‹ L'Union médicaleChapitre 168 sur 176 · RECTIFICATION · texte numérisé non relu

RECTIFICATION

Monsieur et très-honoré confrère,

Paris, le 10 juin 1879.

Mon excellent ami le docteur Girault vous a adressé une rectification, exacte en un point, non fondée sur un autre. J’arrivais de province à Paris lorsque, peu de mois après, s’ouvrit le premier concours dont parle notre confrère, et auquel, occasionnellement, je pris part avec lui, ayant été mis par un compatriote en rapport avec la maison de Vanves. Mais, où sa mémoire lui a fait défaut, c’est à l’égard de ma nomination ultérieure, en novembre 18ù3 laquelle fut, bel et bien, le résultat d’un concours.

Du reste, ce concours a traversé des phases tellement insolites que l’illusion de M. Girault s’explique. Archambault, promu médecin en chef d’une des sections d’aliénés à Maréville (Meurthe), laissait vacante la place d’adjoint-résident à Bicêtre. Pour le remplacer, on décrète le concours. Le délai pour les inscriptions expiré, nous nous trouvions trois en présence: MM. les docteurs Chambert, Macario et moi; sauf incapacité, la place nous appartenait évidemment.

Qu’arriva-t-il cependant? Intérimairement, le ministre de l’instruction publique, Villemain, remplace celui de l’intérieur, Duchâtel. S’élève alors la prétention exorbitante, brisant le concours, de nommer directement une créature ministérielle. Le Conseil des hôpitaux regimbe; dans les bureaux de l’intérieur, on résiste. Les choses restent en l’état deux mois. Au retour de Duchâtel , une transaction s’opère ; on rouvre le concours, mais avec faculté d’inscriptions nouvelles.

J’y gagnai, au lieu de deux compétiteurs, d’en avoir sept, et ce n’est pas tout : ma candidature, sans que je m’en doutasse, rencontrait au dehors de puissantes hostilités. « Ne vous leurrez pas du succès, me dit un des candidats, qui, malgré son rare mérite, s’élail retiré sans lire sa composition ; vous avez écrit, vous faites des cours : deux crimes irrémissibles. » Même pronostic de la part d’un chef éminent d’un asile privé. « L’École vous repousse à tout prix; cet oracle est plus sûr que celui de Galchas; il est de deux professeurs que j’avais à ma table avant-hier. »

Cette répulsion était naturelle. Quel autre qu’un ennemi de la Faculté aurait pu écrire le livre récent de l'Organisation médicale en France, où étaient indiquées les plus fécondes réformes pour renseignement ?

Heureusement, le jury, dont je ne connaissais pas un membre, et à qui je n’étais recommandé par personne, n’obéit qu’à ses propres inspirations. Mon nom, non-seulement sortit du scrutin; il y eut pour moi ceci de consolant, après d’étranges perplexités, d’être mis presque hors concours, deux de mes compétiteurs, MM. Chambert et Girault, ayant été signalés au ministre comme dignes de son attention. Çirault devenait presque immédiatement médecin-adjoint d’un asile public, et Chambert, un peu plus tard, répartiteur des aliénés à la préfecture de police.

Je pourrais, mon cher et honoré confrère, ajouter d’autres détails curieux que je ne puis me rappeler sans émotion. Mon but a été de rétablir dans leur vérité des faits qui m’intéressent.

Dans la confiance que vous daignerez les porter à la connaissance de vos lecteurs, je vous prie d’agréer la nouvelle assurance et de ma gratitude et de mes sentiments confraternels.

Delasiauve.

VARIÉTÉS

SUR LA TRICHINOSE

Une lettre insérée dans le Times donne des détails sur la trichinose, qui paraît prendre de nouveaux développements aux États-Unis. Il y a neuf ans, une commission lut instituée à Chicago pour vérifier l’état des choses; elle constata que, sur le nombre des animaux de la race porcine soumis à son examen, 2 p. 100 étaient infectés de cette redoutable maladie. Maintenant, d’après le rapport d’une autre commission qui commença ses travaux vers la fin de 1 année dernière et dont les résultats ont été publiés, la proportion est de 8 p. 100 sur tous

les porcs abattus à Chicago- C’est une proportion beaucoup plus forte qu’en Allemagne; sur 2,800 animaux abattus, on n’en a trouvé qu’un seul qui fût infecté.

L’année dernière, sur 35,510 jambons d’Amérique, soumis à un examen à Hambourg, on n’en a pas trouvé moins de 297 contenant des trichines, et sur 14,000 quartiers de lard, 85 étaient très-sérieusement infectés. L’Allemagne, qui chaque année éprouve de nouvelles recrudescences de trichinose dans sa population, et qui a interdit l’entrée de la chair de porcs américains, ou qui la soumet à l’examen au microscope d’experts du gouvernement, a reconnu que les mêmes viandes importées de Liverpool sont aussi infectées de trichines ; telle est la terreur qu’inspirent ces entozoaires, que l’Italie, la Grèce, et, nous le croyons, quelques autres pays, ont absolument prohibé le commerce de porc venant d’Amérique.

En Angleterre, il y a eu au moins une explosion de trichinose dans la population, et l’on peut supposer que ses attaques ont été beaucoup plus fréquentes qu’on ne l’a constaté, parce que les symptômes de cette maladie sont très-obscurs et qu’on peut les confondre avec ceux d’autres maladies. On a prétendu que les porcs ne souffrent pas de la présence de la trichine dans leurs tissus musculaires, mais c’est une erreur; ils en sont quelquefois très-malades et ils peuvent en mourir. En Angleterre, on ne saurait évaluer le nombre de personnes atteintes de la trichinose après avoir mangé de la viande de porc; mais en Allemagne, où des précautions ont été adoptées, le nombre des malades connus a été, en une seule année, de 138.

Avertir le public de ne pas faire usage de viande de porc qui ne soit complètement cuite est une précaution presque inutile. Les classes pauvres ignorent cette précaution ou la négligent par insouciance, et l’on sait qu’en fait, dans certaines parties de l’Angleterre, peut-être dans toutes, on mange cette viande tout à fait crue. La seule précaution, par conséquent, qui puisse sauvegarder la santé publique, c’est la prohibition de la vente de porcs provenant de contrées infectées, ou l’inspection au microscope des viandes mises en vente.

Potion contre le croup. — Trideau.

Extraitt de cubèbe . 1 à 3 grammes.

Carbonate d’ammoniaque . 0,60 centigr.

Sirop de polygala . 30 grammes.

Looch blanc . 70 —

F. s. a. — Une cuillerée à café, toutes les heures ou toutes les deux heures, aux enfants atteints du croup. — N. G.

Éphémérides Médicales. — 17 Juin 1793.

Joseph-Marie Lemasson, âgé de 65, né à Rennes, domicilié à Saint-Servan, est condamné à la déportation, par le Tribunal révolutionnaire de Paris, « comme complice de la conspiration connue sous le nom de Bretagne, dont le ci-devant marquis de la Rouerie était le chef ou l’un des principaux agens sous l’autorisation et l’appui des frères du ci-devant roi;

« Et, le 8 mars an II, condamné à mort par le même Tribunal comme complice d’un complot dans la maison d’arrêt de Bicêtre, où il était détenu, en attendant l’exécution de son premier jugement, tendant à forcer les portes et égorger la garde de cette maison, se porter de là aux Comités de salut public et de sûreté générale, assassiner les membres les plus marquans, leur arracher le cœur, le faire griller et le manger ». — A. Ch.

COURRIER

Nécrologie. — Nous annonçons avec peine la mort de M. le docteur Jacquemier, membre de l’Académie de médecine, décédé dans la nuit du 1 ù au 15 juin. Ses obsèques auront lieu demain mardi, 17, à l’église Saint-Eugène, à midi très-précis. On se réunira à la maison mortuaire, faubourg Poissonnière, h 0 bis, à 11 heures et demie.

Les personnes qui n’auraient pas reçu de lettres de faire part sont priées de considérer le présent avis comme en tenant lieu.

Mutations dans les hôpitaux. — Par suite du décès de M. Gubler, médecin de l’hôpital Beaujon, les mutations suivantes viennent d’avoir lieu dans les hôpitaux de Paris :

M. le docteur Féréol passe de l’hôpital Lariboisière à l’hôpital Beaujon.

M. le docteur Descroizilles passe de l’hospice Sainte-Périne à l’hôpital Lariboisière.

L'UJNION medicale.

M. le docteur Gouraud passe de l’hôpital de Lourcine à l’hospice Sainte-Périne.

M‘ le docteur Gougueuheim, médecin du Bureau central, est nommé à l’hôpital de Lourcine.

Concours pour l’agrégation. — Le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts vu le statut du 7 novembre 187Zi,

Arrête :

Art'. il sera ouvert en 1879-1880 des concours pour trente-cinq places d’agrégés à répartir de la manière suivante entre les Facultés de médecine de l’État :

Paris : Pathologie interne et médecine légale, à; — pathologie externe, 3; — accouchements, 1; — anatomie et physiologie, 1 ; — chimie et toxicologie, 1 . iO

Bordeaux : Pathologie interne et médecine légale, 2 ; — pathologie externe, 1 ; — accouchements, 1 ; — anatomie et physiologie, 1 ; — pharmacie, 1 . 6

Lyon : Pathologie interne et médecine légale, 3 ; — pathologie externe, 2 ; — accouchements, 1 ; — anatomie et physiologie, 1 ; — histoire naturelle, 1 ; — physique, 1 ;

— pharmacie, 1 . io

Montpellier : Pathologie interne et médecine légale , à; — pathologie externe, 1 ;

— physique, 1 . 6

Nancy : Pathologie externe, 1 ; — histoire naturelle, 1 ; — chimie et toxicologie, 1 . 3

Total . 35

Art. 2. — Ces concours s’ouvriront h Paris, savoir i

Le 20 novembre 1879, pour la section de médecine (pathologie interne et médecine légale) ;

Le 15 mars 1880, pour la section de chirurgie et d’accouchements ;

Le 1er juin 1880, pour la section des sciences anatomiques et physiologiques, et des sciences physiques.

Art. 3. — Les candidats s’inscriront chacun d’une manière spéciale pour l’une des places mises au concours dans chaque Faculté.

Ils pourront s’inscrire subsidiairement pour plusieurs places et pour plusieurs Facultés.

Fait à Paris, le 1 h juin 1879.

Jules Ferry.

— Le concours pour les places de médecins des asiles d; 'aliénés du département de la Seine est ouvert, avenue Victoria. Les épreuves écrites sont commencées et les épreuves cliniques auront lieu à l’hôpital Necker, désigné à cet effet.

Hospitalité de nuit pour les hommes. — Vendredi, à quatre heures, a eu lieu l’inauguration de l’œuvre de l’hospitalité de nuit pour les hommes.

Le nouvel asile est situé dans le XVe arrondissement, boulevard de Vaugirard, là. Cent lits y . ont été installés, et les travaux d’aménagement ont été exécutés sous les ordres de M. Drevet, architecte, membre de l’œuvre.

Les femmes médecins en Russie. — La Gazette russe nous apprend que le zemslvo de Novgorod engage à son service, comme médecins, des femmes qui ont achevé les cours supérieurs de l’hôpital militaire Nicolas. Il y a en ce moment cinq femmes médecins dans la province : une d’entre elles est attachée à l’hôpital du zemstvo dans la ville de Valdaï, et quatre sont réparties dans les districts de Krestzy, Tcherepovets, Belezersk et Kirilow. Bien que ces femmes n’aient pas formellement le droit de pratiquer en médecine, jusqu’à ce que la question de leurs droits soit élucidée, cependant elles s’occupent activement de leur service, au su du département de médecine du ministère de l’intérieur, auquel les autorités locales en ont fait part. On n’a, paraît-il, qu’à se louer de la manière dont les femmes médecins soignent les malades.

Vittel. — L’administration des eaux de Vittel nous prie d’informer nos confrères que la nouvelle ligne de Neufchâteau à Épinal dessert la station de Vittel; par suite, le parcours en voilure, qui était l’an dernier de 32 kilomètres, est réduit à 13 kilomètres.

Le numéro de ce jour contient un Supplément de huit pages.

Le gérant, RiCHELOT.

Paris. — Typographie Félix Maxtesth et Cfi, rue des Deux -Portes-Saint-Sauveur, 22.

No 71

Jeudi 19 Juin 1879

BULLETIN

SUR LA SÉANCE DE L’ACADÉMIE DE MÉDECINE

La séance a été remplie tout entière par une élection, celle d’un membre titulaire dans la section d’hygiène et de médecine légale. Élection intéressante, mouvementée, palpitante! Il suffit, pour en montrer l’importance, d’écrire la liste des concurrents et d’indiquer le classement adopté par la commission. En première ligne, èx Sequo : MM. Gallard et Proust; en deuxième ligne: M. Léon Colin (du Val-de-Grâcè); eû troisième ligne : M. Lunier ; en quatrième ligne : M. Ernest Besnier; en cinquième ligne : M. Vallin (du Val-de-Grâce) ; enfin, M. Brouardel, présenté sous le titre de candidat de V Académie.

Ainsi, sept candidats, et qui île sont certes pas lès premiers venus, pour une seule place! Symptôme significatif qu’une grande lutte électorale se prépare, l’Académie est nombreuse, agitée, bruyante, houleuse, presque comme une assemblée politique en ses grands jours. Il y a de l’électricité dans l’air. Le bruit général des conversations particulières est tellement assourdissant, qu’il devient impossible d’entendre un mot de la lecture du procès-verbal, du dépouillement de la correspondance et des présentations.

Au moment de l’appel nominal qui précède la collecte des bulletins de vote, M. le Secrétaire perpétuel est obligé, pour dominer le tumulte et se faire entendre, de donner à sa voix une ampleur et une force que nous ne lui connaissions pas encore, et dont nous lui faisons notre sincère compliment Mais un silence profond s’établit dès que M. le président Richet, ayant compté les bulletins , se met à lire à haute voix les noms inscrits sur ces petits papiers. A chaque nom prononcé, on voit la plupart des académiciens profondément occupés à pointer ce nom, de manière à suivre ainsi pas à pas le dépouillement du scrutin et' en vérifier d’avance le résultat.

Deux tours de scrutin ne suffisent pas pour faire l’élection. Au premier tour, sur 81 votants, dont la majorité est 41, MM. Gallârd et Proust, les deux favoris, obtiennent chacun 26 suffrages ; au deuxième tour, sur 78 votants, M. Proust obtient 37 suffrages, et M. Gallard 36; M. Proust commence à prendre la tête, mais il dépasse à peine M. Gallard d’une longueur de nez; les chances sont donc encore sensiblement égales, et des paris s’engagent sur les noms des deux honorables

FEUILLETON

Promenades au Salon ÏIl

Je viens d’éorire le nem de M. Puvis de Chavannes. Je dois dire un mot, — pour n’y plus revenir, — des deux panneaux décoratifs qu'il a envoyés cette année au Salon : L'enfant prodigue et les Jeunes filles au bord de la mer. Il est difficile, en face de ces peintures, de ne pas se demander quel but vise l’auteur. N’en vise-t-il aucun? Peint-il ainsi parce qu’il ne peut pas mieux faire? On serait tenté de le croire, à voir se reproduire invariablement les mêmes défauts, les mêmes lacunes. Mais on constate, à côté de cette impuissance apparente, de telles qualités de dessin, un si grand effort dans la recherche de la tournure et du style, qu’on se prend à penser que l’artiste peut-être a pris le parti d’arriver à ia célébrité autant par ce qui lui manque que par ce qu’il possède. Il exagère à dessein ses défauts , qu’il connaît mieux que personne, et il s’en sert comme d’un défi et comme d’une réclame pour attirer l’attention du public sur ses œuvres. Il est rare, en effet, que celles-ci ne contiennent pas certaines parties où l’attention puisse se fixer avec plaisir. Quand ce ne serait que les ornements qui forment l’encadrement de ses compositions! Ces ornements sont toujours d’une belle disposition, et remarquables. Serait-ce donc là le principal, et le tableau ne serait-il que l’accessoire, le prétexte de ces magistrales arabesques? Ainsi, dans le panneau auquel M. Puvis de Chavannes donne le nom « d’Enfant prodigue » , il est impossible de rien voir autre chose qu’une gageure, — et une gageure que gagne M. Puvis de Chavannes, s’il est vrai qu’une Tome XXVII. — Troisième série. 91

concurrents. Tout dépend ou semble dépendre de 5 voix restées fidèles à M. Léon Colin, et qui sont destinées à faire pencher la balance pour l’un ou pour l’autre, au troisième scrutin, dit de ballottage.

A ce scrutin final prennent part 79 votants, dont la majorité est 40. Le résultat proclamé par M. le President, donne 46 voix à M. Proust, et 33 seulement à M. Gallard.

Ainsi, et c’est la moralité , hélas ! peu morale, que tout le monde a tirée de cette élection, ainsi, disons-nous, d’un scrutin à l’autre, trois académiciens qui avaient voté pour M. Galiard l’avaient lâchement abandonné, au dernier moment, pour voter en faveur de son compétiteur. Nous devons dire, pour rendre hommage à la vérité, qu’une pareille conduite était universellement blâmée, montrant une fois de plus quelle confiance il faut avoir dans la fidélité de certains amis.

Il ne semble pas douteux que M. Gallard, ayant approché de si près du but, ne l’atteigne à la prochaine occasion, et ce sera justice. — A. T.

CLINiaUE MÉDICALE

ANÉVRYSMES MULTIPLES DE L’AORTE CHEZ UN SYPHILITIQUE; MORT PAR RUPTURE DU SAC ABDOMINAL.

Présentation faite a la Société médicale des hôpitaux, dans la séance du vendredi 28 février 1879, Par le docteur E. Vallin, professeur au Val-de-Grâce.

M. Vallin présente les pièces provenant d’un malade atteint d’anévrysmes multiples de l’aorte, et qui succomba à la rupture de l’une de ces poches dans la cavité abdominale.

Le malade, vétérinaire de l’armée, âgé de 48 ans, fut envoyé, à la fin de mai 1878, dans mon service, au Val-de-Grâce, évacué de l’hôpital de Clermont-Ferrand. Il avait au plus haut degré l’apparence cachectique, était très-irritable, très-impressionnable, et disait avoir rapporté de Cochinchine, où il avait séjourné en 1867 et en 1868, une dyspepsie rebelle avec anémie profonde. Il accusait des douleurs lombo-spinales revenant par crises, et des palpitations douloureuses lorsqu’il faisait une marche un peu longue, ou quand il ressentait une émotion même légère. U avait cependant pu faire la campagne du Rhin en 1870. La matité précordiale est agrandie; pas de bruit anormal à la pointe; souffle doux à la base, aux deux

pareille chose trouve des admirateurs. A propos des « Jeunes filles au bord de la mer, » je ferais bien aussi, moi, une gageure que je serais sûr de gagner. Je parie ce que l’on voudra que, si l’on ouvrait un concours avec ce programme : « Faire une montagne et des fleurs, de la façon la plus invraisemblable et la plus ridicule », je parie, dis-je, que personne ne pourra disputer la palme à M. Puvis de Chavannes. Et ces pauvres jeunes filles, sont-elles assez mélancoliques 1 Écoulez donc, il y a de quoi : être si jeunes, toutes nues, et en plâtre, avec un peu de couleur jaune sur les cheveux ! ça n’est pas gai. Enfin, l’une des trois, celle de droite, paraît s’en consoler un peu, et elle se croise les bras derrière le dos. L’encadrement, bien peint comme toujours, n’a aucune raison d’être, semble-t-il. Mais, ainsi que je le disais tout à l’heure, c’est ce qu’il y a de mieux. La mer et le ciel viennent ensuite. Ils sont charmants ; mais, en vérité, cela ne suffit pas. Passons à autre chose.

Tenez, voici encore une jeune fille; elle est Romaine, bien qu’elle n’en ait pas trop l’air, étant terriblement pâle, mièvre et chassieuse. Est-ce par ordonnance du médecin qu’elle va se baigner? C’est probable, car elle est d’une propreté irréprochable, et n’a aucunement besoin de se nettoyer. U est plus probable encore que le bain n’est qu’un prétexte qu’a pris le peintre pour nous montrer nue, sur un fond de marbre clair, une jeune fille dont les formes, pour être grêles, n’en sont pas moins savamment et consciencieusement dessinées. L’artiste, M. Fernand Pelez, affectionne d’ailleurs les baignoires.

Le sujet dont je viens de parler est intitulé : « Avant le bain ». Un autre sujet, qui a valu à l’auteur une médaille de deuxième classe, pourrait être intitulé : « Apres le bain ». Il s’agit de la mort de l’empereur Commode (celui qui disait à son secrétaire : « Guéris donc, car tu m’es nécessaire! »). « Marcia, prévenue que l’empereur Commode avait résolu sa mort, le fait étrangler, après le bain, par un vigoureux athlète ». La figure de Marcia, qui assiste au

temps, se propageant vers la fourchette du sternum et dans les vaisseaux du cou ; pas d’œdème des extrémités; pas d’albuminurie. Intégrité du foie, de la rate et des reins.

En recherchant les causes organiques de cette anémie et de cet état cachectique, nous apprenons que le malade, dix-huit ans auparavant, a eu la syphilis : chancre infectant, roséole, plaques muqueuses de la gorge et de l’anus, psoriasis palmaire. Malgré un traitement complet, des accidents graves reparurent en Cochinchine en 1868; nous constatons encore sur la crête du tibia droit une exostose, avec empâtement du périoste, du volume de la moitié au moins d’un œuf de pigeon.

Nous prescrivons au malade un traitement mixte par les frictions mercurielles et l’iodure de potassium; ce sel fut rapidement poussé à la dose de 6 à 8 grammes, continuée pendant près d’un mois; sous l’influence de ce traitement, l’exostose diminua notablement, mais l’état général ne fut pas amélioré.

Au bout de quelques jours, la persistance des douleurs lombo-spinales et dorsales nous conduisit à un examen plus minutieux de la région, et, par une palpation très-profonde de l’abdomen, nous constatâmes, un peu à gauche de la ligne médiane et au-dessous du rebord costal, des pulsations énergiques et un frémissement vibratoire manifeste. Le stéthoscope, en déprimant fortement les parois, fait entendre un murmure continu, avec ronflement râpeux au premier temps, comparable au bruit de diable. Le malade d’ailleurs n’a jamais ressenti de battements dans cette région; il ne sent que des palpitations à l’épigastre, quand il prend brusquement la position verticale, quand il est ému ou quand il marche trop vite. Le bruit de souffle est perçu, mais d’une façon plus obscure, à l’auscultation de la région lombaire. Notre collègue M. Bucquoy, dont nous suivions à ce moment les séances d’électrolysation qui ont si bien guéri sa malade, a bien voulu venir voir cet anévrysme, et a, comme nous, constaté tous ces signes. Le tracé sphygmographique des artères crurales et radiales est pris à plusieurs reprises, et ne donne, par sa forme, aucun caractère spécial : le retard de la pulsation crurale sur le battement du cœur ou du pouls radial est très-accusé. Pendant les explorations, d’ailleurs discrètès, auxquelles nous nous sommes livré à ce sujet avec les élèves de notre service, nous avons nettement constaté que la compression des deux artères crurales faisait naître une douleur vive dans l’abdomen, à la hauteur de l’anévrysme. Ce signe, sur lequel Scheele, de Dantzig, venait d’attirer l’attention ( Berliner Klinische Wochensschrift, juillet 1878), nous imposa la plus grande prudence, par crainte que l’excès de tension artérielle n’amenât une rupture du sac anévrysmal.

L’état général du malade ne fut pas amélioré par l’iodure de potassium, quoique l’exostose tibiale eût diminué de volume; notre attention ne fut éveillée par aucune autre tumeur anévrysmale de l’aorte thoracique. Dans les premiers jours d’août, le malade, fatigué d’un long séjour à l’hôpital, alla passer deux mois dans sa famille, en Provence; le 10 octobre, il retourna à Clermont-Ferrand, et entra le 19 de ce mois à l’hôpital, dans le service de notre collègue M. le docteur Barberet, médecin en chef des salles militaires. Déjà, au mois de juin, nous avions fait connaître à notre collègue de Clermont notre opinion sur l’état très-grave de

meurtre enveloppée dans ses voiles, est fort belle; mais, tout en complimentant l’artiste sur la récompense reçue, je lui ferai observer, au point de vue de la vérité du drame, que l’empereur, étranglé, crispe énergiquement ses mains. Alors, il n’est pas mort, et, bien que l’athlète, par son attitude, semble affirmer le contraire, Marcia ne doit pas s’y fier. Cet athlète, un peu blafard, est la moins bonne des trois figures; malgré l’exagération de ses muscles, il est mou. On le croirait en papier.

Saint Vincent de Paul, dont il a été question plus haut, n’a pas non plus porté bonheur à M. Lecomte du Nouy. Cet artiste, si fin et si spirituel, qui met d’ordinaire, dans de petites toiles, tant d’élégance, un peu précieuse, et tant de transparence, s’est troublé en face de l’immense panneau qu’il devait couvrir, et du sujet inhabituel qu’il avait à traiter : « Saint Vincent de Paul secourt les Alsaciens et les Lorrains après leur réunion a la France, » — pour une des chapelles de l’église de la Trinité. — L’ordonnance du tableau, avec la foule des premiers plans, les architectures du fond, les figures volantes du ciel et la gloire de Dieu le Père, qui couronne le tout, rappelle les illustrations des anciens missels et n’est point sans mérite. Mais quelle coloration lourde, jaune, terne, maussade. S’il ne l’avait pas faite luimême, jamais M. Lecomte du Nouy ne reconnaîtrait cette œuvre comme émanée de lui. J’ai cru positivement à une erreur du livret; mais le livret est impeccable. C’est une erreur de M. Lecomte du Nouy. Derrière moi, j’ai entendu un rapin dire à un camarade : « Ça! un Lecomte? il a donc préparé sa palette quand le pain d’épices était en fleurs ! »

Je constate que le Saint Vincent ne ressemble pas au portrait traditionnel, et qu’il ne ressemble pas davantage au type adopté par M. Crauk.

Un autre peintre, élégant et vif jusqu’ici, M. Caraud, ne me parait pas, cette année, à sa

ce malade; et nous ui écrivions que « cet officier était atteint d’anévrysme de l’aorte abdominale, probablement au niveau du tronc cœliaque, et que la syphilis n’était peut-être, pas étrangère à la production de la dégénérescence de l’aorte. » M. le docteur Barberet a bien voulu nous adresser une longue note de M. le docteur Chouet, médecin aide-major,, contenant les renseignements sur les derniers jours du malade, qui est venu mourir dans son service; c’est grâce à son obligeance que nous pouvons présenter à la Société les pièces anatomiques qu’il a pris la peine de nous apporter lui-même à Paris, au mois de novembre dernier..

Lors de sa rentrée à l’hôpital de Clermont, le 19 octobre 1878, M. le docteur Barberet constata la teinte bronzée de tout le tégument, une émaciation extrême, de. l’oedème, et le refroidissement des extrémités inférieures; une susceptibilité nerveuse, une émotivité exagérées, de l’insomnie, des fourmillements des extrémités supérieures et inférieures, des douleurs très-vives et paroxystiques de la région lombo-dorsale, une, dilatation des veines souscutanées abdominales et thoraciques, qui sont devenues flexueuses une dyspnée légère et un certain degré de raucité de la voix. La dyspepsie n’a fait qu’augmenter ; dans les derniers jours, il s’y joint des crises pénibles de hoquet, soit à la suite d’ingestion de liquides ou d’aliments, soit par la fatigue de la conversation. A la région, cardiaque, il existe un mouvement ondulatoire très-apparent même au repos, se dirigeant de la pointe vers l'articulation sternale de la troisième côte ; les vaisseaux du cou sont fortement soulevés ; à la palpation, l’on perçoit un thrili très-vibrant dans le creux épigastrique. Les battements du cœur sont inégaux ; à une pulsation forte succèdent deux ou trois pulsations de force décroissante, mais sans intermittence. L’auscultation du cœur faisait entendre à la pointe un bruit de souffle doux au premier temps; à la base, un souffle double., voilé, augmentant d’inlensilé vers le haut du sternum et les vaisseaux du cou. Souffle double et râpeux à la région épigastrique. Pas d’albuminurie.

Le 20 octobre à quatre heures du soir, après un très-léger repas, douleur atroce dans les lombes et dans l’abdomen, accompagnée de tension excessive de l’abdomen; la crise dure une heure; elle se renouvelle dans la nuit. Pendant huit jours, ces crises se reproduisirent une ou deux fois par vingt-quatre heures.

Le 28 octobre, à six heures du matin, le malade se relève pour boire une tasse dç lait; il est pris de hoquet, pâlit, s’affaisse et meurt en moins d’une minute.

Autopsie. — La cavité abdominale est remplie d’une quantité énorme de sang liquide et de caillots. Au-dessous de l’estomac, entre le pylore déjeté en haut et la tête du pancréas en bas, on aperçoit un orifice béant déchiqueté, du diamètre d’une pièce de 5 francs, retenant encore à ses bords des caillots sanguins, et permettant de porterie doigt dans une large cavité, à surface mamelonnée, irrégulière, ne contenant plus ni sang liquide ni caillots.

L’étude des différentes parties de l’appareil circulatoire permit de rcconnaître les particularités suivantes :

Cœur : Cavités dilatées, sans épaississement des parois; tissu musculaire jaunâtre, dégénérescence graisseuse probable. Intégrité des valvules sigmoïdes et auriculo-ventriculaires.

hauteur accoutumée. Le numéro ôl6 : « La Bouderie », est une peinture sèche, à peine spirituelle, et qui est loin de valoir ses aînées.

Tout à l’heure, je reprochais doucement à M, Pelez de n’avoir pas assez tué son cadavre. Il est bien peu d’artistes auxquels le même reproche ne puisse être adressé. On couche le modèle sur une table; on l’arrange dans une pose académique, et l’on croit qu’il suffit d’écrire dans le livret qu’il est mort, pour que le public accepte cette fiction. Eh bien, non ! La mort a des caractères qui lui sont propres, et ce sont ces caractères qu’il faut savoir imprimer au sujet quand on veut produire ‘l’illusion terrible. Les cadavres ne manquent pas à Paris, et il suffit d’en avoir vu quelques-uns, d’en avoir vu un seul, pour être convaincu qu’entre la mort et la vie, il existe des différences d’aspect qui rendent impossible toute confusion. Que les artistes aient donc le courage d’affronter ce spectacle; cela n’a rien d’agréable, saris doute, mais cela me paraît indispensable,

Si M. Blanc (P. -J.) eût eu cette idée si simple, il n’eût certainement pas conçu, comme il l’a fait, l’Holopherne qu’il nous présente sous le n° 301, sous le titre : « Judith et Holopherne » : « Puis, s’approchant du lit, elle tira le cimeterre d’HoIopherne, disant : « Fortifie-moi aujour- « d’hui, seigneur Dieu d’Israël 1 » ; et elle frappa sur le cou deux fois de toute sa force, tellement qu’elle emporta la tête. Puis elle donna à sa servante la tête d’HoIopherne. » — D’abord, on ne comprend guère la prédilection des peintres pour ce sujet révoltant; mais c’est leur dppnni a DÔtle ?Sl d’exi8er 1ue le sujet ne soit pas traité avec cette insupportable exagération iamhpq Physiologique. Ainsi, Holopherne, qui était ivre, et qui est décollé, lève les

sa bouche crie à youlait Pre«dre le ciel à témoin de la surprise dont il est victime ;

sa noucne cr,e à tue-tête, c’est le cas de le dire, et ça n’en est pas moins bête. D’un autre

l’union médicale.

Nous reproduisons ici la description du tube aortique, d’après une note de M. le docteur Chouet, adressée par M. le docteur Barberet :

« Aorte : L’aorte est fort dilatée, d’une façon générale.

o Anévrysmes thoraciques : 1° A la sortie du cœur, son diamètre est de l\ centimètres. Au sommet de la crosse, entre l’origine du tronc brachio-céphalique et l’artère sous-clavière gauche, on trouve une dilatation sacciforme produite surtout aux dépens des parois antérieure et supérieure ; la dilatation mesure 6 centimètres de longueur et 6 centimètres de hauteur. Sur la paroi antérieure de la tumeur, on trouve le nerf pneumogastrique et le nerf récurrent laryngé gauche amincis et qui semblent avoir subi une élongation par la distension de la poche.

« 2° A 5 centimètres au-dessous de la crosse, sur la partie verticale de l’aorte descendante thoracique, se voit une petite dilatation de la paroi latérale gauche représentant la moitié d’une noisette; la paroi artérielle est, en ce point, fort amincie; c’est un anévrysme en voie de formation.

«K 3° A quelques centimètres au-dessous de cette espèce d’ampoule se trouve un nouvel anévrysme sacciforme, siégeant dans le médiaslin postérieur et reposant directement sur le diaphragme. Cette tumeur, déjetée en avant et à gauche de l’aorte, s’était creusé sa place en déchirant d’anciennes adhérences pleurales; elle avait elle-même contracté de nombreuses adhérences avec les organes voisins, avec l’œsophage, placé à droite et en avant. A gauche et en avant existait un ancien épanchement hémorrhagique enkysté, en voie d’organisation. Cette tumeur hémorrhagique, qui partait de la paroi antérieure de l’anévrysme, a malheureusement été déchirée. Enfin, en bas, la tumeur adhérait solidement au diaphragme, fort dégénéré en ce point. Son grand diamètre était dirigé de bas en haut, d’arrière en avant et obliquement de droite à gauche; il mesure 9 centimètres; la hauteur est de 7 centimètres; le diamètre antéro-postérieur est de 6 centimètres. La surface interne est mamelonnée, granuleuse, irrégulière, surtout en avant. L’orifice de communication de l’aorte avec le sac se fait par une fenêtre ayant 7 millimètres de diamètre et 2 centimètres de hauteur; le sac paraît formé Surtout par la membrane externe,

« Le diaphragme, au niveau de ses orifices et de ses piliers, était fort épaissi et adhérait à la partie supérieure du sac qu’il nous reste à décrire, et lui formait une sorte de ligament suspenseur.

« Anévrysme abdominal : Un intervalle libre de 5 centimètres sépare l’anévrysme précédent de celui-ci, qui est le plus volumineux, et qui siège au niveau de la naissance du tronc cœliaque et de la mésentérique supérieure. ïl est également développé aux dépens de la paroi antérieure de l’aorte, il mesure li centimètres dans son plus grand diamètre (transversal), 8 centimètres de haut et 7 d’avant en arrière ; la paroi postérieure est très-épaisse et fortement adhérente au pylore, au pancréas et en haut au diaphragme. La paroi antérieure

côté, à peine une goutte de sang sur la garniture du lit, et pas une seule sur le sabre qui a servi à l’opération. Tout cela est bien étrange, et je crois, en vérité, que le fou dont on connaît l’effroyable histoire devait être de la même école que les peintres qui ne se rendent pas compte des effets de la section de la colonne vertébrale, et que je me permets de rappeler à des notions plus exactes ; Un charpentier, travaillant dans une maison d’aliénés, s’était endormi la tête posée sur une pièce de bois qu’il était chargé d’équarrir. Un fou vient à passer, voit le dormeilr, saisit la lourde hache placée h côté de celui-ci, et d’un seul coup, avec cette sûreté de main que possèdent les fous quand ils frappent, lui tranche la tête. Il la prend et va se cacher à quelque distance. Le médecin de l’établissement, l’apercevant dans sa cachette, lui demande : « Que fais-tu Jà? » — « J’attends, répond le fou en montrant mystérieusement le charpentier décapité, j’attends qu’il se réveille, et je suis curieux de voir quelle mine il fera quand il ne trouvera plus sa tête. »

(A suivre .) Cl. Soit.

Écoles supérieures de pharmacie. — Par arrêté du ministre de l’instruction publique et des beaux-arts, en date du 10 juin 1879,

MM. Prunier (Louis-Léon-Adrien),

Haller (Albin),

Quesneville (Gustave-Georges),

ont été institués agrégés des Écoles supérieures de pharmacie, section de physique, çhimie et toxicologie.

est formée de fausses membranes, infiltrées d’épanchements hémorrhagiques d’âges différent seule la partie de cette paroi par où s’était faite la vaste déchirure que nous avons signale’ était amincie, et l’écartement du pylore en haut, du pancréas en bas, laissait ce point sans résistance.

« Le tronc cœliaque et la mésentérique supérieure naissaient directement sur la paroi du sac ; la mésentérique à la face antérieure, près du bord inférieur et dans l’axe de l’aorte - le tronc cœliaque, à l’extrémité gauche du sac, à sa face postérieure et près du bord inférieur après avoir cheminé longtemps dans l’épaisseur de la paroi postérieure; les artères hépatique’ et splénique , devenaient libres, mais la coronaire stomachique restait englobée dans les fausses membranes et les suffusions hémorrhagiques de la face antérieure, sur une longueur de h centimètres.

« Immédiatement au-dessous de cet anévrysme naissaient les deux artères rénales dilatées à leur origine en forme d’entonnoir.

« La colonne vertébrale, examinée sur toute son étendue, et spécialement au niveau des anévrysmes, ne présentait pas la moindre lésion extérieure, pas même une légère dépression.

o Les autres organes, les poumons, le foie, la rate, les reins, étaient relativement sains. »

(La fin à un prochain numéro.)

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