement contracté, au point de départ, de rester en dehors des partis pris et de discuter la queslion de nos destinées futures sans passion et dans la plus parfaite indépendance des hommes, à quelque couleur qu'ils appartiennen:.
| LR LE GÉEDS Tr
si c'était parties du sible ; car oints d'ars de ceux- \ pourtant struction, s produits
, qui ont | absurde aire, par i servirait 1e pouvait n. Voilà si sponta- > et d'Ha-
du projet ui nous à ose dans mbres du Jnvaincre point de iscuter Ja is la plus eur qu'ils