VI PRÉFACE DU TRADUCTEUR
événements de 48 se déroulent sans qu^on voie Stirner y prendre aucune part.
En 18^ 2y paraît encore une Histoire de la Réaction en deux volumes y entreprise de librairie sans intérêt où la part de collaboration de Stirner est d'ailleurs mal définie. — Et puis, plus rien, à peine quelques lueurs : en 18) 2, il est commissionnaire, et son biographe a retrouvé les traces de deux séjours de J.-C. Schmidt dans la prison pour dettes en i8;2 et jj
// achève de mourir le 2j juin 18^6, âgé de quaranteneuf ans et huit mois.
On peut voir aujourd'hui sur sa tombe, grâce aux soins pieux de J.-H. Mackay, une dalle de granit portant ces seuls mots : Max Stirner. Et sur la façade de la maison où il mourut, Philippstrâsse, i^, à Berlin, on lit cette inscription :
c'est dans cette maison que vécut ses derniers jours
MAX STIRNER (D' Caspar Schmidt, 1 806-1 8 j 6)
l'auteur du livre IMMORTEL
« De ceux que nous jugeons grands comme de ceux que nous aimonSy avait dit Stirner, tout nous intéresse, même ce qui na aucune importance ; celui qui vient nous parler d'eux est toujours le bienvenu. » Cela suffirait, son mérite mis à part, pour expliquer l'intérêt du livre de Mackay et pour en faire regretter vivement les lacunes. Mais il a probablement tout dit, et personne n achèvera de soulever le voile que cinquante ans d'oubli ont épaissi sur /a vie et la personnalité de V auteur de /'Unique.