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SECTION DES RENTES VIAGERES

FONDBE LE 27 JUILLET :900

Se)

À la demande d’un grand nombre de nos sociétaires, qui désirent profiter personnellement, de leur vivant, des ressources de la mutualité au point de vue de la dotation, et en faire profiter leurs petits enfants, inhabiles à faire partie autrement de L'Union Franco-Canadienne, le Conseil Général et le Comité d’Organisation de notre association ont, le 27 juillet 1900, décrété l'établissement d’une section des rentes viagères.

Concurrement avec ses caisses de secours en maladie et de bénéfices au décès, L'Union Frauco-Canadienne offre donc à ses adhérents, maintenant, les avantages d’une assurance à vingt ans, mis à la portée du très grand nombre de nos sociétaires et encore plus spécialement, peut-être, de leurs enfants.

L'assurance de dotation à vingt ans, qu'offre L'Union Franco-Canadienne, est une prime à la vie, à l’encontre des bénéfices au décès, qui ont plutôt le caractère

d’une prime à la mort. Cela doit s'entendre en ce sens que, dans le cas des bénéfices au décès, il faut que le Stijet assuré meure pour que ses ayants-droit jouissent des économies qu'il a faites ; pour l'assurance à vingt ans, il faut, au contraire, que le sujet assuré vive jusqu’à l'expiration de la 20ème année de sa participation, pour commencer à jouir, d’abord, du capital complet versé par lui pendant les vingt ans, ensuite, de sa part proportionnelle des intérêts que rapporte la masse entière de l'avoir social, grossi par l'apport de tout ceux Qi sont morts ou qui ont abandonné, au cours de la période des vingt ans.

De quels soins n’entourera-‘-on pas l'existence des petits enfants ainsi assurés ! On voit que le système des rentes viagères repose essentiellement sur un principe de saine économie sociale et moralisatrice.

L'Union Franco-Canadienne offre à ses adhérents de la Section des Rentes Viagères des part ‘niformes de 25 cents par mois, plus 5 cents par mois pour l’admiuistration, soit 30 cents par mois en tout, et $r. par année d’extra pour frais de propagande. Chaque souscripteur peut prendre tel nombre de parts qu’il désire pour lui même, sa femme ou ses enfants. L'assuré ne retire rien pendant vingt ans, mais au bout de ce laps de temps, il a droit, s’il survit, au capital entier versé en son nom, au cours de la participation, et à sa part des intérêts généraux, comme susdit.

L'inscription à la section des Rentes Viagères ne comporte qu’un minime droit d’entrée de $1.00 par

part, pour couvrir les dépenses du recrutement, et aucun examen médical.

La pension une fois échue se continue d’anriée en anuée, pour les adhérents survivants, et proportionnel: lement au rendement des intérêts, ainsi qu'au nombre des pensionnaires en titre. Ceux-ci n'ont d'autre obligation que de continuer le versement régulier de leurs contributions ordinaires, et de fournir, chaque année, un certificat de vie.

La Section des Rentes Viagères de L'U. F.-C. est basée sur un véritable principe d'assurance. Je vais démontrer cette thèse par un exemple.

Supposons qu'un homme d’une trentaine d'années désirerait prendre une police à dotation de 20 ans, dans une des grandes Compagnies d'assurance, telles que la ‘* New-York Life, *’ ‘‘ L'Ætna Life ’ ou la ‘ Sun Life, ’’ ce Monsieur aurait à payer à peu près $50.00 par année, soit $1000.00 pendant 20 ans, et la Compagnie lui promettrait, en retour, quoi ? Le rembcursement intégral du montant versé pendant 20 ans, c'està-dire le remboursement de la somr-.e de $1.000.00, plus sa part des profits accumulés par la Compagnie pendant les 20 ans, s’#/ y en a,

Supposon:, maintenant, que le même jeune homme prenne 11 parts dans la section des Rentes Viagères de L'U. F.-C. Il aura à payer, pendant les 20 ans, la sc name de $1023.00. Mais, à quoi aura droit ce jeune homme, après 20 ans de présence dans la Section des

tt —

Rentes Viagères de L'U. :..-C. ? D'après l'article 18 des Règlements de la dite Section, lequel article ne peut être amendé, il aura droit : premièrement, au montant total payé par lui durant l’espace de 20 ans, c'est-à-dire, à la somme de $1023.00 : deuxièment, au partage, sa vie durant, avec les autres pensionnaires, des intérêts annuels que produit, chaque année s'1bséque .æ, l'avoir social, déduction faite des capitaux remboursés aux survivants.

Comme on le voit, la différence principale qui existe entre le sytème à dotation des compagnies d’assurance régulière et la Section des Rentes Viagères de L'U. F.-C. c'est que, dans le premier cas, plus les décès. sont nombreux, pendant cette période de 20 ans, moins les profits sont forts, tandis qu'au contraire, p'us il meurt de membres, pendant la même période de 20 ans, dans la Section des Rentes Viagères de L'U. F.-C., plus les profits à partager seront élevés, lesquels profits, comme on le sait, sont accordés sous forme de pe1sion annuelle. N'’avais-je pas raison de dire que la Section des Rentes Viagères de L'U. F.-C. est basée sur un véritable principe d'assurance?

L'Union Franco-Canadienne, au moyen de ses nombreux but x de perception, déjà disséminés par tout le pays, pour le service de ses secours en meladie et bénéfices à la mort, facilite énormément le paiement des contributions pour la Section des Rentes Viagères.

. Nous avons donc lieu de compter, de la part de nos

— s — compatriotes, pour le bien-être desquels nous avor« résolu cette fondation— qui vient compléter d'autat le cycle de la puissante organisation économique et nationale que nous avons en vue— nous avons lieu de compter sur le patronage important que nous ont fait espérer les nombreuses demandes à la sit desquelles nous avons décidé d'établir cette Se ti: : des Rentes Viagères.

Pour L'Union Franco-Canadienne, à J.-M.-A. DENAULT, B. B. P. 2194. Sec.- Trés. Gén Montréal, 8 juillet 1901.

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