‹ L'unité des forces physiques (volume 2)Chapitre 104 sur 111 · du lithium — - — =23. En doublant le poids propor · texte numérisé non relu

du lithium — - — =23. En doublant le poids propor

tionnel du sodium et en l'ajoutant à celui du potassium, on a le nombre correspondant au rubidium 46-1-39 = 85, elc.

Celui qui voudrait se contenter de simples approximations, trouverait de nombreuses relations numériques de ce genre, mais sans profit pour la vérité. En cela, il faut agir avec la plus grande circonspection, sans quoi on tombe dans de puériles combinaisons de chiffres. Toutefois, une parenté si étroite unit les corps de certains groupes, que les analogies de propriétés se poursuivent dans les corps nouvellement découverts qui viennent grossir les familles déjà établies; citons comme exemple le cas des métaux alcalins. Pour les faire rentrer dans la loi de Dulong et Petit, c'est-à-dire pour faire en sorte que les chaleurs spécifiques de leurs atomes égalent celles des autres métaux, on avait été obligé de réduire de moitié les poids proportionnels qui leur étaient attribués : or le thaltium, métal obtenu tout récemment, n'échappe pas à cette particularité *.

Par contre, le chlore, le brome et l'iode présentent une exception remarquable. L'analogie la plus grande règne entre ces trois métalloïdes, et cependant leurs équivalents ne sont pas des multiples exacts les uns des autres, car il a été reconnu que le nombre proportionnel du brome n'est pas la moyenne de ceux du chlore et de l'iode comme on l'avait pensé d'abord. Devra-t-on dire, pour cela, que ces substances, dont la similitude est frappante, ne présentent aucun rapport réciproque de poids atomique, et par suite de composition? Non assurément, et la difficulté a été

* Diimns, hr, cil.

CIO CONSnTUTION DE LA MATIÈRE.

résolue par Dumas, en faisant une étude comparative trés-rigoureuse des dérivés, formés par les radicaux organiques unis à ces métalloïdes.

Vu rimportance de cctle question, il est utile de donner ici un court extrait de son travail.

Une des familles les mieux caractérisées de la chimie organique est celle des éthers ; éthers méthylique, éthytique, propylique, butjlique, etc., leur composition est représentée par

C* H» = carbone 2 -H hydrogène 5 = 15 4- 0

C«HT= — — — =154- 2x14=43

vingt-deux corps de celte famille sont connus, et tous leurs poids atomiques s'expriment par 15 plus un multiple de 14, de telle sorte que la formule générale de ce poids est:

ou bien

15 4-nxl4

Or de cette série de valeurs, tous les termes pairs diffèrent fort peu d'être doubles les uns des autres, et cependant on tomberait dans une profonde erreur, si on se laissait guider par ce caractère ; puisque la véritable loi est toute autre, et que les nombres considérés forment une simple progression arithmétique dont la raison d est additive.

Un autre groupe est celui des amides dont le radical composé Az H^ donne naissance à un grand nombre de dérivés, dans lesquels à 1 , 2, 3, 4 équivalents d'hydrogène peuvent être substitués à 1 , 2, 5, 4 équivalents de métbyle, et, pourvu que la somme ne surpasse pas 4, elle peut prendre la place de l'une quelconque des 4 molécules ; ce qui revient, en définitive, à ajouter au radical les valeurs

de 1 , 2, 3, 4 équivalents de C" H" ; par conséquent la formule générale de ces composés est :

en désignant par rf, d, d', d" les poids des équivalents, des divers carbures d'hydrogène appartenant à la série C" 11°, Hais par la substitution, par Tarrangement des termes, il est possible d'obtenir une foule de dérivés dissemblables ; la formule algébrique des combinaisons porte à deux cent mille au moins le nombre possible des radicaux do ce genre.

Dans ce cas, le premier corps a demeure constant, mais il y en a d'autres dans lesquels il change et devient successivement 2a, 4a;Jes différences présentées par le second composant restant toujours les mêmes. Ainsi, l'étain et l'éthyle donnent la série représentée par:

na -h n'd'

dans laquelle a et d! peuvent se répéter, et d' lui-même peut se changer avec un autre quelconque des équivalents rf, d', d".

Ces faits nous donnent la clef de la proportion relative du fluor, du chlore, du brome, de Tiode. Entre les poids atomiques de ces substances, savoir : 19 ; 35,5; 80; 127 existent les relations suivantes :

Fluor. . . . =a =19 =14

Chlore.. . . =a + d =19 -+-16,5 =35,5

Brome.. . . z^a + U-k-d' =194-33-4-28 =80

Iode.. . . > = 2« -h 2d 4- 2f/' =194-53 + 56 =127

avec Tazote, le phosphore, Tarsenic, l'antimoine et le iHsmulh, on a :

612 CONSTITUTlOiN DE LA MATIÈRE.

Azolc. . . * I^hosphorc. .

Arsenic. . .

Antimoine. .

Bismuth. . .

= a = fl4-rf

— fl4-rf-(-d'

— rt-t-rf-t-2rf'

= ^4-rf4-4rf'

Le carbone,

bore, silicium et zirconium donnent :

Carbone. . • Bore ....

Silicium. . .

Zirconium. .

= fl4-rf = a4-3d = 3a4-3d

Il règne quelques incertitudes sur le poids équivalent du zirconium.

Pour Toxygène, le soufr^», le sélénium et le tellure, on trouve :

Oxygène. . . =a a

Soufre. ... = 2fl ou a -f </

Sélénium . . = 5a « -(- 4rf

Tellure. . . =8a a-|-7d

Ici la différence est a = rf, de sorte que la seconde formule s'applique.

Le magnésium et les autres mélaux terreux forment le groupe que voici :

Magnésium. .

Calcium. . ,

Strontium. •

Baryum. . . .

-fl4-7rf

Plomb. . . .

= 2a 4 lOrf

Finalement,

les métaux alcalins donnent :

Lilhium. .

Sodium. . .

— a-frf

Totassium. .

Rubidium. .

Cœsium. . .

— 4a rh Gd

Tliallium.. .

-Ga-h\Od

Il esl remarquable de voir les trois derniers métaux

STRUCTURE DES CORl»S. 61 j

dont la découverte est postérieure à la théorie de Dumas, concorder si exactement avec elle.

Nous pourrions multiplier ces comparaisons et montrer que les équivalents de nombreux corps simples diffèrent les uns des autres d'une quantité constante. Exemple : le titane =25, Tétain 59; différence 34, c'est-à-dire le double de 17, excès de l'équivalent du phosphore sur celui de Tazote. On a donc la série :

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