‹ L'Union médicaleChapitre 1 sur 176 · AUX BUREAUX DU JOURNAL · texte numérisé non relu

AUX BUREAUX DU JOURNAL

rue de la Grange-Batelière, 11.

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w 1 Samedi U Janvier 1879

BULLETIN

SUR LA SÉANCE DE L’ACADÉMIE DE MÉDECINE

Un rendant compte de la visite officielle faite par le bureau de l’Académie, à l’occasion du jour de l’an, à M. le ministre de l’instruction publique, M. le président Baillarger. a dit que le grand-maître de l’Université avait tout d’abord engagé lajçonver^ation sur la question du nouveau local sur lequel doivent s’élever les bâtiments de;)a future Académie de médecine. Il a rendu témoignage du zèle et de l’éloquence avec lesquels M. le secrétaire perpétuel avait plaidé la cause des intérêts de la . savante Compagnie. Cette, cause est aujourd’hui gagnée, a dit M. le ministre ; l’étendue de terrain concédé a été portée de 1,200 à 1,600 mètres; les plans sont arrêtés, le projet est terminé ; il ne reste plus qu’à le soumettre à l’approbation du Parlement. M. le ministre a promis son intervention active pour bâter la réalisation des vœux légitirnes de l’Académie. Des promesses semblables ont été faites à peu près dans les mêmes termes, , il faut bien le dire, depuis quinze ou vingt ans par tous les ministres qui se sont succédé à la grande-maîtrise de l’Université, et cependant les bâtiments de la nouvelle Académio attendent encore la pose de la première pierre. Il faut espérer que, sous la République, les promesses ministérielles ne seront pas de l’eau bénite fie cour.

A la courte allocution présidentielle ont succédé la lecture d’un rapport officiel de M. Poggiale, au nom de la commission des eaux minérales, et celle d’une série de rapports de M. Plancbon sur des remèdes secrets, que l’honorable rapporteur a jugés dig'nès dé pïendrë place dans la fosse êommune et sur lesquels il a invité l’Académie à jeter quelques pèlletées de terre.

L’ordre du jour a. ensuite appelé M. Gosselin à la tribune pour la continuation de la discussion du rapport de M. Panas sur le travail de M. Lannelongue, relatif à l’ostéo-myélile pendant la erpissançê. Le savant chirurgien de. la Charité n’a pas voulu suivre M. Colin sur le terrain..., d’autres diraient peut-être dans les nuages de la septicémie ; il s’est tenu dans la sphère de l’observation clinique. Dans un discours nourri défaits, marqué à l’empreinte de son esprit essentiellement pratique

FEUILLETON

«CAUSERIES'

Qui de vous,, biemaimés lecteurs, peut douter que je vous porte tous dans njon cœur’ Que, pour vous, tous mes vœux de bonne année se portent sur l’accomplissement des souhaits que vous formez avec le plus d’amour et qui combleraient vos désirs? Amis, indifférents ou ennemis, soyez tous heureux : de toute mon âme je le désire, à une seule petite condition, c’est que ce ne soit pas, à mon propre détriment, car si je ne suis pas de ceux qui croient que toute bonne charité doit’ commencer par soi-même, je ne m’élève pas non plus à cette vertu sublime de désirer mon malheur pour le bonheur, d’autrui.

Donc, mon petit tribut de bonne année payé à tous et à chacun :

A l’Académie des sciences, pour de meilleures dispositions à l’égard de la section de médecine et de chirurgie;

A l’Académie de médecine, les 1,600 mètres de terrain promis au Luxembourg;

A la Faculté de médecine de Paris, quatre autres chaires magistrales de cliniques spéciales;

A la Faculté de médecine de Bordeaux, un peu plus de calme et de modération dans les projets de la municipalité bordelaise ;

A la Faculté de médecine décrétée à Toulouse, la force, le courage et l’habileté nécessaires pour lutter contre tous les obstacles qu’on oppose à son installation ;

A la Faculté de médecine de Montpellier, qu’ellë trouve une compensation- suffisante à la Tome XXVII. — Troisième série. 1

et de sa grande expérience, M. Gosselin a, d’une part, condamné l’expression d’ostéo-myélite que M. Lannelongue a voulu substituer à la dénomination d’ostéite épiphysaire donnée par M. Gosselin à l’affection dont il s’agit, et, d’autre part, il a parfaitement approuvé l’opération de la trépanation proposée par M. Lannelongue, comme traitement de cette maladie si grave et si rebelle.

Après M. Gosselin, M. Bouillaud a pris de nouveau la parole pour présenter quelques observations critiques sur la dernière communication de M. Colin relative à la septicémie, et pour résumer, sous la forme de conclusions, les propositions qu’il avait émises, dans l’avant-dernière séance, dans la discussion qui a suivi la lecture du rapport de M. Panas, et qui a porté sur la question de la putréfaction et des maladies putrides. Chemin faisant, M. Bouillaud a saisi l’occasion de rendre un nouvel

et éclatant hommage aux travaux de M. Pasteur et à la grande révolution . que

ce chimiste éminent a faite dans les doctrines médicales contemporaines.

Chaque fois que M. Bouillaud prend la parole, M. Pasteur est sûr de boire à longs traits le divin nectar de la louange dans une coupe d’or ciselée par la main d’un grand artiste en éloquence académique. Pour résister à l’ivresse, il faut à M. Pasteur une constitution cérébrale exceptionnelle. Nous ne voulons certes en aucune manière, pas plus à l’égard de M. Pasteur qu’à l’égard de tout autre, jouer le rôle odieux de l’insulteur public suivant le char du triomphateur antique; mais, si grand que l’on soit, et lors même que, avec Horace, on irait « heurter du front les astres », il faut toujours se souvenir que, sur le terrain mouvant des faits et des expériences, la roche Tarpéienne est souvent près du Capitole. — A. T.

CLINIQUE MÉDICALE

Hôpital Saint-Louis. — Service de M. le Dr E. GU1BOUT.

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