‹ L'unité des forces physiques (volume 2)Chapitre 75 sur 111 · DE LA LUMIÈRE DANS LES MILIEUX SOLIDES · texte numérisé non relu

DE LA LUMIÈRE DANS LES MILIEUX SOLIDES

concevoir rellipsoïde d'élaslicilé disposé de manière à représenter, l'élasticité du milieu, et le même point est aussi le centre de la surface de Tonde.

Ce rapide aperçu est nécessairement un peu obscur vu la difficulté du sujet; il permet cependant de se représenter comment on conçoit les mouvements lumineux dans rintérieur des milieux à trois axes inégaux sans entrer dans le détail de la théorie mathématique de la double réfraction, théorie très-difficile, mais dont toutes les parties fondamentales sont parfaitement établies ; car si quelques points présentent encore un peu d'obscurité, on doit reconnaître qu*iis sont tout à fait secondaires et ne peuvent infirmer en rien la validité des principes.

L'étude que nous venons de faire de la double réfraction avait pour but de montrer que toute la théorie de ces phénomènes repose sur la possibilité de représenter la valeur de Tèlasticité dans divers sens par un ellipsoïde dont le rayon vecteur a toujours une longueur proportionnelle au nombre des systèmes moléculaires que rencontrerait par un rayoq lumineux suivant la direction de cette ligne. On suppose, bien entendu, le milieu tel qu'une droite donnée rencontre toujours le même nombre de molécules en se déplaçant parallèlement à elle-même, quelle que soit sa direction primitive. Or, on peut admettre comme évident que la matière est distribuée de façon à remplir cette condition dans les solides si leurs molécules présentent une orientation commune, si par exemple les axes de rotation de chacune d'elles sont dirigées dans un même sens. La cause déterminante d'une semblable direction n'est pas difficile à comprendre lorsqu'on se rappelle que dans un solide les molécules sont suspendues au sein d'un fluide, car tous les corps animés de rotation continue tendent, en s' entre-choquant, à prendre des directions parallèles. On pourrait suppo-

ser une pareille orientation dans l'étber, mais cela n'est pas nécessaire, puisque celle des molécules pesantes détermine un régime particulier des atomes éthérés qui à lui seul explique parfaitement pourquoi la lumière se propage avec une inégsRe vitesse dans les diverses directions. Où la matière pondérable est dense, la vitesse de transmission est minimum, car Téther est moins libre et moins mobile, son inertie augmentant à mesure que le nombre des atomes matériels suspendus dans ce fluide devient plus grand.

Il reste beaucoup de choses à dire sur la propagation de la lumière dans les corps, mais nous renvoyons aux traités spéciaux. Assurément cette question est ardue, les difficultés sont nombreuses et proviennent principalement de ce que l'analyse n*a pas encore indiqué quels rapports existent entre un grand nombre des faits fournis par Tobservation. Mais Thistoire de la science nous montre comment, dans les divers problèmes de la philosophie naturelle, de vastes lacunes se sont comblées peu à peu, et ces exemples nous autorisent à croire qu'il en sera de même pour la théorie dynamique de la lumière. Ajoutons que, dans le système établi en dehors de rhypothèse élhèrée, non-seulement il a été impossible de donner ime explication satisfaisante de l'optique supérieure, mais encore toute tentative sérieuse faite de ce côté a échoué. Ainsi l'influence de la matière pondérable sur la densité de Féther est aujourd'hui un fait acquis à la science, mais la seule action de celte matière ne suffit pas pour expliquer les phénomènes lumineux.

GONaUSION GÉNÉRALE DE CE LIVRE. 391

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