‹ L'Union médicaleChapitre 122 sur 176 · I. — Affections des voies respiratoires · texte numérisé non relu

I. — Affections des voies respiratoires

Les affections des voies respiratoires se sont montrées nombreuses et d’une gravité plus élevée que dans la période correspondante commune : les pneumonies ont donné une mortalité nosocomiale tout à fait excessive chez les sujets âgés, alcooliques, cachectiques à un titre quelconque, ou même simplement valétudinaires ; chez les emphysémateux et les cardiopathes ; dans toutes les fièvres , fièvres catarrhales, fièvres typhoïdes, rougeoles, etc., les localisations pulmonaires ont

monde compétent. Nous citerons entre autres, ses essais sur La Fontaine, sur Tite-Live, — ses études sur l’Art, — son histoire de Port-Royal, celle de la Littérature anglaise, etc., etc. Toutes ces publications sont une garantie du mérite de celle que nous avons sous les yeux.

De l’Intelligence . n’est-ce pas le titre le plus ambitieux qui se puisse concevoir? Peut-on

imaginer un sujet plus ardu, plus complexe et plus beau? Nous est-il donné, de nos jours, de donner une solution au problème qu’il comporte?

Dès les premières lignes, l’auteur nous fait savoir dans quelle direction il a marché : « Si je ne me trompe, dit-il, on entend aujourd’hui par intelligence ce qu’on entendait autrefois par entendement ou intellect, à savoir la faculté de connaître; du moins, j’ai pris le mot dans ce sens. ... Je n’ai traité que des connaissances, et, si je me suis, occupé des facultés, c’est pour montrer qu’en soi, et à titre d’entités distinctes, elles ne sont pas. Une pareille-précaution est fort utile. Par elle, la physiologie devient une science de faits.... »

Je ne puis me livrer ici à de longs développements; mon but ne peut être que de donner une idée sommaire du travail de M. Taine. « Pour apprécier son œuvre, dit M. Ribot, dans un compte rendu extrêmement remarquable inséré au tome IV, p. 17, de la Revue philosophique, il faut tout d’abord la replacer dans le milieu où elle a paru. A cette époque, en France, nulle connaissance des travaux étrangers, horreur instinctive de toute physiologie : la psychologie régnante était un mélange bizarre de Maine de Biran et de Garnier.... L’étude de M. Taine sur les sensations contient deux parties : l’une descriptive, l’autre élémentaire. Pour comprendre combien elle était neuve chez nous en 1870, le plus simple, c’est de s’adresser à l’école spiritualiste, qui seule s’est piquée d’avoir une psychologie, et d’ouvrir ce qu’elle a produit de plus complet en ce genre : le Traité des Facultés de Garnier. Le chapitre consacré aux perceptions est d’un vague et d’une maigreur qui étonnent : connaissance nulle ou oubli

acquis une importance considérable, déterminé la forme clinique de l’affection, et elles en ont fréquemment constitué l’élément le plus grave et le plus funeste.

Affection* de* Voies respiratoires

Premier trimestre de 1879

Page 1