‹ L'Union médicaleChapitre 86 sur 176 · UNE CONSULTATION ORIGINALE (<)< I · texte numérisé non relu

UNE CONSULTATION ORIGINALE (<)< I

• ^?OT^?%n«nIi ub uihi

Exercice et travail : Matin, une heure de billard et uhe’heurè de. croeket.' — Après^micti^ faire huit kilomètre sBBUaé grande route! et; terminer par râscfcesion des tours* de: Noke- 'Datüq, (bififiioil ?»h saiBnaovsai môiooifto cl i; obuib ^oaisoèd sb gitalse- ,('»acml aajj«) Déjeuner : Huître^ asAudissèitr deiaLyon^ œufs? bJbtiÉlés;üd»*-;’Wi»flbé,-salRaisi'dë^ perdreau^ beefsteak au cresson, camembert. — DèrabbouteilbChaplis, demi-bouteille Saint-Julien, demitasse de pafé,. sans sucre, ^uu:i oau ,nilsl/t : iis-uni h sobmxa

Dîner : Consommé aux œufs pochés, salade d’ajaebois et: beuiu^* filets do sole dU'fip hteWt , '’---^gon, filetée, ;pflaqfr aux .laitues, salade de concombres chuter, pistadhe^n —

pouiei a f(^uagun, uici.!we .umur laiiucs, saiaue oe Demi-hputeiliè de (îKeves demi-bouteille de Nuitaj.

Deuxieme iournêe.

Exercice et travail : Matin, une heure de. crocket et une heure d’escrime. - Après-midi, wonew et rétotirher 200 mètres de terruiu, . (i if. Jo 1" ' ,,u J ' •

Déjeuner: Crevettes, olives, maquereau rnaitre ddiâtei, jàmhon aux épinards^ rognons bfôchette, salade de volaille, stilton, nois'ël’t^';' — ilertiï-bou teille Pouilly, demi-bouteille Saint- Eslèphe, demi-tasse de café, avec ou sans’ petit verre d’eau-dè-vie.

Dîner : Consommé. aux poireaux, olives fardes, laitance (le carpe malelole , -petit-salé h la Tome XXVII. — Troisième série, 47

dépend d’un grand nombre de causes. Il dépend, entre autres, de l’intelligence et du soin avec lesquels ils obéiront aux lois de l’hygiène appropriées à leur état morbide; des traitements qu’ils suivront dans l’intervalle des cures thermales; du climat, du milieu dans lequel ils vivront pendant la saison rigoureuse. Car, entre deux cures thermales, le malade et son médecin ne doivent pas rester inactifs. Le premier court grand risque de perdre le bien qu’il a obtenu, si rien ne vient continuer le soutien que les sources médicinales ont apporté à sa constitution. Aucun traitement, aucune eau minérale ne peut faire disparaître en trois semaines une maladie destructive, qui a de profondes racines dans l’organisme. La vertu des sources auxquelles le malade a eu recours s’est révélée ; il est logique, on peut dire qu’il est de simple bon sens de renouveler l’influence qui s’est montrée bienfaisante.. Les améliorations répétées peuvent devenir des guérisons. » :■

II . était donc très-important de savoir ce que sont devenus, depuis leur cure thermale, les dix , malades dont j ’ai communiqué l’histoire médicale à votre savante Société; et je viens aujourd’hui, cher et éminent confrère, vons prier .de vouloir bien communiquer à nos collègues le résultat de mes recherches sur ce sujet tout pratique.

Les recherches de cette nature ne sont pas toujours faciles. Trop souvent les médecins des eaux perdent de yue les malades dont ils ont dirigé le traitement à 'leur station. Sous ce rapport, je n’ai pas à me plaindre, car j’ai obtenu tous les renseignements désirables sur neuf dès dix malades que j’ai cités., Ainsi, je puis, pour ces neuf cas, faire apprécier d’une manière complète à mes confrères les résultats qui se sont produits à la suite du traitement thermal. Je rappellerai très-succinctement les principaux traits des faits consignés dans mon mémoire. Pour les détails des observations, je dois renvoyer à ce mémoire ( Eludes médicales sur le Mont- Dore — quatorzième mémoire), qui a été imprimé d’abord dans le Journal de médecine de l’Ouest , année 1877, page 114, puis dans I’Union Médicale, 11 4 13 avril 1878. .

Ainsi que je viens de le dire, un seul de mes dix malades m’a échappé. Je n’en ai pas entendu parler depuis son départ du Mont-Dore ! C’est le sujet de l’observation VII.

Dans celle observation VII, nous voyons un jeune homme qui toussait depuis deux ans, et

choucroute, canetons au cresson, laitues aux œufs durs, brie, noix. — Deux verres à madère de Marsala et une bouteille de Médoc.

: Troîsihtté journée.

Exercice et travail : Malin, faire le tour de Paris, à pied, par les boulevards extérieurs. — Après-midi, fendre, scier et ranger un stère de bois.

Déjeuner : Artichaut poivrade, fricassée de poulet, côtelette de mouton à la chicorée, omelette au rhum, fromage de Neufchâtel. — Demi-bouteille Vouvray et demi-bouteille Mâcon; demi-tasse avec ou. sans petit verre de cognac.

Dîner : Consommé au gluten granulé, caviar et œufs durs hachés, turbot sauce câpres (sans farine), salmis de bécasses, dinde à la chicorée, mayonnaise de homard, gâteau d’amandes douces, ■*- Demi-bouteille de Barsac et demi-bouteille de Beaune.

Quatrième journée.

Exercice et travail : Matin, une heure de gymnase et une heure d’èsCrime. — Après-midi, défoncer ët retourné!’ 200 mètres de terrain.

Déjeuner : Huîtrés, œufs pochés au jus, éperlans frits, côtelette de veau pàpillble, salade de volaille, fromage crème. — Demi-bouteille KitteHy, demi-bouteille Moülis; demi-tasse de café avec ou sans petit verre de cognac, ,

Dîner : Consommé purée de gibier, beurre d’anchois, barbue sauce aux câpres (sans farine), filet de bœuf béarnaise, quartier de porc èhicorée, cardons à la moelle, gelée au rhum ; deux verres à madère de Xérès et une bouteille de Volnay.

Cinquième journée.

Exercice et travail : Matin, suivre un bataillon de chasseurs à pied en pl-omenade raili* taire. — Après-midi, aplatir avec, la demoiselle les 200 mètres du terrain retourné.

qui, depuis deux mois avant gon voyage au Mont-Dore, en mai 1877, à la suite d’une hémoptysie tièSrsérieupe, avait perdu rapidement son embonpoint et ses forces, présentait une lésion grave du sommet droit, et avait été pris d’un tel dégoût pour les aliments et principaiement pour lavande* qu’il ne se nourrissait presque plus. Or, voici quel a ,été; le résultat immédiat du traitement thermal ; diminution très-notable de la toux; dès |e commencement de la cure l’expectoration a complètement cessé de présenter des traces, de sang le malade n’est plus dégoûté de la viande ni des autres aliments et mange beaucoup; sa santé générale parait très-bonne; ses forces sont rétablies; il a engraissé et son visage a repris sa coloration.

Nous ayons ici sous les yeux une phthisie pulmonaire devenue aiguë et pourtant remarquablement enrayée par la cure du Mont-Dore. Cette, observation, disais-je dans mon mémoire, porte son commentaire avec elle. L’amélioration est évidente, rapide. On voit la disposition hémoptoïque cesser ; les fonctions digestives renaître; les attributs de la bonhé santé revenir. Mais qu’est-il survenu ultérieurement? Les raisons pour craindre et pour espérer sont égales. Par conséquent, cette observation doit être annulée provisoirement, bien qu’elle soit très-ëncqüragéante.

Donc, j’ai eu des rénseignenients précis sur les effets ultérieurs du traitement thermal chez neuf des dix malades cités dans mon mémoire. Sur ce nombre, quatre, sont morts. Ce sont; l§s malades des observations ÎÏI, IV, V etX (j’admets comme très-probable la moft de la malade du no IV).

Le sujet de l’observation III, à son arrivée au Mont-Dore, était malade depuis trois ou quatre ans au moins; et lorsqu’il consulta pour la première fois, au commencement de l’année 1875, M. le docteur Gérin-Roze, médecin des hôpitaux de Paris, notre savant confrère diagnostiqua une phthisie tuberculeuse du poumon droit arrivée au deuxième degré, Le malade se présenta à moi, à la station thermale, le 23 juin 1877, avec une lettre d’introduction, dans laquelle sa maladie était caractérisée de la manière suivante : Tuberculisation pulmonairechrfiniqué iv.mçrxhetente'xt à phénomènes stéthoscopiques très-persistants. Toutefois, quelque teipps auparavant, dans le commencement de ce même mois de juin, les symptômes avaient pris une allure plus aiguë. Quoi qu’il en soit, sous l’influepce du traitement montdorien, il s’était fait une amélioration très-remarquable. Pendant toute la durée de la cure, il n’y a pas eu la moindre trace de sang dans les crachats. Le pouls s’eât maintenu à 104-108; eh faible au début, il a pris graduellement de la force,: en même temps que tous les symptômes généraux et locaux s’amendaient. Malgré cette amélioration, le malade stest éteint lé 23 avril 1878, avant d’avoir pu venir faire une seconde saison au Mont-Dore. Il est très-clair

Déjeuner : Mortadelle garnie, fricandeau aux laitues, poulet cresson, bœuf vinaigrette; chester, noix, —r Demi-bouteille Meursault, demi-bouteille Pontèt-Canet ; demi-tasse avec ou sans petit verre de cognac.

Dîner : Consommé à la semoule de gluten, olives farcies, filets de merlan au vin blanc, perdrix aux choux, cailles rôties à l’escarole, haricots, verts à la crème, gâteau d’amandes. — Demi-bouteille Barsac, demi-bouleille Ermitage rouge.

(ll : ’ Sixième journée.

Exercice et travail : Matin, aller à pied à Saint-Germain, déjeuner au pavillon Henri IV. — Après-midi, charger et pousser, tout le long du jardin, 40 brouettées de terre.

Déjeuner : Thon mariné, salmis de perdreaux, beefsteak au parmesan, salsifis frits, gruyère, pistaches. — Demi-bouteille Côte-Rôtie blanc, demi-bouteille ChâteàUrLaroze, demi-tasse, avec ou sans petit verre de cognac. .

. Dîner : Consommé à la bisque, huîtres farcies, riz de veau aux morilles, côtelette d’agneau provençale, roastbeef chicorée, laitues aux œufs durs, chester, noisettes. — Demi-bouteille Sauterne, demi-bouleille Romanée.

! Septième journée.

Exercice et travail : Matin, une heure de gymnase et une heure d’escrime. — Après-midi, défoncer, retourner et puis aplatir 200 mètres de terrain.

Déjeuner: Huîtres, matelote d’anguilles, cervelle beurre noir, côtelette de mouton cresson, mayonnaise de homard, camembert. — Demi-bouteille .Meursault, demi-bouteille Saint-Emilion, demi-tasse de café.

Dîner : Consommé à la purée de gibier, saucisson d’Arles, crevettes, turbot sauce câpres

L’ÜMON 'MÉDICALE.

qu’à l’èpoqtoe où il s’est décidé à faire le voyage deshiontügnes'dé l’Auvergne, !! était arrive' à ià limite d’existence qüë lui laissaient les ravages constitutionnels (lé sa maladie, tiitidü qu’on 'est pbrté à le penser par' raggrevàtiob’deâ -symptômes obsédé1 etl juin 1877. ‘Ott peut’ admettre que, sans l’iùtervéntibn dd traitement’ ’trtOtttdOl'ien, l’iséùë fa-tale ttürait lieiV’péü1 de temps après cette aggravation: 'ce traitement a donc manifesté sa' pÙiSSttnce :én,ireeUlïant M‘ mort de cet intéressant’ màladé jusqu’au 23 avril, c’èst-à-dire neuf moW!aprês’Sa fekiSôn tli'ef-t' male. Malheureusement- ' 'là ' côûètitütioh était trop altérée par tlhe maladie d'é'longu épurée, 1 et elie «’a pu se réltever bbmplétëtfiënt. tfeSt bteii'lô dâs de rappëlér iôi fe Viédk jjfëëéptë} Principiis obsta .

rbbfr'iV était reiatiVé i ' line dame’ déi;S5 & àù «hefc'qui/â la’auité-d’UiV' iraitement dirigé contre une affection -Utérine; "if tétait développé, aVe© une assez- -gràode- ï’àpidflé , une: tuberculose ayant pour double biégeles deux- sommets, principalement le sommet- droit. A son arrivée: au Mont-Dore, en juillet 1877, elle était dans, un état . d’affaiblisseJtnent jeQneidéilable., El|e: du^garder lq , lit ipepdapî -plusieurs jptp.:;TeI était l’état, <jç çeW#',dqmp,, qu\ la première vue il me sembla qu’elle ne pourrait supporter aucun traitement minérorthermal. Cependant, lorsqu’elle quitta, jç !|i. jours, de.-tr^j^meM,

marqué des symptômes généraux et' de rétat local ; de sôrtë qu’il avait sdffi ae 21 jours, aux

UcllJS ütîltcf WUSlHUUUil dllplCÇj UllO UlUUlilUçUlUU UCS JJlliS Jicurt

^coti tiôhVîél (è V' l^oijr ijli^îiïT^t^. ... T.T, __ . .

âflèHaèùiè'nî^B’-fttt pak décisif. Efr éfîèiy - le'e renseighêitiënts ^tie ; ripti’e uémraetfr ■cÔmrëïei,'’ M. le professeur Stoltz, a bien voulu me trarisiüeftVe^ he'lafssiéHt tjiiè peïidë d<Wteé¥cë Sujets

râblé. "Sôri'dffébtion de pbi^ririë dva’ft^àlt :dë ftbfàfclëè ■pi'6gr;èis f lk Wàtàtiji était rfrài|L,

cdnsidërablementi,à{îdiibliè,' àvàirûés ^êdr§ibfttifl^dÉi,9èl^.‘^T'm;jl’râî8mli^ rëVèéii©t%éH;at pïùi* r*ëçtiv de rtôüSièîîés. ■ tôûtlrétf dè lCr èrh’é q ë - â ! s u ë *. !; . , ^ si'n6f'i1’l 98 9bj“

-<mdwrç «o'üR?.nm-wé»T : 9in/svh«s oiëmsfa cf ab nÔônàJosm*) Jir»î*> oinf-lcai B8 oilonpii! attsb

, N’ôet-fce pas -un© ehose digne d’attention que - cette réparation»^ --mal heùre-aàe m en t dèrpèiMe durée, mais enfin très-réelle, par l'action de la- médication' moiitdbrietüïè',jjfrütët é^jjftPre ^éj *?rj i ’ •»«£«« *«iq

Le eojeti de l’obseriation T, âgé- de 27 ans, à Ion arrivée aü Mont-Dore lie è-âoût .4877, é&. dirait malade;depuip quatre ans. -Résumé des symptômes i douleuriaptour. du: tlooff, tehdapt la respiration très-pénible-} fièvre tous les soirs.? sueurs hooturhes}- insomnie} -dnappétenciei absolu©}! toux Incessante} aphonies; hémoptysies; matité: très*prononrcée au sommet! droiti avecuammure-respiratoire presque nuL en.avant el expiration prolongée eu.arxièr.e}.£tc^.,elû^

(sans farine), langue de -bœufsauce piquante, gigot pré-salé à la chicorée, salade de haricots verts et de choux-fleurs, gelée au rhum. — Demi-bouteille Ermitage:.blané, demi-bouteille CoEtOri.j;-. vf fifiliom ob aîoffl .aoicmil soviio «iiejiils ->b otoomoa cl é ânimoanoD : isaîü

' : . . ' ! HttiHkme joiM'nêe. ■'■■ ■■ -■ ! ' ■ - -',*,’f-,,l

Exercice et travail : Matin, excursion aux Buttes-Chaumont et au parc de Montsouris. — Après-midi, élever dans le jardin, avec de la ferre rapportée, une butte de 3 mètres de haut,'3iroètre3 -de; diamètm-à-la base-et l mètre auisomïnet. ■ : Hh/b-ij j-> sMotoz:-»

Déjeuner : Saucisson, ibeurrÈ', épeHans-frîts,- tête,, de; vëan-. garnie-, - eqtre^côte au , jüs4.oliout de Bruxelles à là- crème, fromage de NdufcMteb iwi.Demitbouteitle Preignac, deinPbûuteiille

Pomard, demi-tasse de café. ' -mX) ftllioînod-iuisfl . • .sodosfeiq

Dîner : Potage purée de truffes à la crème, olives, beurre d’ancitois', droite : saumonée sause' câpres (fené1 farine), salmis de bécasses^ filet aux- champignons, cardons- à)fia moelle, stiltSn, pistaches. — Demi-bouteflle >Mont«Rachet,}lemi^b0UteiHe Hâut-Brion. r-v q

Je dois dire que tout d’abord le détail des menus, -la nature variée des exercices et l’abseP“ .9.9; mplète de médicaments me causèrent une surprise des plus agréables. « A la bonne heure! fnë'dis-je, vëilâ ünJ rnéâëèin qüi1 ne' fait1 'pas 'ëûmtflë/^le^qutVés i' pa^:'dè gfàvïté^ 'ekfeéssive, pas de pédantisinç, pq$ de préjugé^ ‘ ët aVéë CélH 'cértàmemebt'yn' gràh'd 'sénS pràtlBuè',’ -Ü,-^ oimraîivé qu’il làisse’ âù" irihlàile et par la pPééision ’dVjèrc. laÿuèiH^'fl'.le dirige. » Aussi je riîe prdinié'bieii' iïè' faire réfôàT tté cette ndü'vblié' métbddè àVeÜ' tout’ toute la conscience dont j’étais capable. ,!; 1

Il ne faudrait pas croire iïependàflt qü’e t’ex'éciitiori scrtiptîléiisë dé ’ de pfô^fiübme Wdes

L’UJNION MÉDICALE.

— Effet immédiat du traitement : disparition presque complète de la douleur ; cessation de la fièvre; suppression des sueurs nocturnes neuf heures dé bon sommeil; retour de l’appétit, de la vie et des forces; hémoptysies nulles; amendement notable de l’état local; respiration

plus facile . N’éfàlt-ôh 'pits eri droit dmcomptèr sur Uùe èétisoh? Ôr,tt)lêi les nouvelles que

j’ai reçues, au sujet de ce pauvre malade, de mon savant ami, M. le professeur Deperet- Muret : « La cure du Mont-Dore en. 1877, avait remonté II avait repris appétit* respiration très-convenable à droite, diminution considérable de la toux et de l’expectoration, possibilité de fournir des coursés assez longues. Malheureusement, l'Kiveiy après jânvier, a été bien mauvais. Tous les acéidelits püliiioüàires ont reparu, localisés surtout à droite aux deux lobes ittférieui's. Nous avons éu là dé là pneumonie caséeuse. Lés sommets ont été peu compromis. PUiB, • la fièvre, là toux* rexpectoration pürulfenté, et enfin la mort le 26 avril 1878, dans tous' les accidents dé la caèhèXie et de la consomption, c’est le quatrième de cette famille que je vois succomber aihsi...., J’ai vu peu dé familles aussi éprouvées par la tuberculisation;..;.» /

On ne peut refuser une grande efficacité à un traitement qui a eu la vertu de rappeler momentanément à la vie ordinaire une pareille constitution si profondément condamnée d’avance.

M. K..., dont j’ai donné l’histoire médicale dans l’observation X* était âgéde 29 ans Mon premier voyagé au Mont Dore, en juillet 1877. Il était malade depuis: quatre an? : localisation dans lôS deux: sommets, hémoptysies, mais surtout éréthisme nerveux général.' Cette première cure n’avait pas été sans difficultés. En somme, le résüllat avait été très-satisfaisant. Le traitement du Mont-Dore avait amené Une sédation très-remarquable ; : et à partir de ce premier traitement, il n’y eut plus d’hémoptysie. Lorsque M. K... revint pour la seconde fois au MOnt-Dore; en juillet 1878, il se disait très-énervé. Le traitement fut supporté assez médiocrement. Toutefois, au départ du malade, son état ne paraissait pas avoir éubi d’aggravation* Voici la lettre que j’ai reçue, à son sujet, de notre distingué ; confrère, M. le docteur Ménard, de Bédarieux : « M. K*.., qui avait bénéficié de vos eaux Un 1877, en est reveiluen 1878 dans :un état d’excitation, qui pouvait bien dépehdrèid’un long voyage àTExpôsitfom et en Belgique, fait immédiatement avant la;; cure; Il a été pris y fin octobre, d^une hémoptysie très-abondante, début d’un .développement rapide dé tuberculisation; H a succombé à cet état le 2 A décembre 1878. »

> L’étudfe de>,e,es cas malheureux n’est pas sans intérêt pour. le praticien : et:suggère quelques réflexions sur lesquelles je; reviendrai.' Passons maintenant aux cas heureux. """ ‘ ; 1 ' ’ uHl ' i:i; ' ; : ■ ;'y ;;b ;'!;:V ' >'■.

plus aisées ; il y ëtit, ainsi qiié jfe lé racontai' âu docteur^ quelqaeS pêtites :dîqîcüWès ou 'des épisodes imprévus. ’ ' • 'w,‘v:

Première journée. — Pden d’imporiâui, sauf qu’au moment où j’arrivai au haut des tours dé Nôlrë-Dame, un individu, qui m’y avait précédé, eti descendait par un autre chemin et beau* coà'p plüs vitè 'qu’il n’est permis à notre patiyre nature humaine de le faire. Le gardien était désolé dé : cet ecëlâ'efit, ët, craignant une sérié ; ou: Pèlfiet de' 'là* contagion, il me surveillait, de trèS-près, tandis que je regardais en bas la foule figurée par Un tas de billes tioires grosses Oorriiïïe Iè: poing. <r Voilà le seCoridde‘ là semaitië,;më disait-il; Si ça cohtimie, on fera fermer Éorf ëtnblissemeht, je veux dire que la police' fera interdire au public l’entfée dés tours. Ce n’est1 poùrtaht pas de ma faute s’il ÿ a des gens ijtii' Sont las dé la viè.ët qui ' cherchent à %4èh défaire. 11 est vrai qu’ils jSoürraiënt ipieh çHoiSirla Seine, qui est, jflèn pliiS accessible, S^riS compter qu’ils rendraient en même temps service alli gens qui lëS rétireiaient dé l’eau. Et puis, il y a bien d’aütres points élevés dans Paris; pourquoi ne pas. piioïsif ‘ là colbnûe 'Vèudôméy les tours dë^aint-Sulplcé ou 'auft'é^?» ! vui 0U! . ; ;

Je le consolai démon mieux à l’aide d’un bon pourboire.,... Le dîner, néanmoins, me parut moins , appétissant gue le déjeuner; je pensais au majheqreux qui avait fait Tàsçension des tours avant môi. et probablement sans ordonnance. ,

' Deuxième' ’joufnéè, — . Eri arrivant h mon terrain vague pour faire mon heure de cfocket, je constate avec étonnement que mes boules, mes maillets et mes arceaux pnt disparu. j’ayais oublié 'de les serrer, ! j’ai été puni de ma négligence. C’était, par trop tentant pour les amateurs peu fortunés! L’après-midi, jè n’ai pu défoncer qqe 15,0 ; mètres de terrain, et enqore JJ J?, perdant pas une minute. Il fout dire qu’à' Cambridge on ne m’a pas appris à manier la

BIBLIOTHÈQUE

Thèse* «lu Concours «le l’agrégation en chirurgie

DES NÉOPLASMES DES GANGLIONS LYMPHATIQUES, par G. Hdmbert. Paris, Delahaye; 1878.

Sous le titre de néoplasmes des ganglions lymphatiques, M. Humbert décrit les tubercules, les lymphadénomes et le cancer; il y joint, pour être complet, quelques tumeurs plus rarement observées, telles que les gommes syphilitiques, les chondromes et les libromes. Après avoir montré, par des considérations générales, à quel point l’anatomie nous a éclairés sur l’origine et la nature des généralisations morbides dans le système ganglionnaire, il aborde chacune des affections qui formeront les chapitres de sa thèse, laissant de côté, bien entendu, les néoplasmes secondaires qui ne sont que des phénomènes concomitants et accessoires dans les maladies où on les observe.

« L’adénite strumeuse et l’adénite tuberculeuse doivent-elles être complètement assimilées l’une à l’autre? » Telle est la grande question qui est posée et discutée au chapitre de la tuberculose des ganglions. L’auteur expose et compare les différentes opinions des anatomopathologistes, éléments du débat. Sans se prononcer d’une manière absolue, il pense cependant que la tuberculose primitive des ganglions doit être admise, et qu’entre les ganglions strumeux et tuberculeux, il y a une parenté anatomique, étiologique et clinique indéniable. Ce qui est nécessaire, en tout cas, de quelque parti qu’on se range, c’est de faire cesser la confusion où sont tombés la plupart des auteurs classiques, qui rapportent tantôt à la scrofule, tantôt à la tuberculose, des lésions dont ils se reconnaissent incapables de montrer les caractères différentiels.

Aux lymphadénomes est consacré l’article le plus étendu. C’est justice. Là, en effet, est le point faible de la pathologie ganglionnaire. Une revue générale nous expose d’abord, non tous les travaux, mais, ce qui est plus important dans l’espèce, toutes les théories qui se rapportent à ce sujet, tant en France qu’à l’étranger. Cherchant à dégager une notion claire et précise de ce chaos, M. Humbert admet qu’on peut désigner sous le nom de lymphadénome « toute tumeur constituée par l’hyperplasie du tissu adénoïde ou par la néoformation de ce tissu dans les parties où il n’existe pas à l’état normal. » Les lymphadénomes ganglionnaires, les seuls dont il s’occupe, se divisent en lymphadénomes simples (lymphadénomes purs ou bénins, hypertrophie idiopathique, c’est-à-dire développement simultané des deux éléments, conjonctif et glandulaire), et lymphadénomes sarcomateux (lympho-sarcomes , lympha lénomes malins, mous ou durs, suivant que l’hyperplasie porte plus spécialement sur le premier ou le second de ces éléments). Après cette étude anatomo-pathologique, les causes, les symptômes, la marche et la terminaison sont décrits, avec observations à l’appui.

Troisième journée. — Je me suis présenté chez un grand marchand de bois pour fendre et scier suivant le programme. On a eu beaucoup de peine à me prendre au sérieux, même quand j’ai déclaré que c’était par prescription du docteur. Le marchand m’a fait comprendre qu’il avait intérêt à scier à la vapeur et faire fendre par des gens du métier, et qu’à moins d’acheter une certaine quantité de bois au stère, je ne pourrai mettre à exécution cette partie de mon programme. Je suis rentré à l’hôtel pour faire part de mon embarras au propriétaire et lui demander s’il ne peut pas me fournir les moyens de faire ma tâche de l’après-midi. Nouvel échec; ses provisions pour la saison prochaine ne sont pas encore faites. Notre vaillant Gladstone ne se serait pas découragé si vite sans doute; mais moi, qui n’ai pas eu le parc de Hawarden pour faire mon apprentissage et prendre goût a cet exercice, j’y renonce, et je me dédommage en allant faire avant le dîner une heure de crocket et une heure d’escrime.

Quatrième journée. — Mes forces et mon habileté ont augmenté, car j’ai pu défoncer trèsconvenablement et à une profondeur suffisante les 200 mètres prescrits. Mon voisin le maraîcher ne pourrait aujourd’hui que me faire des compliments sur la façon dont j’ai fait ma besogne.

Cinquième journée. — Suivi un bataillon de chasseurs à pied depuis sa caserne, dans le haut du faubourg Poissonnière, jusqu’à Aubervilliers et retour. Le commandant n’a pas trouvé naturel qu’un monsieur, ayant l’air d’un étranger, passât sa matinée à suivre des soldats du CÔ&f f°r-S-’ et 11 ma fait demander, très-poliment d’ailleurs, si j’avais qualité pour me mêler des a fl aires militaires de ce pays. J’ai exhibé un certificat du consul général constatant ma nationalité et établissant qu’on m’a prescrit ces courses à la suite des troupes pour faire de 1 entraînement dans un but thérapeutique. J’ai payé, pendant la halte, un petit verre d eau-ae-vie a tous les clairons, et j’ai eu une minute de popularité. Si je veux même devenir

l’union médicale.

Le cancer primitif des ganglions est rare. Cependant plusieurs faits relatés dans ce chapitre nous démontrent son existence. On peut même se demander si, à côté des lymphadénomes et des lympho-sarcomes, il n’existe pas un lympho-carcinome ; « en d’autres termes, si la diathèse lymphogène ne peut pas prendre dans le système lymphatique la signature anatomique du cancer. »

Les néoplasmes rares des ganglions, gommes, tumeurs cartilagineuses et fibreuses, ne tiennent, à côté des variétés précédentes, qu’une très-petite place. La fin de ce travail est consacrée, comme le début, à des considérations générales qui ont trait, en deux chapitres distincts, au diagnostic des néoplasmes ganglionnaires envisagés dans leur ensemble, et aux principales indications thérapeutiques, étudiées particulièrement au point de vue des lymphadénomes.

DE L’HÉMATOCÈLE PÉRI-UTÉRINE , par le docteur A. Poncet. Paris, Germer-Baillière ; 1878.

On doit comprendre, sous le nom d’hématocèle péri-utérine, tout épanchement sanguin enkysté dans l’excavation pelvienne, siégeant au pourtour de l’utérus, soit en dedans, soit en dehors de la cavité péritonéale. C’est dire qu’il existe une variété appelée hématocèle extra-péritonéale, pseudo-hêmatoc'ele de Huguier, variété rare d’ailleurs, à laquelle l’auteur consacre seulement quelques pages de sa thèse, et sur laquelle nous n’insisterons pas.

M. Poncet, après avoir exposé l’historique de la question et quelques considérations d’anatomie et de physiologie, passe en revue les différentes théories émises sur la nature de l’hématocèle péri-utérine, telles que l’exhalation sanguine aiguë du péritoine, la pelvi-péritonite hémorrhagique, la rupture du plexus utéro-ovarien, le reflux du sang de l’utérus dans la trompe et le péritoine, l’hémorrhagie tubaire. Mais la présence du sang dans le péritoine n’est pas tout; il ne suffit pas qu’il y ait une hémorrhagie interne pour qu’une hématocèle se produise, et l’auteur insiste avec raison sur deux conditions importantes, dont on a trop peu tenu compte : la quantité du sang extravasé et l’état, de la séreuse et des organes avoisinants. Par de nombreuses expériences sur les animaux, dont il nous donne le compte rendu, il a pu se convaincre de la rapidité avec laquelle des quantités même considérables de sang ont été résorbées par le péritoine.

Les caractères anatomiques, les causes, les symptômes et la marche de l’affection sont l’objet d’une étude approfondie, presque impossible à analyser et à résumer brièvement, étant donnée la variété des formes que peut revêtir l’hématocèle péri- utérine. Au point de vue clinique, par exemple, on comprend quelles différences existent entre le début suraigu des accidents qui répond à l’effusion d’une grande quantité de sang et la formation lente de l’épanchement.

On trouvera, au chapitre du diagnostic, les éléments nécessaires pour distinguer l’hémalocè'le péri-utérine de certaines affections de l’utérus ou de ses annexes qui pourraient prêter

légendaire, je n’ai qu’à noter le numéro de ce bataillon et suivre celui-là de préférence dans mes prochaines marches forcées. — L’aplatissement démon terrain avec la demoiselle n’a pas été aussi pénible que je l’aurais cru tout d’abord, il est vrai que le cantonnier, à qui je prête ma cabane, m’avait choisi l’instrument le plus léger. Et puis, mon nivellement ne donne pas trop l’aspect d’une chaussée bien macadamisée. Mais j’ai fait de mon mieux, et ma conscience est en repos.

Sixième journée. — Charger quarante brouettées de terre et les promener autour de mon terrain, cela ne me paraissait que très-peu de chose. Eh bien, j’ai calculé qu’avec toute la terre que j’ai transportée, j’aurais rempli ma chambre jusqu’à moitié de sa hauteur, et, comme marche, c’est comme si j’avais fait 4 kilomètres en poussant une brouette pleine, sans compter le temps et la peine pour la charger. Quand on a déjà été le matin, à pied, à Saint- Germain, — il est vrai que la perspective du haut de la Terrasse valait bien la course, — on peut dire, sans jeu de mots, qu’on a eu une journée un peu chargée.

Septième journée. — Les ampoules que m’a données mon travail de terrassement m’ont pas mal gêné pour mon gymnase et pour l’escrime. J’en suis venu à bout cependant; mais, l’après-midi, impossible de reprendre la bêche. J’ai remplacé ma tâche, d’ouvrier terrassier par une promenade poussée jusqu’à Meudon|par la rive gauche. Si j’y ai perdu comme travail manuel, j’y ai certainement gagné comme pittoresque.

Huitième journée. — Rencontré au parc de Montsouris un de mes compatriotes chargé, par le Météorologie Office de Londres, d’étudier l’organisation des stations météorologiques les plus importantes de France. Il a l’intention de quitter Paris dans une huitaine de jours, car il désire être à Clermont-Ferrand vers le 15 mai, et m’a vivement engagé à faire le voyage avec lui. En principe, je n’y ai pas vu d’impossibilité, puisque Vichy, qui est à très-petite dis-

à la- oonfusion, telles què le phlegmon péri-utérin, la pelvi-péritonite, la rétroflexion de rtitértîs gravide, là grossesse extra-utérine^ M. Poncet signale aussi' leâ cas où des hémato* cèles, survenues flans le cours d’une' fiôvie typhoïde, -peuvent! être' prises pour : des perforations intestinales, cas sür lesquels une thèse vierit d’être réfeemment soutenue à la Faculté par M. Guyol. m * :

M. Ponoèt, d’accord avec l’opinion actuelle delà plupart des chirurgiens » se montre .peu partisan de l’intervention chirurgicale dans le traitement de l’hématocèle péri -utérine. En dehors des cas rares où la 'tumeur, par son volume exagéré* refoule et comprime les organes abdominaux, et: ne sabrait être supportée plus longtemps, la ponction parait bien rarement indiquée. Quand une perforation est imminente, du côté du recturil ou du vagin, on admet généralement qu’il faut la laisser se produire d’elle-même. Dans tous les cas où cette bùvèrture du foyer existe, qu’elle se soit faite spontanément ou qu’elle ait été pratiqué, e par le chirurgien, c’est à la méthode antiseptique qu’il faut avoir recours pour nétlÔJër la' poche et se mettre à l’abri de toutes les causes possibles d’infection.

DU MAL VERTÉBRAL, par le docteur Gustave Puel, Paris, Masson ; 1878.

La thèse de M. Puél est un exposé très-complet.de nos- connaissances actuelles sur le mal dé Pôtt. Mais l’auteur ne s’èst pas, borné à rassembler les faits, il a cherché e en tirer' /jes conclusions, spécialement aü point de vue de cette grande et si intéressante question ; les différentes lésions anatomiques dit mal vertébral ont-elles chacune une expression, clinique spéciâle qili permette de les reconnaître au lit du ipalade ?

11 adrhet, avéë la plupart aes auteurs, trois types de. lésions distincts ; la forme tuberculeuse, la forme carie, la forme polyarthrite. Au point de vue du diagnostic, ces lésions différent par les conditions etipiogiques de leur développémeiit, par leurs symptômes principaux, par leur' triode dévolution1 et leur terminaison. Cependant* M. puèl est loin d’être absolu, Il avôue qhe chacune de ces particularités distinctives ne saurait offrir de caractères ^d’.yne valoür spécifique, et que c’est seulement par leur ensembleque, dans up grand nombre cie ç.as, elles permettront d’établir le diagnostic, .... C '

A Côté de ces formes communes, deux autres paraissent appelées à . prendre place :1a périostite vqrtpbpu, le, et To£tép-myélit£, signalées l’upepar M. le /professeur Vernéuil, d’autre par M. Lannelongue. . ’

' Le traitement est l’objet d’un chapitre important. Le meilleur mode, dit M. Pue!, applicable à iodés les espèces du mal vertébpa.l, et gui convient à, toutes les périodes de leur ,' évolutipn, ëst cèlui qui consiste à' combattre, sur ie point 'de la région - affectée, l’action, du poids dés parties supérieures, en le transmettant directement’ aux membres inférieurs, tes indjcalions seraient remplies par pn appareüjinamovible,! uq , appareil ml^tr.éjper- exemple, s’qtendqnt jusqu'aux hanches, et pendant t’appjication dpqper on exercerait, une légère , extension,,' ç’gr la cOloriné Vër tébrale. ' ‘

tance et sur la même route que Clermont-Ferrand* est une des stations , les. plus importantes de mon tour du monde, 'abrégé. Mais ce traitement que, je, viens, de commencer ae s'accommodera probablement pas d’une inconstance aussi notoire. Mon ami trouve mes scrupules exagérés, ei pour achever . de .'les vaincre,, il me promet de venir, quand il aura fini , ses affaires au Puy-de-Dôme, passer huit ou dix jours à Vichy. A mon tour, je promets'à, moitié, me réservant de, soumette le cas, au -docteur, Quant à la, butte que .j’avais à..élevêr, je ne suis arrivé qu’à, faire un. amas de terrp. jnforme; c’est la Ifiute de mes ampoules, qui, qe, guérissent pas aussi vite qu’elles devraient. ,

Je fus ëXaët an rendez-vciuâ qüe m’àVéiï'ddrmé le docteur. Affilie, ‘déjeuner, nous causâmes de ma: situation, : ét àprièë m’avoir montré, par fanâlysè1 faite éri' ma présetiéè, que j’étais à'peu près güêl’i’,1 jë né pus ni’eriipôchef de ’lcii dire ijuè c’étaït vraiment mérveillëüx, au bout de si peu de temps. : 1

Mais- non, cher; Môdsiéùr; iï'h’y a là rien d’extraofÜïn'dirëV c’est toüt simple,; et je m’attendais à ce résultat si foutes1 1 mes prescriptions étaient fidèlement suivies. Vous fabfiduièz( du sucre, n’eàt-cë’^as? èt, de plus, vous l’emmagasiniez, vous né le consommiez pas. Eh bien, j’ài ‘è’ofrihfèncé par éu'pprimer complètement jes matériaux avec1 lesquels «***& ^ Aliments qui Coutièhnent du suére ou de la fécule), et puis, pàr

'fégtfliê'ri.j’al' aidé. yotré o|’aanisme à se débarrasser" de celui dont il hnît i'1 , f ■ HÎW empOlsôléiTé. Et vous voilà ‘mai nlenant à.peu près heti Encoyp «!,S. - x'î tcaitërrient et voiis .serez en aussi bon, élat de ‘ce, côte due votre médecin,

èt' le trâvàirijùe'vôus m’imposez sont' un peu I n novice tèl que taot et àVeé ift température qui régne déjà. Croyez-vhüs que je

Le mal vertébral n’est, eh réalité, qu’une tumeur blanche rachidienne* Si les caractères ahatôMiJÜes de'lh maladie^ ses causes, dea symptômes et sa marché démontrent la1 vérité, de cette prépositiatt, élle est éhéôre Confirmée par les succès que donnentuci, les méthodes les plus efficaces et léë plus employées dans le traitement des tumeurs blanches ■ en gérièral. •

"a 9b :M, ilf) Ibri^qmi salon » Jîaô-i H ubHp'ioqms’J

M. de Lessèps, qui s’eSt donné pour mission de façonner le globe à sa guise, provoque un Congrès qui se réunira le 15 mai prochain, à la Société de géographie,. dans le but de percer l’isthme de Panama. Il a envoyé uoe circulaire à, tous les gouvernements que la question intéresse, et il annonce à l’Académie que, de toutes parts, il reçoit de chaleureuses adhérons. L’empereur, du Brésil, «noire impérial confrère», dit M. de Lesseps, lui a écrit .qu’il ne manquerait pas de se faire représenter à la réunion projetée. M. de Lesseps communique à l’Académie des extraits de plusieurs lettres qui lui ont été envoyées par différents voyageurs qui, dans ce moment, explorent l’intérieur de l’Afrique. Celui qui de tous, jusqu’à présent, a rencontré le moins de difficultés, est un voyageur qui, parti de la côte de Calabar* remonte le cours du Niger; il va seul, sans. armes, monté sur une mule paisible, et n’ayant avec lui qu’un serviteur inoffensif. Il marche à petites journées, s’arrêtant dans tous les villages et y séjournant volontiers. Partout il est bien accueilli, bien traité, et il espère arriver bientôt, sans accidents, à Tombouctou. Il se propose d’établir, entre ce point; et nos possessions d’Afrique, une ligne télégraphique à travers le désert du Sahara. Il fait cette remarque, confirmée par M. de Lesseps, que les télégraphes doivent précéder toutes les tentatives d’établissenients dans les pays sauvages, attendu que les sauvages respectent religieusement les télégraphes. Pourquoi? M. de Lesseps ne l’a pas dit. Ce serait cependant fort intéressant à connaître. Enfin, M. de Lesseps a reçu de très-bonnes nouvelles du commandant Roudaire, qui continue activement et heureusement les sondages dans les chotts de la Tunisie.

M. Lecoq de Boisbaudran trace au tableau le spectre de l’Herbine qui n’est pas encore entièrement déterminé.

M. Pasteur annonce la découverte faite par M* Chamberland d’un nouvel organisme microscopique, le baccilus subtilis qui résiste, même dans l’eau, à une température de 100 degrés centigrades.

M. Dumas fait hommage à l’Académie, au nom du traducteur, M. le docteur L. Le Pileur, de l’ouvrage de Jean Fernel, d’Amiens, intitulé : Le meilleur traitement du mal vénérien, 1579. « Cet ouvrage, dit M. Dumas, se recommande par la fidélité et l’élégance de la traduction, par le : luxe de l’édition, et surtout par la rare perspicacité de l’auteur, qui a devancé de quatre . siècles les plus minutieuses observations actuelles. Il est telles de ses descriptions qu'on croirait écrites de nos jours, avec l’aide de nos moyens puissants d’investigation. Ainsi le chapitre de la contagion a toute la rigueur des expériences de M, Pasteur, et on pourrait, si l’on n’était prévenu, l’attribuer à notre confrère. »

Ce rapprochement entre Fernel et M. Pasteur nous a surpris. Nous avons lu ce chapitre dont parle M. Dumas; il est, à coup sûr, extrêmement remarquable, et nous nous proposons d’en entretenir nos lecteurs, ainsi que d’autres sujets traités dans l’ouvrage en question. Mais il ne nous a rien appris que ne nous eût appris déjà, bien ayant les travaux de M. Pasteur, notre illustre et yénéré maître Ricord, qui a fait pu refait, si l’on veut, la lumière dans le chaos des affections syphilitiques. C’est lui qu’aurait dû citer M. Dumas, parce que c’est lui, Ricord, qui est le véritable et le grand « Pasteur » des troupeaux de Vénus. — M. L.

Addition à la séance du lundi 17 mars 1879.

M. Bouleya communiqué à l’Académie, au nomde M. le docteur Boucheron, ancien interne des hôpitaux de Paris, la note suivante : Pathogénie et traitement du strabisme convergent intermittent, sans opération, par l’emploi des mydriatiques ou des myosiques, chez tes enfants.

Le strabisme convergent dépend de la construction hypermétropique de l'œil, dans la grande majorité des cas, comme l’a démontré Donders.

Ainsi les yeux hypermétropes, pour la vision des objets éloignés, emploient prématurément leur accommodation ; et, pour la vision des objets rapprochés, ils sont obligés de faire un effort excessif d’accommodation. Mais dans l’organisation du système oculaire, l’accommodation des yeux pour la vision des objets rapprochés entraîne la convergence des lignes du regard vers ces mêmes objets. Les muscles de l’accommodation et de la convergence sont animés par le même nerf (nerf moteur oculaire commun); ces deux actions musculaires sont donc associées.

L 'accommodation, cependant , gouverne la convergence , qui est une fonction plus subalterne ; donc, à un effort excessif d’accommodation correspond un effort excessif de convergence.

Obligés par construction de fortement accommoder pour voir nettement, les yeux byperm ropes sont toujours sollicités à converger outre mesure leurs lignés de regard, et par «înn hpienîrà ou^er’ ~ et de fait ils louchent souvent, — d’abord momentanément à l’oçcaicrit Pnio m ls. ^ accomm°dation et des excitations cérébrales vives, le strabisme est intermitnabitude s’établit, d’intermittent le strabisme devient permanent, lès muscles se

rétractent dans cette position vicieuse, et le strabisme devenu définitif n’est plus curable que par l’opération.

Mais lorsque le strabisme est encore intermittent, quand l’habitude vicieuse n’est pas encore définitivement constituée, il est possible d’enrayer la production du strabisme en s’attaquant à ses facteurs pathogéniques.

L'excès d'accommodation et le défaut de construction sont, comme nous venons de le voir, les deux facteurs primordiaux indispensables du strabisme. Ce sont eux qu’il faut modifier.

Comme V accommodation gouverne la convergence, que l’excès d’accommodation entraîne l’excès de convergénce et le strabisme, supprimons C accommodation, et, du même coup, nous supprimerons l’excès de convergence et le strabisme.

Rien n’est plus simple : quelques gouttes d’une solution d’atropine instillées dans les deux yeux, en paralysant l’accommodation, arrêtent la tendance à la convergence et au strabisme, et, en quelques jours (de deux à quinze), le strabisme intermittent aura disparu.

Comme l’équilibre se trouve rétabli entre les muscles oculaires, Y évolution naturelle et l’ accroissement régulier de l'enfant consolideront l’appareil oculaire dans cet état d’équilibre, et après quelques mois (trois, cinq, huit, dix mois), selon l’âge des enfants, la guérison sera définitive.

Comme le plus grand nombre des strabismes convergents sont d’abord intermittents, il s’en suit que cette méthode est applicable à la plupart des enfants strahiques, au début de leur affection.

Après la guérison du strabisme, il est important de corriger le défaut de construction de l’œil, l'hypermétropie, par les verres appropriés, surtout au moment où l’enfant va faire un usage constant de la vision de près pour les besoins de son éducation.

Tous les mydriatiques, l’atropine, la duboisine, etc. , jouissent, au point de vue du strabisme, des mêmes avantages, et peuvent se suppléer.

Les myosiques (ésérine), qui immobilisent le muscle ciliaire en contraction, et interrompent la relation préexistante entre l’accommodation et la convergence peuvent aussi être employés, mais de préférence à la fin du traitement, pour commencer les essais de lecture.

Ces substances, employées à dose convenable, sont absolument inoffensives, même chez les plus jeunes enfants.

FORMULAIRE

Traitement de la blépharite ciliaire par le bandeau de caoutchouc^

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