‹ L'unité des forces physiques (volume 2)Chapitre 43 sur 111 · C-ilorique de Calorique do · texte numérisé non relu

C-ilorique de Calorique do

vapeur h vapeur à

volume égal. Total. poids égal.

Mercure 988,7 1145,0 77

Eau 514,1 610,0 550

Alcool mélhylique. . . . 200,5 ii34,l 201

Acide sulfureux 138,0 138,0 94

Essence de thérébentine. 58,8 124,0 58

Étlier acétique 86,6 119,9 105

Soufre 111,8 279,7 72

Iode 88,4 181,7 23

* Voyez Cantoni, op. cit., p. 58.

Ce tableau montre clairement comment les liquides les plus denses nécessitent un nombre de calories pliis grand.

Le calorique de vaporisation varie suivant le degré de cohésion des liquides et non pas suivant leur viscosité. Nous avons déjà vu que les vapeurs ont généralement une capacité calorifîque moindre (environ de moitié) que celle des liquides générateurs ^ Si les capacités sont rapportées aux volumes, la loi est encore plus évidente. Dans ces corps, on doit tenir compte de deux quantités de chaleur: une d'élasticité et l'autre de vaporisation (comme nous Tavons vu à la page 85), et cette dernière étant tout entière employée à désagréger les molécules, les liquides, dont les molécules sont fortement unies entre elles, doivent présenter les chaleurs de vaporisation les plus élevées.

En effet, la quantité de travail nécessaire pour séparer les molécules ayant été évaluées en kilogrammétres, on a trouvé pour le mercure 385 kilogrammétres, tandis que, pour l'eau, elle est de 318 kilogrammétres, et, pour l'alcool méthylique, 78 kilogrammétres. Au contraire, la chaleur sensible produisant simplement la dilatation est exprimée, pour ces mômes corps, par les nombres 79, 59, 16, et leurs cohésions respectives par 1,92, 1,00, 0,59. Une remarque bonne à signaler, c'esl que, dans les divers liquides, le rapport entre les deux genres de travail dont nous avons parlé est sensiblement constant et égal à 11 ; il croit un peu avec la température'. Nous avons cité seulement quelques exemples ; on pourra en trouver un plus grand nombre dans le remarquable ouvrage de Cantoni.

D'une manière générale, on peut dire que, pour séparer les molécules d'un corps liquide , il faut une plus grande quantité de chaleur que pour fondre la même substance

* Cantoni, op. cit., p. 73.

« Ihid., p. 78.

prisie à l'état solide. Donc, eu égard à Tintensité de l'attraction moléculaire, la différence entre un liquide et une vapeur est plus grande que celle qui sépare un liquide d'un solide, fait déjà révélé par d'autres phénomènes. Mais, jusqu'à présent, on n'a pas encore découvert la loi suivant laquelle varient ces quantités de chaleur pour un même corps, et encore moins pour des corps de nature différente. Ainsi, pour désagréger 1 litre d'eau et le convertir en vapeur, il faut presque une quantité de chaleur égale à celle qui pourrait fondre un égal volume de fer.

Cherchons maintenant quelle relation existe entre les pfropriélés physiques d'un corps : dureté, ténacité, élasticité, etc., et les quantités de chaleur nécessaires pour produire dans ce corps des modifications autres que les changements d'état. Examinons d'abord les quantités de chaleur absorbées par des volumes égaux des diverses substances pour élever leur température d'un nombre déterminé de degrés, c'est-à-dire ce que deviennent les capacités calorifiques, en les rapportant non au poids, mais au volume, nous trouvons la série suivante * :

SCBSTilNGES.

Calories jïour !•.

Potassium.. 0,143

Sodium 0,285

Iode 0,267

Tellure 0,286

Bismuth 0,505

Antimoine 0,540

Sélénium 0,545

Plomb 0,557

Soufre 0,559

Étain 0,415

Magnésium 0,455

Silicium 0,428

Ars^iic 0,440

Cadmium » . 0,487

Diamant 0,519

Aluminium 0,556

* Cantoni, p. 15.

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