SUR VN SOUFFLE DE LA POINTE DD COEUR
Par le docteur A. Fabre, professeur de clinique à l’École de Marseille.
Monsieur le rédacteur,
Marseille, 2à février 1879.
Une communication de M. Duroziez à la Société de médecine de Paris, publiée dans votre numéro du 20 février, sur le souffle de la ■pointe dans Cictere, est presque d’un bout à l’autre une longue attaque contre un travail publié sous mon inspiration par mon chef de clinique, le docteur Garcin.
Ce n’est pas une réclamation que je viens vous adresser, mais le sujet mérite discussion. La compétence de mon contradicteur et l’importance de votre journal m’imposent l’obligation de tenir défendre ici ce que je crois être la vérité.
Il y a quelques années à peine, le bruit de souffle au premier temps et à la pointe était considéré comme le signe pathognomonique de l’insuffisance mitrale.
Or, il s’est trouvé que ce même bruit de souffle a été observé dans plusieurs affections différentes. Les travaux physiologiques de Surmay, de Marc Sée, de Sefpaggi, sur le rôle des muscles papillaires dans l’occlusion mitrale; les travaux pathologiques de Desnos et Huchard, de Hayem, de Vallin, sur les myocardites, avaient établi sur des bases désormais solides la part d’influence qui revient à l’élément musculaire dans les affections du cœur. L’insuffisance relative ou fonctionnelle de la mitrale était en principe constatée.
U m’a été donné d’observer le souffle du premier temps à la pointe, tantôt doux, tantôt plus ou moins rude, dans une foule d’affections différentes :
besoin de vous faire parler plus longtemps pour le remarquer; vous me dites : « Bonjour, Monsieur », cela me suffit. Je m’approche de vous, je flaire une odeur particulière, sui generis, qui rappelle un peu le cidre passé, — une boisson, entre parenthèses, que je n’aime pas, — en voilà assez pour confirmer mon diagnostic. Quant aux autres symptômes, si vous êtes diabétique depuis longtemps, vous avez dû les éprouver presque tous : une soif et une faim anormales, une abondance d’urine inaccoutumée, un affaiblissement prématuré de tout l’organisme, aussi bien au moral qu’au physique, etc., etc.
— J’ai en effet éprouvé tout cela et bien d’autres choses.
— Eh bien, voyons, qu’est-ce qu’on vous a conseillé de faire ? Quels traitements avez-vous suivis ?
— J’ai déjà fait tant de choses que j’aurai peut-être quelque peine à ne rien oublier.
— Ne me parlez que de ce qui a paru vous réussir.
— D’abord on m’a mis au régime. On m’a défendu......
— Oui, je sais : on vous a défendu ceci, et puis cela, et puis autre chose, si bien qu’il vous a semblé qu’il ne vous restait plus rien, ou à peu près, à manger, et vous vous êtes; dit alors que la vie ne serait plus possible si vous vous priviez de tout ce qui vous a été indiqué comme nuisible.
— Oui, c’est bien ce que m’a maintes fois fait observer ma cuisinière ; aussi, je vous avouerai que je n’en ai pas tenu grand compte.
— Eh bien, moi aussi je vais être dans la cruelle nécessité de vous interdire un tas d’excellentes choses ; je serai même très-probablement encore plus radical qu’on ne l’a été ; mais je m’y prendrai, je crois, plus adroitement. Si je vous prive d’une quantité d’alimeuts qui vous paraissent indispensables au confortable, je vous prouverai qu’avec ce qui reste à
L'IJNiON MÉDICALE.
Dans des endocardites et des péricardites, où il était non pas permanent, mais purement temporaire;
Dans des affections de l’orifice aortique avec hypertrophie et dilatation du cœur, où il était, à une période ultime, plus fort que les bruits de la base ;
Dans des névropathies, et notamment dans l’hystérie ;
Dans des pyrexies, fièvre typhoïde, variole ;
Dans des cachexies, notamment l’impaludisme et certain état puerpéral ;
Dans d»s altérations du sang, ictère, chlorose ;
Dans des intoxications enfin, et notamment l’alcoolisme.
Au point de vue de leur nature, ces maladies diffèrent entre elles autant que possibla ; mais, au point de vue de la production du souffle cardiaque, elles peuvent se rapprocher par l’identité du mécanisme employé. Toutes peuvent produire l’insuffisance relative de la mitrale soit par dilatation du cœur, soit par altération des muscles papillaires.
Tel est le mécanisme qui m’a paru déterminer en particulier le souffle de la pointe que, après le docteur Gangolphe, après le professeur Teissier, j’ai constaté dans certains cas d’ictère.
Ce souffle de la pointe dans l’ictère, M. Duroziez l’a constaté comme nous; seulement, au lieu de l’attribuer comme nous à l’insuffisance relative de la mitrale, M» Duroziez en a fait une conséquence directe de l’anémie.
Deux explications des souffles du premier temps à la pointe se trouvent donc désormais en présence : l’insuffisance relative ou fonctionnelle d’un côté; l’anémie de l’autre. Examinons rapidement et tour à tour les preuves de chacune d’elles.
L’existence des insuffisances relatives repose à la fois sur des preuves cliniques et sur des preuves anatomo-pathologiques.
Les preuves cliniques, on les a quand un souffle de la pointe, perçu très-nettement à plusieurs reprises dans un premier examen, ne se retrouve plus le lendemain ou disparaît au bout de quelques jours; ce que nous avons constaté plusieurs fois, notamment dans l’hystérie, dans les fièvres graves, dans l’impaludisme, dans les endocardites aiguës développées par le rhumatisme.
Les preuves anatomo-pathologiques, on les a quand, ce qui nous est arrivé plusieurs fois, après avoir entendu pendant la vie un bruit de la pointe plus fort que le double bruit de la base, on trouve à l’autopsie une altération de l’orifice aortique avec dilatation hypertrophique' du cœur, sans lésion de la mitrale; — ou bien encore, ce qui nous est également arrivé, quand, à la suite d’une affection présentant les signes rationnels d’une, maladie du cœur et un souffle du premier temps à la pointe*' on Trouve, -à l'autopsie* une aortite chronique avec dilatation du cœur, sans altération des orifices cardiaques; — ou bien enfin quand* chez un sujet qui a présenté: un souffle de la pointe, on trouve, à l’autopsie, une myocardite avec dégénérescence granulo-graisseuse plus particulièrement; avancée des muscles papillaires; ce qu’il nous a été donné d’observer dans des cas de fièvre typhoïde, d’état puerpéral et d’impaludisme.
votre disposition, la partie de votre existence consacrée aux repas ne vous paraîtra pas complètement dépourvue de charmes.. Je, vous montrerai une carte de tous les mets dont vous pourrez réjouir voire palais sans avoir à craindre le revers de la médaille, et vous serez étonné, si vous venez à avoir, un cordon bleu émérite, des menus délicats et compliqués qu’on peut combiner avec ces ressources que personne, même parmi les plus intéressés, ne soupçonne, Qu’est-ce qu’on vous a encore conseillé ?
-trHiOn m’a recommandé de faire de l’exercice.
— .C’était* assurément, un conseil très-sage, mais très-banal. Cependant, comme la bonne volonté ne vous fait pas '.défaut* vous avez fait de votre mieux pour suivre cette prescription, ün jour, vous avez pris une. des plus longues artères de Londres à un bout, et vous l’avez parcourue jusqu’à l’autre bout. Un autre jour vous en avez fait autant ;.puis* vous, vous. êtes, contenté de vous promener un peu plus que vous ne le faisiez, auparavant
— Dame! à moins de faire partie du Pedestrian Club, je ne pouvais faire mieux.
—♦ Mais , vous n’auriez pas été mal inspiré si vous vous étiez fait admettre au Club des coureurs,. Allons, je vois que vous n’avez pas eu plus d’initiative que les autres malades ; je vais donc être plus net. On vous a conseillé l’exercice, me ■ disiez- vausr c’est fort honnête. Moi, je serai plus catégorique. Si vous voulez*, Monsieur* guérir, votre maladie, il faut en quelque sorte que vous gagniez, — non pas votre pain quotidien, puisque cet aliment vous, est interdit, — mais votre nourriture à la sueur de votre front.
-t C’est très-bien* docteur, mais.., c’est que je n’ai pas appris cela.
— Eh bien, vous l’apprendrez..... Rien n’est plus facile, vous verrez. Vous allez commencer par louer aux portes de Paris une petite maison de campagne, avec un jardin de cinq à si*c<mts jnètres; -je vous montrerai plus tard da manière, de vous en. servir. Choisissez seule-
Ces preuves, cependant, n’ont pas convaincu M. Duroziez.
Pour rejeter l’insuffisance relative de la mitrale dans l’ictère, M. Duroziez se base sur ce qüe parfois on perçoit encore, à peu de distance du bruit anormal, le claquement normal.
Mais il ne faut pas oublier que, dans l’insuffisance rèlative, les valvules ne Sont pas altérées dans leur structure. Leur fonctionnement est incomplet; elles n’aboutissent pas à oblitérer l’orifice, mais elles existent et elles s’abaissent, et si leur claquement est parfois masqué Sur certains points par un bruit plus fort, il n’est pas supprimé.
D’ailleurs, alors même que le bruit normal de l'un des deux cœurs serait altéré, celui de l’autre cœur serait conservé. Maintenant surtout que, depuis les recherches du professeur Potain,' nous1 satnns que l’ictère peut s’accompagner d’une insuffisance fonctionnelle de la triouspide, nous aurons à préciser si les claquements valvulaires qUi ont conservé leur intégrité sont sons faisselle, et appartiennent à la mitrale ou au sternum, et dépendent de la tricuspide.
Pour admettre l’influence directe de l’anémie, M. Duroziez invoque la concomitance, dans certains cas, des bruits vasculaires de l’anémie, cette anémie, je ne la hierai pas dans l’ictère et les affections; hépatiques, dont elle est une compagne assez habituelle, pas plus qUe je nie les bruits anémiques dads l’impaludisme et la chlorose, qui cependant peuvent produire une insuffisance relative de la mitrale avec souffle de la pointe. : " ■ fi • ■ v . v;!.
Là. n’est pàs la question. 'La question est de savoir si un bruit de souffle au premier temps dont le foÿer est à la pointe, bruit constaté dans l’ictère parGangotphe, par Teissier, par Duroziez et par nous-même, peut être un bruit anémique, directement produit par l’altération du sang. ;
Or, la clinique et la physiologie pathologique s’inscrivent également contre utfe pareille 9Uiipositfca.ii tii loa-Béiî uowq ,9lnioq i;l ob nfflrroa au brump ; ;s! no ta9upini! aavrmq anj
La clinique, parce qti’ellé a depuis longtemps constaté que les bruits endémiques du cœur siègent à la basé, et le plus souvent, d’après les recherches de C. Paul, que nos propres observations ont confirmées, sur le bord gauctoe du sternum, au foyer de Fartère pulmonaire.
U est vrai que dans certains cas d’anémie grave, avec névropathie ou avec cachexie, le souffle peut être observé aussi au -premier temps-et a la pointe; mais, dans ces cas, Panémie agit isdrioiit par l’intermédiaire d’une dilatation atonique qu’on peut constater ehs suivant PabaiSsement de! la pointe, ou par l’entremise dHi ne altération “Cachectique du cœhr que la faiblesse d’impulsioiir dénonce pendant la vie' et1 'que- l’examen mierographiquè des papillaires démontre après la mort.
Cependant, pour nn certain nombre dèces«as, la clinique a besoin de s’appuyer sur les lois de la physiologie pathologique.
Depuis tes travaux de Poiseuille, de Chauveau, de Parrot, de Ëer$èon, et surtout depuis les théorèmes; rie Savart et de Poisson sur lés vibrations des liquides, nous savons que les bruits qu’ils produisent sont sous ta dépéndahcp de cbangements dans le calibre des tufes.
ment un jardin en aussi mauvais état que possible; il n’est même pas- absolument qédessaire qa’il y ert ait un, pourvu que vous en ayez le iterrain..... Jesupposè, bien entendupqueTOUs< aurez le temps et les moyens de faire tout cela. ■< : .
; Je suis, docteur, complètement indépendant, maître démon temps, ei dans une position à faire pour ma santé tous les sacrifices qu’elle exigera, : ; -,
— Eh bien, dans ces conditions, mon cher Monsieur, vbus pouvez être sûr que vous 'triompherez de votre mai. Vous allez donc commencer par vous mettre^ même d’exécuter, quant à votre installation, ce que je vous ai conseillé. Quand ce sera fait, revenez me trouver alors je vous mettrai sérieusement en traitement. Jusque-là, vivez de votre vie habituelle et envbyefz-1 moi un échantillôn de votre urine pour que je sache exactement où vous en êtes et par con-' séquent d’où vous partez. i'1 ' f’B 1!'! :r,bm ait .Inod 9'iim;‘i «'upanj, ornuomq
Dès le lendemain, je me mis en campagne pour exécuter la prescription du docténr, Je ne voyais pas encore' très-biétt Où il voulait én venir aveè sa villa et soü^jardin inculte; mais son originalité me plaisait, ét j’avais à cœur de faire ponctuellement ce qu’il m’avait dit. Je courus une partie ‘de la matinée èlü tonte l’après-midi du côté de Vincennês i et de • Saint-M/tndé pour trouver ce 'qtfiF me fallait, mais1 toutes lés propriétés disponibles étaient ou trop grandes, ou sans jardin ; le plus grand nombre de celles qui auraient pu me convenir avdient un jardin dont on était tenu de respecter1 toÙn-Seuiement1 la disposition, mais même le mode de culture et d’entretien. De guerre lasse, àvatA de reprendre lé chemin de la rue de Rivoli,1 où était mon hôtel, je louai conditionnellement utl terrain vague, absolument en friche, qui avait environ 5 à 600 ffiètres de superficie,1 sur lequel une espèce de' cabane en planches pouvait, à la rigueur, servir d’abriœt de resserre. - " ' 1
En ÿ réfléchissant, il me sembla que ce terrain devait parfaitement suffire, ce Serait moins
L’ÜNION MÉfoCÂLE.
On ne peut donc admettre qu’il y Çit de soUffle eârdiaque en dehors de la condition sui vante : passage plus ou moins rapide du courant sanguin à travers un orifice plus étroit que la cavité d’où il sort.
La force du courant, l’altération du sang, peuvent ajouter leur influence à l’a ction nécessaire du rétrécissement, ce mot étant entendu dans son acception mécanique. Mais il n’y a de bruit 'de souffle qu’à la condition expresse, absolue, qu’un orifice soit traversé.
Dans l’anémie, la composition dq liquide augmentant ract.i.on d’un faible rétrécissement, il suffit, pour qtftîn soufflé cardiaque se produise, qu’un orifice quelconque «oît tVâverséj ce qu’accorde Màreÿ, pilant le bruit' anétaiq'ae du cœur dans l’orifice aortique, avec C. Paul, qui l’a observé à l’orifice pulmonaire, et Parrot, qui ^explique par jtltte insufiisaiiée ü’iôüspide ; l^aïs il' faut foujoùrs qu’un orifice soit traversé.
ÎJn ferait de soufflé au premier tempsqt à la p6ïnt,e coïncide àÿec 'ta contraction du ventricule et l’occhision d’e la mitrale. Si le cœù'r fonctionné norrtialéinéntj le sang du ventricule •gauche passe dans l’àbrté ; il n’y a d’orifice traversé quë d'orifice aOftiqùu; il ne peut sè produire auéun bruit de la 'pointe. Si, par contre, la valvule ùiitfaïe fonctionne d’une manière incomplète, si elle ferme mal, une partie du sang retourne du ventricule dans l’oreillette par un orifice incoippltfiëment fermé, C’est-à-dire relativement étroit, Cl cè rètijûp devra produire un bruit de souffled’autant plus intense que l’impulsion ventripulaire sera plus forte et le sang piusprofoodément altéré. Ce bruit est, dans les anétaies, d’d h pronostic plus grave qu'e les autres, puisqu’il exige que l’anémie ait produit unè UiodificàtiOü préalable de la cavité Cardiaque. Ce n’eSt dope pas l’anëmiè qui est ici la càüSë prochaine du souffle, C’ëst l’itisuffisance fonctionnelle de la mitrale. ’ " "
tëllë est, ce rne sëtiible, la séùlë eiplicàfiOn rationnelle qd’On puisée donner dù souffle anémique de la pointe,, et je demande, quelle hypothèse on peut substituer à cette doctrine Si conforme à la fois aux lois de la physique et à la théorie générale des souffles cardiaques. Jusqu’à cë que la doctrine nouvelle soit exposée' et démontrée, nous sommés aülôrisés à considérer les souffles du premier temps et dè la pointe sans lésion de la mitrale, qu’ils proviennent de l’anémie ou de toute autre cause, comme les résultats d’une insuffisance relative ou fonctionnelle de cette valvule. ’
' jrqùs les biüîts du' premier temps et de la pointé résultent donc d’aùè insuffisàpce mitrale. Seulement, de cës insuffisances, les unes sont absolues et procèdent d’une lésion valvulaire ; les autres sont relatives ou fonctionnelles, sans lésion valvulaire. vli' "
Veuillez agréer, Monsieur le rédacteur, avec mes remercîments, etc.
nmai',
commode, sans doute, de n’avoir pas ma demeure à portée; mais f ÿ trotfvé'ràis ùiie OèPàSîOn dé plus d’exercice, et je né doutai paë'que cette particularité ne fût tout à fait du goût du docteur. f‘ IP ' f m rim : ' ; sî iorardib^n > a;q ssii
J’allai donc le retrouver quarante-huit heures après ma première visite.
Après que je lui eus fait part de ma découverte et de la note que le pharmacien m’avait rêihiéè, et qui établissait lé bilan dé nia situation au point dé Vue du sucre ;
— Vous voilà, me dit-il, dans d’excellentes conditions pour codimëncer mon traitement;
seulement, je vous préviens qtfé nous né ferons tout d’abord que dé Pliÿgiènè; nous aurons toujours le temps de recourir aux drogues. Ne croyez pas çepeùdàht quë ;jè vais, commèdès honorables confrères auxquels tons vous êtes déjà adressé, vous donner 'dés préceptes généraux que vous écOÙteZ très-s/érièùsëihént, que vous reconnaissez trës-éagés, et que voué suivez très-exactement..... pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures. Non, j’ai un autre systétUè: vous allez peut-être le trouver compliqué; niais, en somme, vous yèrrez qu’il est bien plus aisé à suivre que tout ce que vous avez fait jusqu’à présent. Et, pôUr être plus Sûr que Vdùs n’oublierez rien, je vais vous écrire l’emploi et le irièfiü des huit jours qui vont süiVre. Il est bien entendu que, partout ou vous irez commander vos repas, il faudra recommander qu’on vous ait du pain de gluten. l
— Mais je n’aime fias beaucoup, docteur, votre pain dè gluten, et mon estomac a dë là p'êïfie
«à s’en accommoder. ' . •
— Dr’aflord, vous ne connaissez pas encore neiui dont jè vous indiquerai la màrqïlè : Ï1 y a pain de gluten et pain de gluten, comme il f à èhàtupagne et champagne. VOü^ fèrrez que vous vous accommoderez très-bien de Celui que jé recommande à toits mes clients et dé la bonne fabrication duqtfel je suis sûr. Maintenant, il faudra avoir soin d’envoVèr, tfqgt-qtiatre heures à l’avance, votre menu au restaurant que vous &urèz choisi, afin qu’on ait lte temps de se proenrer exactement We qui èât prescrit, ainsi que les ingrédients nécessaire1» 'ftôuÿ ' la pré-
BIBLIOTHÈQUE
Thèses «lu Concours de l’agrégation en chirurgie.
DES RUPTURES DE L’URÈTHRE, par le docteur Terrillon. Paris, 1878; Octave Doin.
Les ruptures de l’urèthre se divisent en deux grandes classes : ruptures traumatiques, ruptures pathologiques. L’auteur consacre la plus grande partie de son travail aux premières, qui sont, dit-il, les vraies ruptures chirurgicales.
Au point de vue de l'anatomie pathologique, elles présentent trois degrés : 1° Rupture interstitielle; la gaine fibreuse du tissu érectile et la muqueuse sont respectées; les trabécules du corps spongieux sont seuls rompues. 2° Rupture de la muqueuse et d’une partie du tissu sous-jacent. 3° Rupture totale de la paroi de l’urèthre, complète ou incomplète, suivant que le canal est rompu dans une partie ou dans la totalité de sa circonférence. Ces solutions de continuité siègent, dans la majorité des cas, au niveau de la partie moyenne ou antérieure du bulbe. C’est ce qu’on observe à la suite de contusion directe ou déchûtes à califourchon, causes les plus fréquentes des ruptures uréthrales. Quant à la région périnéale profonde, qui correspond à toute l’étendue de la région membraneuse, c’est elle qui est ordinairement atteinte par les fractures du pubis, ou par les autres causes qui n’ont pas agi directement sur le périnée. Les ruptures de la portion pénienne, qui sont en quelque sorte des fractures de la verge, succèdent rarement à une contusion directe; plus souvent à une torsion ou à une exagération de courbure pendant l’érection ; enfin, à la rupture de la corde dans la blennorrhagie.
Après avoir étudié les autres caractères anatomo-pathologiques, tels que l’étendue des ruptures et les lésions des parties voisines ; après avoir exposé, dans un chapitre spécial., les causes que nous venons de signaler rapidement et leur mécanisme, M. Terrillon passe en revue les symptômes : douleur, troubles de la miction, urétrorrhagje, état des parties voisines. Les complications immédiates sont l’hémorrhagie, la rétention d’urine, les plaies et les fractures du pubis; parmi les complications secondaires, il faut compter le phlegmon et l’infiltration d’urine; enfin, les complications tardives peuvent se résumer par cet aphorisme : « Toute rupture de l’urèthre est un rétrécissement en germe. »
Le diagnostic est généralement facile. Le pronostic varie suivant les cas, légers, moyens ou graves. Cette division est d’un grand intérêt quand il s’agit de discuter le traitement des rup-
paration des divers plats. Au besoin, recommandez-vous de mon nom. Le neuvième jour au malin, venez me voir et, comme je ne vous ai pas indiqué de pitance pour ce jour-là, je vous retiens pour déjeuner avec moi. J’aurai ainsi plus de temps pour causer avec vous . A pro¬
pos, je vous rappelle à dessein ce que je vous disais tout à l’heure, c’est que vous ne trouverez pas de médicaments dans ma longue consultation, et croyez bien qu’il n’y a pas eu oubli de ma part.
— Ce n’est pourtant pas un parti pris, docteur?
— Ni oubli, ni parti pris; j’en ai tant essayé, et de si différents, que je ne sais plus dans lequel avoir confiance. U y en a d’utiles, je suis le premier à le reconnaître ; il n’y en a pas d’indispensables. Pour ma part, quand je puis diriger l’hygiène de mon malade tout à fait à ma guise, je n’ai jamais besoin de médicaments.
— • Croyez bien, docteur, que je n’y tiens pas plus que cela, et si quelques-uns m’ont fait un bien incontestable, je ne pousserai pas la reconnaissance jusqu’à en reprendre sans votre conseil.
— Très^honoré de votre confiance et enchanté de votre docilité, cher .Mqpsiedr.,, Sous de pareils auspices, vous devez vous acheminer sûrement vers la guérison.
— Alors, vous verrez, docteur, dans huit jours, si j’ai pris le bon chemin.
t Rentré chez moi, je n’eus rien de plus pressé que de prendre connaissance du programme d’existence que j’avais à suivre pendant huit jours; et, bien qu’en fait d’originalité rien ne m’étonne, je fus néanmoins assez surpris du libellé de cette consultation. J’ai eu l’excellente idée de la conserver, uniquement parce qu’elle ne ressemblait à aucune de celles qu’on m avait données jusque-là. Plus tard, j’ai été enchanté de la retrouver, ainsi que le montrera un des derniers chapitres, et j’en ai tiré un parti auquel je n’avais nullement songé tout d apord. Comme je tiens à en, faire profiter mes lecteurs, je me décide à insérer ici cette
espèce d’mtermède kinési-gastronomique.
(A suivre.)
Traduit de C anglais par le docteur XXX.
lures. En effet, les indications générales, cathétérisme, ponction de la vessie, incision périnéale, peuvent varier dans l’un et l’autre de ces cas. C’est ce que l’auteur expose îi propos du traitement des ruptures de la région périnéale antérieure, décrivant avec soin les méthodes, contrôlant avec jugement, au moyen des faits, les opinions des auteurs. Pour les cas graves, il conclut aux dangers de l’expectation, à l’extrême prudence qui doit guider le chirurgien dans le cathétérisme, sinon à la proscription complète de cette méthode. La ponction de la vessie ne sera pratiquée que lorsque l’incision périnéale n’aura pas permis de trouver le bout postérieur de l’urèthre ; enfin, c’est cette incision, hâtivement pratiquée, qui sera réellement la méthode de choix. Les indications thérapeutiques, dans les ruptures de la région périnéale profonde, ne présentent rien de spécial.
La deuxième partie de la thèse de M. Terrillon, qui a trait aux ruptures pathologiques de l’urèthre, est très-courte. Il ne pouvait en être autrement. Ce ne sont, en effet, que des chapitres détachés de l’histoire des rétrécissements uréthraux et des calculs des voies urinaires.
Ce travail se termine par l’exposé de nombreuses expériences sur le cadavre entreprises par l’auteur, par des tableaux de différents cas de ruptures uréthrales, par des observations inédites; enfin, par un index bibliographique très-complet.
DES ACCIDENTS PROVOQUÉS PAR L’ÉRUPTION DES DENTS DE SAGESSE, par le docteurllEYdenreich. Paris, Delahaye ; 1878.
Ces accidents peuvent se diviser en deux grandes classes, selon qu’ils sont de nature inflammatoire ou de nature nerveuse. Les accidents inflammatoires peuvent être eux-mêmes muqueux ou osseux.
Aux accidents muqueux appartiennent les stomatites, les amygdalites, les angines, les adénites. La gencive oppose souvent à l’éruption de la dent de sagesse de sérieux obstacles; elle s’enflamme et il se forme un abcès qui s’ouvre dans la bouche; on observe, d’ailleurs, relativement à la forme de ce genre d’accident, de nombreuses variétés, qui ont été différenciées nettement par Chassaignac. D’autre part, les phénomènes inflammatoires sont rarement limités à la gencive. C’est en s’étendant aux parties voisines qu’ils donnent lieu aux stomatites simples ou ulcéro-membraneuses, aux angines et aux adénites. Les ulcérations de la langue . et de la joue sont dues à des déviations de la dent de sagesse, en dedans dans le premier cas, en dehors dans le second.
Les accidents osseux peuvent reconnaître pour cause la propagation de l’inflammation des parties voisines; mais, plus souvent, fisse développent d’emblée par suite des obstacles que les parties dures opposent à la sortie de la dent de sagesse. Outre le rôle que quelques auteurs ont fait jouer à cetie éruption dans la production de certaines tumeurs, cartilagineuses, fibreuses, épithéliales et osseuses, et de certains kystes dentaires, il faut noter, parmi les accidents les plus communs, l’ostéo-périostite simple et suppurée des maxillaires; c’est elle qui détermine, le plus souvent les phlegmons de la région sus-hyoïdienne et même des phlegmons diffus.
La constriction des mâchoires, autre accident lié à l’éruption des dents de sagesse, est rarement primitive. Elle accompagne surtout l’ostéo-périostite du maxillaire. De nature inflammatoire dans la grande majorité dés cas, elle est due le plus ordinairement à un travail phlegmasique envahissant plus ou moins profondément les muscles élévateurs; dans certains cas, c’est une simple contraction musculaire d’origine réflexe.
Les accidents de la deuxième classe, ou nerveux, comprennent surtout des névralgies de différents types, quelquefois des convulsions épileptiformes, pour ne parler que des faits sur lesquels il n’est permis- d’élever aucun doute.
Cette élude clinique, qui se termine par l’exposé des principales indications thérapeutiques dans les différents cas, est précédée d’un chapitre de considérations anatomiques, où M. Heydenreich expose en détail révolution normale de la dent de sagesse. C'était le meilleur moyen de bien faire comprendre la palhogénie des accidents dont il avait à parler.
(A suivre.) H.
ACADEMIES ET SOCIÉTÉS SAVANTES
ACADÉMIE DE MÉDECINE
Séance du 25 mars 1879.— Présidence de M. Richet.
CORRESPONDANCE OFFICIELLE
M. le ministre de l’instruction publique transmet l’ampliation d’un décret par lequel est
l’uwqn médicale.
approuvée l’élection de M. Lehlanç dans la section de médecine vétérinaire, en remplacement de M. Huzard, décédé.
Sur ^invitation de M. le Président, M. Leblanc prend place parmi ses collègues.
M. le ministre de l’agriculture et du commerce transmet le rapport de M. le médecip-inspecteur des eaux minérales de Bagnols (Orne). — (Com. des eaux minérales.)
La correspondance non officielle comprend une lettre de M. Gfrftlelain, polaire A Çaÿjg, qU} informe l’Académie que le docteur Stanski lui lègue, par testament, une rente annuelle de mille frapçs pour la fondation d’un prix k décerner, tous les deux ans, à pelui qui aura démontré le mieux l’existence ou la non-existence de la contagion miasmatique par infection, pu de la contagion k distance, en l’étudiant dans les épidémies ep général, ou au moins dans une maladie épidémique en particulier.
Si l’Académie ne trouvait pas un travail, sous ce rapport, digne de cette récompense, elle raccordera à celui qui aura le mieux éclairé une question queir.pqqqe relative à la contagion dans les maladies incontestablement contagieuses, ç’est-à-dfre inoculables. Ce prix s’appellera : Prix Stanski.
M. Chevallier adresse à l’Académie une nota accompagnant l’-envoi de plusieurs exemplaires d’un travail qui a pour but de faire connaître les graves maladies, et même les décès qui peuvent être déterminés par l’usage du pain préparé avec des farines contenant du plomb provenant du métal qui a servi au rhabillage des meules.
M. Bergeron présente, au notp des auteurs, Mtyl, pujn,rdin-Bea^jTij<etz et Anéjger, un volume intitulé : Recherches expérimentales sur la puissance toxique des alcools.
M. Jules Guérin présente, au nom de M. Louis .figuier. Je 28? volume de WArmèc scientifique et industrielle.
M. Vclpian présente, au nom de M. le professeur Bitot (de Bordeaux), une note sur les expansions pédonculaires , avec de très-belles photographies représentant ces expansions. Contrairement à ce que l’on enseigne généralement dans les livres, M. Bitot distingue ces expansions en trois groupes aboutissant à des parties différentes des circonyolutions cérébrales : 1° un groupé destiné aux circonvolutions du lobe qrbifairef' 2° iïn groupé destiné aux circonvolutions du lobe p.aracentral; 3° un groupe destiné aux circonvolutions du lobe occipital.
M, JîpüLET présenté, au nom de tpmride Parvi^,, le 17e volume (le ses Coteries scientifiques.
M. Briquet dépose sur le bureau fine note de M. Boëns, sur la bière.
M. Noël Gueneaü de Müssy offre en hommage une brochure ayant pour titre : Contribution à l'étude de l'amblyopie aphasique.
M. Trélat, A l’occasion du procès-verbal, dépose deqx exefnpiairfts d’un mémoire publié par lui jl y a douze ans dans, les Annales çÇ hygiène, et relatif k une étude des épidémies observées à la Maternité de Paris dans une période de quarante ans. Dans çe travai),, M, Trélat soutient, Contrairement A l’çrpiqior) é,mi$ç‘$jp ty dprnière ^^aqce , par M. Hervtypx, que. les jnfluppces météorologiques ou saisonnières, exercent une. sefion réelle, sur le développement des épidémies puerpérales et de la mortalité des femmes,, PU Omiches, ■# ffljîJI'. a établi par des chiffres Statistiques qui lyp paraissent irréfqfablps, , : ’ V ,’
M. Herviedx répond qu’il ne nie pas le résultat auquel est arrivé M. Trélat, à savoir, que la mortalité des femmes en couches est plus grande en hiver qu’ert été; mais cette influence, suivant lui, comprend des éléments complexes qui sont, outre la température, la misère, l’agglomération, la difficulté de l’aération des salles et de leur ventilation, toutes conditions dont l’influence se fait sentir beaucoup plus en hiver qu’en été.
M. Trélat répond qu’il a tenu compte de tous ces éléments divers, et que, déduction faite de leur part d’influence, il reste encore aux conditions météorologiques un rôle indéniable dans la production des épidémies puerpérales.
M. le docteur Laborde, candidat pour la section d’anatomie et de physiologie, donne lecture de la deux ème partie d’uq Jrayail iflit eq tyiliahmaljm>:,avec M. le docteur Mathias Duval, T vafi *6Ve °PPement et les fonclions du cœur chez l’embryon, Voici les conclusions de ce
L’UJNlOfSi: MÉDIC/ViK.
1° Le tube cardiaque paraît, d’après l’observation physiologique, être creusé çle très-bonne heure, sinon tout à fait dès le début de sa formation, d'une cavité dans Ipqqetje existe et se meut un liquide incolore, qui sera plus lard ie sang.
2° Ge liquide, mis en mouvement par les premières pulsations rhythmiques cardiaque, chemine et circule, selon une direction' constante déterminée par le sens des contractions elles-mêmes, de l’extrémité veineuse du tube vers son extrémité artérielle.
3° A cette période, il ne, paraît pas éjecter encore, ^ niveau- 4ea orifices iufriiTcardiaques,. de disposition spéciale de nature à réaliser leur occlusion; cet oflicice est probablement dévolu aux parqis contractiles ffiu sinus formé par le confinent des veines oniphalbrmésentériques ; , , . ..
D’ailleurs, l’espèce de péristaltisme qui préside, à cette époque, aux; contractions suc,cçssives des diverses portions du tube cardiaque, suffit à rendre compte, sans nécessité de tout autre mécanisme spécial, de la progression de ce liquide dans une direction déterminée et constante,
4° L’adaptation du mécanisme fonctionnel des orjfjce^ntra -cardiaques aux progrès de la formation et du perfectionnement de l’organe embryonnaire, se réalise au moyen d’une fente mobile, c’est-à-dire contractile, en bi-entonnoir, pour 1’orifice auriculo-ventriculaire, comme pour l’orifice ventriculo-artériel ; l’occlusion des orifices respectifs s’opère par la contraction de la portion pétrépie de fonte. pQur empêcher, au moment opportun, fo reflux du liquide en circulation.
Du côté de l’orifice buffio-aortique, les bourgeons d’origine des valvules sygmoïdes, et du tôté de l’orifice auncuto-ventri'culàire, les plis ou plicatil'res qui paraissent constituer les linéaments de la valvulé auncdlô-vëntricuTaire1 concourent pour leur part , à cette ;phasé de transition, à assurer et parfaire le mécanispiè fonctionnel <rôccîusion des orifices. '
5e fc fônctiottnemènt exceptionneilement précoce du cœur embryonnaire révèle’, du milieu du silence fonctionnel des autres , organes ou appareils organiques en1 formation, un rôle dont la réalité et l’importance semblent avoir été jusqu’à pfé?eilf méconnus ; c’est surtout dans le mécanisme de formation parfaite, cfosi-à-dife d adaptation fonctionnelle dès vaisseaux sanguins et de l’appareil entier de la circulation, que paraissent nécessaires l’intervention et le concours actifs du cœur en mouvement, quelle. que qojtî&’^iljeii}^ ta fhéprfo que l’pjv adopte pour cette formation. (Ce travail est renvoyé à la section d’anatomie et de physiologie, constituée èh commission d’élection.)
M. Depauü a la parole pour présenter quelques Observations relatives à la npte lue dans la dernière séance par M. JUles Gtiérin, sur îa septicémie puer péfalé.
M. Depaul dit que le sujet dont if S’agit se représente pour la quatrième fois devant l’Académie, grâce à la persistance obstinée de M. Jules Guérin, qui reproduit toujours, sânsla moindre modification, des idées que l’on pouvait çéoire définitivement abandonnées après plusieurs ^éfu tâtions péremptôires. M. Depaul rappelle la grande discussion qui eut lieu en 1858, et à laquelle Ï1 eut* occasion de prendre part avec les maîtres les plus éminents de la science et de la pratique obstétricales : les Paul Dubois, les Danÿâu, les Gazeaüx; M. Jules Guérin y réédita sa grande conception étiologique' 8è:ïfa fièvre puërpéralé, déjà consignée dans un pli eâcbèté déposé par lui én 4846 â Mcâdérttie clés sciences, et dans laquelle il affirmait qUe! lorsque, tepfès TâecouchemeBt, la matrice ne se contracte pas ; en d’autres termes, ne revient pas sUrelle-même de manière à être rentrée, dès le troisième où quatrième jour, dàîis ià cavité pelvieiï6;é,lé fond de fihtéros tie dépassant pas le niveau du; détroit supérieur, la femme, dans ces conditions, est fatalement prise de fièvre puerpérale.
G%t en vaip que Paut Dubois^ Dânyau, Gâzeaux et M. Depaul élevèrent à cette époque d’unanimes protestations contré une pareille hérésie obstétricale, démentie par l’observation de tous les jours, M. Jules Guérin, ayant besoin de cela pour sa conception étiologique, n?en cotîtibuà pasmôins à soutenir obstinément sa proposition; M. Dp paul croît devoir s’élever de nouveau, âü ^ottr dë l’observation clinique, contre cette prétention de M. Jules Guérin. Tous les accoâèheurs saVeüt, et M. Depaul est à même de vérifier tous les jours;- dans le service qu’il dirige depuis dix-huit ou dix-neuf ans, que le fond de fiutérus, quatre- vingt.dix-neuf fois sur cent, loin d’être rentré dans la cavité utérine au troisième ou quatrième jour après l'accouchement,1 dépasse lé1 détroit supérieur de plusieurs travers de doigt au sixième, huitième, dixième, et même douzième jour, sans que la femme soit le moins du monde atteinte de fièvre puerpérale. U faudrait que M. Jules Guérin expliquât une hnnne fois ce qu?il entend par fièvre Ipuérpérale,1 péritonite; septicémie; et s’ibs’agit pour foi, dans ces ca$, d’une maladie générale ou d’une affeclionr locale, car il est toujours resté dans le vague à ce sujet.
A mte èûècepliow étiologique de M. J. Guérin ont répondu comme cprollpires trois conceptions thérnpemiqdes différentes. Dans la1 première-, il prépose de combattre la fièvre puer-
pérale par la ponction de la cavité péritonéale suivie de l’injection et du lavage de cette cavité ; dans la deuxième, il ajoute aux manœuvres précédentes celle de pratiquer, à l’aide d’une pompe appliquée à l’orifice du col utérin, l’extraction, à travers l’utérus et les trompes, des liquides épanchés dans le péritoine; enfin, dans la troisième, il propose d’administrer le seigle ergoté à toutes les femmes, immédiatement après l’accouchement.
Suivant M. Depaul, les théories sur lesquelles reposent ces conceptions thérapeutiques de M. Jules Guérin manquent complètement de base. L’observation et l’expérience démontrent que les liquides de l’utérus ne peuvent pénétrer dans la cavité péritonéale et qu’il ne se fait jamais, dans cette cavité, de vide, relatif ou autre, capable d’y appeler ces liquides par une sorte d’aspiration, comme le veut M. Guérin. L’application de la pompe de M. Guérin, loin de permettre d’extraire les liquides du péritoine à travers les trompes et la cavité utérine, s’opposerait plutôt à cette extraction en provoquant d’abord l’aplatissement des parois de l’utérus et des trompes consécutivement à Tsspiration produite par le jeu de l’appareil.
Quant au seigle ergoté administré immédiatement après l’accouchement comme moyen préventif dé la fièvre puerpérale, cette pratique irait contre le but que se propose M. Jules Guérin, en provoquant la contraction permanente de l’orifice interne du col utérin, ce qui ne pourrait avoir d’autre effet que de favoriser le passage des liquides de l’utérus dans la cavité péritonéale, si ce passage était admissible.
M. Depaul déclare avoir essayé consciencieusement l’administration du seigle ergoté en temps d’épidémie de fièvre puerpérale, et n’en avoir retiré aucun bon résultat comme moyen préventif de la maladie. M. Depaul se résume en disant que les doctrines de M. Jules Guérin ne supportent pas l’examen ni au point de vue de l’étiologie, ni au point de vue de la thérapeutique de la fièvre ou septicémie puerpérale.
En ce qui concerne la doctrine des microbes de M. Pasteur, M. Depaul demande à ce dernier d’expliquer comment il se fait que, depuis dix-huit mois, c’est-à-dire depuis que la démolition d’une partie de l’hôpital des Cliniques y a supprimé le service de chirurgie, il ne se soit produit aucun cas de mort dans le service d’accouchements. Que sont devenus, pendant tout ce temps, les microbes de la septicémie puerpérale?
M. Pasteur : Ils sont partis avec les blessés et les opérés.
M. Jules Guérin pense que l’Académie doit être surprise d’avoir entendu M. Depaul faire en quelque sorte la revue rétrospective de discussions qui ont eu lieu depuis plus de trente ans. Si M. Depaul a cru devoir renouveler les attaques qu’il a déjà dirigées à diverses reprises contre la doctrine de M. Jules Guérin sur la septicémie puerpérale, c’est, sans doute, parce qu’il a pensé que ces doctrines n’avaient été ni renversées, ni ébranlées par ces attaques.
M. Guérin, ne voulant pas répondre à M. Depaul sur le même ton que son collègue a cru, devoir prendre dans son argumentation, désire se borner à placer sous les yeux de l’Académie les conclusions consignées par lui dans le pli cacheté auquel M. Depaul a fait allusion, et qui fut déposé en mars 18A6 à l’Académie des sciences.
Voici quelles sont textuellement ces conclusions :
1° La plaie placentaire, à la suite de l’accouchement, se présente sous deux états physiologiques différents : comme plaie fermée , non exposée suivant qu’elle reste et se cicatrise à l’abri du contact de l’air, c’est-à-dire s’organise immédiatement;, comme plaie exposée , suppurante, suivant qu’elle reste en communication plus ou moins permanente avec l’atmosphère.
2” Les conditions physiologiques qui décident de l’un ou de l’autre de ces deux états sont : la persistance du gonflement de l’utérus, dont le retrait s’arrête sous l’influence d’une sorte d’inertie ou de paralysie, et la persistance de l’ouverture du col et du vagin, dépendant de la même cause.
3° Les accidents pathologiques qui sont liés directement à la condition de la plaie utérine, suppurante sont les suivants : altérations spéciales des caillots sanguins et des lochies ; sup^ pression plus ou moins complète de la sécrétion lochiale, remplacée par la suppuration ;j résorption des liquides altérés par les veines, les lymphatiques, et le passage des mêmes, liquides à travers les trompes utérines.
h° La fièvre puerpérale, qui a son principal point de départ dans cette altération sui (jtntris de la plaie utérine, doit comprendre, dans sa formule étiologique, l'état puerpéral antérieur du sujet, V infection ou l'intoxication puerpérales, résultant du milieu infecté, comme le caractère de la plaie utérine exposée comprend la nature particulière de la plaie, du liquide quitta baigne, et de la fonction spéciale dont elle était le siège immédiat.
ô“ fiè/re, Puerpérale, considérée comme effet collectif et comme résultant. de tous/tes éléments étiologiques, peut et doiD cdnserver cette dénomination et rester comme une ma^
LUNlOiN MÉDICALE
ladie à part, dont, la nature et les caractères sont aussi distincts que les éléments étiologiques qui lui donnent naissance.
6° La fièvre puerpérale épidémique n’est que la fièvre puerpérale ordinaire, à laquelle vient s’ajouter une plus grande dose du miasme puerpéral porté à sa plus haute propriété toxique; et la fièvre puerpérale foudroyante n’est elle-même que la plus haute expression de cet empoisonnement.
7° La contagion de la fièvre puerpérale existe comme fait de transmission de la maladie d’un individu à un autre ; elle se présente sous deux formes principales : sous la forme infectieuse, miasmatique, générale, et sous la forme d'inoculation directe, utérine. Les deux formes sont presque toujours simultanées chez les femmes qui accouchent dans les Maternités,
8° Le traitement de la fièvre puerpérale présente deux grandes indications : 1° favoriser la cicatrisation immédiate de la plaie utérine; 2° ramener, autant que possible, la plaie utérine, qui tend à suppurer, à la condition physiologique de plaie fermée. Les moyens propres h remplir cette double indication sont le seigle ergoté administré immédiatement après l’accouchement, et lorsque l’inertie de l’utérus paraît vouloir persister. Les autres indications sont fournies par les différents états par lesquels passent l’utérus, ses annexes et l’économie entière, sous l’influence de l’altération et de la résorption des liquides utérins.
9° L’élude approfondie de la fièvre puerpérale, la considération de ses divers éléments pathologiques, s’accordent avec les résultats de la statistique pour faire considérer les établissements des Maternités comme des institutions dangereuses et meurtrières, et demander, comme un grand progrès, la suppression radicale de ces grands établissements, sous quelque forme ou quelque dénomination qu’ils se présentent.
Telles sont, dit en terminant M. J. Guérin, les conclusions que je tirais, en 1846, de mes recherches et de mes méditations sur la septicémie puerpérale, conclusions auxquelles on pourra certainement ajouter, mais auxquelles, non moins certainement, les progrès de la science n’ont encore rien changé.
M. le docteur E. Collin, médecin-inspecteur des eaux dé Saint-Honoré (Nièvre), lit un travail intitulé : Note sur un bruit particulier de froissement pleurétique comme signe diagnostique des affections pulmonaires de nature arthritique. Voici les conclusions de ce travail :
C’est, en général, chez les rhumatisants qui ont ressenti des douleurs aux épaules ou aux bras que l’arthritisme se manifeste sur les voies respiratoires.
Le premier retentissement a lieu sur la plèvre, et, le plus souvent, sans douleur ni fièvre apparente. Il se forme alors une sorte de pleurésie sèche, et plus tard, par continuité d’organes, a lieu la congestion pulmonaire elle-même.
Le signe caractéristique est un bruit qui simule le râle crépitant du premier degré de la pneumonie et qui n’est entendu qu’à l’inspiration.
Son siège a lieu à la partie moyenne d’une ligne qui, partant du creux axillaire, se dirigerait perpendiculairement à la base du thorax.
Ce bruit, que j’ai nommé froissement arthritique , est, comme le rhumatisme lui-même, essentiellement migrateur. Il peut être entendu à la fois des deux côtés de la poitrine, mais son siège de prédilection est à droite.
(Ce travail est renvoyé à une commission, dont M. Woillez est nommé rapporteur.)
— La séance est levée à 5 heures un quart.
FORMULAIRE
Potion contre la diphthérite. — Laudon.
Acide salicylique . . 2 grammes.
Sirop simple . . 50 —
Eaü distillée . . . 350 —
F. s. a. une potion, dont on donne une cuillerée à soupe, d’heure en heure, dans l’angine diphlhéritique de la scarlatine.
Dans le cas où les fausses membranes ont envahi les fosses nasales, on injecte dans le nez. deux fois par jour, une solution composée de :
Acide salicylique . 1 gramme.
Eau distillée . 350
Lotions froides sur la peau, de deux en deux heures, si la température est très-élevée; alimentation reconstituante, ,f- N.’ G-
L'UmON MÉDICALE.
Éphémérides Médicales.— 27 Mars 1794.
François Tournamine, chirurgien-barbier, âgé de 37 ans, tiatif de Rorhe-sur-Tar (Drôme), domicilié à LyWï, fest condamné à mhrt par là commission révolutionnaire de cettfe dernièTe villé, « comblé contre-révolutfonnaire #. — A. Ch.
BiENFàtfEtnW de L’AssoeïAïKw. — Les dons Suivants viennent d’être remis à Mi le doetèur Bftm,' trésorier de l'Association générale:
Mm. Colin (lauréat du prix Lacaze), . . . 500 fi'.
Bucquoy . . 100
Raynaud (Maurice) . 100
Brun (Auguste). .......... 100
Dumont (de Monteux) . 25
Pfeiffer. . 50
Stanskj (legs). . 1000 ,
M“* là düçliësse de Ralliera . . . . 1000
: Total. . . . . s ; 2875 l‘r.
L’iamisrosrrioN de l’empereur Guillaume. — L’état de santé dé l’empereur s’améliore jtrès- lentement. On répand même à ce sujet, dans le publie de Berlin, des bftjitS qui seraient inquiétants, si l’on pouvait les considérer comme absolument fondés.
On croit savoir que lé poli Üu parquet riV pas été seul cdiiSe de la chute dé rempërëürj mais que la faiblesse physique du souverain y a bien aussi été pcftih (iàêîciué8iibëe.i tteftëétïÜfé aursif occasionné un gros furoncle à la hanche.
Lqs lotiops d’eau froide auxquelles on a eu recours ont fait cbhsidéi|tbleiné‘ri,t dîtoinuer l’enflure, et on emploie maintenant l’iode. L’empereur se sent encore incommodé en marchant et en se tenant debout; mais il né souffre piâs du tôüt lorsqu’il ësl âMs. Lès ocèupàtipns intellectuelles auxquelles il a déjà pu, §e. livrer prouvent, du reste, que l’on a eu tort dé Jiaiiér d’une attaque d’apoplexie. Tout ce qu’il y a ae certâin, c’est que l’empereur hé sê porte pas aussi bien <me de coutume et a encore besoin de ménager SeS i'orces, ébi'ànlëës |$r les secousses qu’éllës opt éprouvées î’annéè dernière, lors dès attentats dé Nobiling èt de ïiœtfel.
Théophile de Bordeu. — Théophile de Bordeu, le grand médecin, «aquit. dans le Béarn en 1722, -et mourut «à Paris, ea±77& Le projet, de lui ériger slat«e; n’est ..pas tombé dans
l’eau, comme le faisaient croire tant d’autres préoccupations qui, depuis, se sont succédé eu S’imposant plus impérieusement. Quand bien même ou laisserait encore dormir oe projet, son exécution n’en serait pas moins assurée pour Pavent Bue fsommé irrévocablement affectée à cette destination, finira par y suffire, grâce à la capitalisation des intérêts ; elle a été versée chez M* Plèehat, notaire à Paü, par l’auteur du Roman d’intwlakr et des Anciennes Maisons, de Paris, M. Lefeuve.
Société isiÉMch-PStCHotobiQUÉ {PHx hùb'anel). — La 'Société' fiiëdico-psÿcholtfgique de Paris décernera le prix Aubanel, de la valeur de-2,190 francs, au mois d’avril 1881, à Pduteur du mettteur travail sur un sujet de pathologie mentale -eu nerveuse. Les mémoires* écrits en français, devront être adressés, te au plus tard, à M. Motet, secrétaire
général de la Société, 161, rue de Charonne, à Paris.
Société médicale des hôp1taux|3, nuede!l’Abbaye,,à 3 tonrçsb Imprécises). — La Société se réunira le vendredi .28 mars 1879.
Ordre du jour : M, C. Paul, présentation d’ûri màladé atteint jdà rancissement de l’orifice de l’artère pulmonaire, -rr M. Duguel, présentation d’un malade atieiht de la même affection. — M. Damaschino, lymphangite pulmonaire supputée cfxéz un goutteux, observation. — MM. ftïgàl et Bohnil, sür lès iubèircüle’s du vagin et du col de ’l’btérus.
Hôpital Sahst-Louis. — Maladies de ta peau. — M. le docteur, Ë. Quibout reprendrai ^s conférences cliniques sur lés maladies de là peau, à 'l’hôpital le samedi 29 majfS
1879, à huit heures 1/2 du matin, et les continuera les lundis et samedis suivants, a la même heure. Les lundis sërtitit isoiisaçrés aux maladies des femmes;
No 57
L’UNION MÉDICALE Samedi 29 Mars 1879
THÉRAPEUTIQUE HYDRO-MINÉRALE
LTLDIiS CLINIQUES SUR LA PfllHlSIE PULMONAIRE AL MONT-DOBÜ j
i " ' ■ Par )e docteur Gt fttckËi^T'^ ''
M'édiiéiii-tÀ^écteu'r1 de PéftHttbnldnl' titèttÀÜ dc! tffÉlg Istaftfon: 1 1 • - ' 1ÜOO
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noiJuJi uu aoaîanisa < ab liJ jov £.1 .
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Directeur dé l’École dfeiôiidêüâllé M Niftttos. 1 :l’ M !• '0‘uV.ab aLhx.u.tli ,t ... , y ü ; oèlàvè'i Jeo'a 8'iu039i uo o obcbsm ol galIôupxuB aoa’moa
émliiei^ con&ùre eïicoitfpatriote, - u«->d oh; ni* :*» ; ■;> La section médicale de la ëôdiétè afetfdëffl^Uef'tîé la Ldïte-liiféHë'ore, • élans1 sa séance «dû 5 -octobre 1877, m’a fait l’honnciir'' (fécôüter Ht lecture d’itn mêtnoîre dans lequel j’ai cherché à mettre en lumière lés effets utiles qu’on peut retirer des Ihhalatiotte moiïtd^lénhes ët de Féàii’dti îilori^Loi'é hub ^la^ébiÿrcëconiimè nioÿëbfs cUotràitüméïit do la ’hhtlÿfeië1 pülmëftah’ev 'DAhs* èë:®ëfû'Oiikei,;',jfhva'is 1 Hèîflft1 vations, dont les détails, et en particulier ceux qui ont trait au diagnostic, étéf'iOfeûèffli'S’avôd’ beaucbtip' dë’PHPÎ Oit'hO fèls'àîS;!!rt!^f<rt’(fèëé) (ftfe';'lefe'1'dlk; ïMades syfétS' te'éës'hîtàdfvaiènb a%dièiit^qûlttê''fe;i!l|ëhtiïidrë ^réëdht4riPiiirfè’%,hiéffîci^Sti6mi taeôntëstablc.
; 'Féfméliorëiibn 'ài^èi^ produite ffctnfe ^cÉfe Ittèttriafé 'ftk1 !péît? * êtVè AèBèpêê ^^é'téë^ë'j;)Lé^AsiëHofeëmféDMe!?âé§ ifé} 'W (féMW1 l^'pttàgïe^lià^ nâîre 11» 'sb^t^âë éHeSéi MpôL JÉtfés- î^^dHL-ü.efé'^éëilë (|tii’ë.tàttatfit1qftt%Llës !sëf
maintiennent, au moins pendant un certain temps; et, pour constater ce fait, il fàttt'$ohvôlF süif éë ; là ifealad’îe Santé téëté phaèbs nltëéièiirës . 'Tal ëkp^lhiè, dans imÔl& îAërhdîréV^etïé feënëéë^ëi^rài à^ëoèliàiit q'ti elqù^fe c6nsldë?âtidtfs 'pràtteèS : « Âyàfft éôut,»- dois àlMW dé^dnd d’hii^Wiject^n &e 'Mrb. j'é
n’ai pas la moindre velléité de présenter les observations ci-dessuté’ côttïÀié dei exemplesn^ fdf isp^ya ^^5 n’çSj y p cpnmçi^ent
-u i >7 nn rlïï) g ’ ■ >v TL- r.J .mou .nrcrr m:THKr«Frraj -srmino murmrrtr-^TCYr'jTî
voulu seulement faire voir une amelioration plus ou moins neureusq jo^epue par cette cure, amélioration qui peut n’être que momentanée, mais qui peut être aussi pluS'Ou.moins duiûbbtejfOliiqui'j'cnitotttiétaÆ de causei'dêinbWtr&'fe vertu dés’ sourèes 4i»jfeat4&ow4;e.^4eB^la^ è-eetie ''otfttàen
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