UNE CONSULTATION ORIGINALE
J’arrivai dans une partie du vieux Paris que je ne connaissais pas du tout, et, après une attente peu prolongée, étant donné la députation du cohsuitîibt , je fus iotrodüit auprès d’un monsieur d’une soixafltaittè d’anwéèè', pëitt-être soixante-ciÉq ou même Sôixante-dix, au teint fleuri, à la figure souriante et ouverte. Il me mit à l’aise dès l’abord par son air engageant, et après m’avoir regardé de la tête aux pieds, avec un sourire empreint d’ tuf ë fine bonhomie, il me dit de but en blanc : -
— Vous êtes diabétique, cher Monsieur, et magistrat par dessus le tnârclié.
— Sur le dernier point, docteur, vôtre diagnostic a porté à faux ; ihâis vous avéz devine juste quant à la maladie qui m’amène auprès de vous.
e- C’est si facile, voyez-vous, Monsieur; de reconhaître un diàbétiqiie ! üu brin de salive épaisse et collante aux deux coins de la bouche, il ne m’en faut pas plus. Et je n’ai pas
(1) Extrait des Impressions et Aventures d'un diabétique à travers la médecine et les médecins ouvrage qui paraîtra très-prochainement à la librairie V. A. Delahaye, place de l’École-de-Maricine —Le héros, ou plutôt le patiept, flui est sujet britannique, est epvoyé par son médecin sur le continent dans un but de distraction, et aussi pour lui permettre. <le consulter des spécialistes renommés et faire des cures thermales. Au bout tt’une ou deux Semaines de sêjoàr à Paris il va, sut la recommandation de son médecin de Londres, consulter le docteur X...